jeudi, mai 22, 2008
La commission Bouchard-Taylor recommande de baliser les pratiques d’harmonisation
La neutralité de l’État
Les coprésidents recommandent que le port de signes religieux soit interdit à ses représentants qui doivent incarner au plus haut point la neutralité de l’État et préserver l’apparence d’impartialité indispensable à leurs fonctions. Il s’agit des magistrats, des procureurs de la couronne, des policiers, des gardiens de prison et des président et vice-présidents de l’Assemblée nationale. Par contre, les enseignants, les fonctionnaires, les professionnels de la santé et tous les autres agents de l’État devraient pouvoir continuer à porter des signes religieux, comme c’est le cas actuellement. Toujours au nom du principe de la neutralité, le crucifix de l’Assemblée nationale et la récitation de la prière aux réunions des conseils municipaux ne devraient pas avoir leur place dans un État laïc.
L’égalité hommes-femmes
Le respect de valeurs fondamentales comme l’égalité hommes-femmes est primordial. Selon ce principe, les demandes d’accommodement ayant pour effet de la compromettre devraient être refusées, sauf exceptions :
- Dans les établissements de santé, les patients devraient a priori recevoir les soins des professionnels disponibles sans s’attendre à les choisir selon leur sexe. Ils pourraient cependant faire valoir ce souhait, sous réserve des ressources disponibles.
- Dans le cas d’une personne hospitalisée en centre de soins prolongés, elle devrait pouvoir obtenir des soins intimes par un préposé du même sexe.
- La mixité doit prévaloir partout où c’est possible, compte tenu des exigences ou contraintes pédagogiques, dans les cours de natation comme au sein des classes.
La liberté de religion et le milieu scolaire
- Les étudiants qui souhaitent porter en classe des signes religieux comme le hijab, la kippa ou le turban devraient pouvoir le faire.
- Les élèves ne doivent pas être exemptés des cours obligatoires au nom de la liberté de religion.
- Les établissements d’enseignement ne sont pas tenus d’instituer des lieux de prière permanents, conformément à une résolution de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse*. Cependant, il entre dans l’esprit des ajustements que d’autoriser pour la prière l’utilisation de locaux provisoirement inoccupés.
La Commission
À la demande du premier ministre, M. Jean Charest, la CCPARDC a dressé un portrait des pratiques d’accommodement, mené une consultation publique dans l’ensemble du Québec et étudié les enjeux en cause.
Plus de 900 mémoires provenant de citoyens, de groupes et d’associations ont été déposés et 241 témoignages ont été entendus durant les 31 jours d’audience. Un total de 3 423 personnes ont participé aux 22 forums régionaux et plus de 800 aux quatre forums nationaux. Treize (13) recherches ont été commandées à des spécialistes de différentes universités québécoises et 31 groupes-sondes ont été organisés à travers le Québec avec des personnes de divers milieux.
Lorsqu’elle mettra fin à ses activités en juin, la CCPARDC aura dépensé un montant de 3,7 millions de dollars sur un budget total de 5,1 millions de dollars. Le rapport final et les autres documents afférents peuvent être consultés en ligne à l’adresse : www.accommodements.qc.ca.
Libellés : Bouchard-Taylor, Religion et fanatisme
Liste des 37 recommandations du rapport final de la commission Bouchard-Taylor
A1 Que l’État octroie beaucoup plus de moyens aux organismes dont le mandat est d’informer et de protéger les citoyens. Nous pensons en priorité à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et au Conseil des relations interculturelles.
A2 Que l’État encourage les projets et les initiatives permettant aux membres des minorités ethniques de se faire davantage voir et entendre devant le grand public (programmes de radio ou télé, journées thématiques, etc.).
A3 Que l’État accroisse le soutien financier à des organismes comme la Fondation de la tolérance, l’Institut du Nouveau Monde et Vision Diversité. Il devrait encourager également la création d’autres projets du même genre à l’échelle du Québec dans l’information, la formation, l’action intercommunautaire, le débat interculturel, la diffusion du pluralisme.
