mardi, janvier 19, 2010
La mise en scène de la Sécurité dans votre Aéroport, par Daniel Pipes

Alors que l'on se tord les mains après avoir frôlé la tragédie sur le vol de la 'Northwest Airlines' en approche de Detroit, une conversation à l'aéroport londonien d'Heathrow en 1986 revient à l'esprit.
C'est l'interrogatoire par un agent de la sécurité d'El Al, d'Ann-Marie Doreen Murphy, 32 ans, récemment arrivée à Londres, originaire de Sallynoggin, Irlande. Employée comme femme de chambre à l'hôtel Hilton Park Lane, Murphy rencontra Nizar al Hindawi, un Palestinien d'extrême Gauche, qui la mit enceinte. Après lui avoir ordonné de « se débarrasser de la chose », il changea brusquement de refrain et insista pour un mariage immédiat en « Terre Sainte ». Il insista aussi pour qu'ils voyagent séparément.
Murphy, plus tard décrite par le procureur comme « une jeune fille irlandaise simple, non compliquée et catholique », accepta sans poser de question les arrangements pris pour elle par Hindawi, de voyager en Israël sur El Al le 17 avril 1986. Elle accepta aussi une valise à roulettes munie d'un fond dissimulé contenant près de 2 kilogrammes de Semtex, un explosif plastic puissant, et elle accepta qu'il la forme à répondre aux questions posées par la sécurité de l'aéroport.
Murphy passa sans encombre l'inspection de sécurité standard d'Heathrow et atteignit la porte avec sa valise, où un agent d'El Al la questionna. Reconstitué par Neil C. Livingstone et David Halevy dans le magazine 'Washingtonian', il commença par lui demander si elle avait préparé sa valise elle-même. Elle répondit par la négative. Puis :
« Quel est le but de votre voyage en Israël ? ». Se rappelant des instructions d'Hindawi, Murphy répondit : « pour des vacances ».
« Etes-vous mariée, mademoiselle Murphy ? » « Non ».
« Vous voyagez seule ? » « Oui ».
« C'est votre premier voyage à l'étranger ? » « Oui ».
« Avez-vous des parents en Israël ? » « Non ».
« Devez-vous rencontrer quelqu'un en Israël ? » « Non ».
« Vos vacances ont-elles été préparées de longue date ? » « Non ».
« Où allez-vous rester pendant votre séjour en Israël ? » « Au Tel Aviv Hilton »
« Combien d'argent avez-vous sur vous ? ». « Cinquante £". A cette époque, le prix d'une nuitée au Hilton était d'au moins 70 £. Il demanda :
« Avez-vous une carte de crédit ? » « Oh oui » répondit-elle, lui montrant une carte d'identité pour régler par chèques.
C'était terminé, et l'agent envoya sa valise pour une inspection supplémentaire, où l'on découvrit le dispositif de la bombe.
Si El Al avait suivi les procédures de sécurité habituelles en Occident, 375 vies auraient certainement été perdues quelque part au-dessus de l'Autriche. La tentative d'attentat à la bombe fut démasqué, en d'autres termes, avec une intervention non technique, reposant sur une conversation, l'intuition, le bon sens, et (oui) le profilage. L'agent se concentra sur la passagère, pas sur les armes. Le contre-terrorisme israélien tient compte de l'identité des passagers ; il en découle que les Arabes subissent une inspection particulièrement dure. « En Israël, la sécurité passe en premier », explique David Harris de 'l'American Jewish Committee'.
Aussi évident que cela paraisse, l'excès de confiance, le politiquement correct, et la responsabilité légale rendent une telle approche impossible partout ailleurs en Occident. Aux USA par exemple, un mois après le 11 septembre 2001, le Ministère des Transports émit des recommandations interdisant à son personnel de généraliser « tout a priori envers un groupe d'origine raciale, religieuse ou nationale à s'engager dans une activité illégale ». (Plaisantant à demi, je conseille aux femmes voulant éviter une deuxième détection à la sécurité d'un aéroport : Portez un Hidjab).
Pire encore, imaginez les mesures affolées dignes de Mickey Mouse, et les mesures embarrassantes de l'Administration de la Sécurité des Transports (TSA) mises en œuvres dans les heures suivant la tentative d'attentat à la bombe : Pas d'annonce par le personnel de bord concernant la voie ou la position du vol au dessus des villes ou des étapes », et coupures de tous les services de communication des passagers. Pendant la dernière heure du vol, les passagers ne doivent ni se tenir debout, ni accéder à leur bagages à mains, ni avoir des couvertures, ou oreillers, ou des objets personnels sur les genoux ».
Certains équipages sont allés plus loin encore, en maintenant allumées les lumières dans la cabine, en supprimant la projection de film en vol, en interdisant tous les appareils électroniques, et pendant la dernière heure de vol, en demandant aux passagers de garder les mains en vue et de ne pas manger ni boire. Les choses sont allées si loin rapporte 'Associated Press', qu'une « demande par l'un des participants que personne ne puisse rien lire… provoqua des bouffées d'incrédulité et des hurlements de rire ».
Largement critiquée pour ces mesures à la Clouzeau*, La TSA a finalement décidé d'ajouter « une détection accrue » pour les passagers passant par, ou originaires des « quatorze pays d'intérêt ». – comme si le choix de l'aéroport de départ indiquait un propension à un attentat suicide à la bombe.
La TSA s'engage dans la « mise en scène de la sécurité » – en cafouillant des fausses mesures qui traitent tous les passagers sur un pied d'égalité plutôt que de risquer d'en offenser en se focalisant sur disons, la religion. L'approche alternative est 'l'israélification', définie par le journal 'Toronto Star' comme « un système qui protège la vie et l'intégrité physique sans vous ennuyer à mort ».
Que voulez-vous – le cabotinage ou la sécurité ?
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Libellés : Daniel Pipes, Israël, Terrorisme
lundi, janvier 12, 2009
Sid Ryan et le SCFP-Ontario : les nouvelles chemises noires, par Michael Coren

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a tort de soutenir un boycott des universitaires israéliens.
Il aurait peut-être été plus approprié que la résolution du SCFP-Ontario soit écrite en allemand.
La résolution du SCFP-Ontario propose « d’interdire aux universitaires israéliens de donner des allocutions, d’enseigner ou de faire de la recherche dans les universités ontariennes, en guise de protestation contre le bombardement de l’Université islamique de Gaza le 29 décembre. En réponse à l’appel de la Fédération palestinienne des syndicats de Professeurs et d’employés d’universités, nous sommes prêts à déclarer que les universitaires israéliens ne devraient pas être présents sur nos campus à moins qu’ils ne condamnent explicitement le bombardement de l’université et l’attaque contre Gaza en général. »
Protester de manière pacifique et légale contre Israël ou une autre nation est tout à fait acceptable et même utile dans une société libre et démocratique, même quand la contestation est mal informée et prévisible. Mais l’initiative du SCFP est fondamentalement différente. On a affaire à des fanatiques et des fondamentalistes qui exigent que des personnes ordinaires et apolitiques qui se trouvent à être nées dans l’État hébreu prononcent un serment de loyauté.
Il est peu probable que ces extrémistes aient réfléchi à leur geste pendant plus de quelques secondes hystériques, mais posons quelques questions fondamentales.
Est-ce que cette « condamnation » sera aussi exigée des Arabes israéliens, ou seulement des Juifs israéliens ? Il y a, bien sûr, plus de 1,5 millions d’Arabes israéliens qui, en tant qu’Israéliens, jouissent des pleins droits civils et démocratiques. Des milliers d’entre eux étudient dans des universités israéliennes, et beaucoup d’entre eux enseignent à des universités israéliennes, à la différence de la plupart des pays arabes d’où les Juifs ont été expulsés et où ils ne peuvent pas étudier, ni enseigner, ni même vivre.
Est-ce qu’on exigera, par exemple, que les Iraniens qui enseignent dans des universités canadiennes « condamnent » la pendaison publique des homosexuels par leur gouvernement, la lapidation des femmes et l’exécution des étudiants universitaires qui protestent pacifiquement ? Demandera-t-on aux nombreux universitaires égyptiens présents dans ce pays de « condamner » la persécution des chrétiens en Égypte, l’interdiction de divers journaux indépendants ou la construction du mur du côté égyptien de la frontière de Gaza ?
Demandera-t-on aux universitaires du Zimbabwe, de la Chine communiste ou des dictatures de la Syrie ou de la Libye de « condamner » les abjectes politiques de leur gouvernement ? Demandera-t-on la même chose aux universitaires du Soudan, où des centaines de milliers de personnes ont été tuées, violées, réduites en esclavage et converties de force à l’islam ? Ou encore aux universitaires palestiniens : juste la semaine dernière, leur gouvernement du Hamas a assassiné 35 membres du Fatah et tiré dans les jambes de 75 autres, les paralysant. Ils forcent les femmes à porter le hijab et menacent de jeter de l’acide au visage des jeunes filles qui refusent de le faire.
