mercredi, décembre 17, 2008

 

La Commission canadienne des droits de la personne refuse d’enquêter sur la plainte de Marc Lebuis, directeur de Point de Bascule

La décision de la Commission fait l’objet d’un article par Brian Myles dans l’édition d’aujourd’hui du journal Le Devoir, l’un des trois grands quotidiens montréalais. Voir : Commission canadienne des droits de la personne - S’attaquer aux gais, aux occidentales et aux juifs n’est pas nécessairement haineux (cliquez ici pour le texte complet de l’article).

Le livre de l’imam Al-Hayiti est accessible ici.

LES FAITS

Le 11 avril 2008, j’ai déposé une plainte pour « propagande haineuse » devant la Commission canadienne des droits de la personne contre l’imam salafiste montréalais Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti. Mon objectif était de tester l’objectivité de la Commission. Ma plainte portait sur son livre L’Islam ou l’Intégrisme ? À la lumière du Qor’an et de la Sounnah, (2006/2007), 3ième édition corrigée. L’imam Abou H., qui parle couramment l’arabe, a fait des études universitaires en Arabie saoudite sur l’islam et les sciences reliées aux Hadith. Ses enseignements peuvent donc être perçus comme faisant autorité en matière d’islam.

Ma plainte était déposée en vertu de l’article 13 de la Loi canadienne sur les droits de la personne (LCDP). J’y allègue que les écrits de l’imam sont suprématistes et qu’ils sont haineux et méprisants envers les personnes faisant partie des groupes suivants : les homosexuels, les mécréants (les non musulmans), les femmes, les Juifs, les Québécois (comme groupe ethnique et minorité nationale).

Dans une lettre reçue le 5 décembre et signée par Stéphane Brisson, la Commission m’informait qu’elle ne donnerait pas suite à ma plainte, étant d’avis que les écrits de l’imam ne sont pas susceptibles d’exposer des groupes identifiables à la haine et au mépris. Voici un extrait de ladite lettre, suivi de quelques extraits du livre de l’imam portés à l’attention de la Commission au soutien de ma plainte :

EXTRAIT DE LA LETTRE DE LA COMMISSION

«...la majorité des références dont il est question dans L’islam ou l’intégrisme concernent les «infidèles», les «mécréants» ou «les femmes de l’Occident». Il s’agit de catégories de personnes très générales et diversifiées qui ne constituent pas un «groupe identifiable» tel que décrit à l’article 13. Comme nous l’avons également mentionné, les passages qui identifient les groupes en fonction d’un motif de distinction illicite (homosexuels, lesbiennes, chrétiens, Juifs et femmes non musulmanes) ne semblent pas promouvoir la «haine» ni le «mépris» comme il est mentionné dans l’affaire Taylor. C’est pourquoi le document dont il est question ne semble pas répondre aux critères relatifs au dépôt d’une plainte en vertu du paragraphe 13(1) de la LCDP.»

EXTRAITS DU LIVRE DE L’IMAM (fautes comprises)

Les homosexuels

Les mécréants

L’homme est supérieur à la femme

La musulmane est supérieure à la mécréante, une impudique

Les ethnies ne sont pas égales

Le musulman est supérieur aux mécréants

Le christianisme

Les Juifs

L’esclavage

La démocratie est contraire à l’islam. Le djihad est un devoir de sédition

CONCLUSION

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