vendredi, mars 05, 2010
Droits et Démocratie démontre sa transparence financière, par Francis Chartrand

Le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique a annoncé aujourd'hui qu'il a fait appel à la firme Samson Bélair/Deloitte & Touche pour effectuer une vérification judiciaire des transactions financières effectuées entre 2005 et 2009. Lors de l'annonce, le président par intérim, monsieur Jacques Gauthier, a souligné que le but de cette vérification était de garantir une totale transparence en ce qui concerne l'utilisation adéquate de l'argent des contribuables canadiens.
« La démocratie réclame l'obligation de s'expliquer tandis que les droits exigent la responsabilisation du travail », a soutenu monsieur Gauthier. « À titre d'institution qui reçoit 11 millions de dollars par année du Gouvernement fédéral, autrement dit des taxes des Canadiens, Droits et Démocratie a le devoir de rendre des comptes sur la façon dont ces fonds sont dépensés. En outre, nous avons la responsabilité de veiller à ce qu'ils soient gérés correctement. »
Le président par intérim a déclaré également que ni lui, ni le conseil d'administration, ne possèdent de preuves de fautes commises de façon individuelle. Toutefois, les examens financiers ont permis de déceler des transactions qui nécessitent l'attention des vérificateurs judiciaires. « Nous avons demandé aux professionnels de nous donner le portrait exact de certaines transactions et contrats effectués au cours des cinq dernières années. »
Les représentants de la firme Samson Bélair/Deloitte & Touche, qui entreprennent la vérification immédiatement, devraient pouvoir présenter un rapport et des recommandations dans un délai de trois semaines. « Les résultats seront rendus publics le plus rapidement possible, c'est-à-dire dès l'acceptation du rapport par le conseil d'administration », dit enfin monsieur Gauthier.
Droits et Démocratie (le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique) est un organisme non partisan investi d'un mandat international et qui a été créé en 1988 par le Parlement canadien pour encourager et appuyer les valeurs universelles des droits humains et promouvoir les institutions et pratiques démocratiques partout dans le monde.
Droits et Démocratie s'emploie à promouvoir, en collaboration avec des individus, des organismes et des gouvernements, au Canada et à l'étranger, les droits humains et les droits démocratiques tels que définis dans la Charte internationale des droits de l'homme.
Renseignements: ou pour obtenir une entrevue avec un représentant de Droits et Démocratie: Communication Prima, (514) 654-1742, primacommunion@gmail.com
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Libellés : Canada, Francis Chartrand, Liberté d'expression
dimanche, février 07, 2010
Les radios qui se taisent, par Francis Chartrand

Corus Entertainment réduit au silence deux de ses stations de radio. AM Info690 Montréal et AM940 Montreal's Greatest Hits ont cessé leurs opérations vendredi soir, à 19 h.
Pour Corus Entertainment, « il est clair que les stations Info690 et AM940 ne sont pas viables ». La compagnie estime avoir perdu un million de dollars par année et ce, depuis huit ans, avec ces deux stations de radio.
Le radiodiffuseur dit prendre cette décision en dépit du fait que « Corus Québec et ses employés aient investi temps et énergie pour relancer ces antennes ».
Cette décision du radiodiffuseur privé touche 10 postes au total. Ce sont des postes de journalistes, de chroniqueurs affectés à la circulation de même que des employés affectés aux opérations.
Cependant, Corus conservera huit des dix employés touchés : cinq journalistes et trois chroniqueurs à la circulation seront réaffectés aux autres stations du groupe, telles que CKOI et 98,5 FM.
Corus nouvelles ne cesse pas d'exister puisqu'elle sera au service de tous nos partenaires, tels que Radio-Nord, et sera présente dans notre réseau soit à Québec, à Trois-Rivières, au Saguenay, dans l'Outaouais bref, partout où on diffuse.
— Annick Bélanger, porte-parole de Corus Québec
Le CRTC récupérera les licences d'exploitation de ces deux stations AM.
La station Info690, dont les lettres d'appel sont CINF, était entrée en ondes en décembre 1999. Elle prenait la relève de CKVL, présente dans l'univers radiophonique des Montréalais depuis 1946.
Info690 était la propriété de Métromédia CMR, qui a par la suite vendu ses possessions radiophoniques à Corus Entertainment. Cette compagnie emploie 466 personnes au Québec. La direction d'Info690 avait déjà éliminé 12 emplois de la salle des nouvelles en février 2009.
Un paysage médiatique en mutation
Rappelons que Radio-Canada avait tenté d'obtenir, auprès du CRTC, une licence pour lancer sa propre chaîne d'information continue sur le 690. Cette fréquence était d'ailleurs l'ancienne fréquence de la radio de Radio-Canada sur la bande AM, avant que Radio-Canada ne migre au FM 95,1.
Mais, finalement, le projet de Radio-Canada n'avait pas été retenu par le CRTC.
Radio-Canada.ca avec la Presse Canadienne.
Bon, mon commentaire, maintenant.
Info 690 à Montréal et 940 News étaient en service depuis décembre 1999, au moment où CKVL 850 était passé au 690 et CIQC 600 était passé au 940. Pourquoi ? Parce que les fréquences radiophoniques sont affectées à des consortiums. Et que CBC et Radio-Canada n’avaient plus leurs stations AM. CBF 690 était passé au 95.1 et CBM 940 était passé au 88.5.
La direction de Corus (CKOI, CFQR, CKVL, CIQC) voulait acquérir deux chaînes de radio d’information continue, comme Bloomberg Radio WBBR 1130, WCBS 880 ou WINS 1010 à New York, des stations que l’on peut parfois capter dans un véhicule dans la région de Montréal. Ce qui était pour être une première au Canada.
Au même moment, le même projet fait surface à la direction de la Société Radio-Canada. Et ils visent Montréal, Toronto ainsi qu’Ottawa pour faire leur projet pilote ; faire un « RDI » et un « Newsworld » sur le AM avec la circulation locale aux 10 minutes, la météo nationale aux 13 minutes et le rappel des grands titres aux 15 minutes.
Le nom du projet : Info Express et News Express. À Montréal, la SRC est encore propriétaire des fréquences AM 690 et 940. La solution : les reprendre. De toute façon la Société Radio-Canada avait aussi d’autres projets ambitieux : la Télé des Arts (aujourd’hui ARTV), Bande à part, qui devait voir le jour au 104.5 tout comme CBC Radio 3 qui devait voir le jour au 91.9 et Sports Extra en français sur la fréquence AM 900 et en anglais sur la fréquence AM 650.
Si tous les projets avaient vu le jour, on aurait à Montréal : Première Chaîne au 95.1, Espace Musique au 100.7, Bande à part au 104.5, Info Express au 690, Sports Extra au 900, CBC Radio 1 au 88.5, CBC Radio 2 au 93.5, CBC Radio 3 au 91.9, News Express au 940 et Sports Extra au 650. Ça fait beaucoup de chaînes radiophoniques avec nos taxes, vous direz. Mais qu’en pense le CRTC ?
Le CRTC avait donc demandé à la SRC de trancher dans ses nombreux projets. Et alors que Corus voulait recycler ses 2 stations, CKVL et CIQC, le CRTC trancha donc pour aller de l’avant en accordant une licence de programmation d’information continue. Et refusant de se laisser battre par la SRC, Corus envisagea de transférer ses fréquences sur celles qui appartenaient à la SRC. CKVL passa à l’ancien CBF et CIQC passa à l’ancien CBM.
Puis vinrent les années 2000, une décennie où les gens devinrent de plus en plus adeptes des MP3, en écoutant de plus en plus de la musique. Les gens lâchent le format « talk radio », toujours de plus en plus écoeurés par l’actualité internationale, la rectitude politique, les déboires sportifs montréalais (le Canadien de moins en moins présent dans les séries éliminatoires, les Expos entre la vie et la mort), et les conséquences du 11 septembre laisse planer un climat de peur qui ne donne plus le goût aux gens de s’informer. Finalement, l’ère du « j’veux pus rien savoir » et du « j’m’en câlisse ben raide » commence pour une décennie.
Même la station qui attirait plus d’un million trois cents mille auditeurs en 1995, CKOI, chute à 600 000. Les gens ont des lecteurs CD dans les véhicules. Les CD gravées de MP3 remplacent MIX 96, CKOI, CKMF, CHOM. Les sites Internet sportifs remplacent les émissions sportives à CKAC et à CKGM, bref, les sites Internet joueront un rôle majeur dans l’avenir de la radio, ainsi que dans d’autres formes de médias.
Puis vinrent les années 90, où les échecs de la société canadienne et québécoise se font sentir. La Crise d’Oka, l’échec de l’Accord du Lac Meech, l’échec référendaire de l’Accord de Charlottetown, la première Guerre du Golf. Les gens délaissent l’information de plus en plus.
