jeudi, décembre 03, 2009

 

Minarets: La Suisse les interdit, le Québec les ajoute à ses églises, par Francis Chartrand


Le 29 novembre dernier, les suisses ont voté massivement en faveur de l'interdiction de construction de tout nouveau minaret sur leur territoire. Le débat est des plus passionnés puisque le phénomène de l'immigration massive est en nette hausse au Pays. Ce dernier compte depuis peu quelque 400 000 musulmans sur son territoire, soit environ 4 % de la population. Contrairement au Québec qui modifie sa charte sans même que certains politiciens ne s'en rendent compte, la Suisse elle, requiert un référendum pour l'amendement de cette nouvelle option.

Les instigateurs du vote d'aujourd'hui prétendent que la construction de minarets n'est pas protégée par la liberté de religion puisque ceux-ci n'ont « aucune signification religieuse ». Ils ajoutent que les minarets sont des « symboles d’une volonté d’imposer un pouvoir politico-religieux qui menace – au nom de la prétendue liberté de religion – les droits constitutionnels des autres. »

Qu'en est-il au Québec ?

Au Québec, on demeure discret sur la construction de minarets. Toutefois, il ne faudrait pas croire qu'il n'y en a pas. À Thetford Mines, un de ceux-ci a vu le jour dernièrement. Il faut croire que dans la foulée des accommodements raisonnables et du nouveau marché que constitue le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse, l'endroit a cru bon d'ajouter un minaret à son église. Loin d'être discret, le minaret, en saillie, domine en hauteur certains pignons et concurrence le clocher. Ne pointez surtout pas les musulmans du coin du bout du doigt, car c'est un prêtre catholique, qui à l'origine de ce projet a consenti à ériger celui-ci.

Islam subventionné

Eh oui! Au même endroit où se succèdent messes catholiques, célébrations anglicanes, visite de rabbins, on retrouve aussi la fête islamique du sacrifice. L'an dernier, l'évènement a été organisé par un organisme subventionné par nos sous!

Celui-ci se décrit comme étant « un organisme communautaire d'accueil et d'intégration socioéconomique des immigrants. Il fait le lien entre la population immigrante de la région de la Chaudière-Appalaches et les besoins des entreprises et organismes régionaux ». Leur site présente les logos des commanditaires : la Caisse Desjardins, la Ville de Thetford, le Cégep de Thetford, Centraide, la Société de développement économique, la SADC pour ne nommer qu'eux. Pourtant, ces commandites servent à organiser des activités religieuses telles que la Fête de la naissance du prophète Mahomet. Rien toutefois à propos de la plus grande fête chrétienne : Pâques.

J'ai mal à ma culture.

Allons-nous trop loin ? Le Québec s'est doté de politiques dites de discrimination positive. Ainsi, à compétences égales, un organisme public ou privé peut se permettre d'engager une femme plutôt qu'un homme. Même chose pour la question des minorités visibles.

Avec l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse, la même logique se répète. Ceux et celles qui désirent conserver leur propre culture vont jusqu'à se faire taxer de personne manquant d'ouverture par les intégristes de la laïcité et du multiculturalisme. Ces zélotes de la nouvelle religion d'État instrumentalisent ce climat pluraliste religieux pour imposer leurs lubies et en profiter jusqu'au niveau financier.

Une question se pose maintenant : est-ce que le Québécois a le droit à une culture propre à lui ? Devrions-nous renier toute trace de l'histoire et de l'héritage culturel chrétien du Québec au nom de l'ouverture au multiculturalisme et d'un prétendu mieux vivre ensemble?

Il est temps que l'on se réveille et que l'on réclame nous aussi le droit d'exister et d'être respectés tels que nous sommes!

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Culte de la personnalité excessif dans des écoles américaines ?, par Marie-Êve Martineau


Des parents américains de plusieurs États (New Jersey, Maryland) se plaignent de la politisation excessif de leurs écoles primaires. On ferait, en effet, chanter les enfants des odes à la gloire d'Obama. Une des chansons, qui reprend un air bien connu aux États-Unis, remplace le nom de Jésus par celui d'Obama.

Dans le cas de l'école du New Jersey le directeur a d'abord refusé de commenter la vidéo se bornant à condamner la captation de la vidéo... On apprend, par ailleurs, que la chanson qui vante également la parité salariale faisait partie des célébrations du Mois de l'histoire noire aux États-Unis.







Paroles de la première chanson

Mm, mmm, mm!
Barack Hussein Obama

He said that all must lend a hand
To make this country strong again
Mmm, mmm, mm!
Barack Hussein Obama

He said we must be fair today
Equal work means equal pay
Mmm, mmm, mm!
Barack Hussein Obama

He said that we must take a stand
To make sure everyone gets a chance
Mmm, mmm, mm!
Barack Hussein Obama

He said red, yellow, black or white
All are equal in his sight
Mmm, mmm, mm!
Barack Hussein Obama

Yes!
Mmm, mmm, mm
Barack Hussein Obama



Paroles de la deuxième chanson

Hello, Mr. President we honor you today!
For all your great accomplishments, we all doth say "hooray!" [en février 2009 ?]

Hooray, Mr. President! You're number one!
The first black American to lead this great nation!

Hooray, Mr. President we honor your great plans
To make this country's economy number one again!

Hooray Mr. President, we're really proud of you!
And we stand for all Americans under the great Red, White, and Blue!

So continue ---- Mr. President we know you'll do the trick
So here's a hearty hip-hooray ----

Hip, hip hooray!
Hip, hip hooray!
Hip, hip hooray!

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Multiculturalisme, « hybridation », « métissage culturel », une nouvelle illusion théorique dans les sciences sociales, par Francis Chartrand


Nous reprenons ci-dessous quelques extraits d'un texte de Pierre-André Taguieff, directeur de recherche au CNRS.


Novlangue & Propagande sont sur un bateau
par FrenchCarcan


Espoir des élites, crainte des masses

On sait que la globalisation constitue un processus planétaire complexe dont la première caractéristique est d’accélérer les échanges, les transferts et les mélanges, et, partant, d’ébranler les identités collectives substantielles, de les rendre instables et provisoires, alimentant incertitudes et craintes dans les masses territorialisées, et suscitant au contraire de l’espoir dans le monde des élites transnationales.

[...]

Le mot magique de métissage

Le discours d’éloge de la globalisation ou de la mondialisation, oubliant l’anxiété croissante provoquée par la dissolution des formes sociales et des spécificités nationales, met au premier plan ces caractéristiques supposées positives, qui semblent s’opposer sainement aux attitudes racistes de rejet des mélanges raciaux, de réification des identités collectives et de fermeture aux échanges entre cultures ou au « dialogue des civilisations ». Les mondialisateurs heureux y voient un progrès général de la tolérance et de l’« ouverture à l’autre », la promesse d’une universalisation rapide de l’écoute réciproque des cultures, processus qu’on célèbre ordinairement comme « enrichissant ».

L’évaluation positive des phénomènes de syncrétisme culturel s’est accentuée chez les théoriciens de la globalisation ayant recours à la métaphore de l’« hybridité », de l’« hybridation » ou du « métissage » (Clifford, 1994 ; Pieterse, 1995 ; Werbner, 2004). Idée paraissant simple, voire lumineuse : la globalisation étant une « hybridation », elle serait en elle-même un mécanisme antiraciste, en ce qu’elle tendrait à faire disparaître la hantise du métissage qui forme le noyau dur de la pensée raciste moderne, en même temps qu’elle effacerait les entités ethno-raciales abusivement érigées en absolus ou en essences a-temporelles.

[...]

Hybridité valorisée à l'extrême

L’hybridité est ainsi valorisée à l’extrême, comme expérience humaine, méthode d’invention et de création, et aussi comme style de vie caractérisé par sa « richesse » et son « ouverture ». C’est là suggérer qu’une existence « métissée » constitue la plus haute forme de l’existence humaine. Le « métissage », métaphoriquement généralisé, tend ainsi à devenir une méthode de salut. Le mot « métissage » lui-même prend une valeur magique : il est invoqué comme une force agissante.

Métaphores simplistes racialisantes

Les métaphores choisies et indéfiniment sollicitées par les critiques, les sociologues et les anthropologues ont toutes des connotations biologisantes, voire racialistes : « mélange », « croisement », « hybridation » ou « hybridité », « métissage ». Elles présupposent l’existence d’un état premier ou originel, un état de non-mélange jugé heureusement dépassé (ce serait même un « progrès »), caractérisé par la « pureté » des entités en question (de la « race » à la « culture », en passant par l’« ethnie »). Un état de nature, qu’on peut dire « sauvage », que les zootechniciens et les horticulteurs ont les premiers aboli par les techniques de sélection volontaire des « races » et des « variétés, et la pratique d’une hybridation contrôlée. Comme l’a montré Robert Young (1995), les usages culturels de la notion d’hybridité présupposent l’existence d’un passé culturel qui serait « pur », quelque chose comme un état de culture naturel, sans mélanges. Le sociologue et politologue Stuart Hall s’est élevé contre un tel usage du terme d’hybridité, en ce qu’il renvoie à un « processus mettant en présence des cultures au départ unitaires et autonomes qui se seraient ensuite réunies pour donner naissance à de l’hybridation » (Hall, 2009, p. 29). En dépit des intentions « antiracistes » déclarées de leurs utilisateurs, ces métaphores mélangistes racialisent ce à quoi elles renvoient.

[...]

Mythe postmoderne de la beauté métisse

Le discours mixophile présuppose l’existence de « races », d’« espèces » ou de « cultures » originellement « pures », état premier qui serait pour ainsi dire « dépassé » par l’état résultant des mélanges, des alliages ou des amalgames. Dans l’éloge contemporain de la « beauté du métis » (Hocquenghem, 1979) s’entend l’écho de celui de la « race » la plus belle, la « caucasienne » selon Blumenbach (1795 et 1804), exprimant l’une des évidences esthétiques de son époque (Bindman, 2002, pp. 190-201 ; Baum, 2006, pp. 73-92). L’idéal esthétique est certes aujourd’hui tout autre : la beauté des mythiques « races pures » a fait place à la beauté mythique des « métis ». Mais dans la célébration du mélange ou du mixte l’on perçoit des rémanences non contrôlées de la vieille fascination exercée par le pur ou l’homogène. Dans l’éloge de l’impureté résonne celui de la pureté. Un écho inversé reste un écho.

[...]

De la mixophilie à la francophobie et à la haine de soi

Dans son livre à la gloire du « métis », Hocquenghem marie la dénonciation de l’homophobie à une francophobie assumée, attestée dès le sous-titre de son pamphlet : « Réflexions d’un francophobe ». Liés explicitement ou non à une forme de sociocentrisme négatif ou de patriotisme inversé (philoxénie), les éloges « progressistes » de la « France métisse » se sont banalisés dans les années 1980. C’est ainsi que Jacques Chirac, au cours d’un voyage aux Antilles, a cru pouvoir lancer à son auditoire supposé « métissé » : « Nous sommes tous des métis » (cité par Le Monde, 15 septembre 1987). Le recours à la rhétorique unanimiste est une forme de connivence chère à tous les démagogues. Deux slogans antiracistes, se présentant comme des définitions mixophiles de la nation française, ont été massivement diffusés lors de la seconde « Marche pour l’égalité » (1984) : « La France, c’est comme une mobylette. Pour avancer, il lui faut du mélange » ; « Super, la France marche au mélange » (Taguieff, 1988, p. 381). L’antiracisme français, jusque-là aveugle à la couleur au nom de l’universalisme égalitaire de tradition républicaine, s’est transformé en un antiracisme mixophile prônant le métissage comme une norme majeure (Taguieff, 1995, pp. 53-81). Mais il y a mélange et mélange. L’idéal mixophile s’est en réalité fixé sur le type du métis Blanc/Noir, en s’incarnant par excellence dans la figure de l’afro-américain (ni trop « noir », ni trop « blanc »).

[...]

Certains se sont risqués à inclure le président Sarkozy dans le cercle du métissage heureux, en le décrivant comme un « petit Français au sang mêlé ». Mais l’absence de « racines africaines » semble constituer désormais un handicap, du moins dans l’espace médiatique dominé par les normes de la pop-éthique du « métissage ».

[...]

