jeudi, avril 30, 2009
Pakistan : Les talibans exécutent un couple devant la caméra, par Francis Chartrand
Dans ces images que les Pakistanais ont regardées avec horreur, le couple tente de fuir après s’être rendu compte de ce qui était sur le point d’arriver. Mais un tireur abat nonchalamment l’homme et la femme d’une rafale de coups de feu dans le dos, les abandonnant ensanglantés dans la poussière.
Quelques instants plus tard, lorsque des individus présents à l’exécution crient qu’ils sont encore en vie, le tireur revient et les achève froidement par d’autres rafales.
Leur « crime » est une prétendue liaison dans leur village isolé dans des montagnes contrôlées par des militants dans une région qui jusqu’à récemment, était sous le contrôle du gouvernement. Ce genre de barbarie a augmenté à travers le Pakistan avec la progression des talibans.
Mais maintenant que les hommes en turban noir sont presque aux portes d’Islamabad, ces images rares ont montré aux Pakistanais vivant dans les villes ce qui pourrait désormais les attendre.
L’amiral Mike Mullen, chef de l’état-major interarmes des États-Unis, a averti que des extrémistes islamiques pourraient s’emparer du pays.
Au cours des derniers jours, ces images ont circulé parmi les Pakistanais, qui d’habitude montrent peu d’intérêt pour les pratiques brutales des lointaines régions frontalières.
Ils commencent maintenant à se réveiller à la crainte que des rebelles de ces régions qui sont liés à Al-Qaeda pourraient prendre le contrôle de leur nation.
L’exécution s’est produite dans le district de Hangu, dans la province de la Frontière du Nord-Ouest (PFNO), à environ deux heures de route de Peshawar, la capitale régionale. Le couple a été exécuté par un groupe local de talibans pakistanais, la milice islamique qui a balayé la PFNO dans sa marche vers la capitale Islamabad.
« Les talibans sont fermes et confiants, le gouvernement est faible et hésitant », a déclaré Pervez Hoodbhoy, professeur à l’Université Quaid-e-Azam à Islamabad et l’un des grands intellectuels du Pakistan.
« Une victoire des talibans réduira nos femmes à l’esclavage, détruira le riche patrimoine historique et culturel du Pakistan, rendra l’éducation et la science impossibles, et la vie des citoyens sera incroyablement difficile. Certains envisagent déjà un exode ».
Le Pakistan est aujourd’hui au bord de l’abîme et risque l’anarchie. L’accord désespéré signé avec les talibans à Swat semble près de s’effondrer. Le résultat sera presque certainement la violence. Samedi matin, un convoi de l’armée en route pour Swat a été arrêté par les talibans et forcé de faire demi-tour, dans une manifestation ouverte de leur puissance.
L’accord de paix semble avoir eu pour seul effet de les enhardir. Beaucoup de gens pensent qu’une sanglante opération militaire semble maintenant inévitable.
Ceux qui vivent dans les régions tombées aux mains des talibans sont terrifiés par la cruauté de leur administration.
Un message text SOS envoyé vendredi par un résident terrifié d’une région de Swat appelée Bahreïn, affirme que les talibans ont établi un contrôle total. Demandant de ne pas être nommé, par crainte de représailles, il a dit qu’ils ont mis en place des postes de contrôle à l’entrée de Bahreïn d’où ils enlèvent qui ils veulent, y compris des jeunes femmes.
« Ils ont même averti les écoles de fermer les classes pour filles, sinon les conséquences seraient terribles. Or, le gouvernement affirme qu’il a juridiction sur Swat.
Un autre résident de Swat a déclaré : « Chaque jour je vois des talibans armés circuler librement. Au moment de la prière, s’ils voient quelqu’un dans sa boutique ou marchant sur la rue, ils le fouettent avec un bâton. »
Les talibans pakistanais, clones du mouvement afghan extrémiste, contrôlent depuis longtemps la région tribale le long de la frontière afghane, qui est un sanctuaire pour les militants, y compris al-Qaïda. Mais c’est leur progression vers le centre du pays qui a horrifié les Pakistanais ordinaires, et le monde. Et la menace ne provient pas seulement des talibans à l’ouest. Des extrémistes islamistes, qui ne font pas partie du mouvement des talibans, sont déjà fermement établis à Islamabad et dans tout le Punjab, la province la plus peuplée, apparemment prêts à se manifester leur moment venu.
