mercredi, février 02, 2011

 

TAREK FATAH menacé par un imam et un débat transformé en inquisition, par Francis Chartrand


TORONTO - Le Congrès musulman canadien (CMC) déplore la tentative de la North American Muslim Foundation (NAMF) de transformer un débat sur l'islam en une inquisition publique de son fondateur Tarek Fatah. Le «débat» devait avoir lieu samedi le 29 janvier 2011 entre M. Fatah et l'iman Sheharyar Sheilkh de la NAMF à la mosquée de la NAMF à Scarborough. Ce débat devait être animé par M. Karen Mock, le candidat du Parti libéral dans Thornhill.

À son arrivée sur les lieux, M. Fatah fut informé que la NAMF avait unilatéralement nommé un nouvel animateur après que Karen Mock se soit désisté, en invoquant «des raisons familiales.» Dans le style typiquement autoritaire qui régit la plupart des organisations islamistes, la NAMF n'a pas consulté M. Fatah sur le choix du nouvel animateur, non plus n'ont-ils considéré les trois noms qu'il avait déjà suggérés: l'Imam Shabbir Ally, Imam Yahya Fadlallah et le spécialiste des affaires islamiques au réseaude la CBC, Nazim Baksh.

Le président du CMC Sohail Raza et la vice-présidente Salma Siddiqui ont tous deux été menacés à l'intérieur des locaux de la mosquée par les gardes de sécurité de la mosquée qui leur ont dit de «quittez alors que vous pouvez toujours marcher sur vos deux jambes.»

Dès le début de la préparation du débat, depuis la nomination de M. Mock comme animateur pour le format du débat, toutes les décisions ont été prises unilatéralement par la NAMF, sans aucune consultation soit avec M. Fatah soit avec le CMC. M. Fatah a exprimé ses réserves sur le processus arbitraire et autoritaire, mais dans l'intérêt de la liberté d'expression et du libre débat public, il avait accepté, à contrecoeur, de participer au débat en autant que M. Karen Mock en était l'animateur.

Pour aggraver les choses, la NAMF a publié une déclaration décrivant Tarek Fatah comme un «semeur de haine contre l'Islam» et que «l'utilisation de la caméra vidéo ne sera pas autorisée» à l'intérieur des locaux.

M. Fatah avait posé une seule condition à la tenue du débat: un animateur acceptable aux deux parties. En nommant un animateur inconnu, sans consultation, la NAMF a agi de mauvaise foi avec l'intention de créer les conditions qui pouvaient s'avérer non favorables à un débat équitable.

En l'absence d'un animateur acceptable aux deux parties, le CMC en est venu à la conclusion que ce qui était présenté comme un débat sur l'islam, n'était rien de moins qu'une inquisition où Tarek Fatah devait être pris en embuscade. En conséquence, le CMC a exhorté M. Fatah à ne pas participer à sa propre inquisition où sa propre sécurité serait mise en péril.

Le service de police de Toronto a également conseillé à M. Fatah de ne pas participer au débat car il ne pouvait lui assurer la protection policière qu'il avait demandée, après avoir été faussement accusé par un autre imam «d'avoir vicieusement porté atteinte au Coran et au Prophète.» Cette allégation étiquette M. Fatah comme ayant commis un blasphème et, par conséquent, fait de lui une cible potentielle d'attaque par des musulmans radicaux.

Au sujet de la décision du CMC de ne pas participer à ce débat, le président du CMC Raza Sohail a dit:

«Nous sommes venus à la mosquée de la NAMF de bonne foi et pour écouter un débat sain, mais à notre arrivée nous avons découvert un environnement hostile, un nouvel animateur arbitrairement nommé, des gardes de sécurité privée qui nous ont menacés et nous ont chassés de la mosquée. En conséquence, nous avons recommandé à M. Fatah de ne pas pénétrer dans les locaux afin de ne pas devenir une cible potentielle de la violence.»

Raza a demandé aux islamistes d'être plus ouverts à l'avenir puisqu'une inquisition déguisée en débat ne trompe personne. «Au nom du CMC, j'exhorte les organisations islamiques d'abandonner l'autoritarisme médiéval et d'adopter la démocratie», a-t-il ajouté.