Éloge naïf de la fusion rédemptrice, de la raison métisse

Mais chez de nombreux auteurs contemporains célébrant l’hybridation culturelle, on rencontre un éloge plutôt naïf de la fusion rédemptrice, et d’une fusion furtive, qui prend souvent l’allure d’un éloge de la confusion créatrice. Mesuré dans ses analyses, Stuart Hall avance la thèse que l’« hybridité culturelle » est en train de changer la société britannique d’une façon positive : le simple constat qu’un processus de métissage affecte la production culturelle amène selon lui la société britannique à réfléchir sur le fait qu’elle n’est pas culturellement homogène (Hall, 1995). Ce serait là un « progrès ». D’autres théoriciens mixophiles moins prudents attendent le salut de « l’hétérogénéité métisse », où ils croient voir une puissance de « reconstruction permanente » (Nouss, 2002, p. 111).

On peut aller plus loin dans la néo-religion du métissage salvateur. Certains anthropologues militants, adeptes de « l’image enchantée du métissage » (Cunin, 2001), appellent à l’adoption d’une « raison métisse » (Amselle, 1990), quitte à dénoncer quelques années plus tard le « fantasme » ou le « piège » du métissage (Amselle, 1999 et 2000).

[...¸]

L'envers du décor : le cosmopolitisme, source d'angoisses

L’envers du décor « métissé », c’est que ces villes « cosmopolites » constituent une source intarissable de peurs, voire d’angoisses, qui alimentent une « paranoïa mixophobique » (Bauman, 2007, p. 119). Et les produits « métissés » font partie du décor des sociétés marchandes mondialisées : le nouveau « cosmopolitisme marchand » fait une grande consommation, notamment en raison de ses effets « somnifères » ou « tranquillisants » (Canclini, 2000a), de l’hybridité dans son discours publicitaire, dans ses bars et restaurants branchés (« hybrides »), dans ses industries culturelles (les « musiques métissées » sont partout) (Hutnyk, 2005).

[...]

Le métissage produit l'homogénéité et le conformisme

D’où ce résultat paradoxal : c’est par la diffusion planétaire normative de l’hybridité culturelle qu’est réalisée une homogénéité culturelle ne rencontrant que très peu de résistance. L’hybridation mondialisée est le rouleau compresseur qui produit l’homogénéisation et le nivellement des cultures, l’abolition finale de la diversité culturelle. Qu’opposer au processus d’hybridation supposé « progressiste » sinon les grosses notions d’identité ou de différence culturelle, disqualifiées pour « racisme », « nationalisme », « essentialisme » ou « communautarisme » ? Le combat semble perdu d’avance. Ce qui est sûr, c’est que, dans ce monde « métissé » en perpétuel mouvement, les nouvelles élites « hybrides et transnationales », mobiles et déterritorialisées, « nomades », sans identité définissable, sont comme poisson dans l’eau (Spivak, 1999). Ce monde est fait pour elles, non pour les peuples attachés à leurs langues, leurs paysages, leurs traditions. Leurs célébrateurs professionnels sont surinvités par les médias, avec l’idéologie implicite desquels ils sont en phase. Le discours d’éloge des échanges, des mélanges et du changement perpétuel a la réputation d’être « moderne », c’est-à-dire actuel ou contemporain, donc intrinsèquement bon. Telle est l’expression du conformisme intellectuel de notre temps (Taguieff, 2007, pp. 595-620).

Métissolâtrie sans voix devant le refus d'hybridité culturelle

Par ailleurs, les antiracistes qui s’étaient convertis à la religion du « métissage culturel » se trouvent sans voix devant certaines formes caractérisées de « refus de l’hybridité culturelle », par exemple chez les femmes musulmanes dans nombre de pays européens (dont la France et la Grande-Bretagne). Comment interpréter ce rejet du projet normatif mixophile supposé séduisant, en particulier pour les femmes de religion musulmane ?

[...]

Discours publicitaire et pauvreté conceptuelle des sociologues

La leçon épistémologique qu’on peut tirer d’un tel suremploi du vocabulaire contemporain du « croisement » et du « mélange » (de la « mixité » et de la « diversité » au « métissage » et à l’« hybridité »), suremploi qui a fait émerger une langue de bois utilisée par les célébrateurs de la mondialisation comme entrée dans une ère radieuse, c’est que les usages métaphoriques de mots séduisants dans la conjoncture ne remplacent pas les difficiles élaborations conceptuelles, ni la construction patiente de modèles théoriques sur la base d’hypothèses réfutables. Le discours publicitaire, faut-il le rappeler, ne doit pas être confondu avec le langage construit de la connaissance scientifique. S’il ne faut pas « prendre la paille des mots pour le grain des choses » (Leibniz), il ne faut pas non plus prendre les scintillements des métaphores pour des théorisations scientifiques. Des « croisements » aux « branchements », en passant par les « hybridations » et les « métissages », n’assiste-t-on pas à une vaine parade de métaphores trompeuses, impensées, dangereuses dans leurs effets de sens non contrôlés, exprimant l’impuissance conceptuelle des sociologues et des anthropologues face aux conséquences culturelles de la globalisation ?


souchiens
par enbateau



Aziz elberkani
par zd


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Des sondages démontrent que les européens en ont marre « des minarets », par Noémie Cournoyer


Les européens en ont marre « des minarets »

Des sondages révèlent que les Français, les Belges, les Hollandais, les Espagnols et les Allemands ont le sentiment d'être en désaccord avec la majorité des élites dirigeantes et médiatiques. Au lieu d'être à l'écoute de la sagesse populaire des majorités, l'un des fondements de l'esprit démocratique, les élites tentent de montrer que le peuple est intolérant, xénophobe et raciste comme ce fut la cas au Québec avec le rapport Bouchard-Taylor.

On préférera donner la parole à des analystes, des universitaires et des fonctionnaires non élus de nos gouvernements, de l'ONU ou pire, de l'OCI, ce bloc de pays islamiques dont plusieurs persécutent leurs minorités religieuses et interdisent la construction de lieux de culte autres que des mosquées. Plusieurs de ces pays vont même jusqu'à interdire le simple entretien des lieux de culte qui existent déjà. Les représentants de ces pays islamiques n'ont strictement aucune leçon à donner au reste du monde en matière de droits de l'Homme, notamment sur la liberté de culte et de conscience.

Les lecteurs des journaux Le Monde, Le Figaro, L'Express, Le Soir, Spiegel, 20minutos, DN Globo... sont-ils des xénophobes de l'extrême droite, intolérants et racistes?

Certains médias et les représentants non élus de la fonction publique du Québec et du Canada donneront-ils encore une fois la parole à ces spécialistes ou aux porte-parole du monde universitaire ou des communautés culturelles?

Plusieurs commentateurs de la presse écrite et électronique donnent la parole à des gens qui se disent « effrayés par les positions radicales» des Suisses. Ils dénoncent ce qui leur paraît être « beaucoup de faussetés et d'amalgames ».

Le gouvernement du Québec (ou du Canada) fera-t-il appel à ces spécialistes en communication publique, experts en pluralisme citoyen, en gestion des controverses religieuses et en reconfiguration rhétorique de l'espace public contemporain pour réinterpréter les résultats pourtant clairs de sondages et de votes de citoyens pour faire barrage aux désirs de la majorité ?

C'est probablement Richard Martineau qui a donné la meilleure explication pour comprendre ce 1qui se passe réellement en Europe dans sa chronique: Le retour de la bête, publié dans le Journal de Montréal le 25 juin 2009:

« Les partis traditionnels prennent leur trou, se ferment la gueule et n'osent plus traiter de sujets un tant soit peu délicats, de peur de se faire rouler dans la boue.

Qu'arrive-t-il alors aux électeurs qui ressentent un malaise LÉGITIME face à la montée de l'islam radical ? Aux citoyens qui se demandent si leur pays a les moyens d'assimiler tous les immigrants qu'il accueille ? Aux gens qui éprouvent des problèmes avec les demandes déraisonnables de certains groupes? »

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Les suisses font mentir les sondages! Une très large majorité (57%) du "peuple" dit non à la construction de minarets, par Francis Chartrand


Les Suisses font interdire la construction de minarets
Source: Le Progrès.fr, le 30 novembre 2009

(...)

Les commentateurs ont unanimement qualifié ce résultat d'« immense surprise » contredisant les sondages qui prédisaient durant la campagne un rejet de la proposition de la droite populiste par 53 % des votants. Or, sur les 26 cantons de la Confédération helvétique, seuls quatre cantons (Bâle-ville et les cantons francophones de Genève, Vaud et Neuchâtel) ont rejeté la proposition soutenue par le parti UDC de la droite populiste et le petit parti chrétien de droite UDF.

Malgré un front commun du gouvernement, des autres partis et des représentants de toutes les communautés religieuses présentes en Suisse, l'UDC a donc réussi à convaincre.

Il avait martelé qu'il ne s'agissait pas de priver les musulmans de lieux de culte mais de refuser les minarets comme « symbole apparent d'une revendication politico-religieuse du pouvoir, qui remet en cause les droits fondamentaux». Pour l'emporter, les partisans de l'interdiction n'ont pas fait dans la nuance, avec des affiches représentant une femme complètement voilée par une burqa devant le drapeau suisse couvert de minarets, dont la silhouette stylisée évoquait des missiles. Déclarant « assumer » le résultat, Yvan Perrin, vice-président de l'UDC, a reconnu qu'« un mouvement d'humeur des pays musulmans est possible ».

Ce vote est « l'expression de certaines craintes au sein de la population au sujet des courants islamistes extrémistes » qu'il faut « prendre au sérieux », a déclaré la ministre de la police et de la justice Eveline Widmer-Schlumpf, une transfuge de l'UDC qui s'était opposée à l'interdiction. Le parti des Verts envisage, lui, un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg pour violation de la liberté religieuse.

Suisse/minarets : le FN satisfait
Source: Le Figaro, 29 novembre 2009

La vice-présidente du Front national français (FN, extrême-droite), Marine Le Pen, s'est félicitée du résultat du référendum interdisant la construction de minarets en Suisse, demandant aux « élites de cesser de nier les aspirations et craintes des peuples européens ».

Les Suisses ont décidé dimanche par référendum à une très large majorité (57,5% des votants) d'interdire la construction de minarets. « A une très franche majorité, les Suisses viennent de faire mentir les sondages, en refusant massivement l'édification de minarets en Suisse », s'est réjouie Mme le Pen dans un communiqué.

Les sondages prédisaient durant la campagne un rejet de la proposition de la droite populiste par 53% des votants. La responsable frontiste a relevé qu'en « Suisse, comme en France, les +élites+ étaient pourtant massivement pour».

« Ces +élites+ doivent cesser de nier les aspirations et les craintes des peuples européens qui, sans s'opposer à la liberté religieuse, rejettent les signes ostentatoires que veulent imposer des groupes politico-religieux musulmans, souvent à la limite de la provocation" », a-t-elle poursuivi. « Au moment où Nicolas Sarkozy réduit, sur ces sujets, son action à un électoralisme cynique », elle a appelé « les Français qui n'ont pas la chance de pouvoir s'exprimer par référendum à le faire, massivement, lors des élections régionales de mars prochain ».

Minarets interdits en Suisse: réactions politiques favorables en ItalieROME, 29 nov 2009 (AFP)
Source: LaCroix.com, le 29 novembre 2009

Plusieurs hommes politiques italiens, dont un ministre et un président de région, ont réagi favorablement dimanche au résultat du référendum interdisant la construction de minarets en Suisse, qualifié de « leçon de démocratie ». « La Suisse nous envoie un signal clair : oui aux clochers, non aux minarets », a déclaré le ministre de la Simplification administrative Roberto Calderoli (Ligue du Nord, parti populiste anti-immigrés) à l'agence de presse italienne Ansa.

« Ce qui semble ressortir du choix du peuple suisse est d'une part le respect de la liberté de religion, de l'autre la nécessité de mettre un frein aux aspects politiques et de propagande liés à l'islam », a-t-il estimé. Cela "devrait nous faire réfléchir", a-t-il conclu.

De son côté, Riccardo De Corato, député du Peuple de la liberté (droite, parti de Silvio Berlusconi) et maire-adjoint de Milan, a estimé que « la très démocratique Suisse a donné aujourd'hui une leçon à l'Italie, en particulier aux militants de gauche qui, si une initiative de ce genre avait eu lieu en Italie, auraient monté des barricades et crié au scandale ».

