vendredi, octobre 30, 2009
Islamiste controversée comme personne-ressource pour évaluer le programme éthique et culture religieuse ?, par Anne Humphreys

Mme Najat Boughaba est très fière de sa participation dans le programme d'éthique et de culture religieuse. Dans une de ses chroniques de L'Écho du Levant, un journal communautaire montréalais, le 6 novembre 2007, elle déclare avoir été invitée à présenter une conférence sur le programme d'éthique et culture religieuse (ECR). C'est le cas comme le relate le rapport annuel de la Chaire de recherche du Canada sur l’Éducation et les rapports ethniques de l'Université de Montréal. Madame Najat Boughaba y représentait le Congrès islamique canadien et sa communication portait sur « L’éducation interculturelle, paix sociale et épanouissement des citoyens ».
Remarquons au passage que les deux autres intervenantes, aucun homme, sont bien connues pour être partisanes du programme ECR : Stéphanie Tremblay de l'UQAM (dont on annonce un livre aux éditions Fides, maison ex-catholique, en faveur du cours ECR et de la « transformation du citoyen ») et Mireille Estivalèzes de l'Université de Montréal qui s'est cependant inquiétée du manque de formation des maîtres et de la difficulté à adopter la nouvelle « posture professionnelle » neutre vis-à-vis des religions.
Dans la même chronique, Mme Najat Boughaba apprenait à ses lecteurs qu'on lui avait également donné l'occasion de répondre à un questionnaire pour évaluer trois manuels du cours d'éthique et de culture religieuse et qu'elle a remis au ministère de l'Éducation une série de recommandations « en tant que pédagogue » !
Il ne s'agit pas de fanfaronnades lancées en l'air. En effet, Mme Boughaba a bien été une personne-ressource dans le processus d'évaluation du programme d'éthique et culture religieuse. Le rédacteur en chef de Point de bascule a communiqué avec le Monopole de l'Éducation. Un échange téléphonique avec un représentant du gouvernement du Québec confirme que Mme Boughaba a participé à des tables rondes traitant, entre autres, des questions religieuses.
Le rapport du Comité sur les affaires religieuses prend la peine de mentionner l'affiliation de Mme Boughaba en précisant qu'elle est liée à L'Écho de L'Orient (ou du Levant) dont elle était la rédactrice en chef. La date du rapport, mai 2007, est importante comme on le verra ci-dessous.
Najat Boughaba a non seulement fait partie du Comité d’évaluation du Programme ECR à titre de personne-ressource, mais elle participait aussi à la Table de réflexion sur le fait religieux auprès du Monopole de l'Éducation (MELS), « celle-ci agit à titre de groupe-conseil sur la réalité socioreligieuse au Québec ».
Qui est Mme Boughaba ?
Cette personne-ressource du Comité sur les affaires religieuses brigue actuellement un poste de conseiller municipal pour Vision Montréal dans la circonscription de Saint-Léonard-Ouest. Barbara Kay du National Post a rencontré Boughaba il y a deux ans, à un dîner bénéfice qu'elle organisait pour le Congrès islamique canadien (CIC), où la conférencière d'honneur, l'apologiste tristement célèbre des talibans, la journaliste Yvonne Ridley, a parlé avec enthousiasme du Hezbollah (« Je voudrais avoir le drapeau [du Hezbollah] avec moi ce soir »), une organisation officiellement désignée au Canada comme terroriste. Yvonne Ridley a également déclaré que le leader tchétchène Chamil Bassaïev, responsable des attentats meurtriers au théâtre de Moscou et à l'école de Beslan, est un martyr assuré d'une place au paradis.
Boughaba ne nie pas son rôle important au CIC, organisation ouvertement islamiste dont elle tente maintenant de s'éloigner discrètement. Le CIC, le lecteur s'en souviendra, a été au premier plan dans les poursuites liberticides auprès de la Commission des droits de la personne contre les journalistes Ezra Levant, Mark Steyn et le plus grand magazine d'actualité canadien, Maclean's. (Voir notre dossier sur le sujet : « Extirper l'hérésie et le blasphème » ?)
« Adhésion de pure forme aux valeurs démocratiques »
Sur son site internet pour les élections municipales, Boughaba prétend adhérer aux valeurs du Québec de « paix, liberté et égalité » mais, pour Barbara Kay, sa participation, mentionnée dans son curriculum vitae, à de nombreuses associations contredit cette adhésion de pure forme aux valeurs démocratiques. C'est ainsi que Mme Boughaba a été une membre active du Centre communautaire musulman de Montréal (CCMM). En 2006, après l'arrestation de 17 terroristes présumés à Toronto (parmi lesquels certains ont déjà été condamnés), Najat Boughaba, sous le nom de Najad Moustapha, a pris part à une conférence de presse organisée par le CCMM, pendant laquelle les organisateurs une fatwa écrite par leur guide spirituel, l'ayatollah irakien Ali al-Sistani, appelant les médias à diffuser le message de paix de l'islam. Ce dernier, quelques mois avant cette conférence, avait annoncé sur son site internet que tous les homosexuels, hommes et femmes, devraient être exécutés « de la pire manière possible ».
En outre, selon l'organisme de surveillance de l'islamisme www.pointdebasculecanada.ca, le CCMM a publié sur son propre site internet un avertissement à l'effet que les filles qui ne portent pas le hijab courent le risque d'être violées et avoir des « enfants illégitimes ». Boughaba a également été la rédactrice en chef d'un journal de Montréal, L'Écho de l'Orient (ou du Levant). Ce journal fait l'éloge des enseignements du théocrate totalitaire, l'ayatollah Khomeiny, père de la révolution islamiste iranienne, et publie régulièrement des hymnes à Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah. Selon pointdebasculecanada.ca, un texte publié sous l'égide éditoriale de Boughaba a accusé le député du Parti libéral, Fatima Houda-Pépin, une musulmane démocrate, d'encourager la haine des musulmans.
Comme le rapportait le journaliste Brian Myles dans Le Devoir du samedi 17 octobre 2009, page a4, Mme Boughaba a également partagé une tribune médiatique avec Mohammed Elmasry (le même qui a attaqué et perdu contre Maclean's et Mark Steyn) au journal L'Écho de l'Orient, où elle a occupé le poste de rédactrice en chef jusqu'à la fin 2007. Sous le pseudonyme de Najat Mustapha, Mme Boughaba signait des chroniques sur les accommodements raisonnables, la montée en force du Hezbollah au Liban et l'ascendant exercé par son secrétaire général, Hassan Nasrallah.
Les femmes québécoises de souche « non voilées » des « putains » ?
Le plus préoccupant cependant est que dans son journal, sur la page éditoriale même de Najat Boughaba, elle a fait publier un poème qui attaque le principe de liberté d'expression et qui qualifie les femmes de souche « non voilées » du Québec de « putains ». Voici le texte incriminant :
Lettre à toi
À qui de droit ou à la personne
Qui se sent visé
Qui t'a demandé de t'exprimer
Qui t'a donné le droit de parole
Pour japper comme les chiens des rues
Pour enfin insulter
Juger et dire des choses insensées et maudites
Ce n'est la liberté d'expression
Alors cesse de parler de démocratie
Si tu te comportes comme un tyran
Cesse de parler de dignité
Si tes paroles sont irrespectueuses
Mon voile n'est pas un mouchoir
C'est ma peau
Ma pudeur Ma dignité Mon respect
Et si toi immigrante de souche
Tu n'as ni foi ni loi
Et tu as passée ta jeunesse soule
D'un mâle à un autre
Ce n'est pas mon cas
Nul besoin d'être un critique littéraire pour percevoir le mépris envers les Québécois de souche qui suinte à travers ce poème. Et pourtant, la rédactrice en chef qui l'a publié - Boughaba - a été choisie pour aller à Hérouxville peu de temps après pour parler de valeurs islamiques et expliquer aux Québécois censément xénophobes comment s'entendre avec les « autres ». Pourtant, cette rédactrice a été sélectionnée pour participer à des tables rondes sur le cours d'éthique et de culture religieuse, on lui a présenté des manuels et sollicité son avis sur ceux-ci, elle a été une personne-ressource reconnue au Comité sur les affaires religieuses lors de l'élaboration de ce programme. Comité qui conseille la ministre de l'Éducation dans le domaine.
Ironiquement, ce poème a été publié quelques jours avant le fameux code de vie d'Hérouxville de 2007, mais le « poète », Haydar Moussa, a plusieurs fois prétendu publiquement que le poème avait été écrit « en réaction » à ce code, une impossibilité manifeste.
Le correctivisme politique et le multiculturalisme béat aveuglent
Dire que le Monopole de l'Éducation du Québec (MELS) n'a pas fait d'enquête préalable au sujet de Mme Boughaba ou, on ne sait si c'est pire, en aurait fait une, mais était si désireux d'attirer une musulmane voilée emblématique dans son équipe pour exhiber ses lettres de créance multiculturelles qu'elle ne s'est pas souciée de ses antécédents est la litote de l'année. Ceci démontre une fois de plus que lorsqu'un hidjab apparaît sur la tête d'une politicienne ou d'une personnalité, l'objectivité, le bon sens et les principes démocratiques disparaissent rapidement.
Bras ouverts pour une islamiste, portes fermées pour de simples parents pacifiques
Entretemps, les parents modérés de la CLÉ qui ne s'expriment que pour demander que leur droit de premiers éducateurs soit respecté n'ont toujours pas été reçus par le MELS. Au contraire, les personnes responsables dans ce dossier (MM. Jacques Pettigrew et Pierre Bergevin) ont recommandé à leur hiérarchie de ne plus organiser de rencontres publiques au sujet du cours ECR, comme on l'a appris de la bouche de M. Pettigrew lors du procès de Drummondville et de se taire.
Lien
Libellés : Anne Humphreys, Bétise humaine, Islam, Religion et fanatisme
À quoi donc pensait Obama?, par Francis Chartrand

Répondre à la question «A quoi pensait vraiment Obama?» prend plus d'importance lorsqu'on s'interroge sur le sens d'initiatives diplomatiques pour le moins douteuses. La semaine dernière, les États-Unis se sont joints à l'Égypte pour présenter une résolution au Conseil des droits de la personne des Nations-Unis - organisme notoirement anti-occidental - anti-américain et anti-Israël. Les États-Unis en font maintenant partie grâce aux efforts de l'administration Obama. Pour la première fois, l'Amérique assume un rôle de leader au sein d'une organisation qui menace la liberté de parole dont jouissent les Américains et que protège leur Constitution.
Le très important site JihadWatch.org de Robert Spencer a révélé la teneur de cette résolution. Elle invite les États à condamner et à criminaliser tout plaidoyer de haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, l'hostilité ou la violence ".
Spencer note qu'elle condamne également «tout stéréotype négatif des religions et des groupes raciaux» ce qui vise indirectement toute explication documentée de la doctrine du djihad et la volonté de domination de l'islam. Il faut rappeler que c'est continuellement l'objet de plaintes de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) et d'autres groupes qui voudraient faire taire toute critique de l'islam.
Dans un texte paru sur le site gauchiste www.HuffingtonPost.com, Eugene Volokh se dit très préoccupé de la portée qu'une telle résolution pourrait avoir aux États-Unis: notamment sur la liberté d'expression. Il écrit:
«Je crains que l'appui du Pouvoir exécutif américain aux normes internationales des droits de l'homme qui restreignent la liberté de parole n'influence les tribunaux américains dans leur interprétation du Premier Amendement. Le risque est qu'au fil des ans, ces normes ne l'emportent sur le Premier Amendement pour justifier l'interdiction des discours jugés haineux. Et cette crainte n'est pas le fruit de mon imagination. Elle est fondée sur les opinions de Peter Spiro, un professeur de droit influent qui est un partisan de cette tendance. C'est vraiment ce qu'il souhaite et espère. Ainsi donc, toute limitation de la liberté d'expression qu'approuve le gouvernement américain peut avoir à long terme des conséquences sur l'exercice de nos droits constitutionnels.»
Réfléchissons de nouveau à la question: «A quoi pense Obama?». Le fait que ses politiques s'inspirent de celles des Frères musulmans et d'autres groupes qui défendent la suprématie de l'islam et de la loi islamique (la charia) n'est pas nouveau (du moins pour les lecteurs réguliers de mes chroniques).
Ce qui est nouveau et très troublant est que le président Obama et son administration sont en train d'officialiser cet inquiétant alignement dans des forums internationaux comme le Conseil des droits de la personne des Nations Unies. Si l'on tient compte des écrits passés de Harold Koh, ex-recteur de la faculté de droit de Yale et maintenant principal conseiller du gouvernement en matière de droit international et responsable du respect de ce droit aux États-Unis, des " normes " défendues par la résolution présentée par l'administration Obama au Conseil des droits de la personne devraient avoir préséance sur les lois des États-Unis et même sur la Constitution.
Le remarquable Ed Whalen du Centre d'Éthique et de politiques publiques attire l'attention sur un essai écrit par Koh en 2004 et intitulé «International Law as Part of Our Law». Dans cet essai, Koh soutient que «les tribunaux américains doivent jouer un rôle important dans l'alignement des règlements de droit constitutionnel sur les règlements de lois étrangères et internationales non pas seulement pour promouvoir les intérêts américains, mais pour faire avancer le projet de développement d'un système judiciaire international.»
La conclusion semble évidente: le président Obama et son administration s'activent à promouvoir un programme qui, non seulement est contraire à l'esprit de la Constitution américaine, mais également contraire aux intérêts de la Nation. Il appartient maintenant au peuple américain et au Congrès de leur barrer la route!
Lien
Libellés : Francis Chartrand, Liberté d'expression, Obama, États-Unis
lundi, octobre 26, 2009
Comment se présenter aux élections de Montréal sans se faire scruter? Avoir un beau sourire et ... un hidjab - par Barbara Kay
Libellés : Barbara Kay, Montréal, Races hostiles
Le soutient aux famille en état de vulnérabilité, par Sally W. Olds et Diane E. Papalia