Lien

Libellés : , , , ,


dimanche, novembre 08, 2009

 

Montréal accueille un extrémiste islamiste déguisé en agneau, par Tarek Fatah

Vendredi soir, les citoyens de Montréal pourront se régaler d'un spectaculaire discours islamiste, évasif et ambigu à souhait, qui va les laisser ...éblouis. Tariq Ramadan prendra la parole lors d'un rassemblement à l'Université de Montréal.
Cette fois, la voix de l'islamisme ne sera pas les cris perçants habituels des cheikhs, mais la voix d'un homme au sourire doux et désarmant. L'accent guttural des mollahs en colère du Moyen-Orient sera remplacé par un anglais laiteux livré avec un accent français. (ndt: La conférence à l'UDM sera certainement en français, mais Tariq Ramadan s'adressera probablement à un public anglophone au cours de la fin de semaine.)
Mais ne vous y méprenez pas. Le message de Tariq Ramadan sera le même. La grossièreté sera remplacée par la sophistication, la maladresse par la finesse. Et les Canadiens, avides d'une certaine évolution de l'islam vers la modération, boiront très probablement cela comme du petit lait.
Alors, qui est Tariq Ramadan? Je l'ai rencontré pour la première fois en 2005 lors d'une discussion sur les ondes de TVO à propos de la charia au Canada.
J'avais entendu dire que Tariq Ramadan s'était prononcé contre l'idée d'introduire la charia au Canada. J'étais très enthousiaste. Le petit-fils du fondateur des Frères musulmans en Égypte aurait donc suffisamment de maturité et de compréhension pour prendre une position courageuse tandis que le reste de l'establishment islamiste continuait de s'acharner pour que la charia prenne pied en Amérique du Nord!
Toutefois, mes espoirs ont été anéantis lorsque la diffusion de ce programme en direct a commencé. Tariq Ramadan a été très clair. Il ne s'opposait pas à ce que la charia vienne au Canada; simplement, il ne pensait pas que c'était le bon moment pour la faire connaître. Selon ses termes, les musulmans faisaient preuve d'un «manque de créativité». Plutôt que de demander ouvertement la charia, il a suggéré que les islamistes devraient incorporer furtivement celle-ci dans le cadre juridique existant.
Surpris, je me suis rappelé la doctrine islamiste de la Taqiyaa, une méthode de dissimulation utilisée par eux pour cacher leur véritable ordre du jour, et qui recommande de paraître inoffensif aux yeux de l'adversaire dans le but de lui faire baisser sa garde.
Après l'émission de télévision, j'ai fait quelques recherches sur la position de Tariq Ramadan à propos de la charia. Dans le numéro d'Octobre 2004 d'Egypt Today, il écrit:
«Les musulmans qui combattent au Canada afin de créer des tribunaux de charia pour trancher les litiges domestiques sont un autre exemple de manque de créativité. Dans le cadre du droit normatif Canadien, les musulmans ont une latitude considérable pour proposer un contrat islamique. Ces tribunaux (de charia) ne sont pas nécessaires; ils ne font qu'insister sur le fait que les musulmans ont des lois spécifiques et pour l'instant, ce n'est pas ainsi que nous voulons être perçus. (C'est moi qui souligne). Nous devons montrer que notre façon de penser est universelle, que nous pouvons vivre avec la loi et qu'il n'y a pas de contradiction.»
Il a poursuivi:
« Le terme charia en lui-même est chargé de connotations négatives dans l'esprit occidental. Il n'est pas nécessaire de le souligner. »
Si j'avais besoin d'un exemple de langage ambigu et de dissimulation, je l'avais trouvé.
Jeudi, le Congrès musulman canadien et Point de Bascule de Montréal ont publié une pleine page de publicité dans Le Devoir, souhaitant la bienvenue à Ramadan au Québec et au Canada, mais exposant aussi son agenda caché qui a fasciné tant d'Occidentaux naïfs.
Intitulé « Salut à toi, ô mon frère! », Point de Bascule et le MCC ont décrit Ramadan comme un idéologue islamiste qui prétend être modéré, mais qui agit autrement. Cela s'est parfaitement reflété dans son refus de condamner purement et simplement la pratique de la lapidation des femmes. Il a demandé un «moratoire» sur de tels châtiments barbares.
La conférence de Tariq Ramadan vendredi soir est organisée par un groupe de ses disciples, mais bénéficie du soutien d'un grand nombre de militants de gauche, ainsi que d'organismes que Présence musulmane qualifie de «partenaires», tels que l'Institut du Nouveau Monde et le ministère québécois de l'Immigration et des Communautés culturelles.
Ramadan révèle le nouveau bras sophistiqué du mouvement islamiste mondial, qui voit l'Occident comme l'endroit idéal pour mener un djihad culturel et intellectuel. Celui-ci cible les jeunes musulmans qui sont fatigués de la vieille garde, de ces barbus en robe longue qui écument lorsqu'ils dénoncent l'Occident malfaisant. La nouvelle technique consiste à porter atteinte à l'Occident de l'intérieur, comme des parasites ou des termites, la société d'accueil ne sachant pas ce qui l‘a frappée jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Royaume-Uni en est un exemple.
Ceux que le charme des nouveaux islamistes éblouit doivent reconnaître que Tariq Ramadan a écrit en 2003 l'éloge d'un livre écrit par Yusuf Al-Qaradawi, le cheikh islamiste radical basé au Qatar, l'homme qui justifie les attentats-suicides. De plus, Ramadan anime une émission hebdomadaire sur le réseau PressTV du gouvernement iranien. Il ne s'est jamais dissocié du régime iranien, pas même lors de la répression des manifestants qui étaient opposés à la "ré-élection» du président Mahmoud Ahmadinejad. Pendant que de jeunes Musulmans, hommes et femmes, étaient battus et torturés par le régime iranien, Ramadan était très heureux d'offrir un joli visage aux ayatollahs iraniens.
Je termine avec les mots du journaliste français musulman Mohamed Sifaoui: "Tariq Ramadan est un islamiste. Il est de ceux qui veulent que l'islam politique, la version européenne de la Fraternité musulmane, infiltre les institutions, la société, les associations, les partis, les médias, etc., pour faire pression sur ces mêmes sociétés, pour les "réformer" de l'intérieur, pour les islamiser ou les ré-islamiser, pour mieux les pervertir, pour leur faire accepter progressivement une vision médiévale de la religion musulmane».
Frère Tariq, en 1948 votre père Saïd Ramadan est venu au Pakistan, le lieu de ma naissance, comme émissaire des Frères musulmans et il a contribué à faire de ce pays musulman laïc un foyer de l'extrémisme islamique. Je ne laisserai pas le fils de Saïd Ramadan venir dans mon pays d'adoption, le Canada, et faire la même chose, sans me battre. Votre père islamiste a ruiné le lieu de ma naissance: je ne vous laisserai pas ruiner l'endroit où je vais mourir.
Tarek Fatah est écrivain et diffuseur à Toronto. Il est l'auteur de Chasing a Mirage: The Tragic Illusion of an Islamic State (Wiley 2008).
Lien

