samedi, décembre 12, 2009
Roulé suisse, par Richard Martineau

Richard Martineau
Journal de Montréal
02/12/2009 06h54
Au terme d'un référendum controversé, les Suisses ont décidé d'interdire la construction de minarets.
Personnellement, je trouve que c'est une bien mauvaise façon de lutter contre l'islamisme.
Interdire la burqa? J'appuierais cette proposition sans hésitation. Interdire le port du voile chez les fillettes? 100% d'accord.
Dénoncer les accommodements déraisonnables qui permettent aux intégristes religieux de pratiquer la ségrégation des sexes? Bien sûr. Sévir contre les imams radicaux qui prêchent la haine dans leurs mosquées? Certes. Et avec fermeté.
Mais interdire les minarets, ce n'est pas viser l'islam politique. C'est s'en prendre à la religion au grand complet, c'est signifier à TOUS les musulmans qu'on ne veut plus rien savoir d'eux.
DEUX SORTES DE VICTIMES
À mon avis, les observateurs qui critiquent le choix des Suisses ont raison de s'indigner.
Cela dit... On compte 1,5 million de chrétiens en Arabie Saoudite. Non seulement ces chrétiens n'ont pas le droit de construire des clochers, mais ils n'ont même pas le droit de bâtir d'églises ou de prier en public!
AUCUNE pratique religieuse non musulmane n'est autorisée en public en Arabie Saoudite, et les prêtres catholiques y sont régulièrement persécutés ou emprisonnés.
Or, lisez-vous des éditoriaux dénonçant le racisme, la xénophobie et l'intolérance des Saoudiens?
Non.
Pourtant, la persécution religieuse qui a cours là-bas est bien pire que ce qui se passe en Suisse actuellement!
TENDRE L'AUTRE JOUE
C'est fou comme l'Occident est prompt à se critiquer mais lent à condamner les exactions commises par LES AUTRES régions du globe.
Quand vient le temps de nous auto-flageller, nous sommes là! Mais quand vient le temps de pourfendre le racisme et l'intolérance des autres, nous baissons les yeux et détournons le regard.
Afin de punir les Suisses d'avoir voté Oui au référendum antiminarets, certains hommes d'affaires musulmans menacent de boycotter les produits suisses et de retirer leurs avoirs du pays.
Les chrétiens du monde entier ont-ils brandi pareille menace économique envers les Saoudiens?
Non, au contraire: on n'a jamais autant fait affaire avec eux! Ce sont nos alliés, nos partenaires!
C'est ça la différence principale entre les musulmans et les chrétiens.
Quand ils reçoivent une gifle, les musulmans répliquent. Alors que les chrétiens demandent pardon et présentent l'autre joue...
SILENCE RADIO
Actuellement, des journalistes et des analystes politiques SUISSES publient des lettres ouvertes dans des journaux SUISSES pour critiquer le résultat du référendum SUISSE.
Ils montent aux barricades pour défendre la liberté de religion de leurs concitoyens musulmans.
Ils sont où, les musulmans saoudiens qui défendent les droits des chrétiens persécutés dans leur pays?
Nulle part.
Ce qui s'est passé en Suisse est peut-être désolant. Mais il y a eu un vote. Un référendum. Un processus démocratique. Les gens ont eu droit au chapitre, ils ont pu débattre, échanger, discuter.
Alors que dans la plupart des pays musulmans, la démocratie est lettre morte.
L'intolérance, quotidienne. Et le silence, complice.
UNE VUE DE L'ESPRIT?
Un mot sur la langue, en terminant.
Récemment, dans La Presse, André Pratte a écrit que l'érosion du français à Montréal est une vue de l'esprit.
Je ne sais pas où se tient monsieur Pratte, mais je l'invite à me suivre pendant une semaine. Presque TOUS les jours, je me bute à des anglophones qui se foutent totalement de ma langue.
Je vous donnerai des exemples au cours des prochains jours. Histoire de vous montrer que c'est monsieur Pratte qui prend ses idées pour la réalité.
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Libellés : Islam, Religion et fanatisme, Richard Martineau, Suisse
Tintin chez les Helvètes, par Joseph Facal

Quand la tribu médiatico-politique est unanime, je me méfie instinctivement. Après vérification, la réalité est toujours plus compliquée.
Les sondeurs n'avaient rien vu venir : dans un référendum, 57,5 % des Suisses ont voté pour l'interdiction de construire de nouveaux minarets.