Les familles qui cumulent un certain nombre de facteurs de risque tels que la pauvreté, la sous-scolarisation et le jeune âge des mères, sont plus susceptibles d'éprouver des difficultés sur le plan des rôles parentaux. Le stress associé aux conditions de vie (pression économique, isolement, monoparentalité, etc.) fragilise les capacités des parents. Ceux-ci deviennent moins chaleureux, plus irritables et moins efficaces dans la résolution des problèmes avec l'enfant (Lavigeur, 1989). Traditionnellement les psychologues et les travailleurs sociaux sont plus souvent centrés sur les problèmes des familles plutôt que sur leurs forces (Lavigueur et al., 2004).
Cette culture professionnelle favorise une perception négative des familles en contexte de pauvreté. Les intervenants ont tendance à penser que «si elles voulaient vraiment, elles pourraient s'en sortir». Ils arrivent donc dans ces familles avec un certain nombre de préjugés négatifs qui affectent non seulement les solutions qu'ils proposent, mais également l'attitude des parents à l'égard de l'intervention. En effet, il n'est pas rare que ces familles soient méfiantes. Parce qu'elles se sentent jugées comme étant inadéquates et qu'elles craignent de voir leur enfant placé en famille d'accueil, ces familles opposent une certaine résistance à l'égard de l'intervention proposée.
Cette attitude négative envers les parents en contexte de pauvreté peut également être présente chez les éducatrices et les enseignants. Les enfants issus de milieux pauvres portent déjà une étiquette négative lorsqu'ils se présentent à la maternelle, ce qui risque d'affecter les relations famille-école (de type mésotémique.) Pourtant la collaboration et la communication entre la famille et l'école est déterminante pour la bonne intégration des enfants dans le milieu scolaire (MSSSQ, 1998).
Une des pistes de solution explorée au Québec ces dernières années consiste a tenter de changer la perspective des intervenants au sujet des familles vulnérables : au lieu de ne voir que les lacunes des jeunes mères, il faut prendre le temps d'examiner leurs forces. C'est l'approche de l'empowerment, le processus par lequel une personne ou un groupe prend le controle de sa vie.
Dans cette perspective, les intervenantes discuteront avec les mères de leurs besoins. L'accompagnement peut impliquer de donner de l'information sur le développement de l'enfant, d'aider la jeune mère dans ses démarches pour retourner aux études ou pour se trouver un logement. Le création de tels liens favorise le sentiment de pouvoir de la mère sur sa propre vie, ce qui influence a son tour ses comportements parentaux.
Psychologie du développement humain - 6e édition, p. 158.
dimanche, octobre 18, 2009
Nouveau chef de l'ADQ - Taillon par la peau des dents, par Mathieu Boivin

QUÉBEC – Gilles Taillon a gagné la course au leadership de l’ADQ par la peau des dents : seulement deux voix l’ont séparé d’Éric Caire, qui menait au premier tour mais qui a finalement terminé en seconde place au deuxième tour de scrutin.
L’ex-numéro deux de l’ADQ a recueilli 1 957 voix contre 1 955 pour l’actuel député de La Peltrie.
Cela lui confère une victoire avec 50,03 % des votes des 3 912 membres de l’ADQ qui se sont donné la peine de participer au vote téléphonique.
M. Taillon a admis que c’était là « une fin de course hollywoodienne », mais il assure que cette courte victoire lui donne tout la légitimité voulue.
« J’ai gagné par une petite marge, mais j’ai gagné, a commenté l’homme de 64 ans, qui lutte contre un cancer de la prostate. J’accepte la victoire avec d’autant plus d’humilité que la course a été excessivement serrée. »
Signalons qu’Éric Caire a pris l’avance au premier tour de scrutin, avec 1 631 voix contre les 1 571 de M. Taillon. Arrivé troisième avec 710 voix, Christian Lévesque a été éliminé, et les votes de deuxième choix de ses partisans ont été compilés pour faire un vainqueur à la majorité simple.
Et cette fois, c’est M. Taillon qui est arrivé en tête.
« C’est difficile, j’ai mis tout mon cœur dans cette campagne et il n’y a rien de drôle à ne pas gagner, a admis M. Caire, 43 ans, en point de presse. Ç’a passé proche, mais ce n’est pas assez. C’est le résultat, et je m’y soumets. »
Ainsi, même si une seule voix différente aurait pu lui donner la victoire, il n’a pas l’intention de demander un recomptage ou une révision quelconque des résultats. « Mon intention est de me rallier et de travailler avec le nouveau chef », a-t-il déclaré.
Plan de match
De son côté, Christian Lévesque s’est dit content de la course qu’il a menée. « J’étais le candidat le moins connu, mais je suis fier de notre plan de match », a-t-il indiqué.
Il a lui aussi tendu la main à M. Taillon, assurant qu’« on ne le laissera pas tout seul parce qu’il y a un gros travail de terrain à faire ».
Seulement 29 % des 13 500 membres que compte actuellement l’ADQ ont participé au scrutin. Les trois candidats ont admis que ce taux de participation était décevant, mais ont tous soutenu que le vote direct de près de 4 000 membres représentait un processus plus démocratique que celui de « 400 ou 500 délégués » dans un congrès au leadership traditionnel.
Gilles Taillon entend rencontrer les six députés actuels de l’ADQ mardi prochain et nommera un nouveau chef de l’aile parlementaire au cours de la semaine suivante.
Il n’a pas voulu confirmer qu’il confierait ce rôle à son lieutenant politique, le député de Shefford, François Bonnardel. Rappelons que c’est la députée Sylvie Roy qui a assuré l’intérim à la tête du parti après le départ de Mario Dumont, au début de mars.
Il est aussi trop tôt pour savoir quelles sont les responsabilités qu’il confiera à son rival Éric Caire, mais dans une vidéo diffusée avant la divulgation des résultats du vote, M. Taillon a laissé entendre qu’il le verrait bien s’occuper de dossiers à caractère économique. M. Caire est actuellement porte-parole de l’ADQ dans les dossiers de santé.
Exercer le leadership
M. Taillon sait avoir beaucoup de pain sur la planche, au terme d’une course où les échanges ont parfois été virulents entre M. Caire et lui. « Ça va être à moi à exercer le leadership politique, a-t-il admis, mais je suis un gars qui a toujours voulu travailler en équipe et je vais le démonter avec mes deux collègues. »
Plus généralement, le nouveau chef adéquiste a souligné que « l’ADQ est un parti avec une tradition et j’ai l’intention de perpétuer cette tradition, en l’ajustant à la mode du jour. Je vais me faire bombarder au cours des prochains jours (il devra se soumettre à de la radiothérapie) et j’espère ensuite revenir en pleine forme. »
L’ex-député de Chauveau ne croit pas urgent de se faire élire à l’Assemblée nationale. Il se donne en effet jusqu’à un an et demi pour « rebâtir le parti ». Mais si une élection complémentaire devait être déclenchée « d’ici huit à dix mois » dans une circonscription près de chez lui, en Outaouais ou « dans Argenteuil, par exemple », il y briguerait volontiers les suffrages, a-t-il assuré.
Rappelons que la circonscription d’Argenteuil est actuellement détenue par l’ex-ministre du Travail, David Whissell. Celui-ci a préféré démissionner du conseil des ministres plutôt que de vendre sa participation de 20 % dans une entreprise d’asphaltage qui obtient des contrats gouvernementaux.
Quoi qu’il en soit, M. Taillon a dit espérer que le premier ministre Charest aurait l’élégance de ne pas lui opposer de candidat libéral s’il cherchait à se faire élire.
Lien
Libellés : Action Démocratique du Québec, Mathieu Boivin, Québec
mercredi, octobre 07, 2009
Selon Mohamed Elmasry l'esclavage sous l'islam = bon et sous le christianisme = pas bon, par Jonathan Kay

En voici une bien bonne. L'ex-directeur du Congrès islamique canadien Mohamed Elmasry veut nous faire croire que les 13 siècles d'esclavage dans les pays musulmans, ça n'était pas si mal.
Il nous débite les platitudes et les demi-vérités habituelles de l'apologétique musulmane.
Par exemple:
« L'islam qui n'a pas d'Église, enseigne que tous les hommes, sans distinction de races, de couleur de peau, sont capables de faire le bien: il n'y a pas de péché originel. Dieu est le Seigneur de tous les hommes, non d'une tribu ou d'un peuple.....l'islam enseigne que les esclaves, qui sont des captures de guerre, Africains ou pas, doivent être bien traités et libérés aussi rapidement que possible....L'islam enseigne également que les esclaves peuvent acheter leur liberté. C'est ainsi que beaucoup d'entre eux sont devenus d'excellents enseignants et érudits....L'islam enseigne qu'un esclave est une victime des circonstances qu'on doit aider à libérer et qu'on doit traiter avec équité en tout temps. Vendre des esclaves est un péché. Les enseignements de la Bible sont bien différents: «Esclaves obéissez à vos maîtres avec crainte et tremblement.»....Les musulmans arabes appelaient les Africains Zanji (d'où l'île de Zanzibar), Habashi (le mot arabe pour Éthiopiens) et Sudani (le mot arabe pour noir). De tels noms n'étaient pas «méprisants» mais simplement «descriptifs de caractères ethniques».
Sa thèse de base est que l'esclavage musulman - si tant est qu'on peut le considérer comme mauvais (et il n'est pas sûr que ce soit la position de Esmasry) - était éclairé et presque consensuel: chacun y trouvant son profit dans un monde multiculturel.
En fait, son argumentation c'est tout bonnement une autre tentative pour faire croire à la supériorité de l'islam sur le christianisme - alors qu'on oublie trop facilement que c'est le christianisme qui a lutté contre l'esclavage en Occident - alors qu'il a persisté dans tout le monde islamique jusqu'au 20ième siècle et qu'il persiste toujours dans certaines régions de l'Afrique musulmane, notamment le Soudan.
On peut d'ailleurs se demander ce que les Soudanais chrétiens, enlevés, brutalisés, convertis de force à l'islam ou réduits en esclavage par la junte arabo-musulmane qui a pris le pouvoir dans les années 80 penseraient des fantaisies historiques de monsieur Elmasry.
Le plus drôle ou le plus exaspérant c'est que nos dirigeants ‘chrétiens' sont incapables de faire autre chose que de présenter des excuses pour tous les drames de l'histoire...
Et voici un homme qui, jusqu'à tout récemment, dirigeait un important groupe d'activistes musulmans et qui considère comme sans grande importance le fait que ces ancêtres arabes ont colonisé et ont l'imposé l'esclave sur de vastes régions de l'Afrique pendant plusieurs siècles - une situation coloniale qui persiste au Soudan et dans plusieurs régions du Maghreb.
Rappelez-vous cela quand le prochain Elmasry ou un de ses semblables dénoncera «l'impérialisme occidental».
jkay@nationalpost.com
Lien
Libellés : Canada, Christianisme, Islam, Jonathan Kay
Mon nom est Simon Deng, chrétien, ancien esclave au Soudan, victime du djihad, par Annie Lessard et Marc Lebuis

«À 9 ans, j’ai été enlevé et donné en esclavage à une famille arabe. Mon peuple a été soumis au meurtre de masse, à l’esclavage, au viol systématique, à la persécution religieuse, à la famine imposée, à la dislocation, à l’exil. Nous sommes les victimes de ce que Khartoum a appelé « une guerre sainte contre les infidèles ». Combien de temps le monde laissera les « infidèles » être abattus et asservis au nom du djihad ? Combien de temps le monde se taira pour ne pas offenser les meurtriers et les défenseurs de l’esclavage ?»
Ancien esclave, Simon Deng du Sud Soudan a réussi à s'échapper et a abouti aux États Unis où il a reçu l'asile politique. Activiste des droits humains, il donne des conférences à travers le monde sur la situation au Soudan, où des Noirs chrétiens et animistes sont victimes d'esclavage et d'islamisation forcée.
Aujourd'hui, l'Algérie a appelé les pays arabes à saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies pour s’opposer à la Cour Pénale Internationale qui a lancé un mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar Hassan al-Bashir la semaine dernière pour répondre à des accusations de crimes contre l'humanité.
En 2006, Simon Deng a fait une présentation à un colloque organisé par une ONG sur les victimes du djihad.
L'esclavage n'appartient pas au passé..., blog Ketibi, le 14 janvier 2006
Le 18 avril 2006, alors que la Commission des droits de l'Homme de l'ONU s'apprêtait une fois de plus à rejeter une résolution condamnant les actions au Soudan sur pressions des pays islamiques, trois ONG organisaient un colloque en marge de la commission sur les « victimes du djihad ».
Devant une salle émue aux larmes, Simon Deng a raconté comment il avait été réduit en esclavage - parce que noir et chrétien - par le régime arabe islamiste de Khartoum:
Mon nom est Simon Aban Deng. Je suis soudanais, shiluk de par la tribu, chrétien de par la religion. Mon peuple a été soumis au meurtre de masse, à l'esclavage, au viol systématique, à la persécution religieuse, à la famine imposée, à la dislocation, à l'exil. Nous sommes victimes d'un génocide, physique et culturel. Nous avons été annihilés en tant qu'êtres humains parce que appartenant à une culture différente. Tout cela ne nous est pas tombé dessus par hasard : nous avons été et restons les victimes du régime djihadiste de Khartoum.
Durant les deux génocides commis par les islamistes, nos pertes ont été énormes. De 1955 à l'indépendance de 1973, 1,5 million de Soudanais chrétiens ont été éliminés par le gouvernement pro-arabe de Khartoum. De 1983 jusqu'au récent traité de paix, 2 millions d'êtres humains du Sud-Soudan ont perdu la vie dans ce que le régime de Khartoum a appelé «une guerre sainte contre les infidèles». Oui, je suis un infidèle selon leur définition. Je pense que bon nombre d'entre vous le sont aussi. Nous, les Noirs «infidèles» du Sud, chrétiens et autres non-musulmans, nous avons refusé d'obéir aux lois islamiques, nous avons refusé d'être arabisés.
J'ai été enlevé et donné à une famille arabe comme «cadeau»
Pour cette raison, mesdames et messieurs, j'ai été une victime de l'esclavage arabe au Soudan. A neuf ans, mon village a été pillé par les troupes arabes payées par Khartoum. Alors que je courais me réfugier dans la savane pour échapper au massacre, j'ai vu mes amis d'enfance se faire abattre. Les vieux et les malades étaient brûlés vifs dans leur hutte. Les troupes arabes ont fini par me trouver. J'ai été enlevé et donné à une famille arabe comme «cadeau». Quand vous me regardez, mesdames et messieurs, voyez-vous un cadeau ? Est ce que je ressemble à un objet ou à un produit ?
Maintenant, c'est au tour du Darfour.
J'ai été un enfant esclave pendant plusieurs années. J'ai été battu à maintes reprises pour un oui ou pour un non. Parfois même par caprice des enfants de mon «maître». Je travaillais durement et j'ai dû subir de nombreuses humiliations. Alors que j'avais été un enfant adoré dans ma famille, j'ai dû m'habituer à dormir avec les animaux et à nettoyer la terre où je dormais. Je ne mangeais que les restes dans les plats de mon «maître». Je me levais le premier et me couchais le dernier, après avoir accompli toutes les tâches domestiques. La vie d'un esclave est comme l'enfer, mais il n'y a aucune honte à avoir été un esclave : ce n'est pas un choix. Celui qui devrait avoir honte, c'est celui qui s'est proclamé le «maître». Si quelqu'un doit ressentir de la honte, ce sont les intégristes musulmans du régime de Khartoum et leurs alliés dans le monde musulman. Il est important de ne jamais oublier que les chrétiens africains du Soudan méridional sont victimes de l'islamisme. La guerre contre nous a été et reste conduite au nom du djihad.
Il y a 2 ou 3 millions de réfugiés du Sud-Soudan. Ils sont traités comme des chiens. Ils ne sont pas même considérés comme des citoyens, parce qu'au Soudan la citoyenneté est basée sur la religion et que seuls les musulmans y ont droit. Les Africains «infidèles» de cette nation ne sont pas considérés comme étant de pleins citoyens, bien que presque 90 % de la population soit noire.
C'est le grand défi des djihadistes de Khartoum : Arabes et Soudanais, ils ont voulu imposer une culture arabe dans un pays majoritairement peuplé de Noirs. Ils ont effectué leur travail avec une grande efficacité grâce aux armes fournies par leurs amis dans le monde arabe. Quand ils commettaient leur génocide contre nous dans le Sud, le monde a simplement regardé ailleurs. Quand des millions de Noirs africains étaient abattus et des centaines de milliers d'enfants soudanais étaient asservis, le monde était indifférent. Même l'ONU a tourné le dos. Maintenant, c'est au tour du Darfour. Certains observent, mais la plupart sont habitués à ne plus regarder...
Combien de temps le monde laissera les «infidèles» être abattus et asservis au nom du djihad ?
Mesdames et messieurs, je pose cette question en tant que victime de l'esclavage au Soudan : combien de temps le meurtre, l'esclavage, la persécution religieuse, le viol systématique, la famine imposée et «le nettoyage ethnique et religieux» vont-ils continuer ? Quand ceux qui ont le pouvoir d'agir et d'arrêter ces crimes vont-ils le faire?
Je le demande pour mes compagnons chrétiens et animistes du Sud Soudan. Ma voix est leur voix. Combien de temps le monde laissera les «infidèles» être abattus et asservis au nom du djihad? Combien de temps le monde se taira pour ne pas offenser les meurtriers et les défenseurs de l'esclavage ?
Lien
Libellés : Arabie Saoudite, Darfour, Enfants, Soudan
dimanche, octobre 04, 2009
Kamal Meddane, le plus jeune délinquant dangereux au Québec, par Marie-Êve Marineau