L'eurodéputé de la Ligue du Nord Matteo Salvini a également évoqué « une grande leçon de démocratie de la part de la Suisse ». « Malheureusement en Italie on ne consulte pas le peuple pour savoir ce qu'il pense des mosquées et des centres islamiques », a-t-il dit à l'Ansa.

« Je suis satisfait du +non+ contre les minarets en Suisse», a également affirmé le président de la région Veneto (Vénétie, nord)", Giancarlo Galan. Moi aussi "j'aurais voté cent fois +non+", a-t-il précisé.

Les Suisses ont décidé dimanche par référendum à une très large majorité (57,5% des votants) d'interdire la construction de minarets.

Les minarets interdits en Suisse par votation populaire: le choc!
Source: France Info - 29 novembre 2009

Le résultat de la votation est sans appel: 57,5% des votants helvétiques ont approuvé l'interdiction de construire de nouveaux minarets, comme le proposait la droite populiste.

Un résultat qui contredit les sondages, fait "honte" à l'intelligentsia suisse et laisse pantois ses voisins européens, notamment la France...

« La Suisse vient de virer à l'extrême droite »: réaction du sociologue helvétique Jean Ziegler, invité de France Invité. "C'est une insulte totale pour les musulmans qui vivent paisiblement en Suisse [...] C'est quelque chose qui me fait honte".

La Suisse ne veut plus de minarets A 57%, les électeurs suisses ont voté leur interdiction.
Source: Metrofrance.com, le 29 novembre 2009

"La construction de minarets est désormais interdite en Suisse." L'annonce officielle est tombée ce dimanche après-midi, quatre heures à peine après que les citoyens helvétiques se sont prononcés, à 57,5%, contre les tours qui ornent les lieux de culte musulmans.

Ce vote a constitué une immense surprise pour les commentateurs. Durant la campagne, les sondages laissaient en effet présager un résultat inverse. Par ailleurs, la quasi-totalité des partis, des milieux d'affaires et des représentants des communautés religieuses présentes en Suisse avaient fait front commun contre cette interdiction.

Ce vote est donc une victoire pour l'Union démocratique du centre (UDC), le parti de la droite populiste à l'origine du référendum. L'UDC a réussi à convaincre qu'il ne s'agissait pas de priver les musulmans de lieux de culte mais de refuser les minarets comme "symbole d'une revendication politico-religieuse du pouvoir".Il avait créé la polémique, pendant la campagne, en utilisant des affiches couvertes de minarets ressemblant à des missiles. Ce dimanche, les Verts ont annoncé envisager un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme pour violation de la liberté religieuse.

En attendant, l'interdiction doit être inscrite dans la Constitution suisse. Un texte dont le préambule proclame l'esprit d'"ou­verture au monde" du peuple suisse... "au nom de Dieu tout-puissant".

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Bolivie - Des infirmières obligées de porter le voile, par Iba Bouramine


« On nous oblige à nous engager à être voilée si nous voulons être employées dans cet hôpital », explique une salariée du nouvel hôpital « République Islamique d'Iran » inauguré le 24 novembre à La Paz par le président bolivien Evo Morales et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Par ordre du directeur, tout le personnel féminin de l'établissement devra se soumettre à cette mesure, rapporte La Prensa de La Paz. Cette nouvelle a fait grand bruit dans le pays. L'opposition à Evo Morales a traité le chef de l'Etat de « vendu » et le courrier des lecteurs du quotidien déborde de lettres indignées. « Nous respectons les lois iraniennes en Iran, mais les Boliviens appliquent d'autres lois que nous ferons respecter », a finalement déclaré Ramiro Tapia, le ministre de la Santé. Financé par le gouvernement iranien, l'établissement commencera à fonctionner en janvier 2010.

Source: Courrier International, 27 novembre 2009

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lundi, novembre 23, 2009

 

Est-ce possible?

Dr. Richard Dawkins, harry potter, Emma Watson
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ANGELINA JOLIE<br />Children in third world countries'<br />version of the Boogey man
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La suite, par Tania Tokarski


Bon, cette semaine, j’ai encore envie de me défouler alors, allons y, puisque ça me fait du bien. Le sujet, cette fois ci, est l’amour.

L’amour. *soupir* C’est si beau. On en fait des chansons, on en fait des poèmes (ce qui revient un peu au même puisque dans les chansons, y’a de la poésie. D’uh!)

On en fait aussi beaucoup d’autres choses; des livres, des téléromans, on en retrouve dans les films d’aventure. D’ailleurs, je ne sais pas si c’est Léonard de Vinci lui-même qui avait dit «Une vie sans amour, ce n’est pas une vie.» Ouch! Si on n’est pas aimé, bonjour le suicide. Cela dit, je connais des amis pour qui le manque d’amour à causer des ravages dans leur vie. Je vais élaborer dans le paragraphe qui suit.

Moi, ma vie n’a pas été facile, mais comme je l’ai découvert, on peut dire de même de la vie de la plupart des gens. Mon principal problème à moi a été mon intégration dans le milieu scolaire. À la maternelle, j’étais une enfant sociable, mais timide. J’aimais être avec les autres enfants, mais je n’avais probablement pas la bonne technique pour les approcher.

Ce fait a perduré pendant tout mon secondaire, avec ses complications. Une personne qui à de la misère à se faire des amis sera seule, seule elle sera plus vulnérable. Et les ados s’attaquent aux enfants vulnérables.

Tout mon secondaire j’ai été ridiculisée. J’avais peur d’aller à l’école, on me lançait de la nourriture, et quand je me défendais et me fâchais, cela ne faisait qu’empirer les choses; j’avais l’air toute ridicule à m’emporter en bégayant contre plusieurs ados agile des babines. Résultat: je me repliai sur moi-même. J’avais peur de dire mon mot. J’avais peur d’être remarquée.

Dans la vie, j’en venais à croire que je n’aurais jamais d’amis, étant probablement socialement inapte dans un monde qui ne voulait pas de moi. Cette pensée a changée quand je connues l’amour. Une personne me remarqua. Une amie d’abord, faite en secondaire 2. Elle aimait les jeux vidéo, elle aussi.

Ensuite, un garçon, qui me plu beaucoup et à qui je plu aussi, secrètement, au fil du temps. L’amour, son acquisition et sa recherche ont toujours fait vibrer quelque chose en moi. Et c’est ça qui me tient animée. Mais il n’en a pas été de même pour tout le monde.

Mon autre ami, dont je ne nommerai pas le nom ici, à eu une vie peut-être plus dure encore que la mienne. Enfant non désiré, il a cherché l’amour et l’approbation de son père.

En vain. Ceci à causé des ravages sur son approche face à l’amour. L’amour qu’il cherchait et qui lui causait tant de mal par son absence, a fait de lui un être qui a appris à vivre sans. On dit que nous ne pouvons donner ce que nous n’avons pas reçu. Et bien, malgré ses efforts, sa petite amie n’a pu recevoir ce qu’elle était prête à lui donner.

Elle avait entendue que les maux du cœur ne pouvaient être guéris que par l’intervention d’un autre. Par l’amour qu’un être donne et reçois. Sachant que l’amour avait fait un bien fou pour son estime, cette fille tenta d’en donner et d’en recevoir de son ami. Mais en vain.

Cependant, elle demeura sûre d’être parvenue à ouvrir une petite fenêtre pour qu’une autre (ou elle-même) essaie à nouveau de guérir ce jeune homme, un jour, lorsqu’il serait prêt. Espérons qu’il acceptera de faire confiance à cette personne et qu’elle ne le détruira pas.

Tania Tokarski

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dimanche, novembre 15, 2009

 

La Grande Nouérrceurrr : portrait de famille monochrome, rictus, pénurie francocentrique et ânonnements, par Noémie Cournoyer


Il existe une mythologie simpliste de l'histoire québécoise : avant c'était mal et triste, aujourd'hui c'est bien et enfin joyeux. Toutes les statistiques sur l'augmentation des suicides chez les jeunes, du chômage, sur un lent appauvrissement (et l'obligation d'avoir deux salaires dans une famille), sur l'usage plus grand de drogues, du nombre toujours important d'avortements, du nombre croissant de familles décomposées n'y changeront rien.

C'est un article de foi et il faut propager le mythe (fabula propaganda est).

Nous avions déjà vu le traitement caricatural qu'en faisait un cahier de LIDEC (avec erreurs juridique, historique et papale en quelques cases).

Les éditions de la Pensée (rendues célèbres par un animateur radio pour leur parti-pris en faveur de Mme Françoise David) se devaient de contribuer à la propagation du mythe simpliste.

Le cahier-manuel d'ECR de 1re secondaire se penche donc sur les changements sociétaux qui ont suivi l'avènement de la Révolution tranquille.

Dans la colonne de gauche des scènes de vie des années 50, dans la colonne de droite des scènes correspondantes des années 2000.

Or qu'observe-t-on d'emblée ?

Le portrait de famille est monochrome (oui, bien sûr les photos l'étaient souvent, mais la vie l'était-elle ?), tout le monde est sérieux en 1950. Aujourd'hui, tout n'est que couleurs et sourires.

Dans la cour d'école, la religieuse qui surveille arbore un rictus autoritaire. Les enfants auraient encore été en proie à la pénurie de biens culturels et sujets à une culture franco-française peu ouverte sur le monde, alors qu'aujourd'hui règne l'abondance culturelle qui s'ouvre enfin sur une planète mondialisée (et non la standardisation et l'américanisation bien sûr).

Enfin, la classe des années 50 unisexe (quelle horreur !) est dominée par une religieuse qui semble ânonner à forte voix une leçon alors que les élèves sont passives sur leur banc. Rien à voir avec les classes d'aujourd'hui où les jeunes chimistes (à bas la culture classique !) travaillent et découvrent tout seuls par petits groupes et par l'expérience les sciences modernes sous l'œil approbateur d'une ravissante animatrice de classe souriante et bienveillante. Un esprit malveillant remarquera que dans la classe moderne les rôles valorisés sont tenus par des filles : l'animatrice, les deux filles qui manipulent un tube.

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Sur le mythe de la Grande Noirceur, lire

L'exemple du passé québécois à l'orée du XXIe siècle ;
Le mythe de la Grande Noirceur et du Québec sous-développé ;
Les collèges classiques ;
Étatisme et déclin du Québec ;
La Révolution tranquille: rupture ou tournant ?

Extraits :

À la veille de la Révolution tranquille, le Québec n'a rien d'une société sous-développée. La moitié des francophones occupent un emploi... dans le secteur des services! Dès 1931, le recensement montre que peu de gens vivaient encore de l'agriculture et que les 2/3 de la main-d'œuvre travaillaient dans le secteur secondaire (manufacturier) ou tertiaire (services). L'industrie manufacturière avait toujours crû ici au même rythme qu'en Ontario, et ce depuis la Confédération. Durant tout le XXe siècle, la proportion de travailleurs québécois œuvrant dans le secteur industriel est comparable aux proportions observées aux États-Unis et dans plusieurs pays européens.

On ne constate pas non plus de retard d'urbanisation dans la province. La migration vers les villes se fait à un rythme régulier depuis la fin du XIXe siècle. Le Québec affiche même un taux d'urbanisation supérieur à celui l'Ontario de 1900 jusqu'à la 2e Guerre mondiale, et allait se maintenir au-dessus de la moyenne canadienne par la suite (pour un seuil d'urbanisation de 10 000 habitants).

[...]

Il semblerait donc que les francophones du Québec n'ont jamais eu la mentalité des «nés pour un petit pain», et pour cause. En 1953, le Québec affichait le deuxième revenu par habitant le plus élevé au monde après les États-Unis (en excluant le reste du Canada). Avait-on réellement besoin de la Révolution tranquille et de l'intervention de l'État pour sortir les Québécois de cette prétendue «Grande Noirceur»? Absolument pas! Les Québécois s'étaient développés et modernisés par eux-mêmes, et depuis longtemps, sans l'aide de l'État.

[...]

