jeudi, avril 30, 2009

 

Taisez-vous, sinon vous allez nuire à notre fausse harmonie, par Marie-Êve Marineau


Ce genre d’initiative, toujours fondée au départ sur de bonnes intentions, finit invariablement par se transformer en monstrueuse Commission pour la propagation de la Vertu et la répression du Vice sous l’impulsion des forces islamogauchistes... On le voit au Canada, où les commissions des droits de la personne se sont autoproclamées gardiennes du Bien et menacent la démocratie et nos libertés. On l’a vu au Québec avec le document ahurissant joint au rapport Bouchard-Taylor recommandant que les médias se mettent au service de l’Utopie du Bien et de l’Harmonie totale... et tous en coeur, chantons Kumbaya !

L’Australie mettra en place la censure obligatoire d’Internet

L’Australie s’ajoutera à la Chine comme pays qui implante la censure obligatoire de l’Internet, aux termes d’un programme mis de l’avant par le gouvernement fédéral.

Ces révélations sont ressorties lorsque les géants américains de la technologie, Google, Microsoft et Yahoo, et une coalition de groupes de défense des droits de l’homme et d’autres groupes ont dévoilé un code de conduite visant à protéger la liberté d’expression et la vie privée sur Internet.

Le gouvernement a déclaré qu’il ne permettra pas que les utilisateurs d’Internet aient l’option de se retirer du filtre internet national proposé.

Le programme a d’abord été conçu comme un moyen de lutter contre la pornographie juvénile et les contenus pour adultes, mais il pourrait être étendu aux sites Web controversés sur l’euthanasie ou l’anorexie.

Le ministre des Communications Stephen Conroy a dévoilé le programme de censure obligatoire au comité du Sénat sur les estimés, alors que le Global Network Initiative, qui réunit des sociétés importantes, des organisations des droits de l’homme, des universitaires et des investisseurs, ont demandé aux entreprises de technologie qu’elles s’engagent à « protéger la liberté d’expression et le droit à la vie privée de leurs utilisateurs ».

M. Conroy a dit que des essais devaient être réalisés, mais « nous parlons d’un blocage obligatoire, lorsque c’est possible, de contenus illégaux ».

La proposition de « Net Nanny » devait à l’origine offrir aux Australiens qui voulaient un accès non censuré au Web la possibilité de contacter leur fournisseur de services Internet pour être exclus de ce service.

Human Rights Watch a condamné la censure sur Internet, et a fait valoir au Sénat américain qu’il « existe un réel danger d’un rideau virtuel divisant l’internet, tout comme le rideau de fer l’a fait lors de la guerre froide, parce que certains gouvernements craignent le potentiel de l’Internet, et veulent le contrôler ».

Des groupes comprenant la System Administrators Guild of Australia et Electronic Frontiers Australia ont attaqué la proposition, disant qu’elle restreindrait injustement l’accès des Australiens au Web, qu’elle ralentirait la vitesse d’Internet et augmenterait le prix de l’accès à Internet.

Colin Jacob, membre du conseil de EPT, a déclaré que le filtre aurait peu d’effet sur le contenu illégal sur Internet, y compris la pornographie impliquant des enfants, parce qu’il ne couvrirait pas les réseaux de partage de fichiers.

« Si le gouvernement annonçait clairement qu’il entend seulement cibler la pornographie juvénile, ce serait un tout autre débat », a-t-il dit.

L’initiative des sociétés de technologie, qui fait suite à des critiques que ces entreprises ont été collaboré à la censure de l’Internet dans des pays comme la Chine, les oblige à interpréter de façon restrictive les demandes d’information ou de censure du gouvernement et à lutter pour réduire leur collaboration au minimum.

L’initiative offre une approche systématique pour « œuvrer ensemble pour résister à des efforts déployés par les gouvernements qui cherchent à mobiliser les entreprises dans des actes de censure et de surveillance qui violent les normes internationales », ont dit les participants.

Dans une déclaration, le co-fondateur et président de Yahoo, Jerry Yang, se félicite du nouveau code de conduite.

« Ces principes fournissent une précieuse feuille de route pour des sociétés comme Yahoo qui opèrent dans des marchés où la liberté d’expression et la vie privée sont injustement restreints », a-t-il dit.

« Yahoo a été fondé sur la conviction que la promotion de l’accès à l’information peut enrichir la vie des gens, et les principes que nous dévoilons aujourd’hui reflètent notre détermination que nos actions correspondent à nos valeurs dans le monde entier ».

Yahoo a été propulsé à l’avant-scène de la question des droits en ligne après que la société californienne ait aidé la police chinoise à identifier les cyber-dissidents dont le crime supposé était d’exprimer leurs opinions en ligne.

La Chine exerce un contrôle strict sur l’internet, elle bloque des sites liés à des dissidents chinois, au mouvement spirituel banni Falun Gong, au gouvernement tibétain en exil et ceux qui ont des informations sur le massacre de 1989 à Tienanmen.

Un certain nombre de sociétés américaines, y compris Microsoft, Cisco, Google et Yahoo, ont été traînées devant le Congrès américain au cours des dernières années et accusées de complicité dans la construction de la « Grande muraille pare-feu de Chine ».

Le Australian Christian Lobby a toutefois accueilli le programme avec satisfaction.

Le directeur général Jim Wallace a dit que ces mesures étaient nécessaires. « La nécessité d’empêcher l’accès à des contenus grossiers et à la pornographie juvénile doit être placée au-dessus du désir de l’industrie de voir un accès sans restriction », a dit M. Wallace.

Le Comité pour la protection des journalistes vient de publier la liste des 10 pires pays au monde pour les bloggers. La culture Internet est en pleine expansion dans plusieurs pays d’Asie et du Moyen-Orient, entraînant une répression agressive par certains gouvernements. Trois de ces pays sont membres du Consel des droits de l’Homme de l’ONU, soit la Chine, Cuba et l’Égypte.

« Les bloggers sont à l’avant-garde de la révolution de l’information et leur nombre est en pleine expansion », a déclaré le Directeur exécutif de CPJ, Joel Simon. « Mais les gouvernements apprennent très vite à retourner la technologie contre les bloggers par la censure, la restriction à l’accès Internet et l’extraction des renseignements personnels. Quand tout le reste échoue, les autorités jettent tout simplement quelques bloggers en prison pour intimider le reste de la communauté Internet et les contraindre au silence ou à l’auto-censure. »

Voici la liste des pires prédateurs de la liberté d’expression en ligne :

1. Birmanie
2. Iran
3. Syrie
4. Cuba
5. Arabie saoudite
6. Vietnam
7. Tunisie
8. Chine
9. Turkménistan
10. Égypte


IRAN: A Nation Of Bloggers from ayrakus on Vimeo.

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