Bon sang, une telle « condamnation » n’a même pas été demandée à des universitaires du Rwanda pendant que le gouvernement de ce pays tentait de commettre un génocide !
Mais on le demande aux universitaires d’Israël, où les forces armées ripostent après huit années de terreur, d’attaques à la roquette et de provocations meurtrières.
Le résultat de ce petit geste crasse, douloureusement immature, impossible et hargneux est la singularisation d’un seul groupe identifiable de personnes qu’on expose à la haine alors qu’ils ne font que leur travail : les Juifs. La plupart d’entre eux, en passant, sont nés en Israël parce que leurs familles ont été forcées de quitter leur ancien pays et de vivre en Israël à cause des pogroms, de l’Holocauste et de l’expulsion arabe.
En un mot, c’est du ciblage de juifs. Et cela dépasse ce qui est acceptable comme discours et comportement civilisés. Cela revient à exploiter une question complexe impliquant deux peuples qui méritent justice, et à la réduire à des abus, à une liste noire et à une discrimination digne des excès des années 1930 en Europe.
Des chemises noires qui se cachent sous les couleurs rouge et vert. Ils devraient se couvrir la tête de honte et demander pardon.
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Libellés : Bétise humaine, Canada, Israël, Laïcité, Palestine, Religion et fanatisme
Le Hamas, un parti de fascistes religieux, édito de Riposte Laïque

Il y a plusieurs années, j’avais été intéressé par une réunion publique organisée, en banlieue parisienne, par la Ligue des Droits de l’Homme. Le thème était : Paix au Proche-Orient, quelles solutions ? Espérant apprendre des choses, j’étais dans le public, au milieu de 500 personnes. A la tribune, entre autres, siégeaient l’animateur de ce débat, Daniel Mermet, le président de l’époque de la LDH, Michel Tubiana, Leila Shahid, représentante de l’autorité palestinienne en France, Bernard Ravenel, représentant des Comités Palestine, et un représentant de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), qui s’exprimait avec un fort accent anglais.
La tribune eut la parole pendant deux heures et demie. Je fus stupéfait de l’unicité de tous les discours. Israël était le méchant agresseur, et les Palestiniens les innocentes victimes. Daniel Mermet en rajoutait, à chaque transition, dans cette vision manichéenne. Il s’excusa, après la dernière intervention, auprès de la salle, et expliqua qu’il restait très peu de temps pour le débat, donc demanda aux éventuels intervenants de faire très bref. Je bondis sur le micro, et demandai cinq minutes.
Agacé, Mermet m’en accorda trois. Un peu ému, je commencai en disant que ce conflit était attisé par deux extrémismes, l’extrême droite religieuse juive, et l’extrême droite religieuse islamiste. J’expliquai que les uns voulaient un grand Israël, débarrassé des Palestiniens, et que les autres voulaient rayer l’Etat d’Israël de la carte du monde. Je fis donc part de ma surprise devant le fait qu’on n’ait pas encore prononcé une seule fois le nom du Hamas. Je dis rapidement ce qu’était réellement le Hamas, et la ligne politique qu’il défendait. A la tribune, cela commençait à se trémousser nerveusement, et Mermet tenta de m’interrompre. Je lui arrachai une minute pour conclure.
J’ajoutai que j’avais apprécié qu’en France, juifs et arabes aient pu travailler ensemble contre le Front national, au sein de SOS Racisme, et que la solution, au Proche-Orient, ne pourrait voir le jour que si chaque camp isolait ses extrémistes religieux et défendait une société laïque. Je terminai en disant que je souhaitais des réunions plus équilibrées, de la part de la LDH, pour une plus grande crédibilité de l’objectif annoncé : la paix. Un grand silence accompagna toute mon intervention et lui succéda quelques longues secondes où on aurait pu entendre voler une mouche.
Visiblement irrité par mes propos, Mermet passa la parole à Tubiana. Celui-ci commença à dire que la montée de l’islamophobie et du racisme en France était grave. Je l’interrompis de la salle en lui disant que je n’avais pas prononcé le mot islamophobie, et que je le priais de répondre à ce que j’avais dit. Alors que Mermet avait annoncé que la réunion devait se terminer dans le quart d’heure qui suivait, les différents intervenants prirent encore la parole une heure pour me répondre, souvent laborieusement, et justifier leur silence sur le Hamas.
Pourquoi commencer ce premier édito de l’année par cette anecdote déjà ancienne ? Parce qu’elle illustre la dérive de toute une partie de la gauche, politique, associative et syndicale, sur la question palestinienne. Pour avoir publié, dans le numéro 69, la charte du Hamas, et l’avoir qualifiée de raciste, de sexiste et de totalitaire, et pour ne pas avoir épousé le discours compassionnel politiquement correct, notre journal (lire l’abondant courrier des lecteurs) a été l’objet de réactions extrêmement vives, et parfois d’injures, de la part de quelques contradicteurs.
Selon certains, nous serions des monstres indifférents devant la souffrance de la population de Gaza, et serions indulgents devant les massacres de l’Etat d’Israël, colonialiste, raciste, fasciste, qui veut exterminer les Palestiniens comme Hitler a voulu en finir avec les Juifs (pour faire court).
Comme ce serait confortable si le monde était aussi simple. On aimerait dire que ce sont les fascistes qui ont tué le plus de communistes. Hélas, les faits sont têtus, Staline a tué plus de communistes qu’Hitler et, par exemple, il est prouvé que 8.000 officiers polonais ont été exécutés, forêt de Katyn, d’une balle dans la tête, non par les nazis, comme l’a longtemps affirmé la version officielle, mais par l’armée rouge, ce qui n’ôte rien à l’horreur du régime nazi.
Comme il serait confortable, aujourd’hui, dans le même esprit, pour de nombreux militants, d’expliquer les malheurs des peuples arabes par la seule faute de l’état hébreu. Certes, des Palestiniens meurent sous les assauts israéliens qui visent, rappelons le, les cibles politico-militaires du Hamas. Toute victime civile, encore plus un enfant, est toujours une victime de trop. Mais peut-on occulter le fait que le Hamas revendique d’utiliser femmes et enfants comme boucliers humains ? A-t-il existé, historiquement, une guerre « propre », même pour des causes justes et progressistes ?
Faut-il rappeler, d’autre part, que les milliers de Palestiniens tués, lors de l’opération « Septembre noir », dans les années 1970, par les Jordaniens, les morts par milliers, chiites ou sunnites, en Irak et ailleurs, suite à des attentats suicides, prônés par ailleurs par le Hamas, la mort de plusieurs centaines de militants de l’autorité palestinienne, lynchés sans procès lors du putch du Hamas à Gaza, ne sont pas le fait de l’Etat sioniste ? Le drame du Darfour n’est pas le fait de l’impérialisme américain et de son allié israélien, mais celui des milices islamistes. Ecrire cela ne retire rien à la criminelle attitude des Etats-Unis contre l’Irak, mais oblige à une vision de l’histoire un peu moins partiale et compassionnelle.
Ajoutons qu’une lecture géo-politique du monde, telle que celle écrite en 2005 par le général Gallois, est également utile pour mieux comprendre le contexte mondial dans lequel se déroule ce conflit.
Bien sûr, les laïques ne peuvent se retrouver dans certaines positions de l’Etat d’Israël, et la pression qu’y exercent certains milieux religieux. Comment un pays démocratique peut-il accepter qu’il faille se marier à l’étranger pour voir un mariage civil reconnu ? Mais, si la laïcité c’est la liberté de conscience, il n’y a pas de comparaison possible entre le système démocratique en place en Israël, et la logique totalitaire du Hamas. Rappelons que pour lui, la seule solution en Palestine est la soumission à Allah, la destruction d’Israël, l’extermination des juifs et l’imposition de la charia, aux femmes notamment. Pour une femme, pour un homosexuel, pour un laïque, pour un progressiste, vaut-il mieux vivre selon les principes appliqués en Israël, ou selon les règles en vigueur aujourd’hui à Gaza ?
La fascination de toute une partie de la gauche pour les modèles totalitaires, hier le stalinisme, aujourd’hui l’islamisme, révoltera toujours ceux qui, comme nous, pensent que le combat social ne peut occulter une vision de la société où, outre la liberté de conscience et les droits démocratiques, l’égalité entre les hommes et les femmes est une valeur avec laquelle on ne peut pas transiger.
Or, au nom d’une vision qui se veut marxiste, entre les peuples colonisés et les peuples colonisateurs, ceux qui hier faisaient preuve d’une complaisance criminelle avec les bureaucrates staliniens, ou bien des trotskistes qui semblent orphelins du mur, reproduisent aujourd’hui cette erreur consternante, certains voyant même dans le Hamas aujourd’hui, dans le Hezbollah hier, les représentants des pauvres et des opprimés, comme le démontre le romancier Thierry Jonquet dans un texte magnifique paru il y a deux ans.