Les défenses d’Islamabad ont été fortifiées d’urgence, et des troupes paramilitaires ont été stationnées sur les collines de Margalla qui surplombent la ville de l’ouest. Dans la capitale, la Mosquée rouge radicale compte des milliers d’adeptes, et il y a maintenant des appels ouverts à une révolution islamique dans les sermons du vendredi.
« Les talibans ne s’arrêteront pas à Swat. Ils iront vers Islamabad », a dit Hasan Askari Rizvi, un analyste militaire basé à Lahore. « Si l’armée prend des actions contre eux, ce sera vraiment une bataille sanglante. Et le gouvernement civil sera alors dégommé. »
« Les groupes extrémistes basés à Islamabad se manifesteront depuis l’intérieur et ils (les talibans) augmenteront la pression de l’extérieur. »
La vidéo que les Pakistanais regardent leur montre ce qu’ils peuvent attendre. Un journaliste local a été invité à assister à l’exécution, et il l’a filmée avec son téléphone portable pour la chaîne pakistanaise Dawn News. The Sunday Telegraph montre la séquence à l’Occident pour la première fois.
Les deux victimes ne sont pas nommées.
« L’utilisation des médias fait partie de leur (les talibans) guerre psychologique », a dit Imtiaz Gul, président du Centre de recherche et d’étude sur la sécurité, un groupe de réflexion indépendant à Islamabad. « De cette façon, ils sèment la peur dans l’esprit de ceux qui voudraient s’opposer à eux, réduisant la majorité des gens au silence. »
Après que le couple a été abattu, les familles se sont fait dire d’emporter les corps pour les enterrer. Le châtiment a été administré par un groupe local de talibans pakistanais liés au seigneur de guerre Baitullah Mehsud.
Source : Taliban gunmen shooting couple dead for adultery caught on camera, Telegraph, 26 avril 2009
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samedi, avril 04, 2009
Pakistan - (video) Une jeune fille de 17 ans fouettée en public à Swat, régi par la charia, par Marie-Êve Marineau

Les images floues semblent montrer une jeune fille de 17 ans en train de se faire battre par des islamistes radicaux dans la région de Swat au nord ouest du Pakistan où la charia a été introduite après la conclusion d’une trêve avec les talibans en février.
Un commandant local des talibans à Matta, un fief des militants à 25 milles de la capitale régionale, Mingora, a ordonné que la jeune fille soit fouettée il y a une semaine après l’avoir accusé d’adultère, selon des reporters locaux.
Mais certains résidents de Matta ont accusé le commandant d’avoir ordonné que la jeune fille soit battue pour se venger qu’elle ait refusé sa demande en mariage, ont dit les reporters au Times.
« S’il vous plaît ! Assez ! Assez ! » implore la jeune fille en pachtou, la langue des tribus qui dominent le nord-ouest du Pakistan, aujourd’hui la principale plaque tournante des activités des talibans et d’al-Qaïda.
À un autre moment, elle s’écrie : « Je me repens, mon père se repent, qu’est-ce que j’ai fait, ma grand-mère se repent pour ce que j’ai fait ... »
L’homme qui la flagelle insulte également son collègue qui a du mal à maîtriser la jeune fille et à l’empêcher de protéger son dos avec ses mains.
On l’entend dire : « Tu dois la tenir serrée de manière à ce qu’elle ne bouge pas ».
Le président Zardari insiste sur le fait que la trêve a été signée avec des « modérés »....