Jean-Luc Migué dans Étatisme et déclin du Québec : Bilan de la Révolution tranquille renverse la vision conventionnelle et affirme que la Révolution tranquille, loin d'être la période d'effervescence qui a permis au Québec d'accéder à la modernité et de rattraper ses retards, s'est au contraire soldée par une dégénérescence économique, politique et sociale suite à une croissance spectaculaire de l'État. C'est à partir de ce moment que l'écart entre le niveau de vie des Québécois et des Ontariens a commencé à s'accroître, que le déclin de Montréal s'est accéléré au profit de Toronto, que les conflits linguistiques et politiques ont empiré, que des secteurs comme la santé et l'éducation ont subi les assauts d'une bureaucratie toujours plus envahissante. Le Québec reste bien sûr une société dynamique avec un niveau de vie enviable, mais c'est notre intégration à l'économie capitaliste nord-américaine qui nous apporte ces bienfaits. Tous les secteurs contrôlés par l'État sont, eux, perpétuellement en crise.

Pour ne pas ralentir le chargement de cette page par de trop nombreuses images en couleurs, nous avons stocké les cinq pages de cette activité (SAÉ) ici.

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Les garçons, sexe faible à l'école, par Marie-Êve Marineau


Sauvons les garçons !, de Jean-Louis Auduc, s'inscrit non pas contre mais dans le droit-fil d'Allez les filles ! (Seuil, 1992) et de Quoi de neuf chez les filles ? (Nathan, 2007), des sociologues Christian Baudelot et Roger Establet.

Si les inégalités sociales dans l’accès à l’instruction sont désormais interrogées et donnent lieu à la mise en place de politiques publiques, il existe une autre fracture largement passée sous silence. Pourtant, là encore, les chiffres sont écrasants : garçons et filles ne sont pas égaux en classe. Sur les 150 000 jeunes sortant sans aucune qualification du système éducatif dont les médias nous parlent fréquemment, on ne dit pas que plus de 100 000 sont des garçons. Dès l’école primaire, les garçons manifestent un retard dans l’acquisition de la lecture et de l’écriture et engorgent les structures pour élèves en difficulté ou coupables de comportements violents. La fracture sexuée est souvent plus signifiante que la fracture sociale dans l’analyse des parcours scolaires. Les études traditionnelles, développées en termes d’inégalités économiques et culturelles, doivent évoluer pour faire une place à cette réalité dérangeante. L’échec scolaire a un sexe. Prétendre résoudre ce problème sociétal sans prendre en compte l’une de ses principales caractéristiques est illusoire.

Un mauvais score qui perdure du primaire au supérieur, puisque sept femmes sur dix ont un bac ou un diplôme postbac, contre six hommes sur dix. Selon des chiffres 2008-2009 du ministère de l'éducation, les filles sont 31 % à décrocher une mention bien ou très bien au bac S (qui n'attirent pas les scientifiques, mais les forts), contre 24 % de garçons.

Pourquoi un tel écart et un tel échec ? « Les filles, peu ou mal reconnues dans la maison, ont surinvesti dans l'école et elles y sont reconnues, explique l'auteur, directeur adjoint de l'IUFM de Paris-XII-Val-de-Marne à Créteil. A l'inverse, les garçons sont souvent reconnus dans leur famille, mais ils vivent une crise identitaire à l'école. (...) La conviction de leur supériorité confronte les garçons à des contradictions insolubles en ne se traduisant pas par une supériorité intellectuelle sur les filles de leur classe. »

Notons tout de suite que la précocité physique évidente des filles ne semble pas avoir effleuré l'auteur comme une explication possible sur la différence des résultats entre garçons et filles, pas plus que le fait que l'école valorise des attitudes traditionnellement « féminines » : l'écoute et l'obéissance.

Résultat pour l'auteur : les garçons sont amenés à dévaluer les savoirs scolaires et à se rebeller contre l'école. La spirale de l'échec est amorcée. Elle se vérifie jusque dans l'orientation, où les filles sont sous-représentées dans les filières dites courtes (CAP, BEP, bac STI, bac pro, etc.) En revanche, elles sont surreprésentées dans le supérieur, à l'exception des filières d'excellence, où les garçons repassent devant elles.

En effet, en dépit de parcours scolaires meilleurs, les filles choisissent moins fréquemment qu'eux les filières de l'élite. Une situation qui serait liée à un « atavisme culturel » qui empêche de « bousculer les frontières du masculin et du féminin à l'intérieur de la famille » selon l'auteur. Rappelons que, selon d'autres auteurs, il s'agit simplement d'une stratégie pour choisir des carrières qui permettront maternité et emploi (en évitant les domaines où les savoirs deviennent vite périmés). Selon une étude (de mars 2009) de la Caisse nationale d'allocations familiales, les deux tiers du travail parental et ménager reposent sur les femmes.

Pour l'auteur, la famille - celle qui élève et celle qu'on reproduit -, la voilà, la grande fautive... « Les discriminations professionnelles ne trouvent plus leurs racines dans les inégalités institutionnelles, que ce soit à l'école ou dans les lois, mais dans l'intimité des foyers et des consciences », écrit l'auteur. Des discriminations qui reposent sur des images traditionnelles des deux sexes et qui ont de fortes répercussions sur la scolarité des uns et des autres. On ne comprend cependant pas en quoi la lutte voulue par lutte contre ces stéréotypes résoudraient les problèmes des garçons !

L'auteur prétend que le fait de moins stimuler oralement que physiquement les garçons (qu'on souhaite plus forts) a une influence directe sur une acquisition du langage plus lente chez les enfants de sexe masculin. Et donc sur leur scolarité. On se demande qui véhicule ici les stéréotypes.

Beaucoup de garçons « ne se relèvent jamais du stéréotype que concrétise souvent l'éducation parentale selon lequel la communication verbale est une compétence essentiellement féminine », remarque Jean-Louis Auduc. À l'opposé, l'image de la femme, véhiculée dans certains milieux, « contribue à développer chez les filles des capacités d'écoute et d'ordre qui seront des atouts à l'école ». Et dans la société ? Un constat d'autant plus vrai à mesure que l'on descend dans l'échelle sociale, et finalement plus préjudiciable aux garçons des milieux défavorisés. Rois chez eux, ils sont désavoués à l'école, où, selon l'auteur, la mentalité machiste les place en position de rebelles, donc de refus et d'échec. Bref, si les garçons ne réussissent pas c'est parce que les garçons ne sont pas éduqués comme des filles.

Comment sortir de cette situation ? Pour l'auteur, en luttant contre les stéréotypes machistes et en limitant paradoxalement la mixité, propose l'auteur, qui ne milite pas pour autant en faveur du retour des classes unisexes, mais s'interroge « sur la pertinence de quelques activités où, pour mieux gérer la totalité de la classe, garçons et filles seraient séparés ».

Hypothèse pessimiste pour Le Monde mais pas irréaliste : on peut aussi imaginer que l'écart entre les genres diminuera avec la poursuite de la montée en puissance des filles. À force de se rapprocher des positions sociales des garçons, elles en adopteront aussi les codes et développeront à leur tour les aspects pervers encore propres aux stéréotypes du sexe « fort ». Mais s'agirait-il d'une victoire pour elles »?

C’est au portrait de cette douloureuse adaptation masculine à l’école que cet essai se consacre. Il s’agit de comprendre les raisons sociales et culturelles qui prédisposent les garçons à l’échec et les filles à la réussite afin de proposer des solutions concrètes à ce problème collectif.

Source : Le Monde et l'éditeur

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Jacques Brassard critique une vache sacrée, il n'a plus sa chronique, par Anne Humphreys



Jacques Brassard ancien ministre péquiste, pourfendeur des marottes du correctivisme politique et du prêt-à-penser multiinterculturaliste, dont le programme ECR qu'il comparaît à une « bouillabaisse de religions », imposée subrepticement, n'a plus de chronique au Quotidien de Saguenay.

Son crime ? Avoir osé défier Steven Guilbeault porte-parole d'Équiterre et les « faits établis et reconnus par la communauté scientifique internationale ». Comme si le panurgisme était un argument scientifique, comme si des scientifiques n'émettaient pas des doutes quant à l'origine purement anthropogénique du réchauffement climatique, comme si celui-ci devait nécessairement être mauvais pour des pays comme le Québec, la Russie, l'Alaska, le Canada, la Scandinavie, bref, une très grande partie des terres émergées.

Rappelons que l'ombudsman de Radio-Canada, Mme Miville-Deschênes, avait déjà dénoncé en mai 2009 le manque de diversité à la SRC en citant précisément M. Steven Guilbeault : « Un exemple : à lui seul, Steven Guilbeault, ex-directeur de Greenpeace au Québec, a été entendu 120 fois à la radio et à la télévision de Radio-Canada en 2007. »


Les inquisiteurs gauchistes
par TheEconomist


Les éléments du délit :La Chronique de Jacques Brassard : « La prophétie d'Andy Warhol se réalise ».

Extraits :

« L'un des prélats les plus en vue de l'épiscopat écolo-réchauffiste est Steeve Guilbeault.

Le géologue et sismologue à la retraite de l'UQAC, Reynald Du Berger, aussi ingénieur de formation, s'est intéressé récemment à cet expert auto-proclamé. Il a découvert que les études supérieures que Steeve Guilbeault avait abordées étaient théologiques. Il ne s'est pas rendu, cependant, jusqu'au diplôme, mais en a gardé la propension au dogmatisme. C'est ce théologien inachevé qui, depuis des années, nous sermonne sur le climat, la forêt et l'énergie. Et qui est sujet d'une vénération flagorneuse de la part de tous les médias, plus particulièrement de Radio-Canada, Télé-Québec et du Devoir.

Avis

Auparavant, Steeve Guilbault pontifiait à partir de Greenpeace; maintenant, il prêche la bonne parole à Équiterre, une congrégation écolo québécoise. Il est, à toutes fins utiles, le Professeur Tournesol attitré de Radio-Canada. Récemment, en zappant le matin (ce qui m'arrive rarement), je l'ai vu aux «Lionnes». Il pérorait sur le climat tout en dénigrant le Stephen Harper. Les animatrices étaient en extase devant ce «guide spirituel».

En fait, à ma connaissance, je n'ai jamais vu ce fat personnage sérieusement questionné ou talonné par les animateurs-bureaucrates de la société d'État. Ces derniers ne sont toujours que des faire-valoir, lui permettant de présenter sa salade sur la forêt ou le climat. Jamais de questions embarrassantes qui risqueraient de mettre à nu les lacunes de son bric-à-brac doctrinal. »

Équiterre défend Steven Guilbeault.

Supplément pour contrer l'unanimisme écologiste des manuels et cahiers ECR

Débat entre universitaires à l'Université de Nantes le 7 juin 2009 sur le réchauffement climatique (1/4)


Serge Galam : "le réchauffement climatique n'est pas prouvé"
par rue89


Serge Galam : « le réchauffement climatique n'est pas prouvé »

Écrivez (courtoisement) pour vous plaindre de cette troublante entrave au débat et à la libre expression :

redaction@lequotidien.com

Le Quotidien
1051, boul. Talbot
Saguenay, Québec
Canada, G7H 5C1
Téléphone : 418 545-4474

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Nicaragua - Qui a payé pour ça? Une minuscule congrégation, une immense mosquée et personne ne semble d'accord sur son financement, par Iba Bouramine


MANAGUA, Nicaragua - Avec seulement 300 musulmans dans tout le Nicaragua, l'apparition subite d'une nouvelle mosquée dans un quartier résidentiel, est un mystère qui suscite nombreux questionnements : Qui a bien pupayer pour ça?

A Managua, la rumeur a rapidement désigné l'Iran. Il n'est un secret pour personne ici, que son président, Mahmoud Ahmadinejad, un musulman, et le leader de gauche du Nicaragua, Daniel Ortega, un catholique, disent partager un lien de « parenté révolutionnaire ».

Dans le butde montrer que l'Iran est désormais une « super-puissance » et pour accroître son influence en Amérique Latine, M. Ahmadinejad et son gouvernement ont déployé des efforts grandioses. En 2007 et 2008 ils ont promis d'investir jusqu'à 1 milliard de dollars dans ce pays pauvre peuplé de 5,7 millions d'habitants, pour la création d'une ville nouvelle au coeurde la jungle et d'un port en eaux profondes sur la côte atlantique.

Les responsables locaux du Nicaragua affirment qu'ils n'ont plus entendu un mot sur le projet du port depuis qu'une délégation iranienne s'était retrouvée confrontée il y a 18 mois, à des villageois en colère. De plus, pratiquement aucun des autres investissements annoncés par l'Iran ne s'est concrétisé. Les discussions géopolitiques autour de la toute nouvelle mosquée au dôme doré, qui a ouvert en septembre après plus d'une année de construction, vont bon train. « Est-ce l'Iran qui a payé ? C'est la question que tout le monde se pose », dit Ismat Khatib, un avocat et homme d'affaires né au Nicaragua qui est d'origine palestinienne. Un diplomate de Managua affirme que c'est l'Iran, qui l'a subventionnée.