Un minaret, c'est la tour du haut de laquelle on appelle les musulmans à la prière cinq fois par jour. Il n'est pas obligatoire qu'une mosquée en ait un.
À l'extérieur de la Suisse, les réactions ont immédiatement fusé : un vote «haineux», «honteux», un «retour du fascisme». Rien de moins.
La Suisse paraît en effet bien mal. On n'y compte que quatre minarets sur 200 mosquées. Une règlementation municipale aurait probablement suffi. Les pancartes assimilant les minarets à des missiles étaient profondément malhonnêtes. Les musulmans ont-ils raison de se sentir injustement visés ? Oui.
Les minarets n'étaient évidemment qu'un prétexte. Le référendum a fait s'exprimer le malaise d'une majorité qui voit une communauté religieuse en croissance exponentielle s'affirmer fortement sur la place publique. De la même façon, au Québec, la crise des accommodements raisonnables ne portait pas vraiment sur des femmes en collants faisant de la gymnastique.
Pour le politologue suisse Michael Hermann, un score aussi élevé signifie qu'au vote xénophobique de droite s'est ajouté un vote laïc et féministe de gauche. L'idéologue islamiste Tariq Ramadan a aussi donné un formidable élan au camp de l'interdiction en admettant que le minaret était une affirmation politico-identitaire et non une prescription religieuse.
La Suisse compte seulement 7,8 millions d'habitants, comme le Québec. En 1970, il y avait 16 000 musulmans en Suisse. En 1980, le nombre était passé à 57 000. Aujourd'hui, c'est 400 000. La question se pose : peut-on intégrer de tels volumes, si rapidement, sans qu'une petite société se sente bousculée ?
Non, car justement, on n'intègre plus. Dès lors, c'est l'engrenage : chômage, pauvreté, exclusion, discrimination, colère, criminalité. Le Washington Post du 29 avril 2008 rapportait qu'en France, par exemple, entre 60 et 70 % de la population carcérale est musulmane, composée pour la plupart d'enfants d'immigrants.
La Turquie est le pays musulman qui a le plus durement critiqué la Suisse. Saviez-vous que, jusqu'en 2003, il était interdit d'y construire des lieux de culte non musulmans ? Comme la Turquie veut maintenant joindre l'Union européenne, on a abrogé cette interdiction et on est devenu plus subtil.
À Ankara, la règlementation municipale exige désormais que les lieux de culte aient une superficie minimale de 2500 mètres carrés. Dans un pays à 99 % musulman, les autres confessions sont forcément pauvres. Elles n'ont donc pas les moyens de construire si gros ou, si elles les ont, la ville leur dit alors qu'il n'y a pas assez d'espace pour de si gros projets.
Le premier ministre turc, Tayyip Erdogan, a aussi déjà écrit que les minarets étaient les «baïonnettes» de l'islam. C'est rassurant.
Dans toutes les sociétés occidentales, la mauvaise intégration des immigrants et la funeste idéologie multiculturaliste alimentent un malaise identitaire réel. Le nier ou le réduire à un acte d'accusation contre la majorité, c'est garantir que lorsque ce malaise s'exprimera, il sortira tout croche.
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Libellés : Islam, Joseph Facal, Monde Arabe, Religion et fanatisme, Suisse, Turquie
Les musulmans devraient apprendre à construire des ponts avec les autres au lieu de réclamer des minarets, par Raheel Raza du MCC

Libellés : Arabie Saoudite, Canada, Europe, Islam, Religion et fanatisme, Suisse
Chapeau les Suisses, par Jacques Brassard

Quelle fabuleuse démocratie que la Suisse! Non, mais, rendez-vous compte! Les Suisses, dans une proportion de 57,5%, ont décidé d'interdire la construction de nouveaux minarets ( ces tours de mosquées du haut desquelles le muezzin appelle à la prière ) sur le territoire helvétique. Et cela, dans le cadre d'un référendum, fruit d'une initiative populaire. Comme dirait Jacques Demers: « Chapeau! les Suisses! »
J'ouvre une paranthèse sur la procédure référendaire d'initiative populaire. Ça n'existe pas chez nous. Au Québec, seule l'Assemblée Nationale, sur proposition du Gouvernement, peut déclencher un référendum. À l'occasion de certains débats sur le démocratie québécoise, certains intervenants ont déjà proposé de rendre possible, comme en Suisse et dans plusieurs États américains, le référendum d'initiative populaire. Le déclencheur pourrait être, par exemple, une pétition comportant un nombre déterminé de signatures. Je dois avouer que je n'étais pas, à l'époque, très chaud pour aller en ce sens. Or, je vous annonce que j'ai changé d'avis. Le Québec devrait adopter une pareille procédure. «Les Suisses nous démontrent, écrit Marc Lebuis dans