A4 Que l’État accroisse également son appui aux initiatives analogues, aussi prometteuses, déjà en cours ou en préparation dans le monde scolaire et dans le secteur de la santé.
B Les pratiques d’harmonisation
B1 Que l’État s’emploie davantage à promouvoir le cadre civique commun ou ce que nous avons appelé les valeurs publiques communes au sein de diverses institutions et dans le public en général.
B2 Que les gestionnaires d’institutions publiques intensifient leurs efforts pour :
- Adapter à leur milieu et traduire en directives concrètes les grandes balises devant guider la gestion des demandes d’ajustement;
- Poursuivre l’implantation de l’approche dite contextuelle, délibérative et réflexive.
B3 En conformité avec l’objectif de déjudiciarisation des pratiques d’accommodement, que l’État favorise la responsabilisation des acteurs ou intervenants des milieux institutionnels en s’assurant qu’ils ont reçu une formation adéquate. Par exemple, modifier le programme de formation des futurs enseignants pour y ajouter un apprentissage des questions interculturelles, et organiser des sessions spécialisées à l’intention du personnel en exercice.
B4 Que l’État s’assure que les établissements de soins disposent d’un budget suffisant pour combler leurs besoins en services d’interprète.
B5 Que l’État veille à mettre sur pied les mécanismes nécessaires pour que :
- Se constitue au sein de chaque institution une expertise pratique en matière de traitement des demandes d’ajustement;
- Soit diffusé au sein de chaque établissement, en particulier auprès du nouveau personnel, le savoir accumulé par les intervenants;
- S’instituent des activités d’échange et de concertation entre les unités d’un même établissement ou entre établissements d’un même secteur ;
- Les parents nouveaux immigrants soient mieux informés sur les pratiques d’ajustement et sur le fonctionnement du système scolaire.
B6 Nous approuvons l’initiative en cours à l’Assemblée nationale pour insérer dans la charte québécoise une clause interprétative établissant l’égalité hommes-femmes comme une valeur fondamentale de notre société.
B7 Que l’État mette sur pied un Office d’harmonisation interculturelle prenant la forme d’une instance paragouvernementale relevant de l’actuel Conseil des relations interculturelles. Œuvrant en complémentarité avec d’autres organismes déjà existants dans des domaines connexes, cet Office remplirait notamment des fonctions d’information, de formation, d’animation, de conseil, de recherche, le tout centré sur les pratiques d’harmonisation interculturelle, y compris interconfessionnelle, dans notre société.
B8 En matière de congés religieux :
- Que l’État encourage les administrateurs publics et privés à s’orienter vers la formule dite des congés payés avec contrepartie, assortie de diverses possibilités d’aménagement;
- Que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse produise un avis établissant des repères pratiques à l’intention des gestionnaires de tous les milieux de travail : explication du cadre juridique, conception d’outils pour statuer sur les demandes de congés religieux et proposition d’un éventail de formules conformes aux jugements antérieurs des tribunaux et adaptables à chaque milieu de travail ;
- Concernant les problèmes liés au régime de congés religieux en vigueur dans les commissions scolaires (à savoir des congés supplémentaires payés), que l’État forme un comité d’experts mandaté pour trouver une solution équitable et conforme au cadre juridique actuel du régime des congés religieux et ce, après consultation des principaux acteurs intéressés.
B9 Que l’État valorise l’excellence en matière de pratiques d’harmonisation dans les milieux de travail :
- En incitant les grandes sociétés d’État à affirmer un leadership dans ce domaine ;
- En honorant publiquement les employeurs publics ou privés qui se sont signalés par leurs efforts d’intégration et d’harmonisation.