Mais M. Khatib, qui est trésorier de l'Association Culturelle Islamique du Nicaragua, et qui supervise la mosquée, insiste sur le fait que le gouvernement iranien n'a pas donné un seul Cordoba. En fait, dit-il, la seule chose qu'il sont effectivement promis, c'est d'offrir un grand tapis pour la salle de prière de la mosquée -mais il n'est jamais arrivé. « Ceci est la vérité », affirme M. Khatib. « Vous pouvez mettreun terme à cette rumeur. »

Pas vraiment. Des spéculations tournent également autour des usagers de cette mosquée, ou Mezquita, qui appelle à la prière cinq fois par jour,à partir de 4h30 du matin.

«Tous des talibans», déclare William Martinez,un barbier de 24 ansà grosse moustache, qui tient un salon de coiffure dans la rue. Natalie Melendez, employée au vidéo club du coin, donneun avis différent. «Il y a deux types de personnes qui utilisent la mosquée», dit-elle, d'un ton neutre :«Les Arabes et les Iraniens.»

Quelques centaines de Musulmans, en particulier des Palestiniens, ont émigré au Nicaragua depuis des décennies et ont établi un certain nombre d'entreprises, principalement dans le commerce du tissu. Mais parce qu'ils sont encore peu nombreux, leur foi demeure étrangère à la plupart des Nicaraguayens, qui sont majoritairement catholiques ou chrétiens évangéliques. Beaucoup iciles appellent «les Turcs»,, ignorant pratiquement tout de l'islam.

M. Hassan Fahmi, un marchand de tissu palestinien et président de l'association culturelle islamique, a cherché à dissiper certains mythes entourant la nouvelle mosquée, qui, selon lui a coûté environ 600.000 $.

M. Hassan - qui dit que les musulmans du Nicaragua sont pour la plupartdes immigrés palestiniens, jordaniens et pakistanais - rient des rumeurs selon lesquelles l'Iranaurait financé la mosquée. Il dit que l'ambassade d'Iran à Managua a mis la communauté musulmane en colère l'an dernier quand elle a essayé de rivaliser avec son association islamique en créant une entité similaire avec un nom quasi-identique «Centre Culturel Islamique du Nicaragua».

Alors, qui a payé pour la mosquée?

M. Hassan affirme que le principal bailleur de fonds est un homme d'affaires né au Pakistan, qui vit au Honduras. Après avoir vu la vieille petite mosquée, l'homme aurait offert d'aider à financer un nouveau centre de prières sur un terrain acheté il y a plusieurs années par les musulmans locaux. «Il a payé environ 350 000 $ et le reste a été versé par les [musulmans] de la communauté du Nicaragua.» dit Hassan.

Hassan a désigné ce généreux donateur comme étant Yusuf Amdani. Mais quand il lui fut demandé les coordonnées pour prendre contact avec M. Amdani, M. Hassan a suggéré d'utiliser Google pour le trouver.

Joint par téléphone, au Honduras, M. Amdani, qui est directeur général de Grupo Karim, une entreprise de textile basée au Honduras et au Mexique, a déclaré: «Il n'y a aucun mystère sur la mosquée.»

Il a confirmé le récit de M. Hassan, ajoutant que son entreprise, a également financé l'unique mosquée du Honduras. Il a accepté de payer pour le nouveaucentre de prière de Managua, bien qu'il ait revu à la baisse les plans originaux. Mais ilprécise aussi qu'il n'a paspayé pourla construction de l'annexe voisine qui comprend une école et un logement pour l'imam, et il a suggéré que le gouvernement iranienaurait contribué à financer cela. «Je ne doute pas qu'ils ont donné de l'argent pour aider» dit-il. «Je dirais qu'ils l'ont sûrement fait.»

Mais M. Khatib dit que sa famille a payé pour l'annexe.

Lors d'une dernière visite à la mosquée, un reporter du Wall Street Journal a été arrêté par des agents de sécurité à l'entrée principale et, sans explication, s'est vu refuser l'accès àla mosquéeen pleinaprès-midi [...]

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jeudi, novembre 12, 2009

 

J'en ai long à dire, par Tania Tokarski


Quel genre de futurs intervenants sera formé pour s’occuper de nos toxicomanes, détenus ou aînés? C’est une question dont la réponse me fait peur.

Au Cégep du Vieux Montréal, on enseigne aux étudiants à abattre les préjugés comme la croyance qu’un pauvre l’est par sa faute, ou a dépister l'information convergée. Bien que cela soit louable du CVM, d’autres préjugés y sont encouragés.

On maintient et renforce ces croyances:

Les femmes sont les seules victimes de la société (féminisation et victimisation.) Selon les livres d’études, les hommes ont et empêche toujours aujourd’hui leur contreparties féminines d’atteindre l’apogée de leurs droits. Vraisemblablement, on encourage les femmes à haïr les hommes plutôt qu’à chercher à devenir leurs égales.

De plus, dans toute la paperasse faite pour les femmes, très peu parle des troubles vécus chez les hommes. Les femmes, bien qu’elles n’ont toujours pas un salaire égal à l’homme, ont incontestablement beaucoup d’avantages sociaux; les femmes ont beaucoup plus de ressources communautaires que les hommes, elles seront accueillies et écoutées beaucoup plus facilement dans un centre pour femmes battues. Elles peuvent aussi avoir accès à plus de choix de vie; rester à la maison ou travailler. À moins de vouloir passer pour des flanc-mous, les hommes ne l’ont pas, ce choix.

Bien sûr, il ne reste plus que 33% d’hommes dans nos Cégep, et le CVM (Cégep du Vieux Montréal) reconnaît que c’est en partie dû au type d’éducation fourni. Peut-être que si on favorisait une approche en faveur des gars, on en trouverait plus sur nos bancs d’école.

Autre préjugé, l’intervenant ne doit pas créer des liens avec ses clients, car ceux-ci se mêleraient de sa vie privée. Sniff-sniff… Sentirais-je un mépris envers l’aidé? Une jeune étudiante, à ma question, à même lancée «On n’est pas une agence de rencontre!» Wow. Quelle diplomatie. Bravo pour le tact, ma belle! Ce sera quoi quand un aîné te posera une question, d’un air confus? Tu te moqueras de lui?

Une autre, encore, a répondue devant la classe : «Bien sûr, on ne peut pas être ami-ami avec l’aidé parce qu’il faut les traiter… pas comme des numéros, mais… euh… vous savez ce que je veux dire! *rires*» Si tu ne trouve pas tes mots, ma belle, je dois dire que ta réponse ne me rassure pas vraiment.

Ensuite, seule une personne diplômée à l’université peut non seulement juger, mais supposer qu’une personne est atteinte d’une maladie psychologique. La personne diplômée ailleurs qu’à l’Université sera poursuivie pour avoir donné son opinion professionnelle. Aah! Alors, avant c’était l’Église qui avait raison sur tout, maintenant, ce serait l’Université. Je ne sais pas pour vous, mais je ne trouve pas concevable qu’une Intervenante ayant eut des rapports privilégiés avec des personnes en proie à des pensées suicidaires - personnes qui se seraient confier lors d’ateliers d’échange et de rencontre individuelles - que cette Intervenante, donc, ne puissent énoncée la probabilité d’une dépression; seul un psychologue peux faire ce verdict.

Pire! Une famille dont le père qui est enfermé chez lui depuis des années, qui le côtoie tous les jours et connaît son tempérament mieux que quiconque, ne peut affirmer que son père souffre de dépression. Pire! La personne elle-même qui en souffre, ne peux affirmer à son employeur qu’elle est dépressive «sans avoir consulté le psychologue.» Entre vous et moi, qui connaît le mieux les bébittes qui nous habitent, la plupart du temps? Nous-mêmes ou un autre? Cela n’est pas problématique seulement pour le droit de parole.

Car n’oublions pas que l’intervenante, même si elle choisit bien ses mots, sera poursuivie pour avoir donné la possibilité d’une dépression à sa cliente. Le problème va aussi au temps de transferts de dossier. Combien de temps cela prend-il pour prendre un rendez-vous avec un Intervenant? Des mois? Bon.

Et ensuite, lorsqu’on a notre rencontre avec cet Intervenant, celui-ci, après avoir entendu notre histoire, nous réfère à un psychologue. Cela prendra encore des mois avant d’avoir le premier rendez-vous avec Mister Psy. Et Mister Psy, bien sûr, charge, alors que le CLSC ne charge pas. Il faut non seulement être patient en maudit pour être traité, mais il faut payé. Excusez-moi, mais les personnes ont le temps de s’écœurer et de laisser tomber la procédure d’attente, ou /et d’aggraver leur situation avec tout ce temps perdu. Pensez-y. Offrez plus de manœuvre aux Intervenants et sa vous fait moins de temps d’attente, car il y aura plus de personnes aidantes.

La victime est totalement innocente. Bien que ça encourage la victime à se déculpabiliser, comme lors d’un viol, on enjoint aussi la pensée du «tout est blanc et tout est noir» ; il n’y a qu’un seul coupable. Je sens de la frustration poindre chez l’adversaire, et plus de frustration entraine plus d’agressivité, qui résulte en plus de violence.

La violence physique est pire que la violence psychologique. Ooh. Croyez-moi, ce n’est pas le cas. La violence physique est simplement moins subtile que la violence psychologique, les deux font des cicatrices, la première des cicatrices externes, la deuxième, des plaies intérieures qui mène parfois au suicide ou au meurtre. Se faire traiter tout le temps de bon à rien par tout le monde, croyez-vous que c’est moins pire que de recevoir un coup de poing dans un match de boxe? Je vous laisse réfléchir à ça.


Une personne qui pleure tout le temps, qui ne sort plus de chez elle, qui a des pensées suicidaires, mais n’a pas encore commis l’acte de se tuer, n’est pas une priorité. Je sais, d’expérience, que ces signes sont avant coureur d’une dépression. Alors, faudra-t-il toujours attendre que la situation s’aggrave pour intervenir? Mais alors, le risque qu’il soit trop tard augmente. Et d’ailleurs, dans nos cours, ont nous enseigne qu’en général si un jeune est délaissé par ses parents dans les soins ou l’affection qu’ils lui prodiguent, si celui-ci ne reçoit pas d’aide avant l’adolescence, il ne pourra plus créer de liens avec personne. Son sentiment d’attachement sera irrévocablement mort.

Sachant cela, pourquoi alors instaurer une liste de priorité? On dirait qu’on encourage les gens à entretenir leurs bobos pour garder des jobs dans le réseau de la santé. Plus le bobo devient grand, plus c’est long de le guérir, plus le psy se remplira les poches avec de longues heures de réhabilitation.

Après avoir entendu ces dires, je me suis efforcé de débattre de la question avec les professeurs et voir s’y je n’avais tout simplement pas compris. Malheureusement non. Bien qu’encourageant chez les intervenants le droit à l’erreur, une des valeurs qu’on nous enseigne avec l’entraide, et l’engagement, les enseignants ont refusés d’entrevoir la possibilité qu’ils ont tord de penser ainsi.

Si cela me choque autant, c’est parce qu’on nous enseigne à réfléchir avant de gober les informations qui paraissent vraisemblables, mais lorsque réflexion est faite, il faudrait croire ce que la figure d’autorité nous dit. C’est à n’y rien comprendre.

C’était tout de ma part. - D’autres critiques suivront.

Bien à vous,
Tania Tokarski, future intervenante parmi les autres vendus du réseau.