son excellent site, Point de Bascule, quelque chose que les Québécois pourraient faire pour contrer leur déconnexion ave le leadership politique, institutionnel et académique du Québec: réclamer le droit de tenir des référendums de façon à retirer des mains de nos « décideurs » le pouvoir de prendre des décisions majeures affectant gravement le destin du Québec. Tout cela ne concerne pas uniquement l'islamisme en tant que tel, mais aussi la réforme de l'éducation, le cours Éthique et Culture religieuse, les politiques d'immigration et le principe même des accommodements.» D'après vous, les résultats seraient-ils semblables à ceux du référendum suisse sur les minarets? Personnellement, j'en suis convaincu. Et je suis aussi certain que la réaction de nos zélites bien-pensantes, multiculturalistes, intello-progressistes, prêcheuses du « vivre-ensemble » aplat-ventriste, seraient la même que celle des oligarchies européennes servilement islamophiles et hargneusement christianophobe: une indignation pleine de mépris à l'égard du peuple jugé ignare, intolérant et raciste. Ce divorce entre les zélites et le peuple est un phénomène très répandu en Occident.
Pourtant, est-ce un crime si ignoble que les Suisses ont commis? Allons donc! Le minaret n'est pas un élément essentiel de la mosquée. Celle de Jérusalem, par exemple, n'en a pas. Par conséquent, comme l'écrit Barbara Kay, du National Post, « la Suisse n'interdit pas les mosquées, qui sont le siège de l'activité et de la pratique religieuses. Elle a banni ce qui est parfaitement compris, dans les pays islamiques, comme un symbole de domination culturelle ». Multiplier les minarets en Occident, civilisation aux racines judéo-chrétiennes, c'est, pour les musulmans, une manifestation de leur volonté conquérante d'imposer, non seulement des signes religieux ostentatoires ( minaret, burka ), mais, plus gravement, des valeurs contraires aux nôtres. C'est ce qu'on appelle le djihad furtif qui est un processus d'islamisation des sociétés occidentales. À Paris, par exemple, il y a désormais des rues qui sont bloquées à l'heure de la prière pour permettre à des centaines de musulmans d'y étendre leurs tapis et de se prosterner. À Paris!!!
Le plus choquant dans toute cette affaire, c'est de voir des leaders musulmans s'offusquer et crier à l'oppression et à la discrimination en alléguant que la liberté de religion et de culte est honteusement bafouée. Il y a quelque chose de profondément répugnant dans cette attitude quand on sait que, dans le monde musulman, la liberté de culte, pratiquement et souvent légalement, n'existe pas. « Dans les pays musulmans, écrit Pierre-André Taguieff, les Chrétiens sont particulièrement discriminés et persécutés, lorsqu'ils n'en ont pas été chassés. C'est dans certains pays musulmans qu'au nom de l'islam sont perpétrés des massacres de civils, visés en tant que Chrétiens. » Il poursuit:« C'est dans les pays musulmans que les libertés religieuses sont le moins respectées: judaisme et christianisme y sont logés à la même enseigne. Lorsque l'islam est religion d'État, l'intolérance est institutionnalisée, les violences contre les non-musulmans autorisées, voire encouragées, le totalitarisme guette ou règne. »
Partout, dans le monde musulman, les Chrétiens sont persécutés, souvent massacrés, leurs églises incendiées, leurs prêtres assassinés. Au Nigéria, ce sont des centaines de Chrétiens qui ont été tués. Au Pakistan aussi, des islamistes ont tiré sur des fidèles rassemblés et brûlé leurs lieux de culte. En Irak, la communauté chrétienne est en voie de disparition. Et, en Occident, face à cette persécution, ce n'est que silence et indifférence. Les « bonnes consciences » qui s'indignent du vote suisse sur les minarets ( comme Foglia, par exemple ), se sont-elles jamais outrées du massacre des Chrétiens dans le monde musulman? Les progressistes bien-pensants et bien-parlants se sont-ils jamais scandalisés du statut d'infériorité des Chrétiens dans les pays musulmans ( ce sont des dhimmis, c'est-à-dire des êtres inférieurs disposant de moins de droits que les musulmans )? Pensez-vous! Pourquoi se soucier de ces ineptes croyants arriérés? Après tout, ce ne sont que des «cathos», comme les appelle dédaigneusement Mme Bazzo, incarnation de la gôche québécoise bon chic bon genre. Où, encore pire, ce ne sont que des vestiges de l'Âge des Ténèbres, comme les coptes d'Égypte. Alors, le sommeil de nos zélites médiatiques et intellectuelles n'est aucunement troublé parce qu'on les persécute, parce qu'on les brime et parce qu'on les assassine.