Il est d’ailleurs curieux de constater que cet aveuglement conduit cette frange de la gauche à avoir combattu, parfois avec virulence, la campagne pour une loi contre les signes religieux à l’école. Ce sont également les mêmes qui ferment les yeux, au quotidien, devant l’offensive de l’islam, en France et en Europe, contre la laïcité, la République et le droit des femmes. Que peuvent-ils répondre à Sarkozy quand il défend la laïcité positive, ils défendent cette thèse avec l’islam depuis 20 ans ! Avez-vous remarqué qu’on les entend fort peu sur les provocations de Dieudonné donnant la parole à Faurisson ?
Certains pensent que le clivage essentiel, dans une société démocratique, serait le social, et la répartition des richesses. Ils pensent que le fait de se réclamer de la religion des pauvres et des opprimés donne le droit de prendre toutes les libertés avec nos principes républicains. Eh bien non !
Nous ne pouvons avoir un projet de société commun avec des gens qui accompagnent l’offensive des fascistes islamistes, même si ces militants disent des choses justes sur la répartition des richesses et les scandaleuses inégalités sociales.
Nous n’avons pas envie de vivre dans un pays où des enclaves musulmanes sont de plus en plus nombreuses et développent sur notre territoire la propagande du Hamas, et son projet de société fasciste.
Nous n’avons pas envie de voir des mosquées envahir de plus en plus l’espace public, encore moins quand elles sont payées avec nos sous !
Nous n’avons pas davantage envie d’entendre des religieux juifs réclamer des dispositions particulières pour l’école du samedi, ni les autres Eglises réclamer des accommodements raisonnables avec les principes laïques et la loi de 1905.
Nous constatons que ceux qui, aujourd’hui, accusent Israël de crime de guerre, et manifestent contre cela (sans se soucier de l’aubaine que cela représente pour les fous d’Allah), ne sont pas dans la rue quand des attentats suicides causent des milliers de morts, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Espagne, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Egypte, en Irak, en Indonésie, et partout dans le monde où la culture de la mort sévit, au nom du prophète. Tant pis pour les musulmans et les populations arabes, premières victimes de ce fascisme religieux, il ne faut pas détourner les masses du seul vrai combat : celui contre l’impérialisme américain, et son allié sioniste. D’où les manifestations où les drapeaux du Hamas côtoient ceux du PCF (ndlr : parti communiste français) ou de la LCR ! (ndlr : ligue communiste révolutionnaire)
Hier, il fallait taire les réalités des régimes staliniens, pour ne pas désespérer Billancourt, et ne pas détourner les masses laborieuses du combat contre l’Etat bourgeois. A une autre époque, au nom du défaitisme révolutionnaire, il ne fallait pas lutter contre l’Allemagne nazie, lorsqu’elle occupait la France, car cela aurait été favoriser son propre impérialisme !
A quand un peu de bon sens, et la reconnaissance que la défense des valeurs laïques, féministes, humanistes, démocratiques ont bien plus d’importance que des visions idéologiques du monde où on finit par défendre des fascistes religieux parce qu’ils représenteraient des opprimés (dont ils n’ont d’ailleurs rien à faire, leur seule perspective étant d’imposer le jihad dans le monde entier).
Comme l’écrivait récemment Henri Guaino, décidément, parfois, les étiquettes empêchent de penser.
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Libellés : Gaza, Israël, Palestine, Terrorisme
Offensive de Gaza : usage disproportionné de la force ?, par Dore Gold

L’accusation qu’Israël utilise une force disproportionnée refait surface chaque fois qu’il a à défendre ses citoyens contre des agressions par des organisations terroristes. Dore Gold, du Jerusalem Center for Public Affairs, analyse la notion de proportionnalité sous l’angle du droit international et comme enjeu stratégique.
Sur ce thème, voir aussi dans notre section vidéo : Expert légal sur la notion d’attaque "disproportionnée".
La légalité des actions d’Israël est systématiquement scrutée à la loupe par des experts du droit humanitaire international. Aucun autre pays démocratique dans le monde n’est soumis à un tel niveau d’examen. Par contre, les crimes du Hamas, une entité terroriste connue pour faire usage de boucliers humains, ne sont généralement pas dénoncés. Hier, l’organisme NGO Monitor a d’ailleurs réclamé la démission des dirigeants de puissantes ONG, soit Amnistie, Human Rights Watch et B’tselem (basé en Israël), soulignant leur responsabilité morale directe dans la mort de civils tant palestiniens qu’israéliens en raison de leur mutisme sur ces crimes.
Plus près de chez nous, on observe le mutisme des groupes islamistes et de nos commissions des « droits humains » face aux appels répétés au meurtre des Juifs proférés dans les rues de Montréal et de Toronto lors des manifestations contre l’action militaire d’Israël dans la bande de Gaza. Ils doivent être trop occupés à scruter des écrits inoffensifs comme ceux de Maclean’s et de Mark Steyn. La liberté d’expression des manifestants scandant des slogans haineux et génocidaires bénéficiait, elle, d’une protection policière.
Israël jouit présentement d’un faible degré de compréhension dans les milieux diplomatiques et les médias pour avoir lancé une opération militaire de grande envergure contre le Hamas le 27 décembre. Il y a cependant des voix importantes au niveau international pour dénoncer l’utilisation, par Israël, d’une force disproportionnée dans sa lutte contre le Hamas.
Des agglomérations peuplées ciblées par des tirs de roquettes
Il y a de bonnes raisons expliquant le silence initial des critiques d’Israël. Après tout, des centres d’agglomérations du sud d’Israël ont été la cible de plus de 4000 roquettes et de milliers d’obus de mortier lancés par le Hamas et d’autres organisations depuis 2001. La majorité de ces attaques ont été menées après le retrait complet d’Israël de la bande de Gaza en août 2005. Les attaques à la roquette ont augmenté de 500 pour cent de 2005 à 2006 (passant de 179 à 946).
En outre, le Hamas a récemment élargi le rayon de ses capacités de frappe grâce à de nouvelles roquettes fournies par l’Iran. Le Hamas a utilisé une roquette Grad/Katyusha d’une portée de 20,4 kilomètres pour la première fois le 28 mars 2006, mettant la ville israélienne d’Ashkelon à portée de ses roquettes. Cette modification a fait passer de 200.000 à un demi-million le nombre de civils Israéliens menacés par les roquettes. En outre, le 21 décembre 2008, Yuval Diskin, chef de l’Agence israélienne de sécurité, a informé le gouvernement israélien que le Hamas avait acquis des roquettes pouvant atteindre Ashdod, Kiryat Gat, et même la périphérie de Beersheba. En fait, la première frappe de Grad/Katyusha sur Ashdod a eu lieu le 28 décembre. Il n’y a pas eu de cessez-le-feu officiel entre Israël et le Hamas, mais seulement une tahadiya (pause) informelle de six mois au cours de laquelle 215 roquettes ont été lancées sur Israël. Le 21 décembre, le Hamas a annoncé de manière unilatérale que la tahadiya avait pris fin.
Les critiques
Le 27 décembre 2008, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a publié une déclaration indiquant que le Secrétaire général, « tout en reconnaissant les soucis de sécurité d’Israël concernant les tirs continus de roquettes en provenance de Gaza », réitérait « l’obligation d’Israël de se conformer au droit humanitaire international et aux normes régissant les droits de l’homme ». La déclaration mentionne spécifiquement qu’il « condamne l’usage excessif de la force qui cause des morts et des blessés parmi les civils » [italiques ajoutés].
Le lendemain, Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a « fermement condamné l’usage disproportionné de la force par Israël. » Le Président français Nicolas Sarkozy, qui détient la présidence tournante de l’Union européenne (ndlr : il a été remplacé le 1er janvier), a également condamné « l’usage disproportionné de la force » par Israël, tout en demandant au Hamas de mettre fin à ses attaques à la roquette sur Israël. Le Brésil a également joint ce chœur, critiquant la « riposte disproportionnée » d’Israël. Sans aucun doute, une puissante impression a été créée par les grands titres des médias occidentaux qui décrivent des frappes aériennes israéliennes massives dans la bande de Gaza, sans avancer aucune explication sur leur cause.
La proportionnalité et le droit international : la protection des civils innocents
L’accusation qu’Israël utilise une force disproportionnée refait surface chaque fois qu’il a à défendre ses citoyens contre des organisations terroristes non-étatiques et leurs attaques à la roquette. Du point de vue strictement juridique, les actions militaires d’Israël en cours dans la bande de Gaza sont assises sur des bases solides. Selon le droit international, Israël n’est pas tenu de calibrer son usage de la force en fonction de la dimension et de la portée des armes utilisées contre lui (on ne s’attend pas qu’Israël se mette à fabriquer des roquettes Kassam puis à les renvoyer sur la bande de Gaza).