On ira jusqu’à fusionner les deux plus grands réseaux de radio parlée privés, Télémédia et Radiomutuel. À Montréal, Québec, Chicoutimi, Hull, Sherbrooke et Trois-Rivières, des stations fermeront, en 1994, tout comme CKLM 1570 à Laval. CJMS 1280 de Radiomutuel à Montréal fusionnera avec CKAC 730 de Télémédia, CJRP 1060 de Radiomutuel à Québec fusionnera avec CHRC 80 de Télémédia, CJMT 1420 de Télémédia à Chicoutimi fusionnera avec CKRS 590 de Radiomutuel à Jonquière, CKCH 970 de Télémédia de Hull fusionnera avec CJRC 1150 de Radiomutuel à Gatineau, CJRS 1510 de Radiomutuel à Sherbrooke fusionnera avec CHLT 630 de Télémédia et CJTR 1140 de Radiomutuel à Trois-Rivières fusionnera avec CHLN 550 de Télémédia.
Ainsi sera né le réseau Radiomédia, né de cette fusion le 30 septembre 1994, un réseau dont Astral Média sera le propriétaire, en plus de Rock Détente et Radiomutuel sur FM qui deviendra Radio Énergie (CHIK 98.9 à Québec, CIGB à Trois-Rivières, CIKI 98.7 à Rimouski, CIMO 106.1 à Sherbrooke, CJAB 94.5 à Jonquière, CJDM 92.1 à Drummondville, CJMM 99.1 à Rouyn-Noranda, CJMV 102.7 à Val-d’Or, CKMF 94.3 à Montréal et CKTF 104.1 à Gatineau), pour devenir Énergie de 2001 à 2009, pour finalement devenir en 2009 NRJ, curieusement le prolongement d’un réseau ayant le même nom, mais en France. Alors que sa station montréalaise anglophone à Astral, Virgin Radio, est aussi le prolongement d’un réseau ayant le même nom, mais au Royaume-Uni.
On revient à la radio parlée. CIEL 98.5 FM ferme ses portes en 2000, Corus (une compagnie albertaine rachète la fréquence pour faire une station sœur à CKOI ; CKOO alias COOL 98.5, une station de rock alternatif (que j’aimais bien écouter d’ailleurs) qui chargea de format à tous les ans. En 2001 elle devient une station de rock moderne, devient en 2003 une station de rock classique, et le 5 janvier 2004, devient CHMP (Le FM parlé de Montréal).
Le premier coup de cette station est d’aller chercher des mains de CKAC (Astral) l’animateur matinal Paul Arcand, Gilles Proulx pour l’émission du retour et sera le diffuseur des matches des Expos de Montréal pour leur dernière saison. CKAC se retrouve le matin avec Mario Langlois le matin, Jean Lapierre l’avant-midi, Pierre Mailloux en après-midi, les Amateurs de Sports au retour à 16 :00, les matchs du Canadien et des Alouettes, Ron Fournier à Bonsoir les Sportifs, Jacques Fabi à Bonjour la Nuit ainsi que Serge Plaisance et Roger Drolet le week-end.
Pourtant, en ayant une grande qualité d’animation radiophonique, c’est là que tout va chambarder. Astral Média parle de vendre les 6 stations de Radiomédia mais veut conserver CJAD 800. L'avenir de la station a été mis en doute ces dernières années en raison du déclin de la radio AM au Québec, alors qu’il est en remontée dans tout le reste du Canada.
Quebecor a voulu acheter la station, mais cet offre fut bloquée par le CRTC pour éviter une trop grande concentration des médias. Un consortium, formé de Radio-Nord ainsi que Genex a ensuite offert d'acheter la station, mais a depuis retiré cette offre. En 2004, Corus Entertainment a offert d'acheter CKAC et les autres stations d'Astral pour le prix d'onze millions de dollars. Le CRTC a approuvé cette transaction en janvier 2005. Mais ça ne sera pas sans conséquences.
L'intention de Corus était au départ de fermer le centre de nouvelles de la CKAC pour réorienter le contenu vers les sports et la santé. Cela a mis en colère un large auditoire qui percevait le contenu traditionnel comme une institution culturelle québécoise.
Et là commence une enfer dans lequel Corus s’embarque à pieds joints, puisque Corus est propriétaire de 3 stations de « talk radio » à Montréal, 98.5 FM Parlé, CKAC, et en anglais, 940 Montreal (Info690 n’étant que de l’information continue). Le 14 septembre 2005, le format d’information continue de 940 News devient 940 Montreal, un format « talk radio » pour rivaliser à CJAD, toujours une propriété d’Astral et lui rivalise dans les cotes d’écoute avec Joe Cannon en matinée, Jim Duff au retour (que j’écoutais parfois), Charles Adler, en après-midi sur toutes les stations “talk radio” de Corus à travers le pays, et Coast to coast, du “talk radio” en direct la nuit.
Un appel avait été lancé devant le gouvernement fédéral canadien pour annuler l'achat de Corus, mais la salle de nouvelles a officiellement fermé le 30 mai 2005. Récemment la station a été critiquée pour ses chroniques sur le sexe à heure de grande écoute. Le 1er mars 2007, CKAC annonce qu'à compter du 2 avril 2007 la station ne diffuse que des nouvelles sportives et se concentrera uniquement sur le domaine du sport. Oui, on ferme la fameuse salle des nouvelles de CKAC, veille de 1922.
Puis Corus se met dans de beaux draps, car des difficultés financières les amènent à transformer 940 Montreal à AM 940, une station de succès souvenirs, le 6 juin 2008.
Corus n’en est pas à ses premiers massacres. Le 16 avril 2007, CKRS 590 à Saguenay passe au 98.3, CJRC 1150 à Gatineau passe au 104.7. Le 20 août 2007, CHLT 630 à Sherbrooke passe au 107.7 et CHLN 550 à Trois-Rivières passe au 106.9. CJTR (par la suite CHLN) avait une station sœur à Shawinigan, CKSM 1220. N’ayant pas été dans la transaction vers Corus, la station est morte le 30 juin 2007. Le 28 mars 2009, ses stations « talk radio » deviendront toutes membres d’un nouveau réseau : Souvenirs Garantis, un compétiteur à Boom FM, un autre réseau d’Astral Média. Le 1er mai 2009, leurs anciennes fréquences AM sont mortes définitivement.
Puis ces 2 stations qui meurent à Montréal. CHRC 80 a échappé à cette chute, en devenant indépendante. Cette station s’appelle désormais Québec 800.
Oui l’avenir de la radio parlée s’assombrit. Et ça me fait peur. Parce que des stations de radio où se trouvent des lignes ouvertes où les gens peuvent s’exprimer demeurent une des vertèbres de notre démocratie. Mais si je voulais censurer, maintenir le public dans l’ignorance, m’en prendre à la connaissance et à l’information, je ne m’y prendrais pas autrement. Je couperais le micro à tous ces animateurs de lignes ouvertes, et je mettrais de la musique, et que de la musique endormante.
Dors, public, dors.
Parce qu’une radio écouté par un auditoire est une radio en santé.
Francis Chartrand
Libellés : Francis Chartrand, Liberté d'expression, Média, Québec
dimanche, novembre 15, 2009
Jacques Brassard critique une vache sacrée, il n'a plus sa chronique, par Anne Humphreys

Jacques Brassard ancien ministre péquiste, pourfendeur des marottes du correctivisme politique et du prêt-à-penser multiinterculturaliste, dont le programme ECR qu'il comparaît à une « bouillabaisse de religions », imposée subrepticement, n'a plus de chronique au Quotidien de Saguenay.
Son crime ? Avoir osé défier Steven Guilbeault porte-parole d'Équiterre et les « faits établis et reconnus par la communauté scientifique internationale ». Comme si le panurgisme était un argument scientifique, comme si des scientifiques n'émettaient pas des doutes quant à l'origine purement anthropogénique du réchauffement climatique, comme si celui-ci devait nécessairement être mauvais pour des pays comme le Québec, la Russie, l'Alaska, le Canada, la Scandinavie, bref, une très grande partie des terres émergées.
Rappelons que l'ombudsman de Radio-Canada, Mme Miville-Deschênes, avait déjà dénoncé en mai 2009 le manque de diversité à la SRC en citant précisément M. Steven Guilbeault : « Un exemple : à lui seul, Steven Guilbeault, ex-directeur de Greenpeace au Québec, a été entendu 120 fois à la radio et à la télévision de Radio-Canada en 2007. »
Les éléments du délit :La Chronique de Jacques Brassard : « La prophétie d'Andy Warhol se réalise ».
Extraits :
« L'un des prélats les plus en vue de l'épiscopat écolo-réchauffiste est Steeve Guilbeault.