C L’intégration des immigrants
C1 En matière de planification des taux d’immigration, que l’État s’assure de maintenir en équilibre le nombre d’entrées avec les ressources disponibles pour l’accueil, notamment l’insertion à l’emploi et la francisation.
C2 Afin de combler une grave déficience qui se fait sentir présentement, que l’État hausse le financement consacré aux groupes communautaires et autres organismes de première ligne œuvrant à l’accueil et à l’intégration des immigrants, notamment pour consolider et développer le réseau d’organismes existants en évitant le saupoudrage.
C3 Que l’État intensifie ses efforts en matière de francisation et d’intégration des immigrants par :
- Une meilleure coordination des programmes de francisation des immigrants entre les ministères concernés;
- La mise sur pied d’un groupe d’étude pour revoir toute la question de la sous-représentation des membres des minorités ethniques dans les postes de l’administration publique et concevoir une démarche plus efficace;
- Une gestion plus concertée des programmes et des mesures d’intégration au sein de l’appareil gouvernemental, plus particulièrement entre les ministères de l’Immigration, de l’Éducation, de la Santé et de l’Emploi;
- Une meilleure articulation des politiques d’immigration et d’intégration aux objectifs de développement économique et social de notre société;
- Un effort intensif pour réduire le taux de chômage extrêmement élevé parmi les Québécois nés en Afrique et établis au Québec depuis moins de cinq ans.
C4 Que l’État intensifie les mesures pour accélérer le processus de reconnaissance des compétences et des diplômes acquis à l’étranger. Parmi les mesures pressantes, nous recommandons :
- La mise sur pied d’un comité d’enquête indépendant mandaté pour faire la lumière sur les pratiques des ordres professionnels en matière de reconnaissance des diplômes;
- L’établissement d’une instance indépendante permettant aux immigrants de formuler des plaintes et de demander une révision des décisions prises par les ordres professionnels;
- La clarification des rapports entre, d’une part, le Conseil interprofessionnel du Québec, l’Office des professions du Québec et les ordres professionnels et, d’autre part, les universités, les cégeps et l’Office québécois de la langue française, afin de dénouer les impasses qui empêchent de donner suite aux exigences de formation d’appoint imposées aux immigrants.
C5 Que l’État intensifie ses efforts afin de stimuler la régionalisation de l’immigration. Dans cet esprit, il conviendrait de :
- Instituer des mesures incitatives pour les entreprises qui recrutent des immigrants (par exemple, des mesures fiscales) afin de stimuler la régionalisation de l’immigration;
- Accorder un financement ad hoc aux municipalités et aux nombreux organismes d’accueil et d’encadrement qui ont été mis sur pied hors de Montréal, afin de renforcer le réseau actuel;
- Accorder une attention particulière à la Capitale nationale de façon à en faire un deuxième pôle métropolitain d’accueil des nouveaux venus;
- Inviter les régions à faire connaître leurs besoins et à formuler des projets mettant à profit la main-d’œuvre immigrante;
- Encourager et donner de l’expansion aux ententes de stages et d’échanges d’étudiants comme celles qui existent présentement entre la France et le Québec et qui amènent dans nos régions des étudiants étrangers;
- Déléguer plus de responsabilités aux instances régionales.
C6 Pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants, que le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles crée à leur intention un portail interactif afin de centraliser toute l’information sur les ressources et les services institutionnels (incluant : municipaux et communautaires), qu’il s’agisse d’emploi, de logement, de santé, d’éducation, etc.
C7 Que l’État accroisse le soutien financier aux organismes d’appui aux femmes immigrantes.
C8 Que le ministère de l’Immigration prenne les mesures appropriées pour mettre à profit le bénévolat québécois aux fins de l’accueil et de l’intégration des immigrants, notamment pour leur donner accès aux réseaux sociaux.
C9 Que le ministère actuellement responsable de l’immigration s’appelle désormais le ministère de l’Immigration et des Relations interculturelles.