Pour les experts juridiques internationaux, l’expression « usage disproportionné de la force » a un sens très précis. Comme la Présidente de la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, Rosalyn Higgins, l’a noté, la proportionnalité « ne peut pas se mesurer à l’aune d’un préjudice antérieur spécifique. Elle doit être en rapport avec l’objectif légitime plus large de mettre fin à l’agression. » En d’autres mots, si un État, par exemple Israël, fait face à une agression, alors la proportionnalité s’apprécie en déterminant si Israël a eu recours à la force dans le but spécifique de mettre fin à l’agression armée contre lui. Par conséquent, la force devient excessive si elle est employée à une autre fin, comme causer des pertes inutiles aux civils. Le facteur crucial servant à déterminer le caractère excessif de la force utilisée est l’intention du commandant militaire à l’égard des pertes civiles incidentes.
Qu’en est-il des données sur le nombre de victimes civiles ? Certaines agences de presse internationales ont souligné que la grande majorité de ceux qui ont été tués dans la première phase de l’opération de Gaza étaient des agents du Hamas. Ibrahim Barzak et Amy Teibel ont écrit pour l’Associated Press le 28 décembre que la plupart des 230 Palestiniens qui auraient été tués étaient des « forces de sécurité », et des responsables palestiniens ont déclaré qu’« il y avait au moins 15 civils parmi les morts. » Il est certainement beaucoup trop tôt pour évaluer les pertes palestiniennes, mais même si elles augmentent, les chiffres rapportés révèlent qu’il n’y avait pas d’intention d’infliger des pertes collatérales disproportionnées chez les civils.
Au cours de la Seconde guerre au Liban, le professeur Michael Newton de l’Université Vanderbilt a eu des échanges avec William Safire du New York Times sur la question de la proportionnalité et du droit international. Le Council on Foreign Relations avait cité le test de proportionnalité proposé par Newton : « Si quelqu’un vous donne un coup de poing sur le nez, vous ne mettez pas le feu à sa maison ». Newton servait comme expert en droit pénal international à Bagdad et a cherché à corriger l’impression donnée par sa citation. Il a précisé qu’aucun commandant militaire responsable ne cible délibérément des objectifs civils, et admis que telle était la pratique israélienne.
Un principe crucial du droit international veut que dans la mesure où l’on a tenté de « minimiser les dommages civils, un raid qui cause d’importants dommages -, mais qui vise une cible ayant une très grande valeur militaire - serait licite. » Les nombres comptent moins que le but du recours à la force. Israël a fait valoir qu’elle prend précisément pour cibles les installations servant le régime du Hamas, en vue de contrecarrer les efforts déterminés de cette organisation de poursuivre ses agressions à la roquette contre Israël. Sont ciblés le siège du Hamas, les bases d’entraînement, les dépôts d’armes, le commandement et le contrôle des réseaux, et les tunnels de contrebande d’armes. De cette manière, Israël se conforme à la norme juridique internationale de proportionnalité.
Par ailleurs, il y aurait disproportion si l’armée cherchait à attaquer une cible dont la valeur est minime en comparaison des énormes risques de pertes civiles collatérales. Ce point a été souligné le 9 février 2006 par Luis Moreno-Ocampo, Procureur en chef de la Cour pénale internationale, dans le cadre de l’analyse de la guerre en Irak. Il a expliqué que le droit international humanitaire et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale « permettent aux belligérants de lancer des attaques non excessives [italiques ajoutés] contre des objectifs militaires, même en sachant qu’elles causeront incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile et des blessures aux personnes civiles. » Une attaque devient un crime de guerre lorsqu’elle est dirigée contre des civils (ce qui est précisément ce que fait le Hamas), ou lorsque « les pertes incidentes chez les civils seraient manifestement excessives par rapport à l’avantage militaire attendu. » En fait, les experts juridiques d’Israël, jusqu’à la chaîne de commandement de l’armée, procèdent à ces calculs avant toute opération militaire de ce type.
La proportionnalité comme enjeu stratégique
Au-delà de la question du droit international, l’accusation qu’Israël utilise une force disproportionnée dans la bande de Gaza, en raison des rapports sur le nombre des victimes palestiniennes, doit être soumise à un examen critique. Les Israéliens se sont souvent dits entre eux au cours des sept dernières années que lorsque des roquettes du Hamas frapperont directement une école bondée, tuant de nombreux enfants, alors Israël réagira.
Ce scénario soulève la question de savoir si la doctrine de la proportionnalité exige qu’Israël attende que cette horreur se produise, ou si Israël peut agir sur la base de la capacité de destruction de l’arsenal que le Hamas possède déjà, des déclarations d’intentions hostiles de ses dirigeants, et de son utilisation actuelle des roquettes. Le professeur de droit de Harvard Alan Dershowitz notait ceci il y a deux ans : « La proportionnalité doit être définie par référence à la menace annoncée par un ennemi, et non par les dommages qu’il a causés. » Attendre que les roquettes du Hamas tombent sur une école israélienne, a-t-il noté avec justesse, mettrait Israël dans la position de permettre à « ses ennemis de jouer à la roulette russe avec ses enfants. »
La réalité fondamentale est que dans la lutte contre le terrorisme, aucun État n’est prêt à jouer à la roulette russe. Après que les États-Unis aient été attaqués le 11/9, une coalition occidentale a été formée pour renverser le régime des Talibans en Afghanistan. Personne n’a comparé le nombre des victimes afghanes en 2001 au nombre des victimes des attaques d’Al-Qaïda. Compte tenu qu’Al-Qaïda cherchait des armes non-conventionnelles, il était indispensable de mener une campagne visant à le priver du sanctuaire dont il avait bénéficié en Afghanistan, même si cette lutte se poursuit jusqu’à présent.
Y a-t-il proportionnalité contre des forces armées ?
Dans des guerres de contre-insurrection, la plupart des armées cherchent à atteindre la victoire militaire en anéantissant autant que possible la capacité militaire de l’adversaire. Il n’y a clairement aucune attente internationale que les pertes militaires en temps de guerre soient symétriques. La plupart des armées cherchent à éliminer autant de forces ennemies que possible tout en minimisant les pertes au sein de leurs propres troupes.
Des pays membres de l’OTAN ont critiqué « l’usage disproportionné de la force par Israël », alors que des armées de l’OTAN affichent avec fierté leur « kill ratio » contre les Talibans en Afghanistan. En outre, une action militaire décisive contre un agresseur a le mérite de renforcer la dissuasion. Attendre d’Israël qu’elle renonce à l’emploi d’une force décisive contre des cibles militaires légitimes dans la bande de Gaza est le condamner à une longue guerre d’usure avec le Hamas.
Toute perte de vie civile est vraiment regrettable. Israël a annulé de nombreuses opérations militaires par souci des victimes civiles. Mais si des pertes civiles se produisent malgré les efforts d’Israël pour les éviter, la responsabilité n’incombe pas à Israël. Comme le philosophe politique Michael Walzer a écrit en 2006 : « Quand les militants palestiniens lancent des attaques à la roquette à partir de zones civiles, ils sont eux-mêmes responsables, et personne d’autre, pour la mort des civils causée par les ripostes israéliennes ».
Les critiques internationales d’Israël cherchent possiblement des déclarations équilibrées qui répartissent le blâme pour le conflit actuel entre les deux parties. Elles seraient cependant mieux servies si elles ne se livraient pas à cet exercice artificiel, et distinguaient clairement la partie qui est l’agresseur dans ce conflit, le Hamas, et la partie qui cherche à vaincre l’agression contre des civils, Israël.
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Libellés : Gaza, Israël, Palestine
dimanche, janvier 04, 2009
Israël/Hamas: Les civils ne doivent pas être pris pour cible, par Anne Humphreys

Israël et le Hamas doivent tous deux respecter l'interdiction d'attaques volontaires et indiscriminées contre les civils telle que prévue par le droit international des conflits armés, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Human Rights Watch a exprimé sa profonde inquiétude vis-à-vis des bombardements israéliens dans la bande de Gaza depuis le 27 décembre 2008 et vis-à-vis des tirs de roquettes palestiniens ciblant des zones habitées par des civils, tirs et bombardements qui violent le droit international.
Les tirs de roquettes contre des villes israéliennes par le Hamas et d'autres groupes armés palestiniens qui ne font pas la distinction entre les cibles civiles et militaires violent le droit de conflits armés ; dans le même temps, les centaines de bombes qui continuent d'être larguées par Israël sur Gaza depuis le 27 décembre 2008 semblent également être des attaques illégales car entraînant des pertes civiles. De plus, les sévères restrictions imposées par Israël à la liberté de circulation des personnes et des marchandises non-militaires, y compris le carburant et le matériel médical, aux frontières de la bande de Gaza, constituent une punition collective, violant là encore le droit des conflits armés.
« Les tirs de roquettes visant des zones habitées par des civils ayant pour but de blesser et de terroriser les Israéliens ne sont en aucun cas justifiables, quelle que soit l'action menée par Israël dans la bande de Gaza », a dit Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord au sein de Human Rights Watch. « Dans le même temps, Israël ne doit pas viser des individus et des institutions dans la bande de Gaza pour la simple raison qu'ils font partie d'une institution politique gérée par le Hamas, y compris les simples policiers. Seules les attaques visant des cibles militaires sont autorisées, et uniquement dans la mesure où elles sont menées de façon à minimiser les pertes civiles ».