Kamal Meddane est devenu aujourd'hui le plus jeune criminel au Québec, et l'un des plus jeunes au Canada, à être déclaré délinquant dangereux par un juge, une peine d'exception, la plus lourde prévue au Code criminel.
Le juge Patrice Hurtubise a rendu cette décision cet après-midi en chambre de la jeunesse de Montréal. Kamal Meddane avait 14 ans lorsqu'il a commis sa première agression sexuelle. À 16 ans, il a récidivé, cette fois avec beaucoup de violence. C'est à cet âge qu'il a refusé une première thérapie pour les agresseurs sexuels. Il en a refusé trois au total.
À 17 ans, alors qu'il était en suivi probatoire, il a fait trois nouvelles victimes. La plupart de ses victimes sont des adolescentes de 13 ans aux airs fragiles qu'il choisit au hasard dans un autobus ou une station de métro. Il a forcé l'une d'elles à le regarder se masturber. Il en a violé une autre sans condom.
Dans ces trois derniers cas, il a plaidé non coupable. Au terme du procès, le juge Hurtubise l'a reconnu coupable de toutes les agressions. La Couronne, représentée par Me Sylvie Lemieux, a ensuite demandé au juge d'imposer une peine applicable aux adultes, ce à quoi le magistrat a consenti. C'est pourquoi les médias peuvent l'identifier, même s'il a commis ses crimes alors qu'il était encore adolescent.
Le juge Hurtubise a ainsi ordonné l'incarcération de Meddane pour une durée indéterminée. Il purgera au moins sept ans de prison, puis fera l'objet d'une évaluation tous les deux ans, pour déterminer s'il est apte à sortir ou non.
Le jeune homme a une «déviance sexuelle de type sadique», selon le psychiatre Louis Morissette qui l'a évalué à la demande de la Couronne. Il se sert de la violence et de l'humiliation pour agresser des adolescentes pubères et des femmes. Meddane n'a pas de maladie mentale grave ni de problème de toxicomanie ou d'alcool. Le jeune homme était un cancre à l'école et a refusé toutes les démarches proposées pour trouver un emploi. Il a une «haute estime de lui-même» et il manque d'empathie, toujours selon le médecin.
Meddane était détenu depuis son arrestation, en avril 2007. Il est en attente d'un procès dans une autre cause d'agression sexuelle, devant un tribunal pour adultes cette fois. Sa mère et son frère étaient dans la salle d'audience cet après-midi, de même qu'une de ses victimes. Sa mère s'est effondrée en larmes au prononcé de la sentence.
Lire aussi:
La Couronne veut faire déclarer un jeune violeur délinquant à contrôler par Christianne Desjardin, (La Presse le 21 mai 2009)
Extrait:«Ça me valorisait de voir que les victimes pouvaient avoir peur», a-t-il expliqué, hier. Au début, il s'agissait d'attouchements. Mais au fil du temps, les agressions ont gagné en gravité, allant jusqu'au viol. Aîné d'une famille de huit enfants, il vivait avec toute sa famille dans un cinq-pièces, à Montréal-Nord.
Lien
Libellés : Marie-Êve Marineau, Montréal, Races hostiles
vendredi, octobre 02, 2009
Hommage à Pierre Falardeau
« Moi, je passerai pas à d’autres choses, parce que, mais je sais juste que ces luttes là, c’est des luttes très difficiles, c’est dur et pis ça se fait pas du jour au lendemain, et pis, c’est ceux qui se découragent pas qui gagnent.
Des luttes pour l’indépendance, là, les Grecs, ça leur a pris 500 ans. Les Palestiniens, sont pas sortis du trou, mais qu’est-ce tu veux qu’y fassent ? Qu’y abandonnent ?
Si on choisi collectivement d’abandonner, y a un prix à payer pour ça. Si on choisi de s’écraser, si on choisi de s’allonger, le monde va s’essuyer les pieds sur nous autres. Pis un peuple qui meurt, ça meurt longtemps. Pis c’est douloureux, pis ça fait mal. Ça fait que si vous décider d’abandonner, ça va être ben long pis ben tough. Vous avez besoin d’être tough. »
- Pierre Falardeau, à l’émission de Tout le monde en parle, 26 octobre 2008
Libellés : Québec
jeudi, octobre 01, 2009
L'islam radical progresse en Italie, l'enquête de Il Giornale, par Francis Chartrand

Une traduction intégrale de l'article des journalistes Gian Marco Chiocci et Luca Rocca du grand quotidien italien permet de saisir la vitesse à laquelle l'islamisme progresse en Italie.
Titre original Terrorismo, le moschee dove si predica l’odio-Traduction Observatoire de l'islamisation.
Prêcheurs de haine islamiques. Partisans du terrorisme, prédicateurs de violence, fondamentalistes de profession, leaders spirituels sur le papier, puis expulsés par décision du gouvernement et pas toujours « sauvés » par des sentences judiciaires ambiguës. Certains supportent explicitement la charia, d’autres exercent l'art de la dissimulation, en prêchant la paix mais en diffusant le jihad en sous main. La « carte géopolitique » des imams qui ont choisis notre pays pour répandre le coran de la manière la plus extrême, radicale, et violente, est plus étendue de ce que l’on pense.
Selon une récente analyse du contre-terrorisme c’est le centre-nord de l’Italie la zone d’action principale de ceux qui exhortent les fidèles à la chasse à l’apostat: Eux sont des prêcheurs patentés, des imams autoproclamés, des guides spirituels ou des tablighs « itinérants ». Cela commence par la Lombardie (12 centres religieux) « base stratégique du prosélytisme » puis cela va vers la Vénétie (11), en passant par le Piémont (10) où à Turin et Ivrea, au nom de la liberté de culte, souvent on fomente la haine contre l'Occident . En descendant vers l'Emilie (10), on arrive en Toscane (6) qui avec la Campanie (8) et le Latium (13) constitue le réservoir de la croyance extrême, sunnite, chiite et même wahhabite. Et que dire de l'Ombrie (3) ou de la cote des Marches (12), ou bien des Pouilles (8 sites, sans compter celui de Bari dont le responsable, l’imam Nassam Ayachi, a été arrêté en mai dernier pour l’accusation d’avoir déclarer « vouloir frapper Paris »).
Même situation alarmante en Sicile (14) et en Calabre (11) : considérées à risque, entre tous ces « sites sensibles », également un bon nombre de mosquées officielles et encore plus d’autres non officielles, ainsi que leur respectif imam et pseudo imam.
Dans le Piémont le travail des inspecteurs tourne surtout autour de l’entourage intégriste de 3 imams expulsés ces 5 dernières années, notamment Mohamed Kohaila, expulsés en janvier 2009, qui incitait les musulmans à ne pas s’intégrer avec les juifs et chrétiens, un peu comme ses collègues Bouriki Bouchta et Abdul Qadir Fadallah Mamour, étiquetés eux aussi comme indésirables.
Discrètement, une enquête s'est menée sur la base de l’exposé de la parlementaire Souad Sbai à propos d’imams itinérants qui dans le Piémont sèment la haine, exaltent à la révolte contre le Pape, fondent des associations de bienfaisance pour encaisser de l’argent qui régulièrement finissent sur leur compte bancaire personnel, au Maroc. Les preuves des enquêtes menées contre les serments de haine du vendredi n’aboutissent pas toujours malheureusement. Pour exemple à Bologne, où Nabil Bayoumi, déjà directeur de la mosquée An-Nur, soutient depuis longtemps que « en Israël les civils n’existent pas et que même les enfants ne sont pas innocents(…)les kamikazes ne sont pas tous à excommunier, spécialement ceux palestiniens(…)Ousama Ben Laden dit des choses que l’on peut partager quand il affirme que les américains et leurs lécheurs de bottes des gouvernements occidentaux doivent partir des pays arabes ». Dans ce sens, la situation reste chaude à Pérouse et aux alentours, où l’arrestation pour terrorisme de l’imam marocain de Ponte Felciano, Mostapha El Korchi, ( qui commandait aux adeptes de « frapper les enfants italiens jusqu’à qu’ils saignent ») n’aurait pas vaincu les instances extrémistes signalées dans plusieurs lieux de culte de la région. Mais c’est le nord la « base »naturelle de ceux qui sèment rancœur contre l’occident. C’est à Vicence qu’est fini sous procédure judiciaire l’imam yéménite et son collègue lui aussi imam pour relation avec des personnes suspectées d’accointance avec le terrorisme, à la mosquée vénitienne de la rue des mille. C’est à Udine que plusieurs imams ont étés impliqués sur une enquête de pédo-pornographie. C’est cependant à Rome, avec le centre de mont Antenne qui sert de catalyseur à la Ligue islamique mondiale (située dans la plus grande mosquée d’Europe) que se situe le centre de « commandement » et ce pour deux raisons : Parce que c’est ici que l’on peut savoir ce qui se passe dans les nombreux lieux de culte « invisibles » ou moins fréquentés de la capitale, comme la mosquée de Centocelle, gérée par Samir Khaldi, proche des Frères Musulmans, entendu sur l’enquête des attentats de Londres pour avoir « reçu en prière » un des kamikazes ; et parce qu’à Rome se sont également déroulée les manifestations les plus significatives contre le « licenciement » des imams Abdel Samie Mahomud Ibrhim Moussa e Andulòwahab Hussein Gomaa, impliqués dans des polémiques pour l’extrémisme de certains sermons en mémoire des martyrs combattants de l’islam. D’ici, il y a eu une volonté directe de tenir sous contrôle les centres de prière de la Tuscia ou de Latina où travaillent plus de 10 imams appartenant aux courants islamistes les plus agités.
Si la plupart des prêcheurs sont arrêtés surtout sur des questions touchant au terrorisme, comme à Florence, Cremona, Desio, Varèse, Brescia et jusqu’à Côme, inutile de parler de ceux qui sont prêts à s’immoler pour défendre l’honorabilité de ceux qui répandent la parole de Mahomet. A Ostia, une interception en dit long sur le climat actuel : « les imams sont trop intransigeants », hurle un pakistanais à un de ses compatriotes. « Tu te trompes, les imams sont comme des anges », répond le second en lui lançant dessus de l’eau bouillante, le frappant avec une barre pour ensuite le finir avec un coup de couteau à la gorge. L’anti-terrorisme continue ses vérifications sur l’imam de Gallarate, Mohamed El Mahfoudi, accusé d’entretenir des rapports étroits avec des personnages proches de Ben Laden, il se verra finalement condamné puis acquitté en cassation. C’est aussi entre Naples et Caserte, carrefour majeur du fondamentalisme inspiré de l’imam algérien Amar Sahounane, que ce dernier avait l’habitude de diffuser la bonne parole à ses fidèles en justifiant les attentats contre les italiens à l’étranger en réponse aux croisades antiques des chrétiens. Et même s’il s’est dit beaucoup de choses sur l’imam de Pordenone qui aurait inspiré récemment l’agression à coups de couteau de la jeune Sanaa, fiancée avec un italien, d’autres imams n’agissent pas différemment. Des imams par exemple comme celui de la région de Vérone, Wagdy Ghoein, qui a répété plusieurs fois qu’il invitait les fidèles « a commander les femmes comme des moutons parce qu’elles sont stupides comme les bêtes ».
Lien
Libellés : Europe, Francis Chartrand, Islam, Italie, Religion et fanatisme
mercredi, septembre 09, 2009
Le bêtisier, par Noémie Cournoyer