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Grande-Bretagne - Grande manifestation anti-charia à Londres. "Une loi pour tous !", par Iba Bouramine

Les britanniques connaissent les protestations que nous avons connues en Ontario en 2005 après qu’une commission du gouvernement ait recommandé l’introduction de la charia. Cette tentative a échoué grâce aux efforts de la torontoise Homa Arjomand qui a orchestré une campagne internationale pour la combattre. En Grande-Bretagne, c’est l’ex-musulmane Maryam Namazie qui coordonne la campagne.
Récemment, le Globe and Mail a honteusement ouvert ses pages à une chronique de l’islamiste Sheema Khan qui a plaidé - à nouveau ! - pour l’introduction de la charia en Ontario. Partout en Occident, les islamistes sont obsédés par la charia, ils ne lâchent jamais.
Une loi pour tous ! ...le pluralisme juridique, c’est du racisme !
Des centaines de gens de toutes origines et ethnies se sont rassemblés le samedi 7 mars 2009 à Trafalgar Square pour un rassemblement contre la charia. Cet événement devait célébrer l’année internationale de la femme, et de nombreuses femmes y étaient présentes pour prendre position contre ce système de lois inique et discriminatoire.
Après plusieurs discours éloquents, le rassemblement s’est terminé et la manifestation a commencé. Beaucoup de curieux ont clamé leur approbation, et nombre d’entre eux ont choisi de se joindre à la marche. Cela illustre combien est répandu le mécontentement à l’égard de la politique islamophile du parti travailliste. Il y a une lame de fond d’opposition à la charia chez les citoyens, et l’élite politique devrait faire bien attention au fait que la barbarie de la charia ne sera jamais tolérée en Grande-Bretagne, et que les partis qui s’en font les avocats ainsi que le gouvernement le fait actuellement, sont condamnés à l’échec politique.
Il est proprement ahurissant que les gens soient obligés de manifester contre la charia dans la Grande-Bretagne du 21e siècle. C’est le terrible reflet de la politique d’un gouvernement britannique qui a affirmé si longtemps qu’il modernisait la Grande-Bretagne. Il semble que l’idée de modernisation impliquait un retour vers une ère de barbarie moyenâgeuse.
La marche se termina à Conway Hall et fut suivie d’une réunion publique. Le message le plus positif qui soit sorti de cette journée a été celui d’une certaine gauche qui s’étant réveillée, commence à remettre en question l’idée du multiculturalisme, et à prendre la mesure des dégâts que cette idéologie a causé à l’harmonie sociale et aux institutions de la Grande-Bretagne. Voir la vache sacrée du multiculturalisme être rejetée par certains de ses anciens partisans constitue une évolution très positive. Il a été dit lors de cette réunion que le multiculturalisme représente un grand pas vers une société d’apartheid, et que ce pas ne peut être annulé qu’en ayant une seule et unique loi qui s’applique également à tous.
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mardi, février 03, 2009
Canada - L’islamiste Sheema Khan plaide pour les tribunaux de la charia. Encore !, par Iba Bouramine

Sheema Khan, islamiste par excellence, fondatrice de CAIR-CAN, voudrait voir la question de la charia remise à l’ordre du jour. C’est une vraie obsession... Après une première tentative infructueuse d’introduction de la charia en 2005 en Ontario, qui a été bloquée grâce à la campagne internationale lancée par la torontoise Homa Arjomand, voilà que Sheema Khan rapplique !
Notez aussi l’approche de Mme Khan : les musulmans ont besoin de la charia à cause de la malveillance des Canadiens ! En fait, Mme Khan cherche plutôt à propager l’idéologie saoudienne au Canada. C’est son but dans la vie. Mme Khan, si vous voulez vivre sous la charia, pourquoi ne déménagez-vous pas dans un pays musulman ?
Aux États-Unis, le FBI vient de couper tout contact avec CAIR en raison de ses liens avec l’organisation terroriste Hamas.
L’athée Pat Condell : Non à la charia en Grande-Bretagne. Son premier clip sur le sujet a été censuré par YouTube, puis republié. Il a produit celui-ci par après :
Traduction d’extraits de la chronique de Sheema Khan dans le Globe and Mail du 28 janvier :
En décembre 2006, la firme de sondage Environics a interrogé 500 adultes musulmans à travers le Canada sur des questions relatives à leur expérience de vie au Canada.