Human Rights Watch a enquêté sur trois attaques israéliennes décrites par des témoins qui suscitent une inquiétude particulière concernant les choix de cibles faits par Israël et requièrent un travail d'enquête indépendant et impartial pour déterminer si ces attaques violaient le droit des conflits armés : un bombardement le 27 décembre à la sortie d'une université, au cours duquel au moins 8 étudiants ont trouvé la mort et 19 autres ont été blessés, un tir de missile le 28 décembre sur la mosquée de Imad Aqil dans le camp de réfugiés de Jabalya, tuant 5 enfants, et le tir de deux missiles sur des habitations dans le camp de réfugiés de Rafah. (voir en fin de communiqué une description précise de ces faits en anglais)
Human Rights Watch a noté que beaucoup d'attaques israéliennes, notamment le premier jour, visaient des postes de police ainsi que des bases de sécurité et de milices contrôlées par le Hamas. Selon le journal The Jerusalem Post, une attaque visant une école de police dans la ville de Gaza le 27 décembre aurait fait au moins 40 morts, dont des dizaines d'élèves officiers au cours de leur cérémonie de remise des diplômes. Le chef de la police aurait également perdu la vie au cours de cette attaque, la plus meurtrière depuis le début de cette campagne. Une autre attaque visant un poste de police de la circulation dans la ville de Deir al-Balah a tué une fillette de 12 ans qui se tenait à proximité. Selon le droit des conflits armés, les agents de police et les postes de police sont considérés comme civils, sauf si les policiers sont des activistes du Hamas ou prennent part directement aux combats, ou bien si le poste de police est utilisé à des fins militaires.
« Israël ne doit pas décréter que tous les policiers et postes de police sont par définition des cibles militaires légitimes » a déclaré Joe Stork. « Il s'agit de savoir si ces policiers jouent un rôle dans la lutte contre Israël, ou si un poste de police spécifique est utilisé pour stocker des armes ou pour toute autre activité militaire ».
Human Rights Watch a fait part de sa profonde inquiétude concernant la situation humanitaire dans la bande de Gaza, déjà terrible avant ces attaques et qui se détériore de plus en plus chaque jour. Un expert auprès du Comité International de la Croix Rouge (CICR) dans la bande de Gaza a indiqué le 28 décembre que les hôpitaux étaient « dépassés et incapables de faire face à l'ampleur et au type de blessures qu'ils voient affluer ». Le CICR a également noté que les stocks de matériel médical et de médicaments étaient déjà très réduits en raison des restrictions imposées par Israël sur la plupart des importations vers Gaza depuis que le Hamas a pris le contrôle de ce territoire en juin 2007. Dans une déclaration du 29 décembre, le CICR a indiqué que certains quartiers manquaient de carburant et d'eau et souffraient de coupures de courant en raison des dégâts causés par les bombardements. Dans ce communiqué, le CICR déclarait également que les prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité augmentaient très vite. L'UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) a indiqué plusieurs jours avant cette nouvelle escalade de violence que ses stocks de produits de première nécessité étaient au plus bas.
Selon des informations de l'Office de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA), et du quotidien israélien Haaretz, plus de 160 roquettes auraient été tirées en direction d'Israël par des groupes armés palestiniens entre le 27 et le 29 décembre derniers, tuant 3 personnes et en blessant 18 autres.
Human Rights Watch critique depuis longtemps les tirs de roquettes palestiniens contre les civils israéliens, comme récemment dans une lettre publique adressée au Hamas le 20 novembre dernier (http://www.hrw.org/en/news/2008/11/20/letter-hamas-stop-rocket-attacks ). Les roquettes sont des armes très peu précises, et ceux qui les tirent ne peuvent pas viser avec précision des cibles militaires. Utiliser systématiquement et délibérément des armes à effet indiscriminé dans des zones à population civile constitue un crime de guerre. Les tirs de roquettes ont tué 19 civils en Israël depuis 2005, en comptant ceux qui ont perdu la vie au cours des affrontements actuels.
Human Rights Watch a également critiqué la politique extrêmement restrictive d'Israël concernant la circulation des personnes et l'entrée de marchandises dans la bande de Gaza, y compris le carburant et d'autres marchandises à usage uniquement civil ; Human Rights Watch a dit que ces restrictions constituaient une punition collective contre la population civile et que en tant que telle, elles violent gravement le droit des conflits armés (http://www.hrw.org/en/news/2008/11/20/letter-olmert-stop-blockade-gaza). Israël continue d'exercer un contrôle de fait sur les frontières de la bande de Gaza et sur son espace aérien, ainsi que sur ses registres d'état civil, constituant ainsi, selon le droit international, une puissance d'occupation. Le droit des conflits armés interdit à toute puissance d'occupation d'attaquer, de détruire ou de refuser à la population civile l'accès à des biens essentiels à sa survie. Israël doit aussi protéger les droits des civils de la bande de Gaza à la liberté de circulation, à la santé, à l'éducation, et à vivre une vie normale.
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Libellés : Anne Humphreys, Human Rights Watch, Israël, Palestine
mercredi, juillet 30, 2008
Olmert précipite son départ, par Marie-Êve Marineau

«Après l'élection de mon successeur, je démissionnerai pour permettre la formation rapide d'un nouveau gouvernement», a-t-il déclaré dans une allocution télévisée.
M. Olmert quitte au moment où il croule sous des allégations de corruption. Il est notamment accusé d'avoir reçu de l'argent de l'homme d'affaires américain Morris Talansky.
Le départ de M. Olmert survient en outre au moment où il mène des négociations de paix avec l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas et qu'il a entrepris des négociations indirectes de paix avec la Syrie.
Selon un décompte effectué par l'AFP, Olmert fait face à six enquêtes pour corruption. Toutes ces affaires ont miné la popularité du premier ministre. Son taux d'approbation dans les sondages est anémique depuis plusieurs mois déjà.
La ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, est donnée favorite pour succéder à Ehoud Olmert, mais d'autres candidats pourraient aussi se présenter.
Ehoud Olmert est au pouvoir de facto en Israël depuis janvier 2006, soit depuis que son prédécesseur, Ariel Sharon, a subi une attaque cérébrale. Sa position a été consolidée lorsque Kadima est sorti vainqueur des législatives tenues quelques mois plus tard.
Libellés : Israël, Marie-Êve Marineau
mardi, juillet 29, 2008
Dix questions (qui tuent) à poser aux sionistes, par Michael Dov Weissmandl
traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier
1/ Est-il vrai qu'en 1941, puis à nouveau en 1942, la Gestapo allemande a offert à tous les juifs européens la possibilité de transiter en Espagne, s'ils renoncent à tous leurs biens en Allemagne et en France occupée, aux deux conditions ci-après :
a) aucun des déportés ne devraient partir d'Espagne pour la Palestine ;
b) tous les déportés seraient acheminés d'Espagne aux Etats-Unis ou dans des colonies britanniques, afin d'y demeurer ; des visas d'entrée seraient accordés aux juifs vivant dans ces contrées ; une rançon d'un montant de 1 000 dollars pour chaque famille serait fournie par l'Agence [juive], à l'arrivée desdites familles à la frontière espagnole, au rythme de mille familles par jour ?
2/ Est-il vrai que les dirigeants sionistes de Suisse et de Turquie ont accepté cette offre, pleinement conscient du fait que l'exclusion de la Palestine, comme destination des déportés, était fondée sur un accord passé entre la Gestapo et le Mufti [de Jérusalem] ?
3/ Est-il exact que la réponse faite par les dirigeants sionistes fut négative, et accompagnée des commentaires suivants :
a) Seule, la Palestine pourrait être considérée une destination acceptable pour les déportés ;
b) Les juifs européens doivent souffrir davantage et mourir en plus grand nombre que les autres nations, afin que les alliés, une fois victorieux, avalisent un « Etat juif » à la fin de la guerre ;
c) Aucune rançon ne sera payée ?
4/ Est-il exact que la réponse à l'offre de la Gestapo a été faite dans une connaissance totale du fait que l'alternative à cette offre, c'étaient les chambres à gaz ?
5/ Est-il vrai qu'en 1944, à l'époque des déportations en Hongrie, une offre similaire avait été faite, ce qui aurait permis de sauver tous les juifs de ce pays ?
6/ Est-il vrai que cette même hiérarchie sioniste a, à nouveau, refusé cette offre (après que les chambres à gaz aient déjà prélevé leur effroyable tribut de plusieurs millions de victimes) ?
7/ Est-il vrai qu'au plus haut des tueries, durant la guerre, 270 membres du Parlement britannique ont proposé d'évacuer quelque 500 000 juifs d'Europe, et de les réinstaller dans des colonies britanniques, dans le cadre de négociations diplomatiques avec l'Allemagne ?