D L’interculturalisme
D1 Que l’État entreprenne une vigoureuse campagne afin de promouvoir l’interculturalisme au sein de notre société, afin qu’il soit davantage connu.
D2 Pour mieux établir l’interculturalisme comme modèle devant présider aux rapports interculturels au Québec, que l’État en fasse une loi, un énoncé de principe ou une déclaration en veillant à ce que cet exercice comporte des consultations publiques et un vote de l’Assemblée nationale.
D3 Que l’État encourage sous toutes sortes de formes les contacts interculturels comme moyens de réduire les stéréotypes et de favoriser la participation et l’intégration à la société québécoise. Dans cet esprit :
- Mettre en œuvre des programmes d’immersion, de mentorat et de tutorat ainsi que de parrainage ou de jumelage, notamment sur le modèle de l’ancien programme d’échange d’étudiants entre Montréal et les régions. Dans le même esprit, intensifier les pratiques scolaires interculturelles, les diverses initiatives municipales et les programmes déjà existants;
- Encourager sous toutes ses formes l’action intercommunautaire;
- Accentuer les efforts pour stimuler le tourisme régional auprès des membres des minorités ethniques montréalaises.
D4 Créer un Fonds d’histoires de vie des immigrants, placé sous la gestion de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
D5 Que l’État prête attention aux représentations qui ont été faites concernant les écoles dites ethnoconfessionnelles.
E Les inégalités et la discrimination
E1 Que l’État s’emploie à mieux connaître et combattre les diverses formes de racisme – en particulier l’ethnicisme – présentes dans notre société. Dans cet esprit :
- Qu’une attention particulière soit portée à la lutte contre les crimes haineux et à la protection de toutes les personnes sujettes à la discrimination multiple (homosexuels, handicapés, etc.);
- Que la charte québécoise interdise l’incitation publique à la discrimination;
- Que des initiatives exceptionnelles soient prises pour lutter contre l’islamophobie et l’antisémitisme et pour combattre la discrimination dont sont l’objet tous les groupes racisés, notamment les Noirs;
- Que plus de ressources et de moyens soient donnés à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
E2 Que les mandataires et les organismes de l’État soient imputables de leurs résultats en matière de lutte contre le racisme et la discrimination, et à cette fin, mettent en place des mécanismes de reddition de compte fondés sur des indicateurs de performance.
E3 Que l’Assemblée nationale donne suite à une recommandation de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse visant à renforcer les droits économiques et sociaux reconnus aux articles 39 à 48 de la charte québécoise :
« La Commission recommande que les droits économiques et sociaux reconnus aux articles 39 à 48 de la Charte soient renforcés en fonction des trois axes suivants :
- Ajout d’une disposition générale, avant l’article 39, prévoyant que la loi doit respecter le contenu essentiel des droits économiques et sociaux;
- Extension aux articles 39 à 48 de la primauté sur la législation, prévue par l’article 52 de la Charte;
- Entrée en vigueur graduelle de ladite primauté, limitée dans un premier temps aux lois postérieures, puis étendue aux lois existantes. »
F La langue française
Note. – Il n’y a aucune recommandation formelle dans le rapport puisque la CCPARDC a jugé que ce thème était à la limite de son mandat. Cela dit, les coprésidents ont procédé à une revue de la situation dans leur rapport.
G La laïcité
G1 Que le gouvernement produise un Livre blanc sur la laïcité, dont le but serait de :
- Définir ce qu’est la laïcité à partir de ses quatre principes (les deux premiers correspondant à ses finalités profondes et les deux autres se traduisant dans des structures institutionnelles essentielles);
- Rappeler les grands choix faits par le Québec en matière de laïcité ;
- Défendre la conception ouverte de la laïcité choisie et mise en œuvre par le Québec;
- Clarifier et soumettre au débat public les questions au sujet desquelles des consensus restent à construire.