Le géologue et sismologue à la retraite de l'UQAC, Reynald Du Berger, aussi ingénieur de formation, s'est intéressé récemment à cet expert auto-proclamé. Il a découvert que les études supérieures que Steeve Guilbeault avait abordées étaient théologiques. Il ne s'est pas rendu, cependant, jusqu'au diplôme, mais en a gardé la propension au dogmatisme. C'est ce théologien inachevé qui, depuis des années, nous sermonne sur le climat, la forêt et l'énergie. Et qui est sujet d'une vénération flagorneuse de la part de tous les médias, plus particulièrement de Radio-Canada, Télé-Québec et du Devoir.
Avis
Auparavant, Steeve Guilbault pontifiait à partir de Greenpeace; maintenant, il prêche la bonne parole à Équiterre, une congrégation écolo québécoise. Il est, à toutes fins utiles, le Professeur Tournesol attitré de Radio-Canada. Récemment, en zappant le matin (ce qui m'arrive rarement), je l'ai vu aux «Lionnes». Il pérorait sur le climat tout en dénigrant le Stephen Harper. Les animatrices étaient en extase devant ce «guide spirituel».
En fait, à ma connaissance, je n'ai jamais vu ce fat personnage sérieusement questionné ou talonné par les animateurs-bureaucrates de la société d'État. Ces derniers ne sont toujours que des faire-valoir, lui permettant de présenter sa salade sur la forêt ou le climat. Jamais de questions embarrassantes qui risqueraient de mettre à nu les lacunes de son bric-à-brac doctrinal. »
Équiterre défend Steven Guilbeault.
Supplément pour contrer l'unanimisme écologiste des manuels et cahiers ECR
Débat entre universitaires à l'Université de Nantes le 7 juin 2009 sur le réchauffement climatique (1/4)
Serge Galam : « le réchauffement climatique n'est pas prouvé »
Écrivez (courtoisement) pour vous plaindre de cette troublante entrave au débat et à la libre expression :
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vendredi, octobre 30, 2009
À quoi donc pensait Obama?, par Francis Chartrand

Répondre à la question «A quoi pensait vraiment Obama?» prend plus d'importance lorsqu'on s'interroge sur le sens d'initiatives diplomatiques pour le moins douteuses. La semaine dernière, les États-Unis se sont joints à l'Égypte pour présenter une résolution au Conseil des droits de la personne des Nations-Unis - organisme notoirement anti-occidental - anti-américain et anti-Israël. Les États-Unis en font maintenant partie grâce aux efforts de l'administration Obama. Pour la première fois, l'Amérique assume un rôle de leader au sein d'une organisation qui menace la liberté de parole dont jouissent les Américains et que protège leur Constitution.
Le très important site JihadWatch.org de Robert Spencer a révélé la teneur de cette résolution. Elle invite les États à condamner et à criminaliser tout plaidoyer de haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, l'hostilité ou la violence ".
Spencer note qu'elle condamne également «tout stéréotype négatif des religions et des groupes raciaux» ce qui vise indirectement toute explication documentée de la doctrine du djihad et la volonté de domination de l'islam. Il faut rappeler que c'est continuellement l'objet de plaintes de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) et d'autres groupes qui voudraient faire taire toute critique de l'islam.
Dans un texte paru sur le site gauchiste www.HuffingtonPost.com, Eugene Volokh se dit très préoccupé de la portée qu'une telle résolution pourrait avoir aux États-Unis: notamment sur la liberté d'expression. Il écrit:
«Je crains que l'appui du Pouvoir exécutif américain aux normes internationales des droits de l'homme qui restreignent la liberté de parole n'influence les tribunaux américains dans leur interprétation du Premier Amendement. Le risque est qu'au fil des ans, ces normes ne l'emportent sur le Premier Amendement pour justifier l'interdiction des discours jugés haineux. Et cette crainte n'est pas le fruit de mon imagination. Elle est fondée sur les opinions de Peter Spiro, un professeur de droit influent qui est un partisan de cette tendance. C'est vraiment ce qu'il souhaite et espère. Ainsi donc, toute limitation de la liberté d'expression qu'approuve le gouvernement américain peut avoir à long terme des conséquences sur l'exercice de nos droits constitutionnels.»
Réfléchissons de nouveau à la question: «A quoi pense Obama?». Le fait que ses politiques s'inspirent de celles des Frères musulmans et d'autres groupes qui défendent la suprématie de l'islam et de la loi islamique (la charia) n'est pas nouveau (du moins pour les lecteurs réguliers de mes chroniques).
Ce qui est nouveau et très troublant est que le président Obama et son administration sont en train d'officialiser cet inquiétant alignement dans des forums internationaux comme le Conseil des droits de la personne des Nations Unies. Si l'on tient compte des écrits passés de Harold Koh, ex-recteur de la faculté de droit de Yale et maintenant principal conseiller du gouvernement en matière de droit international et responsable du respect de ce droit aux États-Unis, des " normes " défendues par la résolution présentée par l'administration Obama au Conseil des droits de la personne devraient avoir préséance sur les lois des États-Unis et même sur la Constitution.
Le remarquable Ed Whalen du Centre d'Éthique et de politiques publiques attire l'attention sur un essai écrit par Koh en 2004 et intitulé «International Law as Part of Our Law». Dans cet essai, Koh soutient que «les tribunaux américains doivent jouer un rôle important dans l'alignement des règlements de droit constitutionnel sur les règlements de lois étrangères et internationales non pas seulement pour promouvoir les intérêts américains, mais pour faire avancer le projet de développement d'un système judiciaire international.»
La conclusion semble évidente: le président Obama et son administration s'activent à promouvoir un programme qui, non seulement est contraire à l'esprit de la Constitution américaine, mais également contraire aux intérêts de la Nation. Il appartient maintenant au peuple américain et au Congrès de leur barrer la route!
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Libellés : États-Unis, Francis Chartrand, Liberté d'expression, Obama
vendredi, septembre 04, 2009
Reporters Sans frontières - RSF est scandalisé par la notion de diffamation des religions officiellement adoptée par l'ONU, par Francis Chartrand

Voir ONU - Le Conseil des droits de l’homme adopte une résolution condamnant la "diffamation des religions". Seul l’islam est spécifiquement mentionné. Vous y trouverez notamment des explications sur les raisons pour lesquelles cette résolution adoptée le 27 mars est si préoccupante même si elle n'est pas contraignante.
Cette résolution témoigne aussi d'une complète faillite morale de l'ONU, qui accorde plus d'importance à des abstractions comme les idéologies ou les religions qu'aux êtres humains.
La notion de diffamation des religions officiellement adoptée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, Reporters sans frontières est scandalisée.
Reporters sans frontières dénonce, une nouvelle fois, l’incapacité du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à défendre les valeurs contenues dans la Déclaration universelle des droits de l’homme.
« Le Conseil vient de porter un coup sévère à la liberté d’expression qu’il est censé défendre. En votant une résolution qui cherche à étouffer la critique de la religion musulmane, l’instance des Nations unies vient de montrer, une fois encore, son incapacité à lutter efficacement pour la défense des droits de l’homme », a déclaré Reporters sans frontières.
« Cette résolution est scandaleuse. Sous prétexte de lutter contre les discriminations, elle s’en prend aux médias qui ‘visent des symboles religieux et des personnes sacrées’. Notamment dans la religion musulmane. En clair, les Nations unies demandent aux médias de ne plus critiquer les religions, et notamment l’islam au nom de la lutte contre l’incitation à la haine. C’est inacceptable pour tous ceux qui ont à cœur de défendre la liberté d’expression et ceux qui luttent contre les discriminations », a ajouté l’organisation.
« L’ONU est sur une pente glissante dangereuse pour la liberté d’opinion. Toutes les libertés doivent être défendues avec la même force. Il n’est pas acceptable que les Nations unies prennent parti de manière si outrancière pour une liberté au détriment d’une autre. Cela va à l’encontre de tous les principes constitutifs de cette organisation », a conclu Reporters sans frontières.
Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, réuni à Genève, en Suisse, a voté, le 26 mars 2009, une résolution sur la mise en place du programme d’action de la conférence de Durban sur la lutte contre le racisme. Ce texte, soumis par le Pakistan au nom de l’Organisation de la conférence islamique, a été adopté par 23 voix pour, 11 contre (les pays de l’Union européenne, le Canada, le Chili) et 13 abstentions.
Ce texte exhorte notamment les Etats membres des Nations unies à prendre des mesures pour lutter contre « des actes de haine, de discrimination et d’intimidation qui résultent de la diffamation des religions ». Le document « déplore l’utilisation des médias électroniques, audiovisuels et imprimés, y compris Internet, pour (...) viser des symboles religieux et des personnes sacrées ». La résolution précise également que le Conseil des droits de l’homme est « alarmé par l’inaction de certains Etats à combattre les pratiques discriminatoires et rappelle le besoin de combattre réellement la diffamation de toutes les religions en général, et de l’islam et des musulmans en particulier ».