8/ Et n'est-il pas vrai que cette offre a été rejetée par les dirigeants sionistes, avec ce commentaire : «Vers la Palestine, sinon rien !» ?
9/ Est-il exact que le gouvernement britannique a accordé des visas à 300 rabbins et membres de leur famille, leur permettant de se rendre dans l'Île Maurice, ainsi qu'un sauf-conduit pour les personnes évacuées via la Turquie. Les dirigeants de l' «Agence juive» ont saboté ce plan, faisant remarquer qu'il était déloyal vis-à-vis de la Palestine et que les 300 rabbins, ainsi que les membres de leur famille méritaient d'être gazés.
10/ Est-il vrai que durant les négociations mentionnées plus haut, Chaim Weitzman, le premier «homme d'Etat juif» déclara : «La partie la plus précieuse de la nation juive est d'ores et déjà en Palestine, et ces juifs-là, qui vivent en-dehors de la Palestine, n'ont pas tellement d'importance». L'adjoint de Weitzman, Greenbaum, aggrava cette déclaration, faisant la remarque suivante : «Une vache, en Palestine, est plus précieuse que tous les juifs d'Europe» ?
Il y aurait bien d'autres questions similaires à poser à ces dégénérés athées, plus connus sous le nom d' « hommes d'Etat juifs », mais, pour le moment, laissons-les répondre aux dix questions.
Ces «hommes d'Etat» sionistes, si grande était leur clairvoyance, voulaient mettre un terme à deux mille ans d'obéissance juive et de compromis politiques juifs respectant l'ordre divin. Avec leur militance offensive, ils ont attisé les incendies de l'antisémitisme en Europe, et ils ont réussi à forgé une chaîne de haine anti-juive entre l'Allemagne nazie et les pays environnants.
Ce sont ces «hommes d'Etat» qui avaient organisé le boycott totalement irresponsable contre l'Allemagne, en 1933. Ce boycott a été, pour l'Allemagne, ce qu'une piqûre de puce est à un éléphant ; en revanche, il a causé la catastrophe pour les juifs d'Europe. En des temps où l'Amérique et l'Angleterre étaient en paix avec le chien fou Hitler, les «hommes d'Etat» sionistes ont négligé la seule méthode plausible d'aménité politique ; et, par leur boycott, ils ont suscité chez le dirigeant de l'Allemagne une colère frénétique. Ensuite, après le pire épisode de l'histoire juive, ces «hommes d'Etat» sioniste ont trompé les réfugiés brisés dans les camps de personnes déplacées, les maintenant dans la faim et les privations, et leur demandant de refuser toute proposition de réinstallation ailleurs qu'en Palestine, à seule fin de pouvoir y installer leur Etat.
Les «hommes d'Etat» sionistes ont incité, et continuent à inciter, une jeunesse juive amère dans des guerres inutiles contre les puissances mondiales, comme l'Angleterre, ainsi que contre des masses arabes se comptant par centaines de millions.
Et ce sont ces mêmes «hommes d'Etat» sionistes qui sont en train d'entraîner le monde entier dans une autre guerre totale – tournant entièrement autour de la Terre Sainte.
Ce qui risque d'advenir aux habitants juifs de la Palestine, du croissant fertile arabe, de l'Europe ou des Etats-Unis, ces dirigeants sionistes s'en moquent éperdument. La montée de l'antisémitisme dans le monde occidental est le produit de leur soi-disant «responsabilité».
Sous le travestissement de l' «amour d'Israël», les «hommes d'Etat» sionistes ont incité beaucoup de juifs à substituer à leur dévotion pour la Torah et ses Sages une dévotion envers le ruffian fondateur du sionisme. Il est hautement significatif qu'Herzl, originellement, ait recherché la conversion des juifs, comme solution aux problèmes de la Diaspora. Ayant pris conscience que cela n'était pas acceptable, pour les masses juives, il inventa le sionisme, qui était, à ses yeux, la solution idoine !
L'examen de l'histoire montre que c'est exactement ce même type d' «homme d'Etat» qui s'étaient opposés à l'appel du prophète Jérémie à obéir aux mignons de Nabuchodonosor lors de la destruction du Premier Temple. Cinq siècles plus tard, le Rabbin Yochonon Ben Zakai appela son peuple à se rendre à l'empereur romain Titus afin d'éviter un bain de sang. Les «hommes d'Etat» rejetèrent cet appel, et le Second Temple fut détruit par les Romains. Et cela fait aujourd'hui cinquante ans que les «hommes d'Etat» sionistes rejettent le leadership de nos Sages ; et continuent leur politique consistant à fomenter l'antisémitisme. Quand s'arrêteront-ils ? Est-ce que tous les juifs doivent souffrir, en Amérique aussi ? Même les monstres nazis étaient plus sensés qu'eux : ils ont renoncé à leur guerre avant que toute l'Allemagne ne soit détruite. Les «hommes d'Etat» sionistes ridiculisent le serment sacré auquel le Créateur a soumis les juifs dans la Diaspora.
Notre Torah, dans son Traité Ksubos, folio 111, spécifie que le Créateur, qu'Il soit béni, a fait jurer aux juifs de ne pas occuper la Terre Sainte par la force, même s'il semble qu'ils aient la force suffisante pour ce faire, et de ne pas se rebeller contre les Nations. Et le Créateur a averti que si Son jurement était violé, la chair juive serait du «gibier licite pour tout le monde», comme les animaux sauvages dans la forêt ! Tels sont les termes mêmes de notre Torah ; et ces concepts ont été cités dans les traités «Igeres Teimon», «Be'er HaGola», «Ahavas Yehonosson» de Maïmonide, ainsi que dans le «Toras Moshe» de Chasam Sofer.
Tout le monde sait que tous les sages et tous les saints, en Europe, à l'époque de l'ascension d'Hitler vers le pouvoir, déclaraient qu'il était un message de la colère divine, envoyé afin de châtier les juifs en raison de l'atroce apostasie du sionisme contre la croyance en une rédemption messianique eschatologique.
Ô, juifs – fils miséricordieux de pères miséricordieux – combien de temps encore le sang sacré des juifs continuera-t-il à être versé ?
La seule solution, la voici :
Le peuple juif doit rejeter, immédiatement et totalement, tout «Etat juif».
Le peuple juif doit accepter le compromis américain.
Nous devons démettre les «hommes d'Etat» sionistes athées de leur rôle de dirigeants de la communauté juive, et revenir au leadership fidèle de nos sages.
Nous supplions les Nations de toutes ouvrir leurs portes à l'immigration – et non pas seulement celles de la Palestine.
Les personnalités religieuses pacifiques et non-sionistes, en Palestine, (en particulier, dans la population indigène), et leurs homologues dans la Diaspora, doivent engager des négociations responsables, en face-à-face, au nom du peuple juif, avec les Britanniques et avec les Arabes ; dans le but trouver un règlement amiable à la question de Palestine.
Tout juif est tenu de prier le créateur Béni, car c'est en Lui que réside toute notre force. Conservons à l'esprit que nos prières doivent être adressées directement. Nul ne devrait demander au Créateur de prodiguer un banquet le jour du Pardon, et nul ne doit procéder à une ablution rituelle en ayant un insecte mort dans la main. De même, nous devons absolument éviter la position intenable qui est celle du voleur priant et demandant l'aide divine pour l'accomplissement de son crime. Nous devons prier en demandant que le sionisme et ses conséquences disparaissent de la surface de la Terre, et que nous soyons rédimés par le Messie sans tarder.
Ce n'est qu'après qu'il eut accompli son terme que l'on peut relâcher le prisonnier ; ou bien s'il est gracié, en raison de sa bonne conduite, par le Président. S'il tente de s'enfuir et qu'il est rattrapé, la durée de son emprisonnement est allongée, sans oublier qu'il est passé à tabac quand il se fait rattraper.
Ô, vous les juifs fidèles, depuis plus de trois mille cinq-cents ans, dans toutes les parties du monde, à travers toutes les épreuves, nos grands-parents ont franchi des océans de sang et de larmes afin de conserver la Foi de la Torah, imperturbablement. Si nous avons de la compassion pour nous-mêmes, pour nos femmes et nos enfants, et pour le peuple juif, nous maintiendrons notre legs doré aujourd'hui encore. Nous avons été condamnés à l'exil par le Roi des Rois à cause de nos péchés. L'Eternel, qu'Il soit béni, a décrété que nous devons accepter l'exil avec une humble gratitude, jusqu'à la venu du temps, ou jusqu'à ce que nous méritions Son pardon au moyen de notre repentance, et que si nous recherchons à mettre un terme à l'exil par la force, D.eu nous arrêtera, comme nous en ont averti nos sages, et notre sanction deviendrait alors plus longue et plus sévère.
A maintes reprises, par le passé, des parties de notre peuple ont été trompées par de faux messies – mais aucun de ces faux messies n'avait été aussi fallacieux et trompeur que le mensonge du sionisme. En se référant à notre expérience historique, nous savons qu'aucun châtiment n'a jamais été, ni ne sera jamais, plus terrible que celui que nous recevrons pour avoir apporté foi au sionisme. Si nous voulons que notre condamnation à l'exil soit commuée, nous devons faire appel au moyen de la repentance ; et à une observance totale, tant physique que spirituelle, du shabbat, des lois de la pureté familiale et de l'étude de la Torah.