La majorité pense qu’ils sont mieux traités ici que dans tout autre pays occidental, que la qualité de vie des femmes musulmanes est meilleure ici que partout ailleurs (y compris dans la plupart des pays musulmans), que les Canadiens sont moins hostiles à l’islam que les citoyens européens ; et qu’ils sont prêts à adopter les coutumes canadiennes.
Pourtant, 44% des musulmans canadiens pensent que le Canada devrait accommoder leurs croyances traditionnelles, tandis que 81% de la population dans son ensemble pense que les immigrants devraient adopter les valeurs canadiennes. En particulier, 53% des musulmans pensent que la charia devrait être reconnue comme base juridique pour le règlement des conflits familiaux, alors que l’écrasante majorité de la population dans son ensemble n’est pas d’accord.
Parmi les personnes sondées, 55% des musulmanes et 59% des musulmans de 18 à 29 ans ont indiqué leur préférence pour la charia. Ces chiffres suggèrent que la question du recours à la charia au Canada est loin d’être morte, même si les tribunaux d’arbitrage de la charia sont considérés comme illégaux dans plusieurs provinces.
Voci la question sous-jacente : Pourquoi cette affinité croissance pour la charia ? Depuis le 11/9, les musulmans canadiens ont ressenti une augmentation de la discrimination. Cela a un impact direct sur l’identité et la façon dont une minorité perçoit son acceptation par la majorité. Le caractère acerbe, parfois raciste, du débat controversé sur la charia en Ontario a contraint de nombreux musulmans à se centrer sur la charia en tant que composante de leur identité, avec pour résultat qu’une pluralité souhaite respecter les principes islamiques en matière de droit de la famille.
Rendre les tribunaux islamiques illégaux ne fera pas disparaître le problème. En l’absence de supervision des tribunaux informels de la charia, on risque de se retrouver avec la situation confuse qui règne en Grande-Bretagne.
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mercredi, juillet 16, 2008
La croissance de la charia au Royaume-Uni, un véritable cauchemar, par Iba Bouramine
Le Dr Rowan Williams a dit à l’émission World at One sur Radio 4, que le Royaume-Uni doit «affronter le fait que certains de ses citoyens ne se reconnaissent pas dans le système juridique britannique».

Par exemple, les musulmans pourraient choisir de soumettre leurs différends conjugaux ou financiers à des tribunaux de la charia.
(...) le Dr Williams fait valoir qu’il faut que la charia soit mieux comprise.
Il déclare qu’à l’heure actuelle, «des rapports sensationnalistes sur des sondages d’opinion masquent le problème».
Il souligne que «aucune personne saine d’esprit ne voudrait voir dans ce pays le type d’inhumanité parfois associé à l’application de la charia dans certains Etats islamiques ; les punitions extrêmes, les attitudes à l’égard de la femme aussi».
Grande-Bretagne - Un autre évêque soutient la charia
Londres : Les communautés religieuses devraient être autorisées à appliquer leurs propres systèmes juridiques dans la mesure où ils n’entrent pas en conflit avec les droits de l’homme, a dit l’évêque de Ripon et Leeds.
Le Révérend John Packer a déclaré lors d’un débat sur la primauté du droit à la Chambre des Lords qu’il est important de ne pas nier aux communautés religieuses, y compris l’islam, « le droit d’appliquer ses normes éthiques et morales là où elles ne contreviennent pas aux droits de l’homme ».
Il a regretté la décision récente d’obliger les agences d’adoption catholiques à placer des enfants auprès de couples homosexuels, «au mépris de la liberté de conscience des catholiques romains en question».
«Notre défense des droits humains ne doit pas nous faire oublier les avantages des lois culturelles».