Cath's sur http://forum-chretien.com/topic3923.html
L'oeil de Dieu regarde au travers de l'âme du gaie autant qu'au travers d'un restant de poter à joint ou de peinture .
PS : L'éternel peut aussi faire decendre la foudre du Ciel .
Lu sur http://dieu-atheisme.over-blog.com/
"la création par la simple parole est possible , puisque aujourd'hui sur les ordinateurs des logiciels permetent aux Hommes de parler dans un micro et de retranscrire cette parole en une création écrite"
shaena1 sur forum-religion:
Cela te dérange tellement que nous puissions encore croire en l'an 2009 en Occident à Un Créateur ?
autres questions, certains tarés d'animistes couleur ébéne ne se marient qu'entre eux, pense-tu que dans cent génération leurs descendants arriveront à s'éclaircir car ils n'habitent plus en Afrique et qu'il y a moins de soleil en France ?
glaive, forum-religion:
1- pourquoi il y a toujours des singes? 2 - pouquoi dans le meme milieu on trouve des animaux comletement differents?
3 - et pourquoi des hommes existaient deja depuis plusieurs milliers d'années alors que des singes existent encore?
4 - et le soi disant "encetre commun" qui l'a créé?
5 - et finalement je vous propose une cage dans un zoo en tant qu'animal qui garde toujours un cerveau de singe
glaive, forum-religion:
c'est mentionné dans le coran que quelques humains qui ont desobeié leurs prophètes, ont été metamorphosé en singes et en cochons! et ça c'est une preuve de la credibilité du Coran, car on sait maintenant que ce sont les deux animaux desquels on peut faire des greffes d'organes (ex: les vaves cardiaques porcines).
LECHEMAINDROIT, forum-religion:
Une femme soit vierge veut dire que cette femme n'a pas eux de relation sexeulle avant. si je te pose cette question? est ce que tu le gout entre une viande fraiche et pareille avec une viande congélé. c'est pareille pour la femme, lorsqu'elle aurrat le premier rapport sexeulle, elle trouve que c'est une chose trés intéressante pour elle.
marie1, forum-religion:
et vous vous êtes tous des menteurs, des ignorants! Vous aimez votre théorie, gardez-la pour vous! et vivez comme bon vous semble! Mais on ne partage pas les mêmes âneries, et vos scientifiques évolutionnistes ne nous apportent rien de bon que du bourrage de crâne Moi, j'aime beaucoup haroune yahiya que vous détestez! c'est normal, il vient vous démonter tous vos mythes! je lui donnerai bien un prix nobel pour cela!
LECHEMAINDROIT sur Forum Religion:
N'oublier pas que le développement scientifique dans le monde na pas vu le jours que d'après l'islam. l'église catholique était un obstacle réelle pour les chercheurs et les savants . par contre l'islam non. c'est la réalité et vous ne pouvez la refusé.
diddl2007 sur Top Chrétien
anti-Sionisme = anti-Sémitisme = anti-Juif = anti-Israël = anti-Dieu
Yoda sur Forum Top Chrétien:
[Yoda nous parle des pouvoirs psi de la fille de son pasteur]
Les petits enfants sont certainement très sensibles aux présences spirituelles. Quand le culte est spirituellement lourds ils sont souvent passablement agités, mais quand le Saint-Esprit règne sur une rencontre, ils jouent calmement et sans cris, mais sans rester immobiles non plus. Quand je vois la petite de mon pasteur (qui doit avoir un peu moins que les 28 mois de ma petite-fille ) dans les moments de prière en semaine, je me dis qu'elle est souvent inspirée: elle va par exemple prendre un papillon précis sur le présentoir et le donne à la bonne personne. Son attitude en dit parfois beaucoup, si elle sait faire sourire les plus maussades, mais elle a tendance à éviter les personnes liées spirituellement.
Gillovy sur le forum TopChrétien:
Lorsque j'aurais réuni assez d'informations, de documentations sur ces fameux animaux préhistoriques et hominidés, je pense que le public pourra décider de qui dit la vérité et qui ne la dit pas.
(emphase ajoutée)
nicolas sur Forum-Chretien.com:
il y a une femme réservé pour toi et que tu doit te réservé pour elle
en gros tu a pas le droit ni d'embrasser une femme ni de la touché avant le mariage tu voulé conaitre la limite ?? je crois que tu la deja franchi Very Happy
bon c un peu raid mais je pense que c vrais
Pierrot sur Forum-Chretien.com
Et pourquoi n'y a t il pas aujourd'hui des "espèces" entre le singe et l'homme, puisque l'homme descend du singe ???
Bizarre ,,bizarre !!!
Willofly, sur forum TopChrétien:
Je n'ai jamais renier l'existence des dinosaures, d'ailleurs je pense vraiment que le Leviatan et certains monstres marins font références à des sortes de dinosaures. Je médite vraiment sur la question mais pour l'instant c'est comme l'utilité des tardigrades je ne l'a connait pas mais elle existe surement.
T.R., sur Forum TopChrétien:
Dans toute les sociétés, il y avait des dieux et un culte. Certes, des dieux barbares et faux, donc des sociétés boiteuses. Mais voilà: c'est un fait. (...) Dans ce monde, l'être raisonnable sans Dieu est plus malheureux qu'une bête, ignorant sa condition. Voilà, ce qui est vrai.
kalheb sur Forum-Religion
2Pierre 3:3 dans les derniers jours il viendra des moqueurs avec leur moquerie,allant selon leur propre désirs et disant où est sa présence.
Vos injures et vos dénigrements sur les saintes écritures prouvent une fois de plus les véracités prophétiques de la parole de Dieu et sans vous en rendre compte vous participez aux prophéties de la bible.
TR sur TopChrétien:
N'étant pas athée, je peux me permettre ce que peu de athées osent faire: être lucide sur leurs opinions et leurs aboutissements.
Science Création sur TopChrétien:
Un mot peut avoir plusieurs définitions. Je définis ce que je veux dire quand j’utilises le terme macro-évolution. À toi de prendre acte que lorsque j’utilise ce mot c’est de cette définition dont je parle.
lucm sur Forum-religion:
1. le coran expose les réalités d'une maniére différente de la bible.
2. Le coran a ajouté des choses que la bible ne contenait pas dans les sujet que tout les deux traitaient ..
3. Le coran a corrigé de graves erreurs se trouvant dans la bible.
4. Le coran continet des réalités exclusivement citées par le coran.
5. Dans le cas de divergeance entre eux , c'est toujours le coran qui a raison , et cela par la preuve de la logique et la science .
gillovy, sur Forum TopChrétien
Certains doutent de mes connaissances en matière de sciences...n'entrons pas dans ces vaines polémiques. Je suis un "logicien", formé à la rigueur du raisonnement.
Pazu, sur Blogdei:
Je viens de lire un livre qui m'a fait arreter de compatir avec les ennemis d'Israel.
Je suis pour que l'etat d'Israel regagne toute sa Terre. Avant je ne savais pas trop quoi penser de tout ca et je suivais un peu l'opinion generale mais maintenant c'est clair et net que l'etat d'Israel fait parti du plan de Dieu et de sa promesse faite a Abraham. Canaan appartient aux Juifs.
Willofly sur TopChrétien:
En commençant par les premiers chapitres de Genèse, il y a déjà pas mal de recherches à entreprendre. (...) Les scientifiques ne serait-ce que par curiosité ne cherchent pas à comprendre, en général, si il y a quelque chose à tirer de ce récit inspiré pour orienter complètement leurs recherches, compréhension de l'univers, système de datation ...
Pourquoi, qu'ont-ils peur de découvrir? Je ne crois pas du tout à l'impartialité d'un système de pensée à sens unique.
Science Création, sur le TopChrétien:
La démarche que je préconise en ce qui concerne le sujet Création vs Évolution est d’amener la personne à prendre conscience que la macro-évolution n’est qu’une croyance. De mon point de vue, il me semble, qu’il est dangereux d’ébranler la foi en Christ d’une personne en lui démontrant par la bible qu’elle doit rejeter la macro-évolution.
Car à cause du monde dans lequel on vit, cette personne a de forte chance d’avoir plus foi en ce que les scientifiques séculiers, la plupart des écoles et la grosse majorité des médias enseignent et ainsi au final rejeter Christ.
diddl2007 sur TopChrétien:
Une question que devraient se poser tous les partisans de l'évolutionisme. Pourquoi portez-vous des habits en sortant de chez vous et pourquoi ne sortez-vous pas nu (sauf cas exceptionnel dans certaines tribus de certaines contrées et encore certains cachent les parties les plus intimes de leur corps). Pourquoi de très nombreuses sociétés avant même d'avoir connu le Christianisme voir l'époque Gauloise ou autres civilisations non-Judéo-Chrétienne comme Rome et tant d'autres... ont imposé que les hommes et les femmes soient couverts ????
Et ne me parlez-pas du climat pour argumenter car comment expliquer alors que l'empire Romain qui étaient dans des contrées aussi très chaude de la planète comme l'afrique étaient tous habillés ??? Après tout si l'homme a pour ancêtre le singe, d'où lui viendrait ce sentiment de pudeur ? Les animaux n'ont pas ce sentiment, ce sentiment est typiquement lié à l'être humain.
Et bien regardez donc dans La Bible et vous verrez que l'homme et la femme connurent qu'ils étaient nu après le péché et Dieu leur donna des peaux de bête pour les couvrir.
superspy, sur TopChrétien:
n'essayez pas de m'enfoncer des clous dans le "derrière" où je ne sais où (dans mon COEUR), cela ne changera pas la vérité
il n'y a pas de chrétien, il n'y a pas d'intelligent, il n'y a pas de bourreau, il n'y a pas des torturés... il y a simplement la vie avec ses mensonges et ses vérités
et je crois que j'ai à faire, pour l'instant, à des gens qui pratiquent très bien le mensonge : ils se mentent à eux-mêmes et par conséquent, mentent aux autres sur eux-mêmes
je n'ai qu'une chose à dire : continuez ou fuyez la vérité en réfusant de m'adresser la parole de peur de parler à votre VRAI reflet !
a+
ps : et non, je ne suis pas dieu, je serais plutôt satan
KingJosias, sur forum TopChrétien:
Pour ce qui est des citations hors contexte, mes dix ans d'expérience dans le débat création-évolution m'ont montré que les évolutionnistes n'ont jamais fait la démonstration des citations "hors contexte"
Athanasius sur Forum Protestant
[Concernant la possibilité des femmes de devenir prêtre:]
Ce ne sont pas de mitres dont elles ont besoin...
mais de verges(ICor.4/21)!
Commentaire de Kirrmann M. sur Blogdei:
Les chapitres 40 et 41 de Job décrivent deux autres animaux disparus. la King James transcrit:
"Behold now behemot" traduit injustement par la française comme "hippopotame", en lui attribuant une queue comme un cèdre, une nourriture dans les lieux élevés, des os comme des tubes d'airain et un glaive comme défense (Job 40,10-19)
Suit alors la description du Léviathan, traduit injustement par crocodile, mais ressemblant à ce que nous pouvons supposer être un Trex (Job 40.20 à 41) Il crache du feu, est insensible aux armes, se fiche des cuirasses, a sur son ventre une herse.
(...)
La Bible n’est pas la seule à parler de rencontres des dragons avec les hommes, et la littérature en est littéralement bourrée. Depuis l’épopée de Gilgamech, où le héros tue un dragon et rapporte sa tête.
Iron_Coffin sur TopChrétien:
[Concernant l'inceste nécessairement commis par les enfants d'Adam et Ève...]
En suposant qu'il n'y a pas de Dieu. Le premier homme et premiere femme qui on peupler la terre ont surement eu recourt a ce proceder.
Science Création, sur TopChrétien:
[On lui demande s'il croit que le récit de la Genèse est littéral (6 jours) ou symbolique:]
J'ai choisi créé en 6 jours.
Donc historique mais aussi symbolique. Par exemple la moisson un fait historique est utilisé pour symboliser.
Pour moi la bible est fractale.
mal4 de TopChrétien:
[Interrogé sur la valeur symbolique des "six jours de la création"]
Ne soyez pas scientifique. Les choses de Dieu se comprennent par la lumiere de l'évengile et c'est la bible qui le dit: 1j=1000 ans. Est ce avec ou sans soleil je sais pas.
frero sur TopChrétien:
Oui DIEU peux faire repousser une jambe, je l'ai vue une fois. Cétait une opération de miracle (le don d'opérer des miracles), Cette Homme en question, il lui manquait ces deux jambes et de plus c'étais un prêtre catolique.
Un homme de DEIU de passage dans notre ville qui étais remplis de l' ESPRIT de DIEU lui à dis simplement d'aller s'acheté de nouvelle paire de chaussure, le prêtre c'est mit à rire premièrement, mais ensuite il a obéi, il donna sa pointure de chaussure au vendeur taille 42 de couleur noire s'il vous plait pour la chaussure. Le vendeur s'excusa en voyant que le client n'avait pas de jambe mais des prothèses, mais le prêtre insista et le vendeur finalement le servi.
Quand le vendeur lui présenta les chaussures il les regarda et il plaça une des prothèses dans la chaussure et au même instant une jambe ce forma et il fit de même pour la deuxième prothèse et une seconde jambe poussa immédiatement comme pour la première jambe avec le pied en entier dans la chaussure.
Masson.A sur Forum TopChrétien:
Que Dieu existe est un objet du savoir et non pas un objet de foi, car nous pouvons savoir par déduction logique que Dieu existe et quels sont ses attributs majeurs. (...) Et connaissant naturellement ses perfections, comment ne pas avoir foi en ce Dieu ? (sinon par une névrose affectant l'intelligence). Alors franchement, je vois pas où est le problème. Dieu est parfaitement juste et tout homme est en situation d'égalité des chances devant lui. Il faut qu'on m'explique où est le problème, franchement je ne le vois pas.
diddl2007 sur TopChrétien:
Le Nom de Yeshoua a une signification pour les Juifs et devient plus accecible à leur compréhension Juive car trop souvent les Juifs pensent que le Jésus des Chrétiens a créé une autre religion alors que c'est faux car le Messianisme de notre Messie et Sauveur fait partie intégrante du Judaïsme Biblique...
Frontline sur TopChrétien:
la biologie moléculaire, de plus en plus, la question se pose.. en physique : tu sais que la terre a un décalage de rotation d'une journée parmis les autres astres du systeme solaire ? et ça, les scientifiques ne trouvent l'explication que dans le livre de Josué...
un excellent documentaire fait par des gars vient de sortir, il s'appelle "expelled". Je pense que ca pourrait t'intéresser !
diddl2007 sur ce fil du TopChrétien
Je l'affirme à nouveau, il y a 2 sortes d'intelligence, il y a une intelligence humaine relative au QI et puis il y a l'intelligence qui vient de Dieu, celle qui est la plus importante, celle qui est de suivre l'Eternel Dieu et c'est celle là qui compte aux yeux de Dieu. D'ailleurs, les gens qui sont éloignés de Dieu disant qu'il n'y a point de Dieu sont d'une bêtise indescriptible et ceux là se revendiquent intelligents. Se rapprocher de Dieu augmente l'intelligence et s'éloigner de Dieu augmente la bêtise. Prenons la théorie de darwin, cela rends les gens vraiment stupides de s'éloigner de Dieu au point de croire que l'homme descend du singe...
Sel sur le forum du TopChrétien:
Dieu donne des rôles et des responsabilités différentes à chacun, il ne s'agit pas de grade, ni de position mais de postes différents ...
La femme porte l'enfant et l'allaite ! L'homme est responsable du foyer devant Dieu !
Les frères enseignent en assemblée ! Les sœurs dans le privé leur famille, leur hôtes et leurs sœurs !
Ou est le problème ?????????????????????
M3dhi sur forum-religion.org:
Class IterationInfinie {
int i = 0;
boolean b = true;
do {
i = i +1;
} while (true);
System.out.println("la variable i = "+i); [cette ligne était en rouge NDLR]
}
En faite, ton compilateur (cerveau) va reussir à compiler cela. il va donc generer le fichier binaire que comprend ton processeur (encore cerveau + logique ). Apres execution : Jamais la ligne en rouge va etre exécutée. (ca serai trop tard car tu appuiera sur Alt+F4, sinon le processeur bloque et tu dois rebooter le PC) En gros tu sera mort.
T'as compris le principe ?
"Toutes ces années de pratique professionnelle n'ont fait que renforcer un constat: la psy, sous toutes ses formes, est d'une "efficacité" bien limitée malgré ses nombreuses prétentions et je suis dorénavant, plus que jamais convaincue, qu'elle est, à bien des égards, un réel tremplin et une 'rampe d'accès' pour le monde des ténèbres !" - Extrait du "Témoignage d'Annie", voxdei.
"Les mutations (au vrai sens du terme) ne sont pas avantageuses pour une espèce, bien au contraire. Elles ne la modifie pas non plus. On ne peut pas prendre une "anomalie" et dire qu'elle va constituer la règle pour toute une nouvelle génération. Connaissez-vous des variétés de vaches à cinq pattes, des humains du troisième type? Des variétés de mouches aveugles dans la nature?" - gillovy, forums TopChrétien
"Je ne sais pas si tu as lu le livre 'l'éternité dans leurs coeurs', mais il montre comment dans divers peuples, des traditions orales ancestrales étaient comme des préparations à recevoir l'évangile." - clairette2, forums TopChrétien.
"La science des hommes ne doit jamais interférer dans la manière de lire et comprendre la Parole de Dieu. Par contre, la Bible éclaire le domaine de la connaissance." - GILLOVY, sur le Forum TopChrétien.
"On est très loin des temps de Francis Bacon qui croyait possible d’aborder les faits sans aucun biais. Ce qui est vraiment triste, c’est l’attitude de l’établissement si bien souligné par Ben Stein dans son film « Expelled : no intelligence allowed ». Si le créationnisme est si bête, pourquoi ne pas l’enseigner dans les écoles publiques et le démolir argument par argument durant tout une année scolaire ? Et je parle d’arguments récents publiés dans des revues scientifiques, pas d’anciens arguments." - D. GASSER, forum TopChrétien.
Libellés : Créationnisme, Laïcité, Noémie Cournoyer, Religion et fanatisme, Science et théorie
mardi, septembre 08, 2009
Défendre et protéger l’Athéisme à travers le monde, par Anne Humphreys