Qu'il soit bien compris que jamais, dans toute l'histoire juive (et même aux temps de Jéroboam ou d'Achav), ne se sont emparé des rênes du peuple juif des athées aussi hostiles qu'aujourd'hui.
Comment pouvons-nous demander la merci du Tout-Puissant, dès lors que nous tolérons ces dirigeants vils et retors comme porte-paroles ! Mes frères bien-aimés, nettoyons nos rangs, et nettoyons notre milieu ; demandons au Tout-Puissant, à travers nos prières, notre repentance et l'accomplissement des bonnes actions [mitsvot] qu'Il nous rédime tous, comme seul Il peut le faire, immédiatement !
Lisez cet extrait de l'ouvrage du Rabbin Weissmandl : Sefer Min Hametzar.
«Si les gens savaient ce que nous avons fait, ils nous pourchasseraient dans les rues, et ils nous lyncheraient».
George H.W. "Poppy" Bush
mardi, juillet 01, 2008
Chava Koster, le nouveau rabbin de la Suède, est une fille, par Anne Humphreys

La communauté juïve de Suède apporte la bonne humeur en ce jour de la St-Jean - vieille fête pagane du solstice d'été. Pour la première fois, une Femme - Chava Koster - a été élue Rabbin de Stockholm. Elle faisait face à la compétition de 12 hommes. N'est-ce pas merveilleux de lire les propos du porte-parole du Comité de sélection:

« Nous n’avons pas du tout choisi en fonction du sexe. Après entretien, elle nous est apparue comme étant la meilleure parmi tous les candidats »
Pour lire l'article de Libération, cliquez ici.
Voilà le véritable concept de féminisme et de libération de la femme. La compétence. Que dire de plus ? Un constraste avec Benoît XVI et ses vieux discours sclérosés à la Jean-Paul II...
De quoi rendre furieux les Pat Robertson, Jerry Falwell et Rush Limbaugh de ce monde.
Libellés : Anne Humphreys, Israël, Judaïsme, Sionnisme, Suède
jeudi, mai 22, 2008
Liste des 37 recommandations du rapport final de la commission Bouchard-Taylor
A1 Que l’État octroie beaucoup plus de moyens aux organismes dont le mandat est d’informer et de protéger les citoyens. Nous pensons en priorité à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et au Conseil des relations interculturelles.
A2 Que l’État encourage les projets et les initiatives permettant aux membres des minorités ethniques de se faire davantage voir et entendre devant le grand public (programmes de radio ou télé, journées thématiques, etc.).
A3 Que l’État accroisse le soutien financier à des organismes comme la Fondation de la tolérance, l’Institut du Nouveau Monde et Vision Diversité. Il devrait encourager également la création d’autres projets du même genre à l’échelle du Québec dans l’information, la formation, l’action intercommunautaire, le débat interculturel, la diffusion du pluralisme.
A4 Que l’État accroisse également son appui aux initiatives analogues, aussi prometteuses, déjà en cours ou en préparation dans le monde scolaire et dans le secteur de la santé.
B Les pratiques d’harmonisation
B1 Que l’État s’emploie davantage à promouvoir le cadre civique commun ou ce que nous avons appelé les valeurs publiques communes au sein de diverses institutions et dans le public en général.
B2 Que les gestionnaires d’institutions publiques intensifient leurs efforts pour :
- Adapter à leur milieu et traduire en directives concrètes les grandes balises devant guider la gestion des demandes d’ajustement;
- Poursuivre l’implantation de l’approche dite contextuelle, délibérative et réflexive.
B3 En conformité avec l’objectif de déjudiciarisation des pratiques d’accommodement, que l’État favorise la responsabilisation des acteurs ou intervenants des milieux institutionnels en s’assurant qu’ils ont reçu une formation adéquate. Par exemple, modifier le programme de formation des futurs enseignants pour y ajouter un apprentissage des questions interculturelles, et organiser des sessions spécialisées à l’intention du personnel en exercice.
B4 Que l’État s’assure que les établissements de soins disposent d’un budget suffisant pour combler leurs besoins en services d’interprète.
B5 Que l’État veille à mettre sur pied les mécanismes nécessaires pour que :
- Se constitue au sein de chaque institution une expertise pratique en matière de traitement des demandes d’ajustement;
- Soit diffusé au sein de chaque établissement, en particulier auprès du nouveau personnel, le savoir accumulé par les intervenants;
- S’instituent des activités d’échange et de concertation entre les unités d’un même établissement ou entre établissements d’un même secteur ;
- Les parents nouveaux immigrants soient mieux informés sur les pratiques d’ajustement et sur le fonctionnement du système scolaire.
B6 Nous approuvons l’initiative en cours à l’Assemblée nationale pour insérer dans la charte québécoise une clause interprétative établissant l’égalité hommes-femmes comme une valeur fondamentale de notre société.
B7 Que l’État mette sur pied un Office d’harmonisation interculturelle prenant la forme d’une instance paragouvernementale relevant de l’actuel Conseil des relations interculturelles. Œuvrant en complémentarité avec d’autres organismes déjà existants dans des domaines connexes, cet Office remplirait notamment des fonctions d’information, de formation, d’animation, de conseil, de recherche, le tout centré sur les pratiques d’harmonisation interculturelle, y compris interconfessionnelle, dans notre société.
B8 En matière de congés religieux :
- Que l’État encourage les administrateurs publics et privés à s’orienter vers la formule dite des congés payés avec contrepartie, assortie de diverses possibilités d’aménagement;
- Que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse produise un avis établissant des repères pratiques à l’intention des gestionnaires de tous les milieux de travail : explication du cadre juridique, conception d’outils pour statuer sur les demandes de congés religieux et proposition d’un éventail de formules conformes aux jugements antérieurs des tribunaux et adaptables à chaque milieu de travail ;
- Concernant les problèmes liés au régime de congés religieux en vigueur dans les commissions scolaires (à savoir des congés supplémentaires payés), que l’État forme un comité d’experts mandaté pour trouver une solution équitable et conforme au cadre juridique actuel du régime des congés religieux et ce, après consultation des principaux acteurs intéressés.
B9 Que l’État valorise l’excellence en matière de pratiques d’harmonisation dans les milieux de travail :
- En incitant les grandes sociétés d’État à affirmer un leadership dans ce domaine ;
- En honorant publiquement les employeurs publics ou privés qui se sont signalés par leurs efforts d’intégration et d’harmonisation.
C L’intégration des immigrants
C1 En matière de planification des taux d’immigration, que l’État s’assure de maintenir en équilibre le nombre d’entrées avec les ressources disponibles pour l’accueil, notamment l’insertion à l’emploi et la francisation.
C2 Afin de combler une grave déficience qui se fait sentir présentement, que l’État hausse le financement consacré aux groupes communautaires et autres organismes de première ligne œuvrant à l’accueil et à l’intégration des immigrants, notamment pour consolider et développer le réseau d’organismes existants en évitant le saupoudrage.
C3 Que l’État intensifie ses efforts en matière de francisation et d’intégration des immigrants par :
- Une meilleure coordination des programmes de francisation des immigrants entre les ministères concernés;
- La mise sur pied d’un groupe d’étude pour revoir toute la question de la sous-représentation des membres des minorités ethniques dans les postes de l’administration publique et concevoir une démarche plus efficace;
- Une gestion plus concertée des programmes et des mesures d’intégration au sein de l’appareil gouvernemental, plus particulièrement entre les ministères de l’Immigration, de l’Éducation, de la Santé et de l’Emploi;
- Une meilleure articulation des politiques d’immigration et d’intégration aux objectifs de développement économique et social de notre société;
- Un effort intensif pour réduire le taux de chômage extrêmement élevé parmi les Québécois nés en Afrique et établis au Québec depuis moins de cinq ans.
C4 Que l’État intensifie les mesures pour accélérer le processus de reconnaissance des compétences et des diplômes acquis à l’étranger. Parmi les mesures pressantes, nous recommandons :
- La mise sur pied d’un comité d’enquête indépendant mandaté pour faire la lumière sur les pratiques des ordres professionnels en matière de reconnaissance des diplômes;
- L’établissement d’une instance indépendante permettant aux immigrants de formuler des plaintes et de demander une révision des décisions prises par les ordres professionnels;
- La clarification des rapports entre, d’une part, le Conseil interprofessionnel du Québec, l’Office des professions du Québec et les ordres professionnels et, d’autre part, les universités, les cégeps et l’Office québécois de la langue française, afin de dénouer les impasses qui empêchent de donner suite aux exigences de formation d’appoint imposées aux immigrants.