Mais interdire la construction de minarets, alors, là, vraiment, quel crime, quelle ignomonie, quelle bassesse! Pour nos zélites frileuses et poltronnes, c'est du racisme, du sectarisme, du fascisme. Pourtant, le vote suisse n'entrave en rien la liberté de religion des musulmans, le minaret n'étant pas essentiel à une mosquée. Mais il faut bien saisir et bien décoder le message des helvètes. Ce que les Suisses rejettent, par le biais de l'interdit de construction de minarets, c'est aussi un islam rétrograde, archaïque, hostile aux droits fondamentaux de la personne, anti-démocratique et attaché à un code juridique ( la charia ) incompatible avec les valeurs fondatrices de l'Occident.
Taj Hargey est l'imam de la congrégation de Summertown à Oxford. C'est ce qu'on appelle un « musulman modéré », une espèce plutôt rare qu'il faudrait sans doute déclarer espèce menacée. «Lorsque les musulmans européens, écrit-il, endossent sans réfléchir cette théologie pervertie en réclamant le respect d'une charia à caractère médiéval, en justifiant les crimes d'honneur, la lapidation et les mariages forcés, en défendant le caractère exceptionnel de l'islam et la formation de communautés séparées, ils suscitent la crainte et exacerbent l'hostilité envers les musulmans. Lorsque les musulmans européens font l'éloge de doctrines aussi peu coraniques que le port du niqap, ILS S'EXCLUENT EUX-MÊMES DE L'ENSEMBLE DE LA SOCIÉTÉ. » Voilà des propos réconfortants de la part d'un imam musulman. Le problème, c'est que les imams de cette mouture sont peu nombreux et que les communautés musulmanes établies en Occident sont très largement dominées par l'islam radical et djihadiste et qu'elles sont, par conséquent, impliquées et compromises dans la guerre que livrent les islamo-fascistes contre la civilisation occidentale. Et n'allons pas croire que c'est différent au Québec et au Canada. Chez nous aussi, les musulmans sont réfractaires à toute intégration à la société d'accueil. Et avec les niveaux d'immigration adoptés par l'État du Québec, la situation ne peut qu'empirer.
JACQUES BRASSARDPublié sur le blogue de Jacques Brassard ancien ministre du Parti Québécois
http://blogjacquesbrassard.blogspot.com/
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Libellés : Canada, Islam, Jacques Brassard, Québec, Religion et fanatisme, Suisse
jeudi, décembre 03, 2009
Des sondages démontrent que les européens en ont marre « des minarets », par Noémie Cournoyer

Les européens en ont marre « des minarets »
Des sondages révèlent que les Français, les Belges, les Hollandais, les Espagnols et les Allemands ont le sentiment d'être en désaccord avec la majorité des élites dirigeantes et médiatiques. Au lieu d'être à l'écoute de la sagesse populaire des majorités, l'un des fondements de l'esprit démocratique, les élites tentent de montrer que le peuple est intolérant, xénophobe et raciste comme ce fut la cas au Québec avec le rapport Bouchard-Taylor.
On préférera donner la parole à des analystes, des universitaires et des fonctionnaires non élus de nos gouvernements, de l'ONU ou pire, de l'OCI, ce bloc de pays islamiques dont plusieurs persécutent leurs minorités religieuses et interdisent la construction de lieux de culte autres que des mosquées. Plusieurs de ces pays vont même jusqu'à interdire le simple entretien des lieux de culte qui existent déjà. Les représentants de ces pays islamiques n'ont strictement aucune leçon à donner au reste du monde en matière de droits de l'Homme, notamment sur la liberté de culte et de conscience.
Les lecteurs des journaux Le Monde, Le Figaro, L'Express, Le Soir, Spiegel, 20minutos, DN Globo... sont-ils des xénophobes de l'extrême droite, intolérants et racistes?
Certains médias et les représentants non élus de la fonction publique du Québec et du Canada donneront-ils encore une fois la parole à ces spécialistes ou aux porte-parole du monde universitaire ou des communautés culturelles?