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dimanche, novembre 08, 2009

 

Montréal accueille un extrémiste islamiste déguisé en agneau, par Tarek Fatah

Vendredi soir, les citoyens de Montréal pourront se régaler d'un spectaculaire discours islamiste, évasif et ambigu à souhait, qui va les laisser ...éblouis. Tariq Ramadan prendra la parole lors d'un rassemblement à l'Université de Montréal.
Cette fois, la voix de l'islamisme ne sera pas les cris perçants habituels des cheikhs, mais la voix d'un homme au sourire doux et désarmant. L'accent guttural des mollahs en colère du Moyen-Orient sera remplacé par un anglais laiteux livré avec un accent français. (ndt: La conférence à l'UDM sera certainement en français, mais Tariq Ramadan s'adressera probablement à un public anglophone au cours de la fin de semaine.)
Mais ne vous y méprenez pas. Le message de Tariq Ramadan sera le même. La grossièreté sera remplacée par la sophistication, la maladresse par la finesse. Et les Canadiens, avides d'une certaine évolution de l'islam vers la modération, boiront très probablement cela comme du petit lait.
Alors, qui est Tariq Ramadan? Je l'ai rencontré pour la première fois en 2005 lors d'une discussion sur les ondes de TVO à propos de la charia au Canada.
J'avais entendu dire que Tariq Ramadan s'était prononcé contre l'idée d'introduire la charia au Canada. J'étais très enthousiaste. Le petit-fils du fondateur des Frères musulmans en Égypte aurait donc suffisamment de maturité et de compréhension pour prendre une position courageuse tandis que le reste de l'establishment islamiste continuait de s'acharner pour que la charia prenne pied en Amérique du Nord!
Toutefois, mes espoirs ont été anéantis lorsque la diffusion de ce programme en direct a commencé. Tariq Ramadan a été très clair. Il ne s'opposait pas à ce que la charia vienne au Canada; simplement, il ne pensait pas que c'était le bon moment pour la faire connaître. Selon ses termes, les musulmans faisaient preuve d'un «manque de créativité». Plutôt que de demander ouvertement la charia, il a suggéré que les islamistes devraient incorporer furtivement celle-ci dans le cadre juridique existant.
Surpris, je me suis rappelé la doctrine islamiste de la Taqiyaa, une méthode de dissimulation utilisée par eux pour cacher leur véritable ordre du jour, et qui recommande de paraître inoffensif aux yeux de l'adversaire dans le but de lui faire baisser sa garde.
Après l'émission de télévision, j'ai fait quelques recherches sur la position de Tariq Ramadan à propos de la charia. Dans le numéro d'Octobre 2004 d'Egypt Today, il écrit:
«Les musulmans qui combattent au Canada afin de créer des tribunaux de charia pour trancher les litiges domestiques sont un autre exemple de manque de créativité. Dans le cadre du droit normatif Canadien, les musulmans ont une latitude considérable pour proposer un contrat islamique. Ces tribunaux (de charia) ne sont pas nécessaires; ils ne font qu'insister sur le fait que les musulmans ont des lois spécifiques et pour l'instant, ce n'est pas ainsi que nous voulons être perçus. (C'est moi qui souligne). Nous devons montrer que notre façon de penser est universelle, que nous pouvons vivre avec la loi et qu'il n'y a pas de contradiction.»
Il a poursuivi:
« Le terme charia en lui-même est chargé de connotations négatives dans l'esprit occidental. Il n'est pas nécessaire de le souligner. »
Si j'avais besoin d'un exemple de langage ambigu et de dissimulation, je l'avais trouvé.
Jeudi, le Congrès musulman canadien et Point de Bascule de Montréal ont publié une pleine page de publicité dans Le Devoir, souhaitant la bienvenue à Ramadan au Québec et au Canada, mais exposant aussi son agenda caché qui a fasciné tant d'Occidentaux naïfs.
Intitulé « Salut à toi, ô mon frère! », Point de Bascule et le MCC ont décrit Ramadan comme un idéologue islamiste qui prétend être modéré, mais qui agit autrement. Cela s'est parfaitement reflété dans son refus de condamner purement et simplement la pratique de la lapidation des femmes. Il a demandé un «moratoire» sur de tels châtiments barbares.
La conférence de Tariq Ramadan vendredi soir est organisée par un groupe de ses disciples, mais bénéficie du soutien d'un grand nombre de militants de gauche, ainsi que d'organismes que Présence musulmane qualifie de «partenaires», tels que l'Institut du Nouveau Monde et le ministère québécois de l'Immigration et des Communautés culturelles.
Ramadan révèle le nouveau bras sophistiqué du mouvement islamiste mondial, qui voit l'Occident comme l'endroit idéal pour mener un djihad culturel et intellectuel. Celui-ci cible les jeunes musulmans qui sont fatigués de la vieille garde, de ces barbus en robe longue qui écument lorsqu'ils dénoncent l'Occident malfaisant. La nouvelle technique consiste à porter atteinte à l'Occident de l'intérieur, comme des parasites ou des termites, la société d'accueil ne sachant pas ce qui l‘a frappée jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Royaume-Uni en est un exemple.
Ceux que le charme des nouveaux islamistes éblouit doivent reconnaître que Tariq Ramadan a écrit en 2003 l'éloge d'un livre écrit par Yusuf Al-Qaradawi, le cheikh islamiste radical basé au Qatar, l'homme qui justifie les attentats-suicides. De plus, Ramadan anime une émission hebdomadaire sur le réseau PressTV du gouvernement iranien. Il ne s'est jamais dissocié du régime iranien, pas même lors de la répression des manifestants qui étaient opposés à la "ré-élection» du président Mahmoud Ahmadinejad. Pendant que de jeunes Musulmans, hommes et femmes, étaient battus et torturés par le régime iranien, Ramadan était très heureux d'offrir un joli visage aux ayatollahs iraniens.
Je termine avec les mots du journaliste français musulman Mohamed Sifaoui: "Tariq Ramadan est un islamiste. Il est de ceux qui veulent que l'islam politique, la version européenne de la Fraternité musulmane, infiltre les institutions, la société, les associations, les partis, les médias, etc., pour faire pression sur ces mêmes sociétés, pour les "réformer" de l'intérieur, pour les islamiser ou les ré-islamiser, pour mieux les pervertir, pour leur faire accepter progressivement une vision médiévale de la religion musulmane».
Frère Tariq, en 1948 votre père Saïd Ramadan est venu au Pakistan, le lieu de ma naissance, comme émissaire des Frères musulmans et il a contribué à faire de ce pays musulman laïc un foyer de l'extrémisme islamique. Je ne laisserai pas le fils de Saïd Ramadan venir dans mon pays d'adoption, le Canada, et faire la même chose, sans me battre. Votre père islamiste a ruiné le lieu de ma naissance: je ne vous laisserai pas ruiner l'endroit où je vais mourir.
Tarek Fatah est écrivain et diffuseur à Toronto. Il est l'auteur de Chasing a Mirage: The Tragic Illusion of an Islamic State (Wiley 2008).
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vendredi, octobre 30, 2009

 

Islamiste controversée comme personne-ressource pour évaluer le programme éthique et culture religieuse ?, par Anne Humphreys


Mme Najat Boughaba est très fière de sa participation dans le programme d'éthique et de culture religieuse. Dans une de ses chroniques de L'Écho du Levant, un journal communautaire montréalais, le 6 novembre 2007, elle déclare avoir été invitée à présenter une conférence sur le programme d'éthique et culture religieuse (ECR). C'est le cas comme le relate le rapport annuel de la Chaire de recherche du Canada sur l’Éducation et les rapports ethniques de l'Université de Montréal. Madame Najat Boughaba y représentait le Congrès islamique canadien et sa communi­cation portait sur « L’éducation inter­cul­turelle, paix sociale et épanouis­sement des citoyens ».

Remarquons au passage que les deux autres intervenantes, aucun homme, sont bien connues pour être partisanes du programme ECR : Stéphanie Tremblay de l'UQAM (dont on annonce un livre aux éditions Fides, maison ex-catholique, en faveur du cours ECR et de la « transformation du citoyen ») et Mireille Estivalèzes de l'Université de Montréal qui s'est cependant inquiétée du manque de formation des maîtres et de la difficulté à adopter la nouvelle « posture professionnelle » neutre vis-à-vis des religions.

Dans la même chronique, Mme Najat Boughaba apprenait à ses lecteurs qu'on lui avait également donné l'occasion de répondre à un questionnaire pour évaluer trois manuels du cours d'éthique et de culture religieuse et qu'elle a remis au ministère de l'Éducation une série de recommandations « en tant que pédagogue » !

Il ne s'agit pas de fanfaronnades lancées en l'air. En effet, Mme Boughaba a bien été une personne-ressource dans le processus d'évaluation du programme d'éthique et culture religieuse. Le rédacteur en chef de Point de bascule a communiqué avec le Monopole de l'Éducation. Un échange téléphonique avec un représentant du gouvernement du Québec confirme que Mme Boughaba a participé à des tables rondes traitant, entre autres, des questions religieuses.

Le rapport du Comité sur les affaires religieuses prend la peine de mentionner l'affiliation de Mme Boughaba en précisant qu'elle est liée à L'Écho de L'Orient (ou du Levant) dont elle était la rédactrice en chef. La date du rapport, mai 2007, est importante comme on le verra ci-dessous.

Najat Boughaba a non seulement fait partie du Comité d’évaluation du Programme ECR à titre de personne-ressource, mais elle participait aussi à la Table de réflexion sur le fait religieux auprès du Monopole de l'Éducation (MELS), « celle-ci agit à titre de groupe-conseil sur la réalité socioreligieuse au Québec ».

Qui est Mme Boughaba ?

Cette personne-ressource du Comité sur les affaires religieuses brigue actuellement un poste de conseiller municipal pour Vision Montréal dans la circonscription de Saint-Léonard-Ouest. Barbara Kay du National Post a rencontré Boughaba il y a deux ans, à un dîner bénéfice qu'elle organisait pour le Congrès islamique canadien (CIC), où la conférencière d'honneur, l'apologiste tristement célèbre des talibans, la journaliste Yvonne Ridley, a parlé avec enthousiasme du Hezbollah (« Je voudrais avoir le drapeau [du Hezbollah] avec moi ce soir »), une organisation officiellement désignée au Canada comme terroriste. Yvonne Ridley a également déclaré que le leader tchétchène Chamil Bassaïev, responsable des attentats meurtriers au théâtre de Moscou et à l'école de Beslan, est un martyr assuré d'une place au paradis.

Boughaba ne nie pas son rôle important au CIC, organisation ouvertement islamiste dont elle tente maintenant de s'éloigner discrètement. Le CIC, le lecteur s'en souviendra, a été au premier plan dans les poursuites liberticides auprès de la Commission des droits de la personne contre les journalistes Ezra Levant, Mark Steyn et le plus grand magazine d'actualité canadien, Maclean's. (Voir notre dossier sur le sujet : « Extirper l'hérésie et le blasphème » ?)

« Adhésion de pure forme aux valeurs démocratiques »

Sur son site internet pour les élections municipales, Boughaba prétend adhérer aux valeurs du Québec de « paix, liberté et égalité » mais, pour Barbara Kay, sa participation, mentionnée dans son curriculum vitae, à de nombreuses associations contredit cette adhésion de pure forme aux valeurs démocratiques. C'est ainsi que Mme Boughaba a été une membre active du Centre communautaire musulman de Montréal (CCMM). En 2006, après l'arrestation de 17 terroristes présumés à Toronto (parmi lesquels certains ont déjà été condamnés), Najat Boughaba, sous le nom de Najad Moustapha, a pris part à une conférence de presse organisée par le CCMM, pendant laquelle les organisateurs une fatwa écrite par leur guide spirituel, l'ayatollah irakien Ali al-Sistani, appelant les médias à diffuser le message de paix de l'islam. Ce dernier, quelques mois avant cette conférence, avait annoncé sur son site internet que tous les homosexuels, hommes et femmes, devraient être exécutés « de la pire manière possible ».

En outre, selon l'organisme de surveillance de l'islamisme www.pointdebasculecanada.ca, le CCMM a publié sur son propre site internet un avertissement à l'effet que les filles qui ne portent pas le hijab courent le risque d'être violées et avoir des « enfants illégitimes ». Boughaba a également été la rédactrice en chef d'un journal de Montréal, L'Écho de l'Orient (ou du Levant). Ce journal fait l'éloge des enseignements du théocrate totalitaire, l'ayatollah Khomeiny, père de la révolution islamiste iranienne, et publie régulièrement des hymnes à Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah. Selon pointdebasculecanada.ca, un texte publié sous l'égide éditoriale de Boughaba a accusé le député du Parti libéral, Fatima Houda-Pépin, une musulmane démocrate, d'encourager la haine des musulmans.