C5 Que l’État intensifie ses efforts afin de stimuler la régionalisation de l’immigration. Dans cet esprit, il conviendrait de :
- Instituer des mesures incitatives pour les entreprises qui recrutent des immigrants (par exemple, des mesures fiscales) afin de stimuler la régionalisation de l’immigration;
- Accorder un financement ad hoc aux municipalités et aux nombreux organismes d’accueil et d’encadrement qui ont été mis sur pied hors de Montréal, afin de renforcer le réseau actuel;
- Accorder une attention particulière à la Capitale nationale de façon à en faire un deuxième pôle métropolitain d’accueil des nouveaux venus;
- Inviter les régions à faire connaître leurs besoins et à formuler des projets mettant à profit la main-d’œuvre immigrante;
- Encourager et donner de l’expansion aux ententes de stages et d’échanges d’étudiants comme celles qui existent présentement entre la France et le Québec et qui amènent dans nos régions des étudiants étrangers;
- Déléguer plus de responsabilités aux instances régionales.
C6 Pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants, que le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles crée à leur intention un portail interactif afin de centraliser toute l’information sur les ressources et les services institutionnels (incluant : municipaux et communautaires), qu’il s’agisse d’emploi, de logement, de santé, d’éducation, etc.
C7 Que l’État accroisse le soutien financier aux organismes d’appui aux femmes immigrantes.
C8 Que le ministère de l’Immigration prenne les mesures appropriées pour mettre à profit le bénévolat québécois aux fins de l’accueil et de l’intégration des immigrants, notamment pour leur donner accès aux réseaux sociaux.
C9 Que le ministère actuellement responsable de l’immigration s’appelle désormais le ministère de l’Immigration et des Relations interculturelles.
D L’interculturalisme
D1 Que l’État entreprenne une vigoureuse campagne afin de promouvoir l’interculturalisme au sein de notre société, afin qu’il soit davantage connu.
D2 Pour mieux établir l’interculturalisme comme modèle devant présider aux rapports interculturels au Québec, que l’État en fasse une loi, un énoncé de principe ou une déclaration en veillant à ce que cet exercice comporte des consultations publiques et un vote de l’Assemblée nationale.
D3 Que l’État encourage sous toutes sortes de formes les contacts interculturels comme moyens de réduire les stéréotypes et de favoriser la participation et l’intégration à la société québécoise. Dans cet esprit :
- Mettre en œuvre des programmes d’immersion, de mentorat et de tutorat ainsi que de parrainage ou de jumelage, notamment sur le modèle de l’ancien programme d’échange d’étudiants entre Montréal et les régions. Dans le même esprit, intensifier les pratiques scolaires interculturelles, les diverses initiatives municipales et les programmes déjà existants;
- Encourager sous toutes ses formes l’action intercommunautaire;
- Accentuer les efforts pour stimuler le tourisme régional auprès des membres des minorités ethniques montréalaises.
D4 Créer un Fonds d’histoires de vie des immigrants, placé sous la gestion de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
D5 Que l’État prête attention aux représentations qui ont été faites concernant les écoles dites ethnoconfessionnelles.
E Les inégalités et la discrimination
E1 Que l’État s’emploie à mieux connaître et combattre les diverses formes de racisme – en particulier l’ethnicisme – présentes dans notre société. Dans cet esprit :
- Qu’une attention particulière soit portée à la lutte contre les crimes haineux et à la protection de toutes les personnes sujettes à la discrimination multiple (homosexuels, handicapés, etc.);
- Que la charte québécoise interdise l’incitation publique à la discrimination;
- Que des initiatives exceptionnelles soient prises pour lutter contre l’islamophobie et l’antisémitisme et pour combattre la discrimination dont sont l’objet tous les groupes racisés, notamment les Noirs;
- Que plus de ressources et de moyens soient donnés à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
E2 Que les mandataires et les organismes de l’État soient imputables de leurs résultats en matière de lutte contre le racisme et la discrimination, et à cette fin, mettent en place des mécanismes de reddition de compte fondés sur des indicateurs de performance.
E3 Que l’Assemblée nationale donne suite à une recommandation de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse visant à renforcer les droits économiques et sociaux reconnus aux articles 39 à 48 de la charte québécoise :
« La Commission recommande que les droits économiques et sociaux reconnus aux articles 39 à 48 de la Charte soient renforcés en fonction des trois axes suivants :
- Ajout d’une disposition générale, avant l’article 39, prévoyant que la loi doit respecter le contenu essentiel des droits économiques et sociaux;
- Extension aux articles 39 à 48 de la primauté sur la législation, prévue par l’article 52 de la Charte;
- Entrée en vigueur graduelle de ladite primauté, limitée dans un premier temps aux lois postérieures, puis étendue aux lois existantes. »
F La langue française
Note. – Il n’y a aucune recommandation formelle dans le rapport puisque la CCPARDC a jugé que ce thème était à la limite de son mandat. Cela dit, les coprésidents ont procédé à une revue de la situation dans leur rapport.
G La laïcité
G1 Que le gouvernement produise un Livre blanc sur la laïcité, dont le but serait de :
- Définir ce qu’est la laïcité à partir de ses quatre principes (les deux premiers correspondant à ses finalités profondes et les deux autres se traduisant dans des structures institutionnelles essentielles);
- Rappeler les grands choix faits par le Québec en matière de laïcité ;
- Défendre la conception ouverte de la laïcité choisie et mise en œuvre par le Québec;
- Clarifier et soumettre au débat public les questions au sujet desquelles des consensus restent à construire.
G2 Concernant le port de signes religieux par les agents de l’État :
- Qu’il soit interdit aux magistrats et procureurs de la Couronne, aux policiers, aux gardiens de prison, aux président et vice-présidents de l’Assemblée nationale.
- Qu’il soit autorisé aux enseignants, aux fonctionnaires, aux professionnels de la santé et à tous les autres agents de l’État.
G3 Que des mesures soient prises afin de rendre certaines pratiques en cours dans nos institutions publiques conformes aux principes de la laïcité ouverte. En conséquence, au nom de la séparation entre l’État et les Églises et au nom de la neutralité de l’État, nous recommandons que :
- Le crucifix au-dessus du siège du président de l'Assemblée nationale soit retiré et replacé dans l’Hôtel du Parlement à un endroit qui puisse mettre en valeur sa signification patrimoniale;
- Les conseils municipaux abandonnent la récitation de la prière durant leurs séances publiques.
G4 Que le gouvernement fasse une promotion vigoureuse du nouveau cours d’Éthique et de culture religieuse qui doit entrer en vigueur en septembre 2008.
G5 Que l’État produise et diffuse chaque année auprès des gestionnaires d’institutions et d’organismes publics ou privés un calendrier multiconfessionnel indiquant les dates des diverses fêtes religieuses.
H Les recherches à mener
H1 Que l’État libère des fonds de recherche additionnels qui seraient consacrés, notamment, aux sujets suivants :
- La situation de l’interculturalisme;
- Le double rapport, chez l’immigrant, à la culture d’origine et à la culture de la société d’accueil;
- L’évolution des concentrations ethnoculturelles et leur signification en termes d’intégration ou de cloisonnement;
- L’état et l’effet intégrateur de l’action intercommunautaire;
- Le développement d’indicateurs permettant de mesurer l’effet des nombreux programmes gouvernementaux liés à l’accueil, à l’emploi, à la lutte contre la discrimination, à l’intégration sociale et culturelle;
- La situation et le parcours des sous-groupes défavorisés (jeunes issus de minorités racisées, femmes immigrantes, et autres);
- L’évolution du lien social dans les quartiers à forte concentration d’immigrants;
- Les formes de l’islamophobie et les correctifs à apporter;
- Les manifestations d’antisémitisme et les correctifs à apporter.
H2 Que l’État crée un fonds spécial de subvention réservé aux universités et aux cégeps des région, pour des recherches appliquées sur la thématique générale de l’immigration et de l’intégration dans les régions.
La Commission
À la demande du premier ministre, M. Jean Charest, la CCPARDC a dressé un portrait des pratiques d’accommodement, mené une consultation publique dans l’ensemble du Québec et étudié les enjeux en cause.
Plus de 900 mémoires provenant de citoyens, de groupes et d’associations ont été déposés et 241 témoignages ont été entendus durant les 31 jours d’audiences. Un total de 3 423 personnes ont participé aux 22 forums régionaux et plus de 800 aux quatre forums nationaux. Treize recherches ont été commandées à des spécialistes de différentes universités québécoises et 31 groupes-sondes ont été organisés à travers le Québec avec des personnes de divers milieux.
Lorsqu’elle mettra fin à ses activités en juin, la CCPARDC aura dépensé un montant de 3,7 millions de dollars sur un budget total de 5,1 millions de dollars. Le rapport final et les autres documents afférents peuvent être consultés en ligne à l’adresse : www.accommodements.qc.ca.
Libellés : Bétise humaine, Bouchard-Taylor, Canada, Charia, Hidjab, Islam, Israël, Judaïsme, Laïcité, Monde Arabe, Palestine, Québec, Religion et fanatisme
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