Plusieurs commentateurs de la presse écrite et électronique donnent la parole à des gens qui se disent « effrayés par les positions radicales» des Suisses. Ils dénoncent ce qui leur paraît être « beaucoup de faussetés et d'amalgames ».
Le gouvernement du Québec (ou du Canada) fera-t-il appel à ces spécialistes en communication publique, experts en pluralisme citoyen, en gestion des controverses religieuses et en reconfiguration rhétorique de l'espace public contemporain pour réinterpréter les résultats pourtant clairs de sondages et de votes de citoyens pour faire barrage aux désirs de la majorité ?
C'est probablement Richard Martineau qui a donné la meilleure explication pour comprendre ce 1qui se passe réellement en Europe dans sa chronique: Le retour de la bête, publié dans le Journal de Montréal le 25 juin 2009:
« Les partis traditionnels prennent leur trou, se ferment la gueule et n'osent plus traiter de sujets un tant soit peu délicats, de peur de se faire rouler dans la boue.
Qu'arrive-t-il alors aux électeurs qui ressentent un malaise LÉGITIME face à la montée de l'islam radical ? Aux citoyens qui se demandent si leur pays a les moyens d'assimiler tous les immigrants qu'il accueille ? Aux gens qui éprouvent des problèmes avec les demandes déraisonnables de certains groupes? »
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Libellés : Europe, Islam, Noémie Cournoyer, Religion et fanatisme, Suisse
Les suisses font mentir les sondages! Une très large majorité (57%) du "peuple" dit non à la construction de minarets, par Francis Chartrand

Les Suisses font interdire la construction de minarets
Source: Le Progrès.fr, le 30 novembre 2009
(...)
Les commentateurs ont unanimement qualifié ce résultat d'« immense surprise » contredisant les sondages qui prédisaient durant la campagne un rejet de la proposition de la droite populiste par 53 % des votants. Or, sur les 26 cantons de la Confédération helvétique, seuls quatre cantons (Bâle-ville et les cantons francophones de Genève, Vaud et Neuchâtel) ont rejeté la proposition soutenue par le parti UDC de la droite populiste et le petit parti chrétien de droite UDF.
Malgré un front commun du gouvernement, des autres partis et des représentants de toutes les communautés religieuses présentes en Suisse, l'UDC a donc réussi à convaincre.
Il avait martelé qu'il ne s'agissait pas de priver les musulmans de lieux de culte mais de refuser les minarets comme « symbole apparent d'une revendication politico-religieuse du pouvoir, qui remet en cause les droits fondamentaux». Pour l'emporter, les partisans de l'interdiction n'ont pas fait dans la nuance, avec des affiches représentant une femme complètement voilée par une burqa devant le drapeau suisse couvert de minarets, dont la silhouette stylisée évoquait des missiles. Déclarant « assumer » le résultat, Yvan Perrin, vice-président de l'UDC, a reconnu qu'« un mouvement d'humeur des pays musulmans est possible ».
Ce vote est « l'expression de certaines craintes au sein de la population au sujet des courants islamistes extrémistes » qu'il faut « prendre au sérieux », a déclaré la ministre de la police et de la justice Eveline Widmer-Schlumpf, une transfuge de l'UDC qui s'était opposée à l'interdiction. Le parti des Verts envisage, lui, un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg pour violation de la liberté religieuse.
Suisse/minarets : le FN satisfait
Source: Le Figaro, 29 novembre 2009
La vice-présidente du Front national français (FN, extrême-droite), Marine Le Pen, s'est félicitée du résultat du référendum interdisant la construction de minarets en Suisse, demandant aux « élites de cesser de nier les aspirations et craintes des peuples européens ».
Les Suisses ont décidé dimanche par référendum à une très large majorité (57,5% des votants) d'interdire la construction de minarets. « A une très franche majorité, les Suisses viennent de faire mentir les sondages, en refusant massivement l'édification de minarets en Suisse », s'est réjouie Mme le Pen dans un communiqué.
Les sondages prédisaient durant la campagne un rejet de la proposition de la droite populiste par 53% des votants. La responsable frontiste a relevé qu'en « Suisse, comme en France, les +élites+ étaient pourtant massivement pour».