Comme le rapportait le journaliste Brian Myles dans Le Devoir du samedi 17 octobre 2009, page a4, Mme Boughaba a également partagé une tribune médiatique avec Mohammed Elmasry (le même qui a attaqué et perdu contre Maclean's et Mark Steyn) au journal L'Écho de l'Orient, où elle a occupé le poste de rédactrice en chef jusqu'à la fin 2007. Sous le pseudonyme de Najat Mustapha, Mme Boughaba signait des chroniques sur les accommodements raisonnables, la montée en force du Hezbollah au Liban et l'ascendant exercé par son secrétaire général, Hassan Nasrallah.

Les femmes québécoises de souche « non voilées » des « putains » ?

Le plus préoccupant cependant est que dans son journal, sur la page éditoriale même de Najat Boughaba, elle a fait publier un poème qui attaque le principe de liberté d'expression et qui qualifie les femmes de souche « non voilées » du Québec de « putains ». Voici le texte incriminant :

Lettre à toi

À qui de droit ou à la personne
Qui se sent visé
Qui t'a demandé de t'exprimer
Qui t'a donné le droit de parole
Pour japper comme les chiens des rues
Pour enfin insulter
Juger et dire des choses insensées et maudites
Ce n'est la liberté d'expression
Alors cesse de parler de démocratie
Si tu te comportes comme un tyran

Cesse de parler de dignité
Si tes paroles sont irrespectueuses
Mon voile n'est pas un mouchoir
C'est ma peau
Ma pudeur Ma dignité Mon respect

Et si toi immigrante de souche
Tu n'as ni foi ni loi
Et tu as passée ta jeunesse soule
D'un mâle à un autre
Ce n'est pas mon cas

Nul besoin d'être un critique littéraire pour percevoir le mépris envers les Québécois de souche qui suinte à travers ce poème. Et pourtant, la rédactrice en chef qui l'a publié - Boughaba - a été choisie pour aller à Hérouxville peu de temps après pour parler de valeurs islamiques et expliquer aux Québécois censément xénophobes comment s'entendre avec les « autres ». Pourtant, cette rédactrice a été sélectionnée pour participer à des tables rondes sur le cours d'éthique et de culture religieuse, on lui a présenté des manuels et sollicité son avis sur ceux-ci, elle a été une personne-ressource reconnue au Comité sur les affaires religieuses lors de l'élaboration de ce programme. Comité qui conseille la ministre de l'Éducation dans le domaine.

Ironiquement, ce poème a été publié quelques jours avant le fameux code de vie d'Hérouxville de 2007, mais le « poète », Haydar Moussa, a plusieurs fois prétendu publiquement que le poème avait été écrit « en réaction » à ce code, une impossibilité manifeste.

Le correctivisme politique et le multiculturalisme béat aveuglent

Dire que le Monopole de l'Éducation du Québec (MELS) n'a pas fait d'enquête préalable au sujet de Mme Boughaba ou, on ne sait si c'est pire, en aurait fait une, mais était si désireux d'attirer une musulmane voilée emblématique dans son équipe pour exhiber ses lettres de créance multiculturelles qu'elle ne s'est pas souciée de ses antécédents est la litote de l'année. Ceci démontre une fois de plus que lorsqu'un hidjab apparaît sur la tête d'une politicienne ou d'une personnalité, l'objectivité, le bon sens et les principes démocratiques disparaissent rapidement.

Bras ouverts pour une islamiste, portes fermées pour de simples parents pacifiques

Entretemps, les parents modérés de la CLÉ qui ne s'expriment que pour demander que leur droit de premiers éducateurs soit respecté n'ont toujours pas été reçus par le MELS. Au contraire, les personnes responsables dans ce dossier (MM. Jacques Pettigrew et Pierre Bergevin) ont recommandé à leur hiérarchie de ne plus organiser de rencontres publiques au sujet du cours ECR, comme on l'a appris de la bouche de M. Pettigrew lors du procès de Drummondville et de se taire.

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À quoi donc pensait Obama?, par Francis Chartrand


Répondre à la question «A quoi pensait vraiment Obama?» prend plus d'importance lorsqu'on s'interroge sur le sens d'initiatives diplomatiques pour le moins douteuses. La semaine dernière, les États-Unis se sont joints à l'Égypte pour présenter une résolution au Conseil des droits de la personne des Nations-Unis - organisme notoirement anti-occidental - anti-américain et anti-Israël. Les États-Unis en font maintenant partie grâce aux efforts de l'administration Obama. Pour la première fois, l'Amérique assume un rôle de leader au sein d'une organisation qui menace la liberté de parole dont jouissent les Américains et que protège leur Constitution.

Le très important site JihadWatch.org de Robert Spencer a révélé la teneur de cette résolution. Elle invite les États à condamner et à criminaliser tout plaidoyer de haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, l'hostilité ou la violence ".

Spencer note qu'elle condamne également «tout stéréotype négatif des religions et des groupes raciaux» ce qui vise indirectement toute explication documentée de la doctrine du djihad et la volonté de domination de l'islam. Il faut rappeler que c'est continuellement l'objet de plaintes de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) et d'autres groupes qui voudraient faire taire toute critique de l'islam.

Dans un texte paru sur le site gauchiste www.HuffingtonPost.com, Eugene Volokh se dit très préoccupé de la portée qu'une telle résolution pourrait avoir aux États-Unis: notamment sur la liberté d'expression. Il écrit:

«Je crains que l'appui du Pouvoir exécutif américain aux normes internationales des droits de l'homme qui restreignent la liberté de parole n'influence les tribunaux américains dans leur interprétation du Premier Amendement. Le risque est qu'au fil des ans, ces normes ne l'emportent sur le Premier Amendement pour justifier l'interdiction des discours jugés haineux. Et cette crainte n'est pas le fruit de mon imagination. Elle est fondée sur les opinions de Peter Spiro, un professeur de droit influent qui est un partisan de cette tendance. C'est vraiment ce qu'il souhaite et espère. Ainsi donc, toute limitation de la liberté d'expression qu'approuve le gouvernement américain peut avoir à long terme des conséquences sur l'exercice de nos droits constitutionnels.»

Réfléchissons de nouveau à la question: «A quoi pense Obama?». Le fait que ses politiques s'inspirent de celles des Frères musulmans et d'autres groupes qui défendent la suprématie de l'islam et de la loi islamique (la charia) n'est pas nouveau (du moins pour les lecteurs réguliers de mes chroniques).

Ce qui est nouveau et très troublant est que le président Obama et son administration sont en train d'officialiser cet inquiétant alignement dans des forums internationaux comme le Conseil des droits de la personne des Nations Unies. Si l'on tient compte des écrits passés de Harold Koh, ex-recteur de la faculté de droit de Yale et maintenant principal conseiller du gouvernement en matière de droit international et responsable du respect de ce droit aux États-Unis, des " normes " défendues par la résolution présentée par l'administration Obama au Conseil des droits de la personne devraient avoir préséance sur les lois des États-Unis et même sur la Constitution.

Le remarquable Ed Whalen du Centre d'Éthique et de politiques publiques attire l'attention sur un essai écrit par Koh en 2004 et intitulé «International Law as Part of Our Law». Dans cet essai, Koh soutient que «les tribunaux américains doivent jouer un rôle important dans l'alignement des règlements de droit constitutionnel sur les règlements de lois étrangères et internationales non pas seulement pour promouvoir les intérêts américains, mais pour faire avancer le projet de développement d'un système judiciaire international.»

La conclusion semble évidente: le président Obama et son administration s'activent à promouvoir un programme qui, non seulement est contraire à l'esprit de la Constitution américaine, mais également contraire aux intérêts de la Nation. Il appartient maintenant au peuple américain et au Congrès de leur barrer la route!

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lundi, octobre 26, 2009

 

Comment se présenter aux élections de Montréal sans se faire scruter? Avoir un beau sourire et ... un hidjab - par Barbara Kay


La course à la mairie de Montréal s'intensifie à mesure que le 1er Novembre, jour du scrutin, approche rapidement. L'ancienne militante indépendantiste Louise Harel du Parti Vision Montréal, pensait être la grande favorite devant le maire sortant fédéraliste et un peu terne, Gérald Tremblay; mais elle se bat maintenant pour remonter la pente après avoir été contrainte de larguer son plus proche collaborateur, Benoît Labonté, quand des allégations crédibles d'implication de celui-ci dans une affaire de corruption liée à un contrat, ont refait surface la semaine dernière.
Mais Harel devrait affronter plus que le personnage douteux de Labonté dans le forum public. Elle devrait expliquer pourquoi une partisane connue du militantisme islamiste est dans la course, briguant un poste de conseiller municipal sous son égide. Une certaine Najat Boughaba est candidate pour Vision Montréal dans la circonscription de Saint-Léonard-Ouest. J'ai rencontré Boughaba il y a deux ans, à un dîner bénéfice qu'elle organisait pour le Congrès islamique canadien (CIC), où la conférencière d'honneur, l'apologiste tristement célèbre des Talibans, la journaliste Yvonne Ridley, a parlé avec enthousiasme du Hezbollah («Je voudrais avoir le drapeau [du Hezbollah] avec moi ce soir »), une organisation officiellement désignée au Canada comme terroriste. Boughaba ne nie pas son implication profonde avec le CIC ouvertement islamiste (dont elle tente maintenant de s'éloigner discrètement). Le CIC, le lecteur s'en souviendra, a été l'instigateur principal de la tentative de saboter la liberté d'expression via des plaintes à la Commission des droits de la personne contre les journalistes Ezra Levant et Mark Steyn.
Sur son site internet, Boughaba prétend adhérer aux valeurs du Québec de «paix, liberté et égalité» mais, sur son curriculum vitae, de nombreuses associations contredisent cette adhésion de pure forme aux valeurs démocratiques. Par exemple, Boughaba a été un membre actif du Centre Communautaire Musulman de Montréal (CCMM). En 2006, après l'arrestation de 17 terroristes présumés à Toronto (parmi lesquels certains furent trouvés coupables), Boughaba, sous le nom de Najad Moustapha, a pris part à une conférence de presse organisée par le CCMM, pendant laquelle ils lurent une fatwa appelant les médias à transmettre le message de paix de l'Islam élaboré par leur guide spirituel, l'ayatollah irakien Ali Al-Sistani. Celui-ci, quelques mois avant la conférence, avait annoncé sur son site internet que tous les homosexuels, hommes et femmes, devraient être exécutés "de la pire manière possible". (Curieusement, la fatwa contre les homosexuels masculins a été retirée du site, mais pas la fatwa contre les femmes; de toute façon, l'ayatollah n'a jamais révoqué ni l'une ni l'autre.) Par ailleurs, selon l'organisme de surveillance de l'islamisme www.pointdebasculecanada.ca, le CCMM a publié sur son propre site internet un avertissement à l'effet que les filles qui ne portent pas le hijab courent le risque d'être violées et avoir des «enfants illégitimes». Boughaba a également été la rédactrice en chef d'un journal de Montréal, Sada Almashrek (Echo d'Orient). Ce journal fait la louange des enseignements du théocrate totalitaire, l'ayatollah Khomeiny, père de la révolution islamiste iranienne, et publie régulièrement des hymnes à Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah. Selon www.pointdebasculecanada.ca, un texte publié sous l'égide éditoriale de Boughaba a accusé le député du Parti libéral, Fatima Houda-Pépin, une musulmane démocratique, d'encourager la haine des musulmans.
Le plus préoccupant cependant est que dans son journal, sur la page éditoriale même de Boughaba, a été publié un poème qui attaque le principe de liberté d'expression et qui qualifie les femmes de souche «non voilées» du Québec de «putains». Voici l'extrait incriminant: « Qui t'a donné le droit de parole / pour japper comme les chiens des rues/pour enfin insulter / juger et dire des choses insensées et maudites/ Ce n'est pas la liberté d'expression / alors cesse de parler de démocratie / si tu te comportes comme un tyran ... Mon voile n'est pas un mouchoir / C'est ma peau / ma pudeur, ma dignité, mon respect / Et si toi, immigrante de souche / tu n'as ni foi ni loi / et tu as passé ta jeunesse saoule/ d'un mâle à l'autre/ ce n'est pas mon cas. »
Vous n'avez pas besoin d'être un critique littéraire pour découvrir le mépris pour les Québécois ethniques qu'exsude ce poème. Et pourtant, l'éditeur qui l'a publié - Boughaba - a été choisi pour aller à Hérouxville peu de temps après pour parler de valeurs islamiques et expliquer aux Québécois soi-disant xénophobes comment s'entendre avec les «Autres». En aparté ironique, ce poème a été publié quelques jours avant le fameux code de vie d'Hérouxville 2007, mais le «poète», Haydar Moussa*, a plusieurs fois déclaré publiquement que le poème avait été écrit « en réaction » au code, une impossibilité manifeste. Et pourtant, ce même Haydar Moussa a été invité dans la délégation à Hérouxville.
Dire que Louise Harel n'a pas fait d'enquête préalable au sujet de Boughaba- ou encore l'a fait, mais était si désireuse d'attirer une musulmane symbolique dans son équipe pour exhiber ses lettres de créance multiculturelles qu'elle ne s'est pas souciée de ce qui a été découvert -est la litote de l'année. Cela démontre une fois de plus que lorsqu'un hidjab apparaît sur la tête d'une politicienne, l'objectivité, le jugement et les principes démocratiques disparaissent des têtes de tous les politiciens autour d'elle. Si vous lisez le Français, vous pouvez obtenir un compte-rendu beaucoup plus complet des associations malsaines de Najat Boughaba et de ses insuffisances démocratiques ici.
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Le soutient aux famille en état de vulnérabilité, par Sally W. Olds et Diane E. Papalia