Libellés : , , , , ,


dimanche, juillet 05, 2009

 

Canada - Le VP de la Fédération Canado-Arabe : « Fuck Canada Day ! », par Tarek Fatah


En cette 142ième journée de la Fête du Canada, un vice-président de la Fédération canado-arabe qualifie le Canada « d’État génocide » et dit : « Merde à la Journée du Canada ».

Omar Shaban, qui vit à Vancouver, fait ces commentaires sur sa page Facebook. Il déclare : « C’est finalement la Journée du Canada….Je ne pourrais avoir davantage honte d’être Canadien. »

Hier, on pouvait lire sur sa page : « Joyeuse journée Génocide Canada. » Alors que ce vice-président de la Fédération Canado-Arabe insulte le Canada, un autre fait l’éloge du gouvernement iranien sur une chaîne de télévision communautaire.

Pour Ali Mallah, la réélection du président Mahmoud Ahmedinejad est valide et les gouvernements et les médias occidentaux sont responsables des violentes manifestations contre le régime en Iran.

Il affirme que la France et les États-Unis ont travaillé avant l’élection à déloger Ahmedinejad.. Pour lui c’est évident parce qu’on a constamment cherché « à déshumaniser Ahmedinejad et à le peindre dans les termes les plus horribles » et cela bien avant les élections.

Mallah ajoute : « Les médias occidentaux étaient prêts à déformer la vérité sur les résultats de cette élection avant qu’ils ne soient annoncés, révélant ainsi leur manque d’impartialité. »

Il a également accusé les fournisseurs américains de services Internet d’avoir aidé les opposants au régime iranien. Selon lui : « Les fournisseurs ont diffusé toutes les vidéos ou les courriels provenant des opposants à Téhéran.

Les affirmations de Mallah ont été appuyées par deux Canadiens d’origine pakistanaise favorables à la dictature islamiste de l’Iran et par un gauchiste qui s’est converti à l’islam. Chose étonnante : aucun Canadien d’origine iranienne n’a participé aux discussions !

Lien

Libellés : , ,


samedi, novembre 29, 2008

 

Terreur à Mumbai, analyse de Tarek Fatah

Le chaos à Mumbai commençait à peine à se calmer que je recevais déjà un premier email suggérant que les attaques terroristes avaient été menées par des agents du Mossad (le renseignement de l’armée israélienne) se faisant passer pour des terroristes islamiques dans le but de nuire à la réputation des musulmans.

Une personne de Toronto a transmis un message disant que «La police de la sécurité intérieure de l’Inde détient présentement pour interrogatoire une personne identifiée comme un agent du Mossad israélien qui avait rencontré certains des terroristes présumés en Inde deux semaines avant les attaques BLACK OP».