« Ces +élites+ doivent cesser de nier les aspirations et les craintes des peuples européens qui, sans s'opposer à la liberté religieuse, rejettent les signes ostentatoires que veulent imposer des groupes politico-religieux musulmans, souvent à la limite de la provocation" », a-t-elle poursuivi. « Au moment où Nicolas Sarkozy réduit, sur ces sujets, son action à un électoralisme cynique », elle a appelé « les Français qui n'ont pas la chance de pouvoir s'exprimer par référendum à le faire, massivement, lors des élections régionales de mars prochain ».
Minarets interdits en Suisse: réactions politiques favorables en ItalieROME, 29 nov 2009 (AFP)
Source: LaCroix.com, le 29 novembre 2009
Plusieurs hommes politiques italiens, dont un ministre et un président de région, ont réagi favorablement dimanche au résultat du référendum interdisant la construction de minarets en Suisse, qualifié de « leçon de démocratie ». « La Suisse nous envoie un signal clair : oui aux clochers, non aux minarets », a déclaré le ministre de la Simplification administrative Roberto Calderoli (Ligue du Nord, parti populiste anti-immigrés) à l'agence de presse italienne Ansa.
« Ce qui semble ressortir du choix du peuple suisse est d'une part le respect de la liberté de religion, de l'autre la nécessité de mettre un frein aux aspects politiques et de propagande liés à l'islam », a-t-il estimé. Cela "devrait nous faire réfléchir", a-t-il conclu.
De son côté, Riccardo De Corato, député du Peuple de la liberté (droite, parti de Silvio Berlusconi) et maire-adjoint de Milan, a estimé que « la très démocratique Suisse a donné aujourd'hui une leçon à l'Italie, en particulier aux militants de gauche qui, si une initiative de ce genre avait eu lieu en Italie, auraient monté des barricades et crié au scandale ».
L'eurodéputé de la Ligue du Nord Matteo Salvini a également évoqué « une grande leçon de démocratie de la part de la Suisse ». « Malheureusement en Italie on ne consulte pas le peuple pour savoir ce qu'il pense des mosquées et des centres islamiques », a-t-il dit à l'Ansa.
« Je suis satisfait du +non+ contre les minarets en Suisse», a également affirmé le président de la région Veneto (Vénétie, nord)", Giancarlo Galan. Moi aussi "j'aurais voté cent fois +non+", a-t-il précisé.
Les Suisses ont décidé dimanche par référendum à une très large majorité (57,5% des votants) d'interdire la construction de minarets.
Les minarets interdits en Suisse par votation populaire: le choc!
Source: France Info - 29 novembre 2009
Le résultat de la votation est sans appel: 57,5% des votants helvétiques ont approuvé l'interdiction de construire de nouveaux minarets, comme le proposait la droite populiste.
Un résultat qui contredit les sondages, fait "honte" à l'intelligentsia suisse et laisse pantois ses voisins européens, notamment la France...
« La Suisse vient de virer à l'extrême droite »: réaction du sociologue helvétique Jean Ziegler, invité de France Invité. "C'est une insulte totale pour les musulmans qui vivent paisiblement en Suisse [...] C'est quelque chose qui me fait honte".
La Suisse ne veut plus de minarets A 57%, les électeurs suisses ont voté leur interdiction.
Source: Metrofrance.com, le 29 novembre 2009
"La construction de minarets est désormais interdite en Suisse." L'annonce officielle est tombée ce dimanche après-midi, quatre heures à peine après que les citoyens helvétiques se sont prononcés, à 57,5%, contre les tours qui ornent les lieux de culte musulmans.
Ce vote a constitué une immense surprise pour les commentateurs. Durant la campagne, les sondages laissaient en effet présager un résultat inverse. Par ailleurs, la quasi-totalité des partis, des milieux d'affaires et des représentants des communautés religieuses présentes en Suisse avaient fait front commun contre cette interdiction.
Ce vote est donc une victoire pour l'Union démocratique du centre (UDC), le parti de la droite populiste à l'origine du référendum. L'UDC a réussi à convaincre qu'il ne s'agissait pas de priver les musulmans de lieux de culte mais de refuser les minarets comme "symbole d'une revendication politico-religieuse du pouvoir".Il avait créé la polémique, pendant la campagne, en utilisant des affiches couvertes de minarets ressemblant à des missiles. Ce dimanche, les Verts ont annoncé envisager un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme pour violation de la liberté religieuse.
En attendant, l'interdiction doit être inscrite dans la Constitution suisse. Un texte dont le préambule proclame l'esprit d'"ouverture au monde" du peuple suisse... "au nom de Dieu tout-puissant".
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Libellés : Droits de l'homme, Francis Chartrand, Religion et fanatisme, Suisse
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