Il a ajouté : «Dans notre préoccupation légitime pour les droits des femmes en vertu de la loi, et nos critiques de certaines dispositions de la charia, nous devons également faire attention à ne pas condamner tout ce qui vient de cette tradition particulière».
«Les discussions entourant ces prêts et hypothèques ont permis de remettre en cause notre propre culture laïque où l’intérêt et les dettes sont tout simplement pris pour acquis».
Il a ajouté : «La protection en vertu de la loi est essentielle à notre société et doit le demeurer».
Grande-Bretagne - Un leader musulman réclame des flagellations publiques au centre-ville
Ses commentaires suivent ceux du Président de la Haute Cour d'Angleterre, Lord Phillips, qui a dit qu’on pourrait avoir recours à des aspects de la charia pour régler des différends islamiques, mais pas devant les tribunaux.
M. Sarwar continue de gérer un groupe de soutien des minorités à Basildon. Il était le chef du Centre islamique Basildon, à Laindon, avant qu’il ne soit incendié en 2006.
Grande-Bretagne - Un autre prédicateur réclame des flagellations, des amputations, et des exécutions
Glané sur Bivouac-ID

Il a lancé son appel en faveur de punitions de type islamique tandis que fait toujours rage la controverse autour du soutien à la charia récemment exprimé par le Président de la Haute Cour de justice.
Zahra appartient au groupe islamique tendance dure Hizb Ut Tahrir qui a autrefois subi une interdiction. Dans son sermon à la mosquée de Regent’s Park à Londres, il a dénoncé la démocratie britannique comme étant criminelle.
Le député conservateur Philip Davies a déclaré : « C’est inacceptable »
Source : Yahoo News, The Sun
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mardi, juillet 15, 2008
Afghanistan - 2 femmes brutalement assassinées par les Talibans pendant que AP filme. Et l’éthique ?, par Noémie Cournoyer

Dans la soirée du 12 juillet 2008, deux femmes afghanes non identifiées parlent entre elles quelques minutes avant d’être exécutées par les Talibans dans la province de Ghazni, en Afghanistan
(AP Photo / Rahmatullah Naikzad) (original ici)

Dimanche 13 juillet, les gens du coin regardent les deux femmes afghanes abattues par les Talibans
(AP Photo/Rahmatullah Naikzad) (original ici)
Cette page de l’AP semble suggérer que Rahmatullah Naikzad a également tourné un vidéo de l’assassinat des deux femmes. [Mise à jour : Oui, il l’a fait. Vidéo ajouté à la fin]
Nous souhaitons rappeler à AP que le fait pour les Talibans d’avoir invité un journaliste à l’assassinat signifie qu’ils voulaient que la nouvelle soit diffusée. AP a clairement été utilisé comme outil de propagande par les Talibans.
Est-ce que cela fait du photographe un complice ou seulement un témoin du crime ? Quand vous savez qu’un crime est sur le point d’être commis, n’avez-vous pas une obligation morale et éthique de tenter de prévenir ce crime ? Même si vous êtes journaliste ? Même si tout ce que vous faites est tenter d’alerter les autorités - dans le présent cas, quelqu’un dans le gouvernement afghan ou l’OTAN ?
Une recherche rapide de photos de Rahmatullah Naikzad sur Yahoo News semble indiquer qu’il est très amical avec les Talibans. La plupart des photos montrent des combattants talibans qui posent pour le photographe AP. Par exemple :
(AP Photo/Rahmatullah Naikzad) (original ici)
Naikzad semble avoir été intégré aux Talibans durant la journée, avant que les deux femmes soient assassinées. La photo ci-dessous, prise par Naikzad, a cette légende :
Des militants Talibans au visage couvert s’entraînent avant qu’ils aient exécuté deux femmes afghanes dans la province de Ghazni, en Afghanistan, samedi le 12 juillet, 2008 (original ici)
Vous remarquerez par la légende sous la première photo en haut de cette page qu’elle a clairement été prise de nuit quelques minutes avant que les deux femmes soient assassinées. La deuxième photo ci-dessus, montrant les corps des deux femmes, a clairement été prise le lendemain du meurtre des deux femmes. Cela signifie que Rahmatullah Naikzad a passé au moins 24 heures avec les Talibans !