Quand on m’a demandé de parler sur le sujet de « Défendre et protéger l’athéisme à travers le monde », j’ai été aussitôt frappée par l’ampleur du sujet. Penser à cela. Penser aux obstacles sociaux, politiques et culturels que nous devons surmonter. Penser à tout le travail qui nous attend. Une des choses que je dis au public américain, en débattant de ces questions, c’est que lorsqu’on se promène autour de Washington, il est frappant de voir comment chaque organisation et chaque groupe d’intérêt est représenté là-bas. Il y a plus de 30 000 groupes de pression enregistrés dans la capitale de notre nation. Et presque chaque groupe religieux a un bureau là-bas. Ils représentent les intérêts des Eglises des moquées et des temples ; et ils dépensent des millions de dollars pour s’assurer que ces intérêts sont protégés et que leurs projets deviennent des lois. Cela est reproduit dans chacune des capitales d’Etat dans toute l’Amérique du Nord.
Les groupes religieux disposent d’énormes machines culturelles et politiques efficaces pour former l’opinion publique et mobiliser leurs partisans. Quand je parle « d’intégristes religieux », vous pensez probablement à une personne dépourvue d’éducation, un charmeur de serpent sans apprêt, à la bouche écumante qui vomit des imprécations tirées de la Bible ; mais aux Etats-Unis, les Evangélistes chrétiens et les intégristes sont devenus des cadres politiques à la pointe du progrès. Ils contrôlent le Parti Républicain. Ils disposent de chaînes de radio et de télévision, et même les extrémistes comme Pat Robertson et James Dobson sont courtisés par les média laïques. L’Association de la Famille Américaine se vante d’inonder les élus au Congrès avec 50 000 lettres, fax et appels téléphoniques en 24 heures – et cela permet de déterminer quelle loi est adoptée et qui est nommé dans l’ordre judiciaire. Ils représentent en fait une machine politique qu’aucun homme politique ne peut ignorer. Je dis aux athées que si nous, nous voulions ce genre de présence, nous devrions emprunter un chapitre du manuel de « savoir-faire » de la droite religieuse. Nous, nous avons commencé à élire et à influencer des hommes politiques, c’est pourquoi j’ai mis en œuvre le Comité d’Action Politique des Américains Sans Dieu. Pour ce qui est de devenir plus efficace, nous devons avoir plus de jugeote politique, nous devons faire avec nos propres idées ce que Pat Robertson et Dobson ont fait avec les leurs. Nous devons devenir des « acteurs » du processus politique.
Je ne viens pas ici pour vous dire de faire pareil. C’est à vous de prendre la décision. Ce que je peux vous dire, c’est qu’à travers le monde, nous serions bêtes de ne pas nous saisir des occasions que nous offre la démocratie. Si vous voulez changer la culture, si vous voulez influer sur le cours de la politique, il faut faire une partie de cela de l’intérieur. Cela ne veut pas dire que nous négligeons les autres choses pour lesquelles nous nous sommes organisés. Et si nous sommes réalistes, nous devons accepter l’idée que, dans l’avenir immédiat, au moins, nous resterons – en partie – en tant qu’« extérieurs », en tant que minorité. Nous nous plaisons à dire comment la laïcité s’étend, comment les athées « sortent du placard » – et tout cela est vrai – mais il y a des forces contraires qui travaillent ici dont nous avons à tenir compte. La question est que, malgré la mondialisation et le fait que particulièrement en Occident nous pensons que nous sommes des modernes et des universalistes – des citoyens du monde progressant dans le sens des Lumières – l’intégrisme religieux progresse. Il y a beaucoup de raisons à cela. Mais la question reste posée que la diffusion de la « bonne parole », les messages positifs et humanistes de l’athéisme et de la laïcité vont demeurer dans le cours de notre vie une bataille difficile et âpre, avec des avancées et des reculs.
Donc cela me ramène à la question du début : comment défendons-nous et faisons-nous avancer la cause de l’athéisme et la séparation totale, absolue du gouvernement et de la religion. La laïcité et cette séparation demeurent l’expression de l’athéisme dans l’espace public. La croyance religieuse devrait rester une affaire de choix personnel, et ceux qui pratiquent une religion – en tant que membres d’une société libre – doivent être libres de croire en n’importe quelle divinité ou divinités qu’ils choisissent d’adorer. Ils doivent être libres de se rassembler. Ils doivent être libres de pratiquer leur religion dans la mesure où cela ne viole pas les Etats civils « neutres ». Mais la croyance religieuse ne doit pas être élevée au niveau d’un statut de « droit spécial » avec des privilèges spéciaux, c’est ce qui arrive aujourd’hui aux Etats- Unis. Nous avons une liste qui s’allonge chaque jour de lois qui confèrent aux individus et aux groupes religieux de ces « droits spéciaux » et les Athées Américains combattent contre cette législation au niveau des Etats et au niveau fédéral depuis plus d’une décennie.
Et le revers de la médaille est aussi vrai. Tout comme les religions doivent être libres d’exprimer leurs opinions, aussi odieuses et erronées soient-elles, les athées doivent aussi être libres de critiquer la religion. Nous devons être libres d’exprimer nos opinions dans l’espace public, aussi « offensantes » ou provocantes ou « blasphématoires » que les religieux puissent les considérer. Et voilà le mot que je cherche : blasphème ! Dans son œuvre historique « Commentaire du Droit », le juriste du XVIIIe siècle William Blackstone a déclaré que le blasphème était le fait « de nier la providence de Dieu, d’adresser des reproches arrogants à notre Christ Sauveur, de tourner en dérision les Saintes Ecritures, ou de les exposer au mépris et au ridicule ».
Vous constatez que cette définition est rédigée de manière à protéger la foi chrétienne ; et sûrement en Occident, les lois sur le blasphèmes n’ont été invoquées que pour cela. Mentionnez le blasphème à un Américain moyen, dont beaucoup connaissent à peine le Premier Amendement à notre Constitution fédérale, et il est probable qu’on vous répondra que c’est une pratique obsolète. Que cela n’existe plus. Ce n’est pas le cas. Mais dans le reste du monde, les lois contre le blasphème existent bel et bien.
Avec l’irruption des religions intégristes à travers le globe, de plus en plus de voix se font entendre pour réclamer des limites à la libre expression et des sanctions pour ceux qui « insultent » ou « diffament » une religion et pour ceux qui peuvent « offenser » les croyants en mettant en cause la vérité, la valeur ou l’historicité de ces croyances. Parmi les offensés les plus nombreux ici, on trouve bien sûr l’Islam, et permettez-moi de vous rappeler juste un exemple de cela, qu’il ne faut pas oublier. C’est le cas de l’écrivain Salman Rushdie. Vous vous rappelez que M. Rushdie est un auteur de fictions, et que c’est son roman « Les Versets Sataniques » qui l’a placé au centre des guerres culturelles internationales qui faisaient rage à cette époque. Le livre était censé décrire Mahomet sous un jour peu favorable. Quand le Premier ministre Indien Rajiv Gandi a soutenu la tentative de deux musulmans au Parlement pour interdire le roman, des manifestations de groupes islamistes se sont déroulées et répandues dans tout le sous-continent et en Asie du sud et même en Grande-Bretagne. A Londres, le directeur général du centre culturel islamique a qualifié Les Versets Sataniques comme « le livre le plus offensant, sale et insultant jamais écrit par un ennemi hostile à l’Islam ».
En Iran, l’Ayatollah Khomeyni et ses cadres fascistes autoritaires et cléricaux ont vu rouge et se sont saisis de l’occasion pour publier une « fatwa » ou sentence de mort. Les groupes musulmans du monde entier ont exigé non seulement le châtiment suprême pour M. Rushdie mais ont également déclaré que le roman devait être interdit comme « blasphématoire ». C’était déjà très grave. Mais la vraie menace contre les libertés civiles allait venir, non seulement des foules excitées composées surtout de jeunes barbus dans de lointains pays arabes, mais de la timidité des gouvernements occidentaux et autres institutions, et même avec la connivence des personnalités religieuses.
Les autorités canadiennes ont trouvé le moyen de complaire à la brutalité de Khomeyni simplement en imposant des taxes d’entrée sur les exemplaires imprimés du roman de Rushdie. En France, le cardinal Decourtray a enterré la hache de la guerre entre les sectes et il est apparu comme un sympathisant œcuménique et il a accusé : « Une fois encore, les croyants ont été offensés dans leur foi ». L’ambassadeur soviétique en Grande-Bretagne a semblé d’accord. Il en est ainsi de « l’athéisme officiel » ou de la croyance que l’URSS était, en quelque sorte, un modèle garantissant aux non-croyants un droit ferme, conséquent et significatif de critique de la religion. L’ambassadeur Léonid Zamyatine a choisi de ne pas s’attaquer aux fascistes cléricaux mais plutôt de critiquer M. Rushdie et ceux qui le défendaient, en disant que la publication de ce livre « montrait clairement la nécessité de respecter les traditions et les sentiments religieux ». A Rome, le journal officiel du Vatican déclarait en gros titre : « L’attachement même à notre propre foi nous incite à déplorer ce qui dans le contenu du livre est irrévérencieux et blasphématoire ».
Et ensuite il y a eu la réaction américaine. Nous avons un éditorialiste conservateur et ancien cadre politique du nom de Pat Buchanan qui défend de façon agressive la droite religieuse. Il a accusé Rushdie « d’écrire un roman diffamatoire, une attaque blasphématoire contre la foi de centaines de millions de gens… un acte de vandalisme moral de la part d’un délinquant artistique ».
Malgré la notoriété de Rushdie en tant qu’intellectuel progressiste, un athée qui s’exprime au nom de l’émancipation des femmes, de la liberté d’expression et des valeurs de la culture laïque, M. Rushdie s’est retrouvé en manque de sympathie et de soutien, même chez un grand nombre de secteurs de l’élite libérale américaine et européenne. Le silence était assourdissant. Si vous jetez un coup d’œil à la couverture des journaux de l’époque, vous remarquerez combien les campus universitaires étaient calmes. Il est aussi révélateur de voir la décision des principales chaînes de librairies de ne pas présenter ou vendre les exemplaires du roman de Rushdie. Une librairie qui avait ouvertement et courageusement mis en vente le livre a été incendiée par une bombe, tout comme les bureaux d’un petit hebdomadaire qui avait pris position en faveur de l’auteur contesté. Mais le chœur des occidentaux, y compris un grand nombre de dirigeants religieux qui ont condamné Rushdie et demandé que le livre soit censuré a continué à grossir. L’archevêque de Canterbury a déclaré une certaine sympathie pour les fanatiques musulmans fauteurs de manifestations violentes à travers la Grande-Bretagne, condamnant le livre tout en appelant au calme les islamistes offensés.
Pour être juste, certains groupes ont vraiment défendu avec courage M. Rushdie et condamné la « fatwa ». Mais pourtant l’incident Rushdie a amené la naissance d’un concept nouveau qui vise à ressusciter ce qui était considéré il y a peu comme une législation dépassée contre le blasphème. Et c’est cela qui menace les athées aujourd’hui, cette tendance qui cherche à flatter les sensibilités du public et les élites politiques sous la couverture innocente de la notion de « tolérance ». Le concept, c’est que l’Etat doit intervenir pour « protéger » les groupes religieux et autres contre les remarques « insultantes » ou déshonorantes. Cela va du « crime contre le tout-puissant » jusqu’à la notion politiquement correcte visant à soi-disant empêcher “le discours de la haine” ». Se moquer de la religion, que ce soit en passant par la plaisanterie ou avec une intention hostile, devient un crime d’opinion au même titre qu’un acte d’agression. Le fait que les croyants puissent être « insultés » ou « offensés » permet de condamner l’auteur ou le critique, alors que l’on laisse dans l’ombre les vérités plus profondes quant à la fausseté, l’absurdité ou même le danger causés par la religion en question.
Les dirigeants chrétiens ou juifs n’ont pas défendu M. Rushdie parce qu’il est préférable de défendre n’importe quelle religion que de permettre de critiquer l’une d’elles. Ils ont mis les chariots en cercle, pour reprendre une vielle expression de l’ouest américain. Ne peut-on pas tirer une leçon de cette histoire ? Si Rushdie avait écrit une histoire qui tournait en dérision un homme politique, vous n’auriez pas trouvé d’opposants de cet homme politique pour exiger que le livre soit interdit et que l’auteur soit voué aux gémonies. Rushdie avait attaqué la religion. La leçon est claire. Au siècle qui voit l’expansion de la laïcité, les religieux mettent de côté leurs différences doctrinales et exigent la protection de l’Etat sous couvert de « lois contre la haine » et d’autres législations du même genre.
Maintenant, à moins que vous ne pensiez que l’affaire Rushdie soit quelque peu dépassée en ce nouveau millénaire, songez qu’à l’heure où nous nous rencontrons aujourd’hui, la journaliste italienne Oriana Fallaci passe en jugement en Italie pour avoir fait des remarques dans un nouveau livre qui seraient censées être « manifestement offensantes envers l’Islam et les musulmans », ce qui est interdit dans le code criminel de l’Etat. Mme Fallaci a aussi été poursuivie en justice en 2004 par le chef de l’Union des musulmans italiens pour soi-disant – citation – « mensonge, offense et diffamation des musulmans dans le monde ». Et tout cela est rendu possible par le droit italien interdisant « l’outrage à la religion ». Heureusement, des voix s’élèvent, si ce n’est pas en défense de ce que Mme Fallaci a écrit au sujet de l’Islam, du moins pour défendre le droit d’exprimer ses opinions. L’International Herald Tribune a publié un éditorial le 9 juin de cette année : « Tout le monde ne sera pas d’accord avec Fallaci ou avec la façon dont elle exprime ses opinions, loin s’en faut. Mais le droit de faire des déclarations impopulaires ou intempestives, c’est la marque du sceau d’une société libre ». La rédaction du journal a ajouté que l’enjeu de l’affaire Fallaci « allait au-delà du sort d’un écrivain. Même en ces temps délétères », a dit la Tribune, « les hommes politiques et les juges occidentaux doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour indiquer clairement que la liberté d’expression n’est pas négociable. »
Vous n’avez pas besoin d’aller très loin dans les nouvelles archives ou sur Internet pour voir des preuves que des appels à des lois contre le « blasphème » se développent de manière choquante. En juin, la ville de Staphost en Hollande a approuvé une loi contre les jurons, citant le passage de l’Exode 29 : 7 de la Bible : « Tu ne prononceras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu ». Le New York Times a rapporté le 27 juin que même la Grande-Bretagne était en train d’examiner un projet de loi contre « l’incitation à la haine religieuse » qui irait de pair avec une loi contre l’incitation à la haine raciale. Et ici en France, ils rapportent que « la critique publique des groupes raciaux ou religieux est interdite conformément à l’image d’une nation laïque, homogène et libre de toutes les divisions sectaires ». Mais pour revenir à mon pays, les Etats-Unis, un projet bien plus grave a été avancé devant la législature de l’Etat de New York qui « établit le crime de ridiculiser une croyance ou des pratiques religieuses ce qui constitue une infraction de classe B ; dispose qu’une personne est coupable du crime quand dans un endroit public cette personne présente la divinité ou les croyances religieuses de n’importe quelle classe de gens sous un jour ridicule ou haineux ou présente les croyances religieuses d’une manière lascive, sacrilège, lubrique ou obscène ».
Heureusement, cette proposition n’a pas franchi le stade de la commission. Mais remarquez bien qu’il s’agit d’une chose importante. Les termes de cette législation semblent dirigés non pas tant contre les dieux ou le dieu (imaginaire) qui pourrait être offensés, mais parlent plutôt du « ridicule » et de « haine » des croyants religieux. En d’autres termes, le crime n’est pas contre « Dieu » – il s’agit de protéger les sensibilités et les sentiments des croyants. Et c’est en quoi c’est si dangereux et si séduisant par rapport aux efforts contemporains pour protéger et « ne pas offenser » les groupes religieux et les croyants. La liberté de parole qui est l’une des pierres angulaires des Lumières devient conditionnelle quand cela concerne les pratiques religieuses, les groupes religieux ou les sentiments religieux. Je peux traiter le président des Etats-Unis de toutes sortes de noms d’oiseaux. Je peux voir des traits d’humour et même des satires cuisantes dans les mass médias : c’est considéré comme un détail de la politique moderne. Mais si vous vous moquez, disons, des prêtres pédophiles ou du film sanglant de Mel Gibson « La passion du Christ », vous verrez des groupes comme la mal nommée Ligue Catholique pour les Droits Civiques hurler d’indignation. Je peux citer bien d’autres exemples que les affaires de Salman Rushdie et d’Oriana Fallaci. Taslima Nasrim me vient à l’esprit tout comme l’affaire du Dr. Younis Shaikh qui a passé un certain temps dans une prison pakistanaise sous l’inculpation de blasphème. Et en mai de cette année, le groupe de journalistes « Reporters sans frontière » a cité le climat alarmant d’un certain nombre de pays dans lesquels les écrivains ont été traînés devant les tribunaux pour avoir fait des remarques « blasphématoires » ou profanatrices. Et en Inde, plus de 640 personnes ont été accusées de blasphème depuis 1988. En Grande-Bretagne, le Premier ministre Tony Blair semble déterminé à faire un crime de cette soi-disant « haine religieuse ». Nos camarades britanniques peuvent probablement nous éclairer davantage au sujet de cette menace à venir que fait peser sur les libertés civiles la Commission gouvernementale « Pour l’Egalité et les Droits de l’Homme », un intitulé que le reporter Nick Cohen du journal l’Observer a fort justement décrit comme tellement « libéral et câlin ». Il a mis en garde ses lecteurs cependant dans un article d’opinion contre la législation sur le blasphème : « C’est seulement quand on en viendra dans les détails que la commission combattra tous ceux qui ont des préjugés contre le genre, la race, le handicap, l’orientation sexuelle, l’âge, la religion et la croyance ».
Or, comprenez-moi bien. La discrimination sur la base du genre, de la race, de la sexualité, de l’âge et d’autres facteurs est inadmissible, il n’y a pas de doute à ce sujet. Mais punir ceux qui ont des opinions athées ou anti-religieuses revient à créer le délit de « crime d’opinion ». C’est suffisamment dangereux, mais pourquoi devrions-nous suspendre la liberté d’expression pour simplement protéger les sensibilités de quelque groupe que ce soit, particulièrement les groupes religieux ?
Il y a une différence entre la remise en cause des idées et s’attaquer aux gens. Dire d’un groupe de gens qu’ils sont « sales, dégoûtants, mauvais » et des termes comme cela, c’est un discours de haine, bien que je ne pense pas qu’il faille le criminaliser. Et ni l’athée ni le théiste ne devrait se laisser aller à des attaques personnelles. Ce que le théiste veut que l’on protège, c’est la critique de ses idées. C’est une protection à laquelle nul ne peut avoir droit. Aucune idée n’est sacro-sainte. TOUTES les idées doivent être ouvertes à l’examen libre et public et à la remise en en cause, même celles de l’athéisme. Il est bon de noter que l’idée de protéger les groupes religieux de toute critique vient au milieu de deux idées qui se font de plus en plus écho aussi bien dans les médias laïques que des sectes religieuses, même sur les bancs des législateurs.
La première idée est la notion selon laquelle la religion est « attaquée » ou que les croyants sont « opprimés » par le gouvernement ou d’autres institutions civiles. Aux Etats-Unis, la droite religieuse montre du doigt toute décision de justice qui interdit l’exercice religieux obligatoire ou les manifestations religieuses impliquant l’Etat. Par exemple si des croyants ne peuvent pas faire une prière publique lors de l’annonce d’une compétition sportive scolaire, cela est cité comme la preuve que les droits religieux sont bafoués. Si une école publique n’autorise pas l’enseignement en classe du créationnisme ou de tout autre récit religieux des origines de l’Homme, des groupes protestent que c’est à la fois « injuste » et « discriminatoire » à l’égard de leur point de vue. La deuxième notion est la revendication selon laquelle il y a une catégorie de soi-disant « droits religieux » qui nécessitent une protection spéciale de la loi. Les Athées Américains se battent contre ce type de législation de « droits spéciaux » depuis des années, et c’est une bataille avec des avancées et des reculs. Nous avons un certain nombre de lois au niveau des Etats, connues sous le nom de lois de « protection de la liberté religieuse » et de « restauration de la liberté religieuse » qui exigent que l’administration prenne au plan légal des précautions exceptionnelles avant « d’enfreindre » l’exercice et les droits religieux. Il ne s’agit pas de la protection du citoyen ordinaire, comme notre Déclaration des Droits. Il ne s’agit pas de protéger l’entreprise privée. Il ne s’agit même pas de protéger l’administration ! C’est exclusivement pour la protection légale des Eglises, des mosquées, des temples et d’autres groupes religieux. En invalidant une version de cette législation, le juge John Paul Stevens de la Cour suprême des Etats-Unis a dit que la loi en question fournissait aux religieux un instrument légal, « ce qu’aucun athée ne pouvait faire ». En clair, c’est une discrimination en faveur de la religion.
Donc nous avons le chœur des voix stridentes qui insiste sur le fait que la « religion est attaquée », que les institutions religieuses ont un besoin urgent de protections spéciales et de privilèges, et que le pouvoir politique doit être utilisé pour préserver et étendre la portée de l’exercice religieux. La logique dicte la prochaine étape – la « protection » des groupes et des sentiments religieux contre toute forme de critique, de dérision, toute remise en cause. Et pourquoi pas, surtout si l’on accepte la proposition selon laquelle il existe bien des « droits religieux » spéciaux. Exprimer un point de vue contre la religion, même si les remarques sont faites dans des termes choisis ou dans le cadre universitaire, cela devient de plus en plus risqué. Je ne veux pas noircir le tableau. Non, au moins aux Etats-Unis, nous ne sommes pas sur le point d’instituer une législation sur le blasphème qui s’étendrait largement au plan national ou à celui des Etats… pas encore – mais si certains se laissaient aller…
Et l’intégrisme religieux arrive dans notre pays, s’il n’y est pas déjà. Le changement du paysage géopolitique, la mondialisation, les mouvements de population et le simple mouvement des gens nourrissent non seulement l’essor d’un Islam militant amis aussi la confrontation des points de vue. Depuis l’effondrement de l’Union Soviétique, nous vivons réellement ce que Samuel Huntington a décrit justement comme le « Choc des Civilisations ». Les groupes religieux se sont rués dans le vide politique créé par la faillite des Etats oligarchiques et des « nations effondrées ». Malgré le vernis de la mondialisation et la diffusion de certaines idées occidentales, les institutions et les idéologies religieuses jouent un rôle plus grand dans la politique internationale que ce que l’on pouvait imaginer il y a deux décennies.
Que faire donc de tout cela ?
L’avocat Eddie Tabash, adhérent des Athées Américains et quelqu’un qui s’est présenté au Congrès des Etats-Unis sous une étiquette ouvertement athée, a récemment écrit un essai sur notre site Internet qui posait la question : « To bash or not to bash » [« Critiquer ou ne pas critiquer, telle est la question »]. « Il n’y a pas de base rationnelle pour fournir spécialement aux dogmes religieux leur propre exemption de critique sévère » a-t-il écrit. « La religion est tellement enracinée dans notre société que ses partisans sont parvenus à imposer dans la culture populaire la notion selon laquelle la religion mérite toujours un traitement de faveur. » Et il poursuit : « Si nous permettons aux religieux de censurer les termes et les arguments que nous utilisons dans notre combat pour éduquer la société en faveur de la laïcité, c’est comme si nous laissions le renard garder le poulailler. Notre société ne sera jamais réceptive au message laïque aussi longtemps que la culture populaire considérera la critique de la religion comme une zone interdite… ».
Comment faisons-nous ?
Avant tout, soyons francs et sans détours sur ce que nous sommes. Je suis athée. Je dirige une organisation athée, et je suis fière du nom d’athée. L’un de nos acquis auquel je pense, c’est tout le travail que nous avons fait, en particulier au cours de la décennie écoulée, pour amener l’athéisme au sein de la culture politique américaine.
Vous savez, l’un des livres les plus importants que j’ai lu avait pour titre « La Foi en action » et ce livre était écrit par Ralph Reed, qui a travaillé pendant des années comme directeur de la Coalition Chrétienne en Amérique de Pat Robertson. Et l’une des choses que Reed n’arrêtait pas de répéter à l’envi, alors qu’il était en train d’organiser les conservateurs religieux dans une puissante machine politique, c’était comment les intégristes/évangélistes étaient sortis du placard qu’ils s’étaient imposés à eux-mêmes et qu’ils avaient commencé à conquérir le pouvoir politique. Eh bien nous avons besoin de sortir de nos placards, et nous devons commencer à penser à la participation politique directe, et nous devons faire cela ouvertement et sans crainte. Je peux vous dire qu’en Amérique, les athées – et encore une fois j’utilise ce terme qui inclut tous les différents « parfums » de non croyants – adorent faire des choses comme argumenter avec des chrétiens, tenir des débats, communiquer entre eux dans des groupes de discussion sur Internet, marquer des points contre les religieux sur des sujets pointus intellectuels ou historiques et se réunir entre amis. Cependant, ce que je propose c’est de faire un peu moins de tout cela et un peu plus d’organisation politique. Nous devons commencer à penser à gagner des élections et pas seulement à gagner des débats. Peut-être que tout le monde ici n’est pas athée, ou il se peut que vous utilisiez d’autres termes pour désigner l’athéisme. Mais quelque que soit la façon avec laquelle vous vous présentez, je pense que la leçon ici c’est d’être ouvert et fier de ce que vous êtes. Il y a trois ans, les Athées Américains ont organisé une action sans précédent, la Marche des Américains sans dieu, la GAMOW. Plus de 3 000 d’entre nous sont allés à Washington DC pour cette journée et nous avons ouvert notre tribune aux représentants d’un grand nombre d’organisations, y compris à ceux qui n’étaient pas toujours d’accord avec les autres non croyants. Nous avons mis de côté nos petites querelles ; et nous avons ouvert l’espoir de travailler à l’avenir ensemble sur la base du respect mutuel. Un des principaux résultats qui est sorti de la GAMOW a été le besoin pour les athées, les libres penseurs et les humanistes laïques et tous les autres groupes ou individus non croyants – quelle que soit la façon dont vous vous appelez – de ne pas se livrer à des attaques contre d’autres non croyants. Enterrer la hache de guerre. S’en tenir aux questions politiques et non aux personnes. Accepter le fait que, oui, nous avons et nous aurons des différences… des approches différentes, des « styles » différents, des cultures organisationnelles différentes. Mais nous avons bien plus en commun, et nous devrions envisager de travailler ensemble où et quand cela est possible sur une base ad hoc et de façon à nous concentrer sur des questions et des buts précis.
Une autre chose intéressante qui est sortie de la GAMOW a été le Comité d’Action Politique des Américains Sans Dieu, qui encourage et soutient les athées à se présenter à des élections et soutient des candidats qui s’intéressent à notre programme que ce soit au conseil d’école local, au plan de la législature d’Etat ou à Washington DC.
En conclusion, je voudrais vous faire part de l’importance qu’il y a à s’exprimer sans ambiguïté au nom de la liberté d’expression. Sans liberté de parole, nous n’avons aucune chance que ce soit de faire parvenir notre message à la société tout entière. Sans expression libre, nous n’avons pas la possibilité d’engager le fer contre les religions, remettre en cause leur message, leur programme, les prétentions de leurs croyances. Sans expression libre, nous ne pouvons pas proposer d’alternatives ; nous ne pouvons pas défendre et rendre hommage à ce qu’il y a de meilleur au sein de nos sociétés respectives. Nous devons défendre la liberté d’expression, sans exceptions !
Permettez-moi de terminer par une citation célèbre. Elle dit ceci : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire ».
En général, on attribue cette citation à Voltaire, mais la plupart des érudits s’accordent pour dire que c’est une invention de C.S. Tallentyre, qui a rassemblé un volume des lettres du philosophe français.
La liberté de parole doit être défendue par l’action politique aussi bien que par la discussion universitaire.
Anne Humphreys
Libellés : Anne Humphreys, Athéisme, Religion et fanatisme
Transferts d’armes clandestins: Un autre cas similaire en 2004, par Fabrice de Pierrebourg