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Libellés : Francis Chartrand, Islam, Liberté d'expression, ONU, Religion et fanatisme, Reporters sans frontières
lundi, juillet 06, 2009
Extirper l'hérésie et le blasphème, par Anne Humphreys

Nous parlons souvent ici de religion, de religion d'État même quand on aborde le programme gouvernemental obligatoire d'éthique et de culture religieuse — David Mascré et Georges Leroux paraphrasant Tocqueville en ont aussi parlé lors du procès de Drummondville.
Voici que, dans le même ordre d'idée, un ancien candidat du Nouveau parti démocratique (NPD), un professeur de droit de l'Université Western Ontario, Robert Ivan Martin, s’insurge contre une inquisition moderne, une police de la pensée dont la mission serait d'extirper l'hérésie et le blasphème au Canada. Il dénonce dans le même souffle ces caprices qui deviennent aujourd’hui des droits de l'Homme, ces droits que les gens croient avoir de ne plus être froissés par autrui.
La version anglaise ici (se charge lentement).
De quoi s'agit-il ?
Les commissions canadiennes des droits de la personne
13. (1) Constitue un acte discriminatoire le fait, pour une personne ou un groupe de personnes agissant d’un commun accord, d’utiliser ou de faire utiliser un téléphone de façon répétée en recourant ou en faisant recourir aux services d’une entreprise de télécommunication relevant de la compétence du Parlement pour aborder ou faire aborder des questions susceptibles d’exposer à la haine ou au mépris des personnes appartenant à un groupe identifiable sur la base des critères énoncés à l’article 3.
Il est important de noter qu'il ne s'agit pas de punir des propos haineux ici, mais la possibilité que des propos puissent être interprétés par un quidam de telle sorte qu'il conçoive un certain mépris envers un groupe fondé sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, l’état matrimonial, la situation de famille, l’état de personne graciée ou la déficience.
Protéger le droit des minorités de ne pas être froissées par la majorité ?
La formulation du critère « susceptibles d’exposer à la haine ou au mépris » peut s'interpréter de manière très lâche. C'est ainsi que le Canadian Islamic Congress s'est plaint en décembre 2007 auprès de trois commissions (Ontario, Colombie-Britannique et fédérale) de 18 articles publiés dans le Maclean's de janvier 2005 à juillet 2007 que le Canadian Islamic Congress considérait comme profondément islamophobe. Parmi les 18 articles incriminés s'en trouvait un intitulé « Pourquoi l'avenir appartient à l'islam ».
Dans un article de la Presse, le journaliste Mario Roy écrivait à ce sujet :
« L’extrait de America Alone publié par Maclean’s est en effet largement factuel. Il se propose essentiellement de démontrer que la société occidentale s’effrite et que « l’avenir appartient à l’islam » d’un point de vue surtout démographique, mais aussi politique, psychologique et moral. C’est une démonstration qui a de célèbres précédents : en 1976, dans La Chute finale, l’historien et sociologue Emmanuel Todd avait par exemple prédit, 15 ans avant le fait et uniquement à partir de données démographiques, l’effondrement de la société soviétique. Bref, ceux qui ont lu l’intégralité d'America Alone savent que Mark Steyn est, à tort ou à raison, capable d’envolées beaucoup plus audacieuses. »
« Mais surtout, son exposé est un instantané - pris au grand-angulaire - de la réalité, dont on ne voit pas pourquoi il serait censuré dans une société qui aime se dire libre de paroles et ouverte aux idées ».
Et pourtant, il fut traîné à grands frais devant trois commissions pour se justifier de cet article.
La sélectivité des commissions des droits de la personne est également mise en cause. C'est ainsi qu'en décembre 2008, la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) a rejeté une plainte pour propagande haineuse déposée par Marc Lebuis, éditeur de Point de bascule, contre un imam salafiste montréalais qui estime que les homosexuels et les juifs sèment le désordre sur la Terre et qui relie l’impudeur des femmes non-musulmanes au viol, au sida, à l’éclatement des familles et à la délinquance.
Raisons invoquées par la CCDP pour rejeter la plainde de M. Lebuis ? La majorité des références dans le livre de l'iman salafiste concernent les infidèles, les mécréantes ou les femmes de l’Occident. Il s’agirait de catégories de personnes « très générales et diversifiées » qui ne constituent pas « un groupe identifiable » au sens de la loi. La Commission a reconnu, toutefois, que certains passages des écrits de M. Al-Hayiti visent des groupes identifiables tels que les homosexuels, les lesbiennes, les chrétiens, les juifs et les femmes non-musulmanes. Mais l’organisme fédéral a juge que ces passages précis « ne semblent pas promouvoir la haine ni le mépris ».
Citons la teneur de ces passages (pour plus de détail voir ici) :
- Les homosexuels et les lesbiennes doivent « être exterminés », que les sodomites doivent être « décapités ».
- Les infidèles (non musulmans) « vivent généralement comme des bêtes » « ils sont des gens pervers, qui adorent la perversité » « qu’ils sont nos ennemis » et « que leurs enfants sont les plus pervers ». Les infidèles veulent « exploiter sexuellement les femmes » et « l’une des pires ignorances ou injustices » pour les musulmans est de considérer les infidèles comme leurs égaux.
- Le Christianisme est « est une religion de mensonges » responsable « de la perversité, de la corruption et de l’adultère » dans le monde occidental.
- Les juifs « répandent la corruption et le désordre sur la terre ».
- Les hommes sont « supérieurs » aux femmes « parce que leur intelligence et leur mémoire sont plus complets[sic] ».
- Dans les pays musulmans, les musulmans doivent « humilier et punir » les chrétiens, les juifs, les hindous, les bouddhistes, les athées; ils doivent les obliger à se convertir à l’islam ou « être tués », etc.
L’éditeur de Point de bascule, un site Internet qui dénonce les dérives idéologiques des islamistes, n’en revient tout simplement pas. Selon lui, la décision de la CCDP démontre l’incohérence des commissions fédérales et provinciales chargées de réprimer le discours haineux. « Si vous faites partie d’une minorité, vous pouvez en toute impunité tenir un discours haineux et méprisant envers la majorité. Les normes de tolérance, de respect et de civilité applicables à la majorité ne s’appliquent pas à vous. Si vous faites partie d’une minorité religieuse, vous pouvez en toute impunité propager une idéologie suprématiste et prôner l’extermination d’autres minorités, et même de la majorité, si c’est la doctrine de votre religion », affirme Marc Lebuis.
Mais pas de discours blessant de la part de la majorité
Il en alla tout différemment dans le cas du révérend Boissoin et du père de Valk. En février 2007, le père de Valk éditeur de Catholic Insight (3 500 abonnés) reçut une lettre de la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP). L'enquêtrice Sandy Kozak l'informait que son magazine « était mis en examen pour textes haineux » envers des homosexuels. Le crime du père de Valk : avoir défendu l’enseignement de l’Église sur le mariage au cours du débat sur le mariage homosexuel au Canada, en citant largement la Bible, le catéchisme de l’Église catholique, et les encycliques du Pape Jean-Paul II. Dans d'autres articles, le père de Valk s'opposait au programme des activistes homosexuels en matières sociales, mais, selon le prêtre catholique, « sans s'attaquer aux personnes ».
Un an plus tard, Catholic Insight avait déjà payé 6 000 $ en frais juridiques pour préparer sa défense contre cette plainte pour « textes haineux » sans encore connaître la date de sa comparution devant la Commission. Mais là ne s'arrêtent pas les frais. De Valk a déclaré à la Ligue catholique pour les droits de l’homme que son collaborateur, Tony Gosnach, et lui-même consacrent un « temps énorme » à ce dossier depuis le dépôt de la plainte. « Nous passons sans doute trois jours par semaine, à deux, à nous tenir au courant de ce qui se passe sur ce dossier ».
Si l'iman salafiste ne s'est pas vu poursuivi pour ses propos vigoureux contre les homosexuels, ce ne fut pas le cas d'un conseil des Chevaliers de Colomb qui, en 2005, s'est vu imposer une amende de plus de 1 000 $ par la Commission des droits de la personne de Colombie-Britannique pour leur refus de louer leur salle à un couple de lesbiennes pour leur cérémonie de mariage.
Cinq ans auparavant, la Commission ontarienne des droits avait imposé une amende de 5 000 $ à l’imprimeur protestant Scott Brookie pour son refus d’imprimer du papier à lettres sur le thème de l’homosexualité. Le Tribunal des droits de la personne de la Saskatchewan a condamné Hugh Owans à des milliers de dollars d’amende pour avoir cité des versets de la Bible dans une lettre adressée au journal local. Et le maire Diane Haskett à London, en Ontario, a reçu une amende de 10 000 $ plus les intérêts pour avoir refusé de proclamer une journée de la fierté gaie.
En 2002, la Comission des droits de la personne de la Saskatchewan avait obligé le Star Phoenix de Saskatoon et Hugh Owens à payer chacun 1 500 $ à trois plaignants pour avoir publié trois publicités qui citaient des versets bibliques condamnant l'homosexualité. Cette décision a été infirmée par une cour d'appel, mais quatre ans plus tard.
Il y a quelques mois, un pasteur chrétien, le révérend Stephen Boissoin a été condamné à vie à ne pouvoir exprimer quoi que ce soit de « désobligeant » contre les homosexuels. Rien de « haineux », ni même quelque chose défini par la loi comme de l’« incitation à la haine ». Simplement une critique négative. Un pasteur ne peut donc plus prêcher de sermons sur la sexualité.
Les commissions des droits de la personne : un simulacre de justice
Non seulement les critères de sélection des commissions des droits de l'homme sont-ils à géométrie variable selon le groupe de plaignants et le groupe visé, mais les règles de procédure et la structure des commissions pour les droits de la personne ne respectent pas les règles traditionnelles de procédure équitable :
- des tiers étrangers aux présumés délits peuvent malgré tout se joindre à la requête et se plaindre.
- Les commissions ont parfois permis aux plaignants d'accéder aux dossiers de celles-ci et de diriger les travaux d'enquête.
- La vérité n'est pas une défense.
- Les accusés ne peuvent pas toujours confronter leurs accusateurs.
- Les normes habituelles pour s'assurer de la validité d'une preuve n'ont pas cours.
- La preuve par ouï-dire est permise.
- Le gouvernement finance les accusateurs, l'accusé doit se défendre à ses propres frais.
- Les accusateurs ne peuvent être condamnés aux dépens s'ils perdent.
(Critiques exposées par le National Post dans l'article « A bit late for introspection » le 19 juin 2008.)
Il n'est pas étonnant avec de telles règles de procédure que la CCDP soit très efficace : en 32 années d'existence, pas une personne inculpée n'a été reconnue innocente. Même Mark Steyn et Maclean's ne furent pas innocentés. Après un grand battage publicitaire au Canada autour de cette affaire, la Commission canadienne a rejeté la plainte après avoir statué qu'il n'était pas nécessaire de demander au Tribunal d'instruire l'affaire.
Maclean's et Steyn ont été traînés devant deux autres commissions, pour les mêmes articles et par les mêmes étudiants, celles de la Colombie-Britannique et de l'Ontario, dont le cadre d'intervention prend modèle sur leur cousine fédérale. Ces deux derniers recours ont été également rejetés après une mobilisation très coûteuse d'une batterie d'avocats et de fonctionnaires. Tout cela pour un article qui n'était pas haineux, mais rigoureux et factuel, certes tout en étant polémique et sans doute offensant pour d'aucuns.
Pas innocenté, mais relaxé parce que célèbre ?
La commission ontarienne a déclaré qu'elle refusait d'accepter la requête parce que le Code du droit de la personne de l'Ontario « n’accord[e] pas à la Commission la compétence juridique pour traiter du contenu des articles du magazine par la procédure de traitement des plaintes ». Dans sa déclaration, la commission en a profité pour condamner moralement Maclean's et Mark Steyn parce qu'« elle dispose d'un droit plus étendu d'exprimer son opinion au sujet des questions qui sont portées à son attention et qui ont des répercussions dans l’optique des droits de la personne. »
La Commission ontarienne après avoir dit qu'elle regrettait de ne pouvoir poursuivre et restreindre la liberté d'expression de Maclean's et de Mark Steyn a invoquer un sacro-saint « dialogue » désormais mis à toutes les sauces : « Il s'agira notamment d’assumer [pour la Commission] un rôle de leadership qui favorisera un débat et un dialogue constructif entre les individus et les organismes intéressés par les questions soulevées par l’islamophobie dans les médias et les moyens par lesquels la Commission, les médias et d’autres peuvent commencer à les résoudre.» Il y a fort à parier que, comme c'est souvent le cas quand un organisme gouvernemental parle de « dialogue », celui-ci serait unidirectionnel et s'apparenterait plus à un ensemble de sermons qu'à un échange d'idées qui puissent faire changer d'idées les bureaucrates.
La Commission poursuivait en se disant « préoccupée par le fait que depuis septembre 2001, les attitudes islamophobiques sont de plus en plus répandues dans la société et que les musulmans sont de plus en plus la cible d'intolérance, y compris un manque de volonté d'envisager un accommodement pour certaines de leurs croyances et pratiques religieuses.
Malheureusement, l'article du Maclean's et d'autres comme lui illustrent bien cela. En décrivant les musulmans comme partageant tous les mêmes caractéristiques négatives, y compris d’être une menace pour « l’Occident », cette expression explicite d'islamophobie perpétue davantage et favorise les préjugés envers les musulmans et d'autres groupes. Une illustration extrême de ceci est une discussion sur un blogue, concernant l'article qui a été porté à l'attention de la Commission qui, entre autres choses, exigeait le massacre, la déportation ou la conversion des musulmans canadiens.»
Et voilà, l'exemple extrême est l'interprétation faite par un blogue qui n'a aucun rapport avec Maclean's et Mark Steyn et c'est pourquoi il fallait inculper ces deux derniers. Peut-on se plaindre auprès de la Commission canadienne pour la logique ?
À l'issue du rejet des recours intentés contre lui et Maclean's, Steyn a critiqué les commissions des droits de la personne au Canada en ces termes « Ils n'ont pas aimé la pression qui accompagnait cette affaire. La vie de ces commissions était bien tranquille : ils châtiaient allègrement des personnes insignifiantes dont nul n'avait jamais entendu parler, tout en accumulant une jurisprudence farfelue qui renversait les principes de notre droit traditionnel et personne ne s'en inquiétait. Dès que ces commissions furent sous les feux de la rampe dans l'affaire Maclean's, leurs simulacres de juge se sont précipités vers la sortie. »
Ezra Levant — Le processus est la punition
Le 11 janvier 2008, Ezra Levant, éditeur d'un magazine d'actualité conservateur, le Western Standard, a subi un interrogatoire de 90 minutes par un représentant du gouvernement albertain. Son crime ? Avoir reproduit les caricatures danoises de Mahomet pour illustrer un article d'actualité. Il fut accusé de « discrimination » et convoqué devant la « Commission des droits de l'homme » de l'Alberta pour être interrogé.
Les contribuables albertains auraient payé plus de 500 000 % pour cette enquête qui a mobilisé pendant près de 900 jours près de quinze (15) bureaucrates à la Commission des droits de la personne de l'Alberta alors qu'Ezra Levant et son magazine déboursèrent 100 000 $.
Comme Ezra Levant l'a dit, le processus est la punition du système : il est long, très coûteux, l'inculpé paie toujours de sa poche même s'il est innocent, l'accusateur ne débourse pas un sou, les règles de droit traditionnel ne s'appliquent pas, même si ce que l'accusé a déclaré est vrai, il peut quand même être reconnu coupable.
M. Levant, dont le magazine a fait faillite à la suite de la publication de ces caricatures, raconte ses mésaventures — et celles de compagnons d'infortune — aux mains des commissions sur les droits de la personne dans son dernier ouvrage Shakedown.
Richard Warman, accusateur professionnel et ex-employé de la CCDP
Il faut ici encore parler de Richard Warman, l'accusateur professionnel de la CCDP.
Tactique préférée de Richard Warman : se faire passer sur Internet pour un raciste pour ensuite accuser le site qui affiche ses commentaires de raciste.
Au début de 2008, cet ancien employé de la CCDP s'en est allé à la recherche de connexions sans fil ouvertes à Ottawa pour qu'il puisse poster des commentaires racistes, sous différents pseudonymes, sur des sites prétendument racistes pour ensuite porter plainte auprès du CCDP et accuser le propriétaire de ces sites d'être un raciste ! Chaque fois que Warman s'est adressé à la CCDP, il a gagné et a encaissé de coquettes sommes en dommages et intérêts. Jolie arnaque. Entretemps, la pauvre poire qui avait laissé sa connexion ouverte a vu son nom mentionné en plein tribunal, puis dans les journaux, comme étant l'auteur des commentaires racistes.
Pour en savoir plus sur Richard Warman, lire le site qui lui est consacré.
La Commission canadienne des droits de la personne dit vouloir se réformer
Les commissions des droits de l'homme semblent être allées trop loin. Elles ont trouvé devant elles des journalistes de talent comme Ezra Levant et Mark Steyn et le plus grand magazine d'actualité du Canada. Depuis lors, les critiques à leur égard ne cessent au Canada anglais (le Québec, havre du correctivisme politique béat ne s'intéresse pas à cette question).
En 2008, la CCDP a demandé au professeur de droit de l'Université de Windsor Richard Moon de préparer un rapport sur le mandat de la CCDP et de l'article 13 de la Loi sur les droits de l'homme. En novembre 2008, Moon a publié son rapport dans lequel il recommande que l'article 13 soit abrogé de sorte que les poursuites pour discours haineux ne soient plus que du ressort du droit criminel où les règles de droit sont garanties.
Selon Moon, « l'utilisation de la censure par le gouvernement doit se limiter à une catégorie très restreinte d'opinions extrémistes qui menacent, recommandent ou justifient la violence contre les membres d'un groupe identifiable. »
À la suite du dépôt du rapport Moon, la commissaire (Mark Steyn écrit « Commissar » à la soviétique) en chef de la Commission canadienne des droits de la personne, Jennifer Lynch, s'est dite prête à modifier l'application de l'article 13.1, mais s'est opposée à son abrogation et a soumis son propre rapport où elle recommande de préciser juridiquement ce que constitue un texte haineux sur internet et de ne plus condamner systématiquement l'accusé (même innocent) aux dépens.
Dans un article du Globe and Mail le 12 juin, Mme Lynch déclarait qu'elle avait déposé son rapport afin d'alimenter un « débat équilibré ». Le même jour, la chaîne de télévision CTV l'avait invitée à débattre avec Ezra levant au sujet des commissions des droits de la personne sur Powerplay, une émission très suivie. Que fit Mme Lynch ? Elle refusa de dialoguer avec M. Levant, puis tenta de le faire désinviter. Quand cela ne marcha pas, elle envoya un de ses mignons (un M. Dufresne) avec des consignes strictes : parler à la même émission, avant M. Levant, et ne pas débattre avec lui. Voilà, un dialogue équilibré.
Kathy Shaidle résume ce « débat » de la sorte : « Le censeur officiel du Canada essaie de censurer un débat télévisé sur la censure. »
(Voir l'Émission Powerplay en question ici.)
Comme on l'a vu au début de ce billet, une commission parlementaire fédérale se penche actuellement sur l'article 13.1 de la Loi canadienne sur les droits de la personne. Faut-il l'abolir comme plusieurs le recommandent ?
Ce n'est évidemment pas l'opinion de Jennifer Lynch. Celle-ci a réagi violemment à ces critiques lors de la conférence (15 juin 2009) de CASHRA, l’Association des institutions de défense des droits de la personne.
Le National Post a publié un article de près d'une page qui reproduit des extraits de son allocution et la dissèque.
Mme Lynch accuse « Les critiques du système de droits de l'homme de manipuler l'information et représenter sous un faux jour le travail des commissions pour promouvoir leur point de vue, c'est-à-dire que les commissions et les tribunaux des droits de l'homme ne servent plus à rien .»
Comme le National Post le souligne, « dire que ces commissions ont fait leur temps et ne remplissent plus leur mission originelle est un argument parfaitement légitime. Il est clair que Mme Lynch n'est pas d'accord, mais elle ne jugera pas de la chose en dernière instance. Mais on peut la pardonner de le penser. En effet, la CCDP est habituellement à la fois enquêteur, procureur et juge quand elle traite les plaintes contre le racisme et les propos haineux. En outre, la Commission décide ce qui constitue la haine imprimée ou parlée. Il n'est dès lors pas étonnant que Mme Lynch ne comprenne pas pourquoi elle devrait tolérer ceux qui veulent mettre fin aux commissions des droits de la personne. Dans son travail quotidien, elle peut se débarrasser de ceux qui ne sont pas d'accord avec elle en définissant leurs propos comme haineux, alors pourquoi ne pourrait-elle pas le faire dans un débat public sur les droits des citoyens et ceux qui devraient les protéger ? »
À Ottawa, la commission parlementaire continue à se pencher sur les commissions des droits de la personne au Canada.
Témoignage de M. Langtry du CCDP et de M. Borovoy de l'Association canadienne des libertés civiles
Libellés : Anne Humphreys, Canada, Liberté d'expression
lundi, mai 11, 2009
Lettre informelle à l’adresse personnelle de Monsieur Francis Chartrand, par Gilles Merlot

Saint-Eustache, le 26 avril 09,
Monsieur Francis Chartrand,
C’est avec franchise et honnêteté que je vous informe, en mon nom personnel, M. Gilles Merlot, qu’un regroupement de citoyens de Saint-Eustache a pris les devants pour organiser un boycotte contre vous, M. Francis Chartrand. Nous préférions que nous n’en venions jamais là, mais vous en avez dérangé plus d’un, en rentrant dans les écoles, que ce soit il y a 3 ans ou tout récemment.
Le boycotte visera particulièrement votre département alimentaire au Maxi Saint-Eustache, ainsi que les partenariats auxquels vous vous êtes engagé dans les écoles publiques de la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles.
Nous avons tenté à maintes reprises de vous dépersuader de vos actions juvéniles en politique, mais en vain, vous n’en faites qu’à votre tête. Nous savons que vous avez obtenu plusieurs contrats signés avec plusieurs écoles pour tenir des ateliers d’information, d’actualité, de journalisme et de politique, des ateliers d’engagement social, politique et judiciaire, des ateliers de théâtre et d’improvisation et tout récemment, des ateliers de jeux de rôles médiévaux et fantastiques.
Vous vous êtes présenté aux élections fédérales de 2006 sous la bannière du Nouveau parti démocratique dans la circonscription de Rivière-des-Mille-Îles. Peu de temps après, dans l’édition de L’Éveil du 13 mai 2006 que j’ai conservé soigneusement, vous publiiez un article comme quoi l’association NPD de Rivière-des-Mille-Îles s’élevait contre le projet C-127 qui consistait à hausser l’âge de consentement pour avoir une relation sexuelle de 14 à 16 ans.
Dans l’article en question, vous faisiez mention de 2 jeunes étudiantes de la Polyvalente Deux-Montagnes, toutes les 2 âgés de 15 ans au moment de la publication de l’article, tout en démontrant un sentiment de révolte ou un détachement volontaire face à l’autorité dont vous contestiez : « Le consentement sexuel reste à part entière pour bon nombre de citoyens, une décision personnelle. L’adolescent étant plus jeune que 14 ans qui met un terme à la transition entre l’enfance et l’adolescence, pour la plupart, ne possède pas encore la maturité requise pour s’engager dans une telle expérience. Mais d’ailleurs, après 14 ans ils devraient avoir la liberté de pratiquer l’expérience car, grâce au contact à l’éducation, l’autonomie et la maturité une fois évoluée, ils savent dans quoi ils s’embarqueraient. »
« Annie-Jöelle Constantin-Lortie et Raphaëlle Dubois-Beauchamps, toutes deux étudiantes à la Polyvalente Deux-Montagnes, ont l’appui total de Francis Chartrand, candidat du NPD de la dernière élection fédérale dans Rivière-des-Mille-Îles, dont ce dernier fut intervenant et travailleur de rue au Café de la Paix, à Saint-Eustache. Il veut rappeler qu’il faut éclairer les jeunes en toute honnêteté et toute sagesse pour qu’ils puissent s’épanouir dans leur vie. Hausser l’âge du consentement ne fera que de lancer un message aux jeunes de nature très autoritaire avec une projection comme quoi ils seraient abusivement contrôlés pour le reste de son adolescence en plus que certains en profiteraient pour faire accroître la marginalité, déjà très présente dans notre société. Il est convaincu que les jeunes peuvent gérer le sujet avec responsabilité et préfère d’avantage sensibiliser les jeunes à l’ hyper sexualisation dans les éléments de notre culture quotidienne ainsi que ses dérivés culturels, car il y va d’un plan pour la jeunesse d’aujourd’hui. »
Vous aviez bien écrit « car il y va d’un plan pour la jeunesse d’aujourd’hui », car une semaine plus tard, cet article avait été repris dans La Presse et le Journal de Montréal, dans le cadre d’une manifestation à Montréal contre le projet de loi, et le samedi suivant, le 20 mai 2006, les 2 adolescentes, Mlle Constantin-Lortie et Mlle Dubois-Beauchamps à vos côtés avaient déclaré sur les ondes du Grand Journal de TQS : « On a 15 ans, nos seins et nos vagins, on fait ce qu'on veut avec. » Et vous les aviez félicité du développement de leur corps et de leur épanouissement sexuel, bien acquis et développé au fil des années, devant la caméra, vous, un gars de 23 ans. J'ai eu honte pour vous.
Puis les mois ont passé, et plusieurs autres manifestations ont eu lieu dans la région de Saint-Eustache et de Deux-Montagnes, dont une à Deux-Montagnes au Parc Olympia, où vous a osé envoyer des jeunes manifester, spécialement des jeunes filles du secondaire I à V de la PDM en tenue légère, de 13 à 17 ans, ce que la police de Deux-Montagnes m'a confié au téléphone. Au moins, vous avez eu le OK de la police pour manifester. Mais les filles que vous avez pris étaient en décolleté, ma fois, très provocateur. Quel message lanciez-vous aux électeurs et pour quel but? Permettre la débauche encore plus endimanchée dans les écoles? Est-ce que ça vous donnait plus de bénévoles aux prochaines élections en appuyant leur anarchie et leur débauche?
Puis vient la rentrée scolaire, où le dernier week-end d’août (le premier week-end d’après la rentrée), les 26 et 27 août, où vous avez organisé une autre manifestation tant à la Polyvalente Deux-Montagnes qu’à l’École Liberté-Jeunesse, où des jeunes ont décidé de scander en faveur du rabaissement de l’âge de consentement pour avoir une relation sexuelle de 14 à 13 ans, dont d’autres sources diront qu’il s’agissait de 12 ans ou dès la rentrée au secondaire premier cycle .
Accouru sur les lieux pour répondre aux questions des journalistes suite aux dérapages à l’École Liberté-Jeunesse, vous avez déclaré à 4 chaînes de télé : « Aujourd’hui, c’est ma main sur une épaule que je dépose sur une génération malmenée, enguirlandée, endoctrinée abusivement, à qui on a menti un faux maternalisme. Regardez-les, ils savent ce qu’ils font, ils connaissent les médias, ils connaissent bien leur culture, ils ne sont pas incultes, et tout comme moi, intelligents sont-ils, ils ont le puritanisme très loin dans le cul. La sexualité s’explore et se pratique dès la puberté. Pas avant, pas après. Alors, les jeunes, à la révolte ! Oui, à la révolte, à la révolution ! Hier, mai 1968, Paris, Bruxelles, aujourd’hui, août 2006, Deux-Montagnes, Sainte-Marthe ! »
Et le clou final, en juin 2007, tout comme en juillet et août 2006, à Sainte-Marthe-sur-le-lac, toujours à l’École Liberté-Jeunesse, un lave-auto pour financer des « activités juvéniles et parascolaires » a été organisé par les Jeunes Néo-démocrates, dont participaient des garçons et des filles entre 12 et 17 ans en maillot de bain et parfois même torse nu. Le but était (en plus, vous l’avez avoué dans les journaux locaux) de financer des colloques jeunesses et un voyage pour une manifestation contre le projet de loi C-127 à Ottawa, en juillet 2007.
Le résultat : plus de 400 jeunes des Basses-Laurentides âgés de 12 à 17 ans qui ont manifesté pendant deux jours sur la Colline Parlementaires, en distribuant des pamphlets de saveur politique : « Informaction » « Manifestaction », « Agitaction », « Masturbaction » ou encore même « Profanaction », le tout avec des jeunes en speedoo, en bikini, en short cargo, en torse nu et même en lingerie fine.
Bien que le tout se soit passé dans la règle de l’art et dans le respect, la manifestation « pour le droit de baiser sans aucune autorité dès l’âge de 14 ans ou 13 ans ou 12 ans » a passé pour une vraie risée au visage des politiciens et des députés fédéraux, et une vraie honte pour nous, gens de la région des Basses-Laurentides. En septembre 2007, la loi C-127 est adoptée par le Parlement : 237 voix pour, 16 voix contre.
Il est bien beau de manifester un désaccord face à la politique ou à la société, encore faut-il s’assumer en tant que de la société, car charité bien ordonnée commence par soi même.
Le comble de votre orgueil va jusqu’à renier votre faute dans le rejet de votre candidature pour l’élection fédérale de 2008. Vous avez annoncé par les médias peu avant Noël que vous aviez appris la nouvelle par le biais des journaux le dimanche 16 décembre 2007, alors qu’en janvier suivant, nous apprenions une autre nouvelle, comme quoi vous vous êtes fait remplacé contre votre gré, certes, mais qu’on vous avait informé par téléphone par la direction du NPD au Québec, le 22 novembre.
La version de janvier est contestée, même par vos amis et vos proches, puisqu’il est impossible que du 22 novembre au 16 décembre, que vous soyez au courant de votre éviction sans que vous « grimpez » dans les rideaux dans tous les médias, orgueilleux comme vous êtes. Votre version du 22 novembre, et c’est ce que je crois aussi, c’est un coup de téléphone de la direction du NPD au Québec vous disant que vous aviez des problèmes internes à régler sur diverses affaires internes dans la région des Basses-Laurentides, dans les sorties publiques encourues par vos collègues, et notamment dans votre déclaration laïque.
Venons en au point de votre déclaration laïque, votre position sur les accommodements raisonnables du 31 janvier 2007, alors que vous vous attaquiez aux fondamentalistes religieux touts azimuts : chrétiens, juifs et musulmans. Toutefois vous vous attaquiez au racisme : « Or, suite à certaines demandes et requêtes, de la part de groupes ethniques ou religieux, considérées par les médias et la masse comme étant excessives, dérangeantes et, parfois, contre les valeurs et les acquis des Québécois, et qui, parfois ont heurté la liberté de certains individus, dont bien des regroupements de femme, n’ayant aucun lien avec les groupes en question, le terme « accommodement raisonnable » a acquis un connotation souvent péjorative, voir parfois menaçante envers certains héritages québécois. »
« Il faut ajouter que, depuis 2006, l'expression est galvaudée. Ainsi, plusieurs médias ont décrit comme étant une mesure d'accommodement raisonnable le fait que les vitres d'une salle d'exercices où s'entraînaient des femmes en tee-shirt et en short, aient été givrées à la demande d'un groupe de juifs hassidiques. »
« D’autres actions plus dérangeantes, comme à Sainte-Thérèse, où les infirmières devaient porter des manches longues et des pantalons longs en milieux de travail même en période de canicule, demande venant aussi d’un groupe de juifs hassidiques de Boisbriand. »
« Puis certains citoyens se souviendront qu’en septembre, dans certaines écoles secondaires publiques des Basses-Laurentides, une tournée de divers organismes comme Chasteté Québec, et d’innombrables groupes fondamentalistes suscitant l’« isolation » des femmes en milieu de travail et dans la vie familiale. »
« Et finalement le cas d’une école secondaire dans Lanaudière aura pour lieu de choquer toute une communauté dans les environs de Sainte-Julienne, lorsque l’école se vit placée en position d’ « accommodement raisonnable » lorsqu’on demanda une sévère restructuration du code vestimentaire de l’école après qu’une communauté religieuse évangéliste dont seulement 2,4 % des étudiants sont membres, dans la plus plate excuse de maintenir les « jeunes garçons de la communauté » dans le droit chemin de la chasteté loin du vice de la tentation du plaisir la chair. »
« Après tous ces cas énumérés, pourquoi devons-nous imposés 95 % de la population laïque à 5 % de fondamentalistes religieux, qu’elle que soit la religion, certains changements de procédés ? Comme moi, bien des gens n’iront pas enfermer leur future femme ou leurs filles dans la garde-robe pour les caprices de quelque psaumes ou versets de quelque soit l’ouvrage religieux. »
Regardons deux débats choisis par vous en 2006 et 2007, la sexualité des jeunes et les accommodements raisonnables, ou selon votre orgueil égocentrique, la vie sexuelle des enfants et l’intolérance de la foi d’autrui. Mais n’est-ce pas là une raison valable pour vous remplacer de votre poste de candidat ? Quel intérêt y a-t-il à avoir un candidat qui parle de la vie sexuelle des enfants et l’intolérance de la foi d’autrui ?
Alors qu’à l’élection précédente, vous parliez d’énergie éolienne dans un corridor éolien allant de Lachute à Saint-Eustache (il a fait dépenser 2,3 millions en études gouvernementales), vous parliez de lutte à la pauvreté locale, d’ajout de médecins spécialisés au Centre Hospitalier Saint-Eustache, de rapatrier les soldats Canadiens de l’Afghanistan, de contrer les frappes israéliennes sur le Liban.
Que faites-vous aujourd’hui ? Vous rentrer dans les écoles tout comme l’an dernier en 2008, en utilisant les fonds publics pour haranguer les jeunes en organisant des jeux de rôles médiévaux et fantastiques avec les Créations Guerres et Quêtes, alors que l’an dernier vous rentriez dans les écoles pour faire la promotion du libertinisme et de l’anarchie intellectuelle toujours et encore en utilisant les fonds publics en chargeant une facture détaillée variant de 68$ à 125$ pour une heure d’atelier pédagogique et parascolaire, pendant que mes enfants et mes neveux et nièces fréquentent ces établissements scolaires.
Vous promouvez une radicalité dans la jeunesse québécoise et canadienne. Alors que certains sont morts de rire face à l’ambition de vos objectifs, vous réussissez tout de même à faire bien des dommages au sein même du système de l’éducation, tout comme à la stabilité de bien des familles de la région.
Questionné sans cesse depuis un an sur les conséquences et retombées destructrices de vos activités, vous ne faites qu’ajouter de l’arrogance à votre marque : « Si vous ne vouliez pas que je me mêle de l’éducation de vos enfants, vous n’aviez qu’à le faire vous-même, car je dois repasser en arrière de vous pour tout refaire à ma guise, mon avantage, mon ambition. Avec tout ce qu’on m’a fait subir et ce que j’ai perdu, je n’ai plus rien à perdre et je profite de toutes les occasions de la vie pour nourrir ma revanche. Rien ne m’échappe. »
Encore le 22 février dernier, la GRC vous a fait savoir que vous étiez mis en accusation pour 29 chefs pour d’incitation à la haine et de profanation religieuse. En décembre dernier, vous avez participé à 3 tribunes téléphoniques à la radio, en réponse au rejet d’une plainte d’un journaliste de Montréal à la Commission canadienne des droits de la personne suite à la déclaration d’un imam comme quoi tuer les femmes, les homosexuels et les athées ne serait pas un crime.
Tout comme moi, vous étiez fou de rage du fait que la Commission est bel et bien traité le journaliste de raciste et d’insensible. En entrevue à Stéphane Gendron, Benoît Dutrizac et Pierre Maisonneuve, vous avez déclaré ceci : « Écoute ben, t’as un gars, par exemple, sain d’esprit, fin, gentil, lucide, qui a toute sa tête, toute sa santé mentale, équilibré, qu’y soit athée, croyant ou pratiquant (peu importe) et qui sait quand s’arrêter sur la question de la religion, pis y est à côté d’une bombe atomique ou à hydrogène, ben ce gars y est moins dangereux qu’un fou fanatique religieux avec une mitraillette. »
Tout comme votre fan club (http://francischartrand-independant.blogspot.com/) ainsi que (http://atheisme.ca/), je ne vois la profanation religieuse, mais avec tout ce que vous déclarez d’un côté et de l’autre, dans l’article intitulé « J'aime mieux être un ostie de bûcheron avec un chapeau de castor qu'être agenouillé devant le Plateau », vous déclarez : « J’espérais de tout coeur que parmi les 72 vierges offertes par Allah aux 3 martyrs fusillés, que Julie Surprenant et Cédrica Provencher ne s'y trouvent pas, pour être sur de ne pas leur faire une pipe » en réponse à un piratage dont il a été victime.
Plus tard, vous avez pris un ton beaucoup plus violent : « Ça me fit penser lorsque la soeur de l'un de mes confrères vit Ben Musovsky et Kyle Trudel de Notre-Dame-de-Grâce-Lachine, et qu'ils ne se gênaient pas pour traiter les hôtes, à leur propre porte, de «sals racistes», de «sals cons de banlieue», de «résidents du 450 à exterminer» et même, de «maudits québécois contre la charia», lorsqu'on fit du salissage contre moi aux portes même des anciens membres du comté. »
« On tenta de faire peur aux Québécois du comté de Rivière-des-Mille-Îles que s'ils s'opposaient à la charia, ça irait mal pour eux. »
« On menaça donc des gens dans leur quiétude même, en août dernier. Et bien ces salauds ont été retracés, Ben Musovsky et Kyle Trudel habitent à Notre-Dame-de-Grâce, Ben est sur Monkland alors que Kyle est sur Cavendish. »
« Terroriser des Québécois de banlieue qui ont travaillé toute leur vie d'un dur labeur, voilà le comportement de quelque néo-démocrates démagogues agenouillés devant le Plateau, saupoudrée d'une quatre cinq zéro phobie venant de Jean Leloup, du club sélect de Jack Layton et de sa bande de macaques islamistes, qui ont mis en tutelle tous les candidats du NPD hors de Montréal, agenouillés de force devant Yvonne Ridley, une occidentophobe islamisée qui fait des conférences contre notre pays, contre notre province, contre notre héritage culturel, et nous devons l'écouter, à Montréal même. »
« Y a-t-il quelqu'un de prêt pour prendre les armes, si jamais les pros vie ou pro minorités viennent chez nous, comme les tites bonnes femmes dans les annonces de l'Agence Énergétique du Québec? Car si jamais on tente de m'endoctriner dans mon propre salon, moi, je tire à bout portant, et tant pis si c'est les organisateurs baveux et anti-québécois de Laouni dans Bourassa ou les tapettes anti-450 de Mulcair dans Outremont, ou des lyncheurs de tapettes du Manitoba, c'est bien de valeurs, mais tant pis pour celui qui sera devant mon fusil, si on me menace une fois de plus dans ma libre quiétude d'homo sapiens de Cro-Magnon, je tire, et je tue. »
« S'il vous plaît ne tenez pas compte des propos ci-dessus, ils sont misogynes et violents. J'ai donc été hacké. Hahaha! »
Le 25 janvier dernier sur la tuerie en Belgique : « Mais pour finir, quand va-t-on comprendre qu'un dérangé, ça reste un dérangé. C'est confirmé, le malade en Belgique, avait eu une ouverture de dossier psychiatrique dont à 4 reprises les procureurs de la Couronne, avait demandé un sérieux réencadrement voir un internement. »
« Ben non, faut être tolérant envers nos déficients sociaux, il faut les introduire en société, il faut les laisser s’adapter. Tenez, laisser-le jouer avec vos enfants, il apprendra vite, vous verrez. Non, non monsieur, je vous assure qu’il ne récidivera pas à montrer son pénis à vos enfants, malgré les huit viols, précédemment commis par lui depuis 10 ans. »
« Des conneries, des sottises de la sorte que l’on nous répond dans toutes les ONG qui travaillent pour l’intégration des déficients mentaux et déficients sociaux. Je vous l’accorde, on ne peut pas reprocher à ces groupes d’avoir un petit brin d’amour à nos cas de « santé mentale », même moi j’ai de la compassion pour eux, et j’ai toujours condamné tout abus mental et physique fait à leur égard en institut psychiatrique. Ils sont humains comme nous. Mais on peut reprocher aux ONG, sans toutefois généraliser, des cas d’aveuglement volontaire, au nom de l’intégration et de la tolérance. »
« C’est beau, la diversité de monsieur madame tout le monde, dansant autour de l’arc-en-ciel. C’est ça que ça fait, la tolérance de la stupidité, ça parait qu’aucun fonctionnaire de la tolérance de la diversité de la maladie mentale, a eu un enfant enculé ou poignardé par un « réintégré » en société. J’en ai plein le cul des « socialement inaptes », pire, j’en ai plein le cul de ceux qui ne les encadrent pas, et nous les remettent dans le rue, à 3 coins de rue d'une école. »
Voyez, encore de l’intolérance face à… des pédophiles en réinsertion sociale, des gens en santé mentale, alors que vous défendiez l’accès à la « viande » il y a 3 ans. Des choses que les membres du regroupement de citoyens de Saint-Eustache ne saisissent pas, surtout quand vous mentionnez « la tolérance de la stupidité », alors que vous défendiez personnellement il y a 3 ans le fait qu’une fille ou un garçon de 14 ans pouvait entretenir un rapport sexuel, hétérosexuel ou homosexuel, avec une personne de… 33 ans. Des conneries, des sottises de la sorte que l’on nous répond, quand on demande quelles sont vos convictions.
Aujourd’hui, vous êtes en liberté conditionnelle et en probation en attendant votre procès. C’est bien dommage, mais si vous aviez porté une bien meilleure attention et une plus grande sagesse avant de faire quoi que ce soit avec les écoles et les relations publiques, nous ne serions pas rendues à ce degré fatidique, où vous risquez un dossier criminel et civil, et/où la prison.
Nous sommes plus d’une centaine, certes, nous n’aurons pas un grand impact auprès des retombées à votre succursale, et nous n’en voulons à personnes, mais nous sommes des parents, et moi personnellement, j’ai quatre enfants de 12, 14, 20 et 27 ans, et j’ai 8 neveux et nièces de 2 à 16 ans. Ils vivent tous dans la région de Saint-Eustache, de Deux-Montagnes et Sainte-Thérèse. Je ne veux plus que mes enfants aient accès à vos activités organisées.
D’autre part, nous boycottons aussi les activités scolaires, parascolaires et pédagogiques que vous entretenez dans les écoles publiques de la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles. Nous appellerons également au boycotte toutes vos assemblées et tous vos rassemblements quels qu’ils soient, car nous tentons d’instruire nos enfants loin des spécimens comme vous, et nous avons l’appuis de 2 comités de parents.
Nous cesserons le boycotte lorsque vous aurez pris du recul, cessé vos endoctrinements politiques juvéniles ainsi que vos jeux de rôles avec M. Éric Sarrazin, qui sont plus ou moins douteux en matière caractérielle, qui lui aussi tente d’endoctriner certains jeunes.
Nous sommes désolés des conséquences que cela peut occasionner.
Veillez agréer mes sentiments les meilleurs.
Sincèrement,
M. Gilles Merlot
Libellés : Francis Chartrand, Gilles Merlot, Liberté d'expression
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