Les familles qui cumulent un certain nombre de facteurs de risque tels que la pauvreté, la sous-scolarisation et le jeune âge des mères, sont plus susceptibles d'éprouver des difficultés sur le plan des rôles parentaux. Le stress associé aux conditions de vie (pression économique, isolement, monoparentalité, etc.) fragilise les capacités des parents. Ceux-ci deviennent moins chaleureux, plus irritables et moins efficaces dans la résolution des problèmes avec l'enfant (Lavigeur, 1989). Traditionnellement les psychologues et les travailleurs sociaux sont plus souvent centrés sur les problèmes des familles plutôt que sur leurs forces (Lavigueur et al., 2004).

Cette culture professionnelle favorise une perception négative des familles en contexte de pauvreté. Les intervenants ont tendance à penser que «si elles voulaient vraiment, elles pourraient s'en sortir». Ils arrivent donc dans ces familles avec un certain nombre de préjugés négatifs qui affectent non seulement les solutions qu'ils proposent, mais également l'attitude des parents à l'égard de l'intervention. En effet, il n'est pas rare que ces familles soient méfiantes. Parce qu'elles se sentent jugées comme étant inadéquates et qu'elles craignent de voir leur enfant placé en famille d'accueil, ces familles opposent une certaine résistance à l'égard de l'intervention proposée.

Cette attitude négative envers les parents en contexte de pauvreté peut également être présente chez les éducatrices et les enseignants. Les enfants issus de milieux pauvres portent déjà une étiquette négative lorsqu'ils se présentent à la maternelle, ce qui risque d'affecter les relations famille-école (de type mésotémique.) Pourtant la collaboration et la communication entre la famille et l'école est déterminante pour la bonne intégration des enfants dans le milieu scolaire (MSSSQ, 1998).

Une des pistes de solution explorée au Québec ces dernières années consiste a tenter de changer la perspective des intervenants au sujet des familles vulnérables : au lieu de ne voir que les lacunes des jeunes mères, il faut prendre le temps d'examiner leurs forces. C'est l'approche de l'empowerment, le processus par lequel une personne ou un groupe prend le controle de sa vie.

Dans cette perspective, les intervenantes discuteront avec les mères de leurs besoins. L'accompagnement peut impliquer de donner de l'information sur le développement de l'enfant, d'aider la jeune mère dans ses démarches pour retourner aux études ou pour se trouver un logement. Le création de tels liens favorise le sentiment de pouvoir de la mère sur sa propre vie, ce qui influence a son tour ses comportements parentaux.

Psychologie du développement humain - 6e édition, p. 158.

dimanche, octobre 18, 2009

 

Nouveau chef de l'ADQ - Taillon par la peau des dents, par Mathieu Boivin


QUÉBEC – Gilles Taillon a gagné la course au leadership de l’ADQ par la peau des dents : seulement deux voix l’ont séparé d’Éric Caire, qui menait au premier tour mais qui a finalement terminé en seconde place au deuxième tour de scrutin.

L’ex-numéro deux de l’ADQ a recueilli 1 957 voix contre 1 955 pour l’actuel député de La Peltrie.

Cela lui confère une victoire avec 50,03 % des votes des 3 912 membres de l’ADQ qui se sont donné la peine de participer au vote téléphonique.

M. Taillon a admis que c’était là « une fin de course hollywoodienne », mais il assure que cette courte victoire lui donne tout la légitimité voulue.

« J’ai gagné par une petite marge, mais j’ai gagné, a commenté l’homme de 64 ans, qui lutte contre un cancer de la prostate. J’accepte la victoire avec d’autant plus d’humilité que la course a été excessivement serrée. »

Signalons qu’Éric Caire a pris l’avance au premier tour de scrutin, avec 1 631 voix contre les 1 571 de M. Taillon. Arrivé troisième avec 710 voix, Christian Lévesque a été éliminé, et les votes de deuxième choix de ses partisans ont été compilés pour faire un vainqueur à la majorité simple.

Et cette fois, c’est M. Taillon qui est arrivé en tête.

« C’est difficile, j’ai mis tout mon cœur dans cette campagne et il n’y a rien de drôle à ne pas gagner, a admis M. Caire, 43 ans, en point de presse. Ç’a passé proche, mais ce n’est pas assez. C’est le résultat, et je m’y soumets. »

Ainsi, même si une seule voix différente aurait pu lui donner la victoire, il n’a pas l’intention de demander un recomptage ou une révision quelconque des résultats. « Mon intention est de me rallier et de travailler avec le nouveau chef », a-t-il déclaré.

Plan de match

De son côté, Christian Lévesque s’est dit content de la course qu’il a menée. « J’étais le candidat le moins connu, mais je suis fier de notre plan de match », a-t-il indiqué.

Il a lui aussi tendu la main à M. Taillon, assurant qu’« on ne le laissera pas tout seul parce qu’il y a un gros travail de terrain à faire ».

Seulement 29 % des 13 500 membres que compte actuellement l’ADQ ont participé au scrutin. Les trois candidats ont admis que ce taux de participation était décevant, mais ont tous soutenu que le vote direct de près de 4 000 membres représentait un processus plus démocratique que celui de « 400 ou 500 délégués » dans un congrès au leadership traditionnel.

Gilles Taillon entend rencontrer les six députés actuels de l’ADQ mardi prochain et nommera un nouveau chef de l’aile parlementaire au cours de la semaine suivante.

Il n’a pas voulu confirmer qu’il confierait ce rôle à son lieutenant politique, le député de Shefford, François Bonnardel. Rappelons que c’est la députée Sylvie Roy qui a assuré l’intérim à la tête du parti après le départ de Mario Dumont, au début de mars.

Il est aussi trop tôt pour savoir quelles sont les responsabilités qu’il confiera à son rival Éric Caire, mais dans une vidéo diffusée avant la divulgation des résultats du vote, M. Taillon a laissé entendre qu’il le verrait bien s’occuper de dossiers à caractère économique. M. Caire est actuellement porte-parole de l’ADQ dans les dossiers de santé.

Exercer le leadership

M. Taillon sait avoir beaucoup de pain sur la planche, au terme d’une course où les échanges ont parfois été virulents entre M. Caire et lui. « Ça va être à moi à exercer le leadership politique, a-t-il admis, mais je suis un gars qui a toujours voulu travailler en équipe et je vais le démonter avec mes deux collègues. »

Plus généralement, le nouveau chef adéquiste a souligné que « l’ADQ est un parti avec une tradition et j’ai l’intention de perpétuer cette tradition, en l’ajustant à la mode du jour. Je vais me faire bombarder au cours des prochains jours (il devra se soumettre à de la radiothérapie) et j’espère ensuite revenir en pleine forme. »

L’ex-député de Chauveau ne croit pas urgent de se faire élire à l’Assemblée nationale. Il se donne en effet jusqu’à un an et demi pour « rebâtir le parti ». Mais si une élection complémentaire devait être déclenchée « d’ici huit à dix mois » dans une circonscription près de chez lui, en Outaouais ou « dans Argenteuil, par exemple », il y briguerait volontiers les suffrages, a-t-il assuré.

Rappelons que la circonscription d’Argenteuil est actuellement détenue par l’ex-ministre du Travail, David Whissell. Celui-ci a préféré démissionner du conseil des ministres plutôt que de vendre sa participation de 20 % dans une entreprise d’asphaltage qui obtient des contrats gouvernementaux.

Quoi qu’il en soit, M. Taillon a dit espérer que le premier ministre Charest aurait l’élégance de ne pas lui opposer de candidat libéral s’il cherchait à se faire élire.

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mercredi, octobre 07, 2009

 

Selon Mohamed Elmasry l'esclavage sous l'islam = bon et sous le christianisme = pas bon, par Jonathan Kay


En voici une bien bonne. L'ex-directeur du Congrès islamique canadien Mohamed Elmasry veut nous faire croire que les 13 siècles d'esclavage dans les pays musulmans, ça n'était pas si mal.
On peut le lire sur le The Canadian Charger - un nouveau site qui regroupe les articles anti-occidentaux écrits par des activistes de l'extrême gauche canadienne. Elmasry fait vraiment de beaux efforts pour distinguer entre les maux de l'esclavage en terres chrétiennes et l'esclavage prétendument non-raciste et plus humain dans l'aire musulmane.

Il nous débite les platitudes et les demi-vérités habituelles de l'apologétique musulmane.

Par exemple:

« L'islam qui n'a pas d'Église, enseigne que tous les hommes, sans distinction de races, de couleur de peau, sont capables de faire le bien: il n'y a pas de péché originel. Dieu est le Seigneur de tous les hommes, non d'une tribu ou d'un peuple.....l'islam enseigne que les esclaves, qui sont des captures de guerre, Africains ou pas, doivent être bien traités et libérés aussi rapidement que possible....L'islam enseigne également que les esclaves peuvent acheter leur liberté. C'est ainsi que beaucoup d'entre eux sont devenus d'excellents enseignants et érudits....L'islam enseigne qu'un esclave est une victime des circonstances qu'on doit aider à libérer et qu'on doit traiter avec équité en tout temps. Vendre des esclaves est un péché. Les enseignements de la Bible sont bien différents: «Esclaves obéissez à vos maîtres avec crainte et tremblement.»....Les musulmans arabes appelaient les Africains Zanji (d'où l'île de Zanzibar), Habashi (le mot arabe pour Éthiopiens) et Sudani (le mot arabe pour noir). De tels noms n'étaient pas «méprisants» mais simplement «descriptifs de caractères ethniques».

Sa thèse de base est que l'esclavage musulman - si tant est qu'on peut le considérer comme mauvais (et il n'est pas sûr que ce soit la position de Esmasry) - était éclairé et presque consensuel: chacun y trouvant son profit dans un monde multiculturel.

En fait, son argumentation c'est tout bonnement une autre tentative pour faire croire à la supériorité de l'islam sur le christianisme - alors qu'on oublie trop facilement que c'est le christianisme qui a lutté contre l'esclavage en Occident - alors qu'il a persisté dans tout le monde islamique jusqu'au 20ième siècle et qu'il persiste toujours dans certaines régions de l'Afrique musulmane, notamment le Soudan.

On peut d'ailleurs se demander ce que les Soudanais chrétiens, enlevés, brutalisés, convertis de force à l'islam ou réduits en esclavage par la junte arabo-musulmane qui a pris le pouvoir dans les années 80 penseraient des fantaisies historiques de monsieur Elmasry.

Le plus drôle ou le plus exaspérant c'est que nos dirigeants ‘chrétiens' sont incapables de faire autre chose que de présenter des excuses pour tous les drames de l'histoire...

Et voici un homme qui, jusqu'à tout récemment, dirigeait un important groupe d'activistes musulmans et qui considère comme sans grande importance le fait que ces ancêtres arabes ont colonisé et ont l'imposé l'esclave sur de vastes régions de l'Afrique pendant plusieurs siècles - une situation coloniale qui persiste au Soudan et dans plusieurs régions du Maghreb.

Rappelez-vous cela quand le prochain Elmasry ou un de ses semblables dénoncera «l'impérialisme occidental».

jkay@nationalpost.com

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