La coïncidence est troublante. Lors de ses recherches, RueFrontenac.com est tombé sur une autre histoire similaire à celle de Mirabel relatée par des journaux indiens, The Hindu et le Asian Tribune.
Fin septembre 2004, les autorités indiennes ont bloqué pendant plusieurs jours sur le tarmac de l’aéroport d’Ahmedabad un Antonov AN-12 de la même compagnie Vega chargé d’explosifs (dont une tonne d’un puissant explosif de type « plastic » C4) et de munitions, alors que celui-ci faisait escale vers le Népal.
Les autorités locales ont cherché à en savoir plus, avant d’autoriser le redécollage de l’avion de Vega vers Katmandou. Il faut dire que quelques mois plus tôt, les Indiens avaient déjà intercepté un autre avion bourré de près de 5 500 armes acquises par le gouvernement du Népal en Belgique cette fois.
Un branle-bas de combat
L’affaire de septembre 2004, jugée au départ plutôt louche, a causé en Inde tout un émoi dont la presse locale s’est fait l’écho.
Un ballet téléphonique se serait engagé entre les diplomaties indiennes et américaines, en plus d’impliquer des services secrets de tous bords.
La porte-parole de l’ambassade des États-Unis dans la capitale népalaise avait alors soutenu qu’il s’agissait d’« équipement » non militaire expédié par les États-Unis dans le cadre de son « programme d’assistance pour la formation de la police népalaise » pour l’aider dans sa « lutte contre la terreur ».
Selon certaines informations diffusées par la suite, l’avion-cargo bulgare transformé en bombe volante avait décollé de Baltimore, au Maryland (!), avait fait escale à Gander, au Canada, puis à Shannon (Irlande), Plovdiv (Bulgarie), Oman et enfin Ahmedabad.
Lien
Libellés : Belgique, Fabrice de Pierrebourg, Népal, Terrorisme
Transferts d’armes clandestins: Vega, compagnie bannie, par Fabrice de Pierrebourg