Qu’a fait Rahmatullah Naikzad pour prévenir le meurtre des deux femmes ? Ou encore, que fait-il présentement pour aider à trouver les meurtriers ? Je serais surpris que la réponse soit autre chose que rien du tout.
Encore une fois, AP apporte aide et encouragement à l’ennemi. Cette fois-ci, à un groupe figurant sur la liste américaine des organisations terroristes étrangères et auquel plusieurs résolutions du Conseil de sécurité interdisent de fournir une quelconque assistance.
AP recevra-t-il un prix Pulitzer cette fois-ci ?
Merci à Phyllis Chessler pour avoir signalé la photo.
UPDATE : Si vous vous souvenez, AP avait tenté d’excuser les photos que Bilal Hussein avait prises de deux « insurgés » posant sur le corps de l’otage assassiné Salvatore Santoro en prétendant qu’il avait été pris de force par les terroristes qui lui ont montré le corps après que Santoro ait été tué. Cette fois, AP n’a pas une telle excuse.
Si nous acceptons la version de AP quant aux photos de Santoro par Bilal Hussein, alors les photos de Rahmatullah Naikzad sont clairement pires que celles de Hussein ! Il a été témoin de l’assassinat des deux femmes !
UPDATE II : Ça s’aggrave. Une vidéo a été réalisée par Naikzad (ci-dessous). C’est terrible. Les deux femmes ont été assassinées la nuit, alors ce n’est pas visuellement graphique, mais le son est terrible. Vous pouvez entendre l’une des femmes hurler après que les premières balles aient été tirées.
C’est officiel : l’AP a désormais remplacé al Jazeera comme média officiel pour diffuser les vidéos des terroristes.
UPDATE III : AllahP fait grand cas de la violation par AP de ses propres normes éthiques. Notez également son point de vue sur la différence entre les sites anti-djihad montrant ces images et le territoire « neutre » montré par AP.
Le point essentiel ici est le contexte dans lequel les photos/vidéos sont montrées.
Dans le contexte de ce blog, il est clair que les photos sont destinées à montrer ce terrible mal que nous combattons. Mais lorsque AP décide d’utiliser des termes neutres pour contextualiser les photos, une limite est franchie vers un relativisme moral qui est plus que simplement antipatriotique. C’est carrément dégoûtant !
Au lieu d’appeler les Talibans ce qu’ils sont – des criminels de guerre et des combattants illégaux primae faciea - ils les désignent simplement comme des « militants ». Pire, ils permettent aux Talibans de choisir les mots pour décrire l’horrible meurtre des deux femmes – une exécution.
Plus j’y pense, cela suggère que AP est pire que al-Jazira. Rappelez-vous quand nous avons tous été indignés par Al-Jazira montrant des vidéos produits par des terroristes ? Ce vidéo terroriste avait été filmé par l’AP.
UPDATE IV : Drew M : Pas un mot encore à savoir si AP poursuivra les Talibans s’ils utilisent les photos ou des extraits de son histoire sur leurs sites de recrutement djihadistes.
UPDATE V : Pirate’s Cove pose la question finale : Est-ce que tous ces groupes féministes de gauche que nous n’entendons jamais au sujet du sort des femmes dans l’islam dénonceront ce que le AP a fait ?
AVERTISSEMENT : Ce vidéo de l'AP (Associated Press) est explicite et montre le meurtre de deux femmes par des Talibans.
Voir en ligne : The Jawa Report, par Dr. Rusty Shackleford, le 14 juillet 2008
Libellés : Afghanistan, Charia, Islam, Laïcité, Noémie Cournoyer
jeudi, juin 19, 2008
Les musulmans canadiens opposés à la charia sont minoritaires et sont traqués, par Anne Humphreys
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Les réformateurs islamiques sont souvent pris pour cibles en tant qu’apostats (personnes ayant quitté l’islam) par les djