mercredi, février 02, 2011

 

«Je ne souhaite pas voir ce que j'ai vécu en Algérie se reproduire» en Tunisie _ Sihem Habchi

«Je ne souhaite pas voir ce que j'ai vécu en Algérie se reproduire» en Tunisie _ Sihem Habchi
Un groupe féministe français met en garde contre les islamistes en Tunisie
La présidente du mouvement féministe français "Ni putes ni soumises", Sihem Habchi, a mis en garde vendredi à Montréal contre les islamistes en Tunisie.
Venue au Québec pour renforcer les contacts de son organisation avec les féministes canadiennes, Mme Habchi, d'origine algérienne, a dénoncé lors d'une rencontre avec l'AFP ce qu'elle appelle la "tentation obscurantiste" en Tunisie.
« Je suis stupéfaite de voir qu'à l'extérieur de la Tunisie, et notamment en France, le leader d'un mouvement islamiste tunisien (Rached Ghannouchi, du parti Ennahda, longtemps exilé à Londres) se présente comme un modéré (...) et comme une possible alternative, à l'image de la Turquie », a-t-elle déclaré.
« Je m'inquiète pour les femmes tunisiennes, parce qu'elles avaient acquis des droits et que ces droits ont été maintenus », a poursuivi Mme Habchi, citant notamment la laïcité et l'avortement.
« Il faut les soutenir et faire attention à toute tentation obscurantiste (tolérée) pour des raisons de facilité, raisons de jeu politique et de jeu géopolitique international », a-t-elle encore affirmé.
« Ce parti islamiste modéré n'a pour l'instant pas beaucoup de bases en Tunisie. Mais l'argent peut beaucoup quand il faut s'organiser, se structurer, nous l'avons déjà vu, et je ne souhaite pas voir ce que j'ai vécu en Algérie se reproduire. »
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jeudi, février 12, 2009

 

"Tunisie, le courage d’informer" : Reporters sans frontières à la rencontre de journalistes sous haute surveillance, par Francis Chartrand


Six jours après la confirmation, le 4 février 2009, de la condamnation du journaliste indépendant Fahem Boukadous par la cour d’appel de Gafsa à six ans de prison, Reporters sans frontières publie aujourd’hui un rapport consacré à l’impossibilité pour les médias tunisiens indépendants du pouvoir mener leur activité d’information dans l’indépendance et la sérenité.

Ce rapport, intitulé "Tunisie, Le courage d’informer", fait suite à une mission d’enquête menée en novembre 2008, au cours de laquelle une délégation de l’organisation a rencontré des journalistes indépendants, qui continuent de travailler malgré les pressions incessantes des forces de sécurité tunisiennes.

Reporters sans frontières examine notamment la façon dont la presse d’opposition est utilisée par le président tunisien comme "élément de décor" pour afficher un pluralisme factice. La couverture du conflit social de Gafsa par le journaliste Fahem Boukadous constitue à cet égard un démenti à cet effort, et un défi historique face à la volonté des autorités d’imposer un black-out total de l’information sur cet événement. Face à ces difficultés, certaines voix continuent malgré tout de dénoncer les dérives sécuritaires et totalitaires du régime tunisien, faisant le pari de l’information, au péril, parfois, de leur liberté ou d’une vie pacifiée.

Reporters sans frontières rappelle que la Tunisie se situe au 143è rang de son classement mondial pour l’année 2008.

Consultez le rapport Tunisie au format PDF :

Rapport

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