Vega Airlines Ltd. était propriétaire d’une petite flotte d’avions russes Antonov spécialement équipés pour le transport de matières explosives et dangereuses.
Mais Vega possédait surtout un curriculum vitæ « remarquable » en matière de transport d’armes et de divers équipements militaires vers des zones de guerre ou de troubles (Rwanda, Congo, Bosnie, Côte d’Ivoire, etc.) et parfois en violation avec plusieurs embargos.
Vega avait sollicité et obtenu en janvier 2003, décembre 2004 puis décembre 2005 les autorisations nécessaires de l’Office des transports du Canada afin d’utiliser les aéroports de Mirabel, Hamilton, Gander et Winnipeg pour y faire transiter du « fret international ».
Chez Transports Canada, on indique que Vega disposait aussi lors des événements relatés par RueFrontenac.com d’un « Permis de niveau équivalent de sécurité ». Un document nécessaire dans les cas de transport de marchandises dangereuses pour survoler l’espace aérien canadien ou y faire une escale technique, nous précise Patrick Charrette, porte-parole. « Sa durée est variable, mais il était valide à ce moment-là », dit-il.
Compagnie bannie
Nous n’avons retrouvé la trace sur le site Web de Transports Canada que d’un permis d’une durée de 20 jours. Il avait été émis le 11 mai 2006 pour que Vega puisse survoler le Canada et y faire escale avec un avion-cargo contenant dans ses soutes des « propulseurs à propergol liquide ».
Bannie en 2007 par les autorités bulgares et européennes, Vega a disparu quelque temps avant de réapparaître dans les airs sous le nom de Cargo Air. La compagnie a remisé ses vieux Antonov au profit de Boeing 737-300 acquis auprès de US Airways. Mais les appareils aux couleurs de Vega sont encore visibles sur la galerie de photos. On y voit, par exemple, un char d’assaut en train de pénétrer dans la soute.
Cargo Air a aussi affiché pendant quelque temps sur son site Web son « Certificat canadien d’exploitant aérien étranger » délivré par le ministre des Transports le 24 octobre 2008.
Lien
Libellés : Fabrice de Pierrebourg
Transferts d'armes via Mirabel par les Américains pour contourner un embargo, par Fabrice de Pierrebourg

Sous l’ère de George W. Bush, le gouvernement des États-Unis a utilisé l’aéroport de Mirabel pour expédier dans la plus grande discrétion des armes et des munitions destinées à la dictature monarchique népalaise pour l’aider à écraser dans le sang la rébellion maoïste.
L’histoire qui suit, révélée par RueFrontenac.com, est nébuleuse. Nébuleuse comme toutes les affaires qui se déroulent dans l’univers opaque et glauque des réseaux de vente d’armes.
C’est une preuve de plus que les livraisons d’armes vers des zones de conflit les plus chaudes, qu’elles soient initiées par des États ou des trafiquants sans vergogne, suivent des chemins tortueux pour brouiller les pistes, éloigner les curieux, contourner des embargos ou des traités internationaux.
Les acteurs, volontaires ou involontaires, de ce récit digne d’un scénario de film d’aventures sont trois États, plusieurs organismes fédéraux canadiens, des corps policiers, un service de renseignements et une ex-compagnie aérienne bulgare considérée comme scélérate. Autant d’acteurs qui s’enferment dans un silence de circonstance quand on leur demande des explications ou des commentaires.
Les faits, tels qu’ils sont reconstitués malgré tout par RueFrontenac.com, se sont produits au moins deux fois au cours de l’été et de l’automne 2005. La dernière expédition confirmée a eu lieu à la fin du mois d’octobre 2005.
La piste de ces armes remonte jusqu’au Maryland, dans l’entrepôt d’une compagnie spécialisée dans l’emballage de marchandises dangereuses ou fragiles avant leur expédition par air, terre ou mer. Fondée par un ancien combattant du Vietnam, elle compte parmi ses clients différents organismes officiels américains, dont le département de la Défense, le département d’État et des services de renseignements.
À combien de reprises la compagnie en question est-elle intervenue pour l’expédition d’armes vers le Népal ou ailleurs via le Canada ? Sans surprise, la porte-parole de l’entreprise n’a pas voulu répondre à nos questions en raison, précise-t-elle, de l’identité de son client. « Je ne peux révéler ce genre d’information, c’est confidentiel », a-t-elle indiqué.
Du Maryland à Mirabel
À la fin du mois d’octobre 2005, la première partie de ce long périple vers le Népal s’est effectuée par la route.
Première étape : l’aéroport de Mirabel. Protégée par un scellé diplomatique, cette cargaison d’armes et de munitions a voyagé sous haute surveillance. Passé le poste frontière de Saint-Bernard-de-Lacolle, il y aurait eu escorte par des agents de l’Agence des services frontaliers du Canada. L’organisme a lui aussi refusé d’émettre un commentaire à ce sujet.
Le plan prévoyait que les cargaisons mortelles devaient ensuite être chargées sans tarder dans la soute d’un avion-cargo Antonov appartenant à la compagnie bulgare Vega Airlines Ltd. Une compagnie à la feuille de route peu reluisante, comme vous le constaterez plus loin.
Sauf qu’à la fin du mois d’octobre 2005, un grain de sable s’est glissé dans l’engrenage, perturbant ce scénario a priori parfait. Pour une raison inconnue, probablement un problème d’autorisation en bonne et due forme de Transports Canada, l’avion de Vega n’a pu se poser à l’heure dite. Résultat, il a fallu entreposer pendant un certain laps de temps les armes et munitions à leur arrivée des États-Unis. Ce qui n’était pas non plus sans poser un grave problème de sécurité.
Réunion d’urgence
Tout cela n’est pas passé inaperçu auprès de certains sur le tarmac de Mirabel. De son côté, Aéroports de Montréal (ADM) avait déjà été avertie officiellement du contretemps. Les représentants régionaux des autorités gouvernementales concernées, c’est-à-dire Transports Canada, la GRC, la SQ et le SCRS, ont été à leur tour mis au courant. L’affaire semblait si suspecte que ces interlocuteurs se sont réunis pour évoquer ce cas aussi étrange qu’embarrassant qui « sentait la CIA », chuchotait-on dans les couloirs.
Cet événement survenait au moment où le scandale des vols secrets de la CIA pour transporter des prisonniers vers des pays sous-traitant la torture prenait de l’ampleur dans le monde. Pas étonnant que certains à Mirabel aient même voulu vérifier de plus près le contenu des caisses chargées à bord de l’Antonov bulgare.
Il était trop tard. Vega avait fini par obtenir les autorisations nécessaires et son avion s’était envolé dans le ciel des Laurentides vers sa destination finale. Un long périple avec des escales à Gander, Shannon et Sofia.
ADM a confirmé à RueFrontenac.com ces expéditions d’armes vers un « pays étranger ». Mais soutient au contraire ne pas avoir été « impliquée » dans l’opération, alors que certaines procédures obligatoires − et gardées confidentielles − pour les vols spéciaux auraient dû au contraire être mises en branle, nous a-t-on dit.
Quoi qu’il en soit, ce petit manège aurait cessé par la suite.
Une répression féroce
L’affaire prend tout son relief lorsqu’on se penche sur la situation politique au Népal à cette époque. Il faut savoir que les forces de sécurité locales s’étaient lancées dans une répression brutale contre la rébellion maoïste du Parti communiste népalais. Plusieurs organismes de défense des droits de la personne n’avaient de cesse de dénoncer les exactions commises depuis une dizaine d’années.
Dans un rapport diffusé en juin 2005, Amnesty International dénonce « des milliers de cas d’arrestations arbitraires, de détentions non reconnues, d’actes de torture et de « disparitions » imputables aux forces de sécurité ». Avant d’ajouter : « La crise des droits de la personne s’est aggravée au Népal depuis le 1er février, lorsque le roi Gyanendra Bir Bikram Shah Dev a pris le contrôle du pouvoir exécutif. »
Depuis le début des années 2000, les États-Unis, l’Inde, la Grande-Bretagne et même la Chine figuraient parmi les principaux pourvoyeurs en armes et munitions des forces de sécurité népalaises. À la suite de la prise de pouvoir absolue par le roi Gyanendra, l’Inde et le Royaume-Uni ont décidé de suspendre toute aide militaire au gouvernement. Le 13 septembre 2005, le porte-parole de l’ambassade des États-Unis à Katmandou affirmait que les Américains venaient tout juste de signifier au gouvernement du Népal ">leur intention de respecter l'embargo et de suspendre toute fourniture d’équipement pouvant causer la mort (létale) tant que la situation ne serait pas revenue à la normale.
Ce qui ne fut pas le cas, à la lumière des événements survenus à Mirabel quelques semaines plus tard.
Des questions sans réponse
Aujourd’hui, bien des questions subsistent. Pourquoi, par exemple, avoir choisi le Canada pour expédier armes, munitions et explosifs au Népal ? N’y a-t-il pas assez d’aéroports aux États-Unis ? À combien de reprises cela s’est-il produit ?
Nous avons joint le département d’État américain afin d’obtenir plus d’éclaircissements. L’organisme a décliné, suggérant à RueFrontenac.com de contacter le ministère de la Défense… qui a passé son tour et renvoyé la balle dans le camp du département d’État.
• En mai 2006, Amnesty International et l’organisme TransArms ont dénoncé dans un rapport commun cette filière clandestine de livraison d’armes américaines vers le Népal. Une route « très tortueuse via le Canada et l’Europe », lit-on.
• Les Antonov AN-12 de Vega ont aussi été aperçus à plusieurs reprises sur le tarmac de plusieurs aéroports canadiens, notamment le 8 juillet 2005 à Hamilton.
(Avec la collaboration de Valérie Dufour)
Lien
Libellés : Canada, Fabrice de Pierrebourg, Népal, Terrorisme, États-Unis
lundi, septembre 07, 2009
Quatorze ans de prison pour un terroriste musulman de Toronto, par Iba Bouramine

Un autre membre de ce qu'on a appelé «la bande des 18» a été condamné à 14 ans de prison. Saad Khalid, un étudiant né en Arabie saoudite et vivant à Mississauga, a reconnu avoir participé à un complot terroriste. Le but était de faire exploser plusieurs bombes au centre-ville de Toronto.
Khalid a été arrêté en juin 2006 ainsi que 17 autres personnes.
Parce qu'il a été détenu pendant 3 ans et demi avant d'être condamné, sa peine a été réduite de 2 ans pour chacune de ces années. Il lui reste donc 7 ans à purger en prison.
La semaine dernière, Khallid a accepté l'entière responsabilité de ses actes. Dans un communiqué lu devant la cour, il a dit regretter sa participation à un " crime méprisable " et a demandé au tribunal de se montrer clément.
Il a affirmé qu'il ne haïssait pas le Canada et ses valeurs, la démocratie ou les droits des femmes, mais qu'il désapprouvait la politique étrangère du Canada, notamment sa participation à la guerre en Afghanistan.
Khalid était l'un des suspects surveillés par la GRC au cours de l'enquête surnommée le " projet Osage". Il s'agit de la plus importante opération de contre-terrorisme menée au Canada depuis les attentats du 11 septembre contre les tours du World Trade Center. Au total, 18 individus de la région de Toronto ont été arrêtés. Sept ont été relâchés et les neuf autres subiront leur procès au début de l'an prochain.
Khalid est le deuxième membre du groupe à être condamné. En septembre, un homme de 21 ans (qu'on ne peut nommer parce qu'il était mineur au moment de son arrestation) a été condamné à 30 mois de prison.
Lien
Libellés : Canada, Iba Bouramine, Religion et fanatisme, Terrorisme, Toronto
vendredi, septembre 04, 2009
SADC : Il faut insister pour que le Zimbabwe mette en œuvre des réformes en matière de droits humains, par Marie-Êve Marineau

(Johannesburg) - Les dirigeants d'Afrique australe devraient insister auprès du gouvernement de coalition du Zimbabwe pour que cessent les violations des droits humains et pour qu'il mette en œuvre des réformes légales, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Les chefs des Etats membres de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) se réuniront en sommet à Kinshasa, en République démocratique du Congo, les 7 et 8 septembre 2009.
Le rapport de 20 pages, « Faux espoirs : L'échec du gouvernement de coalition du Zimbabwe à améliorer la situation des droits humains », souligne le manque de réformes en matière de droits réalisés par le gouvernement de transition au cours des six mois écoulés depuis sa création. L'ancien parti au pouvoir, l'Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (ZANU-PF), a fait preuve d'un manque de volonté politique pour effectuer des changements et il détient davantage de pouvoir que le Mouvement pour un changement démocratique (MDC), l'ancien parti d'opposition et maintenant partenaire au gouvernement. Les membres de la police, procureurs et fonctionnaires des tribunaux partisans de la ZANU-PF engagent des poursuites pour raisons politiques contre des militants et des législateurs du MDC, et manquent à leur devoir de garantir la justice pour les victimes d'exactions ou de faire en sorte que les auteurs de violations des droits humains rendent compte de leurs actes.
« Les dirigeants d'Afrique australe devraient cesser de voir tout en rose lorsqu'il s'agit du Zimbabwe », a observé Georgette Gagnon, directrice de la division Afrique à Human Rights Watch. « Les dirigeants de la région doivent faire pression sur le Zimbabwe ouvertement et publiquement pour qu'il entreprenne des réformes en matière de droits humains et pour empêcher le pays de retomber dans la violence et le chaos appuyés par l'Etat. »
Lors du sommet de la SADC, il est prévu que les chefs d'Etat évaluent le respect par le Zimbabwe d'un certain nombre de décisions rendues par le tribunal de la SADC sur des saisies illégales de terres au Zimbabwe. Il est également prévu que le Président de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, actuel président de la SADC, informe les dirigeants sur les progrès accomplis par le gouvernement de coalition du Zimbabwe, qui est en place depuis le mois de février. Ce gouvernement a été créé par un accord négocié par la SADC en septembre 2008, faisant suite à une période au cours de laquelle la ZANU-PF et ses alliés ont déchaîné une campagne de violence pour empêcher une victoire électorale du MDC.
Dans son nouveau rapport, Human Rights Watch demande aux dirigeants d'Afrique australe d'arracher au gouvernement du Zimbabwe des engagements concrets en matière de droits humains et de les associer à des critères spécifiques de progression selon un calendrier précis. Les participants au sommet sont également appelés à faire part de leurs préoccupations à propos de l'échec du Zimbabwe à promulguer des réformes institutionnelles et législatives fondamentales capables de garantir l'Etat de droit ainsi que les droits fondamentaux des Zimbabwéens.
« Les dirigeants de la SADC devraient se tenir aux côtés du peuple du Zimbabwe en appelant à des réformes urgentes pour répondre à la crise du pays sur les plans politique et des droits humains », a insisté Georgette Gagnon. « Sans ces changements nécessaires, le gouvernement de coalition du Zimbabwe restera bâti sur du sable. »
Lien
Libellés : Human Rights Watch, Marie-Êve Marineau, Zimbabwe
Réouverture de l’enquête sur le meurtre d’Anna Politkovskaïa : "Un espoir", par Noémie Cournoyer