Bien que cette thèse soit ridicule, il y a de fortes chances que d’innombrables musulmans tomberont dans l’illusion que ce n’est pas leurs coreligionnaires qui sont responsables de la barbarie lâchée sur l’Inde, mais la main invisible d’un complot américano–sioniste contre l’islam. S’il y a un service de renseignement dont l’empreinte est détectable partout sur la scène du crime, c’est celle des fripouilles de l’ISI du Pakistan qui sont déterminées à saper la nette amélioration des relations entre l’Inde et son voisin, le Pakistan.

Depuis deux décennies, le service du renseignement pakistanais (ISI) a été le gouvernement de facto du Pakistan, renversant des gouvernements, aidant les Talibans, accueillant les membres d’Al-Qaida en fuite, et gérant une business devenue un empire se chiffrant en milliards de dollars.

En juillet, le nouveau gouvernement démocratiquement élu à Islamabad, dirigé par le Premier ministre Yousuf Raza Gilani, a tenté de mettre le ISI sous contrôle civil, mais il a dû faire une humiliante volte-face dans les 24 heures sous la menace d’un coup d’État militaire.

Puis dimanche dernier, le ministère des Affaires étrangères du Pakistan a annoncé que l’aile politique du ISI, responsable de fraudes électorales et de chantage politique, avait été dissoute. Il a dit que «le ISI est une précieuse institution nationale qui souhaite se concentrer sur la lutte au terrorisme». Il semble que le ministre des Affaires étrangères ait parlé trop tôt. Dans les heures qui ont suivi, la BBC rapportait qu’un haut responsable anonyme de la sécurité avait contredit le ministre des Affaires étrangères.

Pendant que la lutte entre le ISI et le parti au pouvoir (Pakistan Peoples Party) pour le contrôle du réseau de renseignement du pays se déroulait en coulisses, le Président du Pakistan, Asif Zardari, lançait une bombe qui a pris l’establishment militaire du Pakistan au dépourvu. S’adressant cette semaine à un public de la télévision indienne par l’intermédiaire de la TV satellite, le Président Zardari a annoncé un changement stratégique dans la politique nucléaire du Pakistan. Il a surpris un public indien en liesse en disant que le Pakistan avait adopté une politique de guerre nucléaire «ne pas être les premiers à attaquer» (“no first strike”).

Cela ne semble pas avoir été bien accueilli par l’establishment militaire du Pakistan qui a gouverné le pays pendant des décennies en invoquant la «menace indienne» pour priver le pays des investissements dont il avait grandement besoin, au profit de l’énorme machine militaire sur un pied de guerre permanent sans guerre en vue.

Les commentateurs militaires ont immédiatement dénoncé M. Zardari, l’un d’eux disant qu’il croyait que le Président n’était pas «bien informé ou pleinement conscient» de la politique du Pakistan sur la question.

Pour inquiéter davantage le complexe militaro-industriel du Pakistan, M. Zardari a emprunté une citation de sa défunte épouse, qui a déjà dit qu’il y avait «un peu d’Indien dans chaque Pakistanais, et un peu de Pakistanais dans chaque Indien».

Bien que la plupart des Pakistanais ont bien accueilli ce nouveau souffle de paix et d’amitié, la droite religieuse du pays a été perturbée.

Le fondateur de l’un des groupes islamistes armés du Pakistan les plus redoutés a accusé le Président Zardari d’être trop modéré envers l’Inde, et l’a critiqué pour avoir appelé les militants dans le Cachemire Indien, des «terroristes». Hafiz Mohammad Saeed, fondateur du Lashkar-e-Taiba (LET), un important groupe militant qui se bat dans le Cachemire indien, a décrit les commentaires de M. Zardari comme «une violation flagrante et une digression de la politique cohérente du Pakistan».

Puis mercredi, les Moudjahidin du Deccan ont frappé l’Inde avec pour objectif évident de déclencher une réaction hindoue contre la minorité musulmane du pays, menaçant de déstabiliser les relations entre le Pakistan et l’Inde. La plupart des commentateurs sur les questions de sécurité conviennent que le groupe Moudjahidin du Deccan n’est qu’une façade commode, et que la main invisible du Lashkar-e-Taiba (LET) est derrière cette attaque terroriste bien planifiée.

Seul le temps dira si ces islamistes réussiront ou si les bons citoyens de l’Inde, hindous comme musulmans, identifieront cette provocation et saisiront la main tendue par le Président Zardari.

Pour leur part, les musulmans du monde entier devront également décider s’ils souhaitent entrer dans le 21e siècle et prendre leurs distances de la doctrine du djihad armé, ou retourner au 12e siècle et embrasser ces ennemis de la joie et de la paix.

Lien

Libellés : , , , ,


This page is powered by Blogger. Isn't yours?

S'abonner à Messages [Atom]