G2 Concernant le port de signes religieux par les agents de l’État :
- Qu’il soit interdit aux magistrats et procureurs de la Couronne, aux policiers, aux gardiens de prison, aux président et vice-présidents de l’Assemblée nationale.
- Qu’il soit autorisé aux enseignants, aux fonctionnaires, aux professionnels de la santé et à tous les autres agents de l’État.
G3 Que des mesures soient prises afin de rendre certaines pratiques en cours dans nos institutions publiques conformes aux principes de la laïcité ouverte. En conséquence, au nom de la séparation entre l’État et les Églises et au nom de la neutralité de l’État, nous recommandons que :
- Le crucifix au-dessus du siège du président de l'Assemblée nationale soit retiré et replacé dans l’Hôtel du Parlement à un endroit qui puisse mettre en valeur sa signification patrimoniale;
- Les conseils municipaux abandonnent la récitation de la prière durant leurs séances publiques.
G4 Que le gouvernement fasse une promotion vigoureuse du nouveau cours d’Éthique et de culture religieuse qui doit entrer en vigueur en septembre 2008.
G5 Que l’État produise et diffuse chaque année auprès des gestionnaires d’institutions et d’organismes publics ou privés un calendrier multiconfessionnel indiquant les dates des diverses fêtes religieuses.
H Les recherches à mener
H1 Que l’État libère des fonds de recherche additionnels qui seraient consacrés, notamment, aux sujets suivants :
- La situation de l’interculturalisme;
- Le double rapport, chez l’immigrant, à la culture d’origine et à la culture de la société d’accueil;
- L’évolution des concentrations ethnoculturelles et leur signification en termes d’intégration ou de cloisonnement;
- L’état et l’effet intégrateur de l’action intercommunautaire;
- Le développement d’indicateurs permettant de mesurer l’effet des nombreux programmes gouvernementaux liés à l’accueil, à l’emploi, à la lutte contre la discrimination, à l’intégration sociale et culturelle;
- La situation et le parcours des sous-groupes défavorisés (jeunes issus de minorités racisées, femmes immigrantes, et autres);
- L’évolution du lien social dans les quartiers à forte concentration d’immigrants;
- Les formes de l’islamophobie et les correctifs à apporter;
- Les manifestations d’antisémitisme et les correctifs à apporter.
H2 Que l’État crée un fonds spécial de subvention réservé aux universités et aux cégeps des région, pour des recherches appliquées sur la thématique générale de l’immigration et de l’intégration dans les régions.
La Commission
À la demande du premier ministre, M. Jean Charest, la CCPARDC a dressé un portrait des pratiques d’accommodement, mené une consultation publique dans l’ensemble du Québec et étudié les enjeux en cause.
Plus de 900 mémoires provenant de citoyens, de groupes et d’associations ont été déposés et 241 témoignages ont été entendus durant les 31 jours d’audiences. Un total de 3 423 personnes ont participé aux 22 forums régionaux et plus de 800 aux quatre forums nationaux. Treize recherches ont été commandées à des spécialistes de différentes universités québécoises et 31 groupes-sondes ont été organisés à travers le Québec avec des personnes de divers milieux.
Lorsqu’elle mettra fin à ses activités en juin, la CCPARDC aura dépensé un montant de 3,7 millions de dollars sur un budget total de 5,1 millions de dollars. Le rapport final et les autres documents afférents peuvent être consultés en ligne à l’adresse : www.accommodements.qc.ca.
Libellés : Bétise humaine, Bouchard-Taylor, Canada, Charia, Hidjab, Islam, Israël, Judaïsme, Laïcité, Monde Arabe, Palestine, Québec, Religion et fanatisme
Laïcité ouverte, interculturalisme, lutte contre la discrimination et balises des accommodements sont au cœur de la commission Bouchard-Taylor
Favoriser les ajustements concertés
En plus de la promotion de l’interculturalisme par une loi, une déclaration ou un énoncé de politique, ainsi que de la laïcité ouverte par un livre blanc, le gouvernement est invité à favoriser la responsabilisation des acteurs quant à la gestion des demandes d’ajustement. À cette fin, les coprésidents préconisent une formation accrue des intervenants et la conciliation en matière de pratiques d’harmonisation.
Cela dit, notre société a aussi des responsabilités éminentes sur le plan social et économique. Dans cet esprit, les coprésidents ont également souligné l’importance pour l’État québécois de combattre les diverses formes de racisme et de discrimination multiple présentes dans la société.
« Il faut insister à juste titre sur la laïcité et l’interculturalisme, mais nous devons prendre des mesures énergiques pour favoriser davantage l’intégration des immigrants et lutter contre la discrimination, » a déclaré M. Bouchard. « Il faudra retenir de nos consultations que les gens issus des minorités ont réclamé du travail bien plus que des accommodements. »
À cette fin, les coprésidents recommandent à l’État d’intensifier ses mesures pour accélérer le processus de reconnaissance des compétences et des diplômes acquis à l’étranger. Le rapport compte 37 recommandations sur une gamme de sujets allant du port de signes religieux par les agents de l’État à la régionalisation de l’immigration.
« Nos recommandations s’inscrivent dans ce qu’il est convenu d’appeler le « parcours québécois », a déclaré M. Taylor. « Nous ne proposons ni rupture, ni virage radical, seulement des mesures pour faciliter les rapports interculturels et l’évolution normale d’une société pluraliste et moderne.»
La Commission
Plus de 900 mémoires provenant de citoyens, de groupes et d’associations ont été déposés et 241 témoignages ont été entendus durant les 31 jours d’audience. Un total de 3 423 personnes ont participé aux 22 forums régionaux et plus de 800 aux quatre forums nationaux. Treize (13) recherches ont été commandées à des spécialistes de différentes universités québécoises et 31 groupes-sondes ont été organisés à travers le Québec avec des personnes de divers milieux.
Lorsqu’elle mettra fin à ses activités en juin, la CCPARDC aura dépensé un montant de 3,7 millions de dollars sur un budget total de 5,1 millions de dollars. Le rapport final et les autres documents afférents peuvent être consultés en ligne à l’adresse : www.accommodements.qc.ca.
Libellés : Bétise humaine, Bouchard-Taylor, Canada, Charia, Hidjab, Islam, Israël, Judaïsme, Laïcité, Monde Arabe, Québec, Religion et fanatisme, Sionnisme
La commission Bouchard-Taylor aux Québécois: ÉCRASEZ-VOUS!
Donc, selon la commission de nos deux losers, les Juifs, musulmans et autres n’ont rien à se reprocher. Ils peuvent passer au-dessus des lois, ne pas se faire évincer de leurs logements à cause de principes religieux, se faire givrer les vitres pour ne pas voir le corps des jeunes femmes, ou ne pas se faire donner de contraventions à cause de leurs fêtes religieuses. Non, ce n’est pas de leur faute. C’est de NOTRE faute, nous les pauvres Québécois colonisés trop stupides pour avoir compris que notre loi est inférieure à leurs pratiques religieuses. Nous serions victimes de manque d’information et de fausses perceptions.
Et au lieu de souligner le recul du français et d’expliquer que le refus de s’intégrer des immigrants en est une cause plus qu’importante, la commission espère accélérer notre assimilation en nous anglicisant davantage. Au lieu de souligner que le problème est la trop grande présence de l’anglais à Montréal, elle préfère que nous apprenions davantage l’anglais. Ensuite, ce sera quoi? On deviendra musulmans et Juifs pour avoir les mêmes privilèges que ces fanatiques religieux retardés?