La Cour suprême de la Fédération de Russie a ordonné, le 3 septembre 2009, le renvoi au parquet du dossier Anna Politkovskaïa (photo AP), journaliste de Novaïa Gazeta, assassinée le 7 octobre 2006. Une nouvelle enquête devrait être menée car, comme l’a annoncé un représentant du procureur général, le dossier doit être réuni avec celui de l’enquête principale qui concerne tous les auteurs de ce crime, des exécutants aux commanditaires.
"Nous sommes soulagés par cette décision de la Cour suprême, tout comme les proches de la journaliste et les parties civiles qui avaient fait appel de la précédente décision du 7 août dernier bloquant la réouverture de l’enquête. Le renvoi du dossier laisse un espoir que la vérité apparaisse", a déclaré Reporters sans frontières.
"Nous redoutons que des forces de sécurité ne fassent obstacle à l’élucidation de ce crime. Il faut redoubler d’effort et de vigilance pour que la vérité soit connue", a conclu l’organisation.
Lien
Libellés : Noémie Cournoyer, Reporters sans frontières, Russie
Reporters Sans frontières - RSF est scandalisé par la notion de diffamation des religions officiellement adoptée par l'ONU, par Francis Chartrand

Voir ONU - Le Conseil des droits de l’homme adopte une résolution condamnant la "diffamation des religions". Seul l’islam est spécifiquement mentionné. Vous y trouverez notamment des explications sur les raisons pour lesquelles cette résolution adoptée le 27 mars est si préoccupante même si elle n'est pas contraignante.
Cette résolution témoigne aussi d'une complète faillite morale de l'ONU, qui accorde plus d'importance à des abstractions comme les idéologies ou les religions qu'aux êtres humains.
La notion de diffamation des religions officiellement adoptée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, Reporters sans frontières est scandalisée.
Reporters sans frontières dénonce, une nouvelle fois, l’incapacité du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à défendre les valeurs contenues dans la Déclaration universelle des droits de l’homme.
« Le Conseil vient de porter un coup sévère à la liberté d’expression qu’il est censé défendre. En votant une résolution qui cherche à étouffer la critique de la religion musulmane, l’instance des Nations unies vient de montrer, une fois encore, son incapacité à lutter efficacement pour la défense des droits de l’homme », a déclaré Reporters sans frontières.
« Cette résolution est scandaleuse. Sous prétexte de lutter contre les discriminations, elle s’en prend aux médias qui ‘visent des symboles religieux et des personnes sacrées’. Notamment dans la religion musulmane. En clair, les Nations unies demandent aux médias de ne plus critiquer les religions, et notamment l’islam au nom de la lutte contre l’incitation à la haine. C’est inacceptable pour tous ceux qui ont à cœur de défendre la liberté d’expression et ceux qui luttent contre les discriminations », a ajouté l’organisation.
« L’ONU est sur une pente glissante dangereuse pour la liberté d’opinion. Toutes les libertés doivent être défendues avec la même force. Il n’est pas acceptable que les Nations unies prennent parti de manière si outrancière pour une liberté au détriment d’une autre. Cela va à l’encontre de tous les principes constitutifs de cette organisation », a conclu Reporters sans frontières.
Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, réuni à Genève, en Suisse, a voté, le 26 mars 2009, une résolution sur la mise en place du programme d’action de la conférence de Durban sur la lutte contre le racisme. Ce texte, soumis par le Pakistan au nom de l’Organisation de la conférence islamique, a été adopté par 23 voix pour, 11 contre (les pays de l’Union européenne, le Canada, le Chili) et 13 abstentions.
Ce texte exhorte notamment les Etats membres des Nations unies à prendre des mesures pour lutter contre « des actes de haine, de discrimination et d’intimidation qui résultent de la diffamation des religions ». Le document « déplore l’utilisation des médias électroniques, audiovisuels et imprimés, y compris Internet, pour (...) viser des symboles religieux et des personnes sacrées ». La résolution précise également que le Conseil des droits de l’homme est « alarmé par l’inaction de certains Etats à combattre les pratiques discriminatoires et rappelle le besoin de combattre réellement la diffamation de toutes les religions en général, et de l’islam et des musulmans en particulier ».
Lien
Libellés : Francis Chartrand, Islam, Liberté d'expression, ONU, Religion et fanatisme, Reporters sans frontières
lundi, août 31, 2009
Le cours ECR, école de l'unanimisme politiquement correct, par Francis Chartrand

Il fut une époque où chez les progressistes différer d'opinion, être un dissident, était la plus haute forme de patriotisme. La formule, faussement attribuée à Jefferson, est d'Howard Zinn, historien anarchiste de gauche. Elle fit son apparition quand la gauche américaine cherchait à dénoncer la guerre contre le terrorisme.
Cette liberté de pensée, cet esprit frondeur étaient encouragés non seulement en politique, mais également dans le domaine religieux, des mœurs et des valeurs. Dissidence parfois bien agressive ou de mauvais goût, mais c'est cela la démocratie, non ?
Mais voilà, quand les « progressistes » qui se disent pluralistes ont le pouvoir, comme c'est le cas dans le petit monde des experts en éducation québécois, il faut désormais apprendre à s'ouvrir et à pratiquer le consensus. Plus d'éloges de la contestation, du cynisme, du dissensus, non, non. Cela serait montrer un esprit borné et peu ouvert sur les autres, leurs religions, leur athéisme, leurs valeurs morales, sexuelles, leurs orientations sexuelles, leurs préjugés politiques et sociaux. Bref, manquer d'ouverture aux valeurs de ces mêmes progressistes.
Un rapport récemment publié par le Comité d'analyse du Programme de formation de l'école québécoise (une émanation du MELS) se félicitait même de ce formatage : les enfants de la réforme pédagogique sont peu autonomes, médiocres en français, ne parviennent pas à se concentrer lors d'un cours magistral, mais ils sont « ouverts », « citoyens du monde » et travaillent bien en équipe.
On a donc privilégié la rééducation dans le domaine du comportement aux dépens de l'instruction des faits et des connaissances.
Cette rééducation, cet esprit unanimiste sont également encouragés dans le programme d'éthique et de culture religieuse.
Vous devez tous être d'accord
C'est ainsi que l'on retrouve dans les manuels et cahiers ECR, des exercices qui visent à apprendre aux élèves à s'ouvrir aux autres et à parvenir à des consensus au sein d'un groupe.
Premier exemple tiré d'un manuel du primaire : un groupe de personnes à asseoir dans un autobus de la manière la « plus juste » possible. Sont debout : une femme enceinte (ne pas l'asseoir serait machiste), une femme basanée et voilée (ne pas l'asseoir serait raciste), une femme agée (machiste, âgiste ?), un homme blanc veston-cravate (victime qui ne présente pas de risque). On demande ensuite au jeune élève que « Tous les membres de ton équipe doivent être d’accord avec les choix. Attention, à la fin de l’exercice, vous devrez les justifier. »
Photo
Partager en groupe et dans le consensus Israël et la Palestine
Autre exemple d'exercice, au secondaire cette fois, dans le cahier Dialogues II des éditions de la Pensée pour la secondaire V, il s'agit cette fois-ci d'établir un plan de partage juste de la Palestine grâce au dialogue pour aboutir à un consensus.
On est pantois devant tant d'irénisme béat : que compte-t-on apprendre ainsi aux élèves ? Que les adultes qui ne s'entendent pas et n'arrivent pas à un partage juste par le consensus et le dialogue ont vraiment été mal éduqués ? Ah ! Si seulement ils avaient eu le cours d'ECR ! Que se passera-t-il en classe si, grâce au métissage croissant du Québec, on trouve un juif et un arabe ? Espère-t-on vraiment qu'ils arrivent honnêtement à un consensus ?
Photo
Et pourtant l'objectivité n'existerait pas ?
Photo
Ce qui est le plus étonnant c'est que le même cahier (illustration ci-dessus) semble admettre, dans les solutions proposées et mentionnées à l'enseignant, que l'objectivité n'existerait pas ! Mais attention, nous dit le gouvernement, le programme ECR n'est en rien relativiste et il est donné de manière objective et neutre.
Cet aveu que l'objectivité est sans doute inatteignable laisse sous-entendre que certaines solutions sont inextricables.
À quoi bon alors tenter de résoudre équitablement une situation comme le partage de la Palestine par le dialogue et le consensus ? Pour montrer l'inanité du projet ?
La délibération
Il ne faut pas croire que ces deux activités sont le fruit du hasard. Elles respectent scrupuleusement le programme qui impose que l'enfant soit familiarisé à chaque cycle de sa formation avec la délibération.
Or qu'est-ce que la délibération pour le Monopole de l'Éducation ?
C'est une forme de « dialogue ». C'est « l'examen avec d’autres personnes des différents aspects d’une question (des faits, des intérêts en jeu, des normes et des valeurs, des conséquences probables d’une décision, etc.) pour en arriver à une décision commune. » (voir Formes du dialogue et définition et quasi tous les glossaires des manuels, par exemple celui des éditions Grand Duc, pour le secondaire IV, page 260).
L'indifférence traquée
Et ne croyez pas que l'enfant pourra se réfugier dans l'indifférence lors de telles activités. Car nous savons tous à quoi mène l'indifférence...au nazisme. Les éditions Grand Duc publient ainsi (p. 13, manuel secondaire IV) de manière très prévisible le poème de Martin Niemöller :
« Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes Je me suis tu, je n’étais pas communiste. »
Il faut s'engager, avoir son opinion politiquement correcte sur tout.
Une démarche hautement intrusive
L’élève n’est pas seulement appelé à donner son avis ; il doit aussi porter un jugement normatif sur les croyances des autres.
« Il nomme des comportements ou des attitudes qui contribuent ou nuisent à la vie de groupe. Il reconnaît ses besoins et nomme ses responsabilités à l’égard des autres. Il considère certaines options ou actions possibles et en reconnaît des effets sur lui et sur les autres. Il privilégie des actions favorisant la vie de groupe en fonction du vivre-ensemble. Il fait des liens avec d’autres situations similaires. Il fait un retour sur ses apprentissages et sur sa démarche. »
(Programme du primaire p. 297)
Comme le relevait le philosophe français, David Mascré, au sujet du programme ECR, « L’enfant est donc sollicité pour porter un jugement normatif sur les autres. Progressivement, mais sûrement, il est appelé à dénoncer pour le bien de la cause tous ceux qui, parmi ses proches (petits camarades, frères et sœurs ou parents) pourraient développer des croyances ou des pratiques religieuses non conformes au système de valeurs promu par les tenants de la religion de la démocratie. Il est sommé de mettre en avant ce qui dans la croyance de ces proches – et, ce qui est plus risible et plus conditionnant encore – est nuisible de son petit point de vue d’enfant de huit ans à la vie de groupe. »
Non content de sommer l’enfant de dénoncer ses camarades en repérant ce qui dans leurs croyances pourrait être contraire au respect de l’autre ou à la facilitation de la vie en commun, le texte lui demande en outre de porter un jugement normatif sur le fonds même de ses croyances en dénonçant ce qui en elle relève du stéréotype ou du préjugé. L’enfant est ainsi requis de :
« cerner des causes et des effets des préjugés et des stéréotypes présents dans la situation. »
(Programme du primaire p. 298)
Ce n’est plus l’enseignant lui-même, il est « neutre », c’est désormais l’enfant qui est sommé d’assumer la fonction d'inquisiteur et de condamner à la question le camarade qui aurait l’audace ou l’outrecuidance de continuer à professer des croyances incompatibles avec les valeurs du temps présent.
Respect absolu des opinions « ouvertes sur la diversité »
Le programme officiel et le livre de l'apologiste devant les tribunaux de l'imposition du cours ECR, Georges Leroux, nous rappellent que les enfants doivent apprendre à avoir un respect absolu des opinions exprimées des autres, pour autant que celles soient ouvertes sur le monde et la diversité. Deux mots codés signifiant pluralistes, progressistes et en faveur non pas de toutes les diversités, mais celles valorisées par ces mêmes pluralistes progressistes, à savoir la diversité ethnique (et s'il le faut alors la diversité religieuse, bien que certains « laïcs » n'acceptent pas forcement la valorisation de cette diversité-là), la diversité des formes familiales (p. ex. la famille homoparentale) et des comportements sexuels. Paradoxalement, ceux qui font appel à cette diversité rejettent habituellement des points de vue trop divers sur certains sujets qu'ils décrèteront « rétrogrades » et non acceptables.
À la page 41 de son expertise déposée aux procès de Drummondville et Loyola (c'est la même), Georges Leroux affirme : « À ce titre, les élèves sont invités à développer des attitudes de respect absolu, de dialogue interprétatif (comprendre la signification des croyances ou de l'incroyance). »
À mettre en parallèle avec cette attitude demandée des élèves dans le programme, mais que l'État se garde bien de pratiquer avec les opposants au cours ECR (surtout pas plusieurs cours de religion, ni des exemptions) :
« amener les élèves à participer à la vie démocratique de l’école ou de la classe [!??] et à adopter des attitudes d’ouverture sur le monde et de respect de la diversité »
(Programme du primaire, p. 284)
« Manifester de l’ouverture et du respect à l’égard de ce qui est exprimé. »
Des formes du dialogue et des conditions favorables
Indications pédagogiques
Respecter les personnes, oui nous sommes d'accord, mais respecter ce qui est exprimé, même l'erreur, même ce qui va à l'encontre de ce qu'on croit vrai et sacré ?
Débusquer les manifestations non verbales de réticence
Cette recherche du dialogue forcé, ce rejet de l'indifférence ou la désapprobation envers ce qui est socialement acceptable par le groupe apparaît dans de nombreuses injonctions faites aux enfants ou aux enseignants :
« Être attentif à ses manifestations non verbales de communication et à celles des autres. »
(Programme du primaire page 283)
« Se soucier de l’autre et prendre en considération ses sentiments, ses perceptions ou ses idées. »
[source]
« Dans leurs interactions, verbales ou non verbales, il importe qu'ils [les élèves] s'exercent progressivement à écouter l'autre de manière attentive. »
[source]
L’enfant est désormais enjoint non seulement de critiquer les idées des autres quand elles ne sont pas conformes au vivre-ensemble, mais aussi de sonder leurs arrière-pensées. Ordre lui est donné de prêter attention aux manifestations non verbales de communication de ses petits camarades. Un silence désapprobateur, un regard fuyant, une attitude de mutisme seront autant de signes d’adhésion faible ou pire de désapprobation potentielle, et jugés comme tels. L’enfant dissident n’aura même plus la possibilité ou le droit de se réfugier dans l’intimité de son for intérieur ou de s’évader dans l’imagination du merveilleux puisque les signes mêmes de repli sur l’intériorité ou un monde extérieur au monde politiquement correct seront examinés, suivis, interprétés et traqués comme tel.
Lien
Libellés : Francis Chartrand, Québec, Religion et fanatisme
Abonnement Messages [Atom]