On nous demande encore d’être plus ouverts sur le monde. Non, c’est de la merde ça. Nous sommes le peuple le plus ouvert sur le monde, et c’est un immigrant qui m’a dit ça. Nous parlons anglais dès que nous en croisons un. Nous essayons de parler l’espagnol aussi. Nous mettons des rastas et fumons des pétards avec les Jamaïcains. Nous essayons la nourriture créole. Nous sommes tellement ouverts sur le monde que nous n’avons plus conscience de notre culture. Nous sommes déracinés, et on nous demande de l’être encore davantage.
Cette commission est un vrai scandale, une farce, une fucking joke comme disent toutes les osties de vieilles anglaises de l’ouest de Montréal qui détestent tout ce qui est francophone.
Avec des recommandations pareilles, le résultat est facilement prévisible. Dans cinquante ans le français sera minoritaire non seulement à Montréal, mais aussi dans les banlieues. Le français sera une langue morte, au même titre que le latin, et les Québécois parleront couramment l’anglais puisqu’on aura consacré cette langue comme la seule qui soit commune à tous. Au lieu de franciser les immigrants quand c’était le temps, on leur aura laissé l’opportunité de nous angliciser, de nous assimiler, et ce qui était un jour les représentants de notre culture ne seront plus qu’un ramassis gélatineux de poutine folkorique qu’on invitera en France un peu comme on invite Zachary Richard au Québec: un ancêtre, un mort-vivant d’une culture morte et qui ne survit que sur le respirateur artificiel.
C’est ça « l’ouverture sur le monde ». C’est ça davantage d’accomodements raisonnables. Et c’est ça le bilinguisme, l’ennemi numéro un de notre culture et le principal responsable du recul du français.
Personnellement, si on me demandait ce soir si je crois que le peuple québécois mérite d’être sauvé, j’aurais peut-être envie de répondre: « crève, tu ne mérites pas de survivre, peuple de lavettes colonisées. »
David, de Quand on peut halluciner à plusieurs…, voit plutôt tout ceci comme une cour de récréation où c’est le nouveau qui applique ses règles:
[...] Messieurs Bouchard et Taylor ont été nommés surveillants de la cour de récré et vont bientôt rendre leur compte rendu de la situation. Soit plus gentil avec le nouveau dans ta classe, laisse le faire ce qu’il veut, c’est son affaire. J’ai l’impression que le spectre de la censure rôde dans les alentours. L’individualisme, c’est peut-être bon pour l’économie, mais c’est très mauvais pour une société.
Oui, nous sommes dans une grosse cours d’école, et au lieu de prendre le petit nouveau et de lui apprendre à respecter les règles, on demande à l’ensemble des autres jeunes de se plier à sa volonté.
Avec une telle mentalité de perdants, comment peut-on encore s’étonner que le Québec ait un tel taux de suicide?
Le jour où nous serons vraiment fiers de nous, de notre culture, où nous refuserons de parler en anglais ou même d’accepter que qui que ce soit nous impose sa langue ou ses valeurs sera un grand jour non seulement pour nous, parce qu’il confirmera notre droit d’exister, mais aussi pour la démocratie. La dictature d’une minorité d’anglophiles se cachant sous couvert de bilinguisme et de multiculturalisme est une honte pour tout le Québec.
Oui nous sommes tolérants, oui nous sommes ouverts. Nous aimons nos immigrants intégrés et nos anglophones francisés. Nous voulons que Montréal demeure une ville francophone et nous souhaitons que les anglophones comprennent qu’ils ne sont pas les bienvenues chez nous.
p.s. Devant une telle nouvelle, on peut déjà imaginer les gros colons de Angryfrenchguy en train de danser et de fêter notre anglicisation, prélude à notre disparition. Bravo les idiots; grâce à votre travail d’anglicisation des Québécois, vous contribuez à notre disparition et appliquez ainsi à la lettre les conclusions de la commission Bouchard-Taylor.
Libellés : Bétise humaine, Bouchard-Taylor, Laïcité, Québec, Religion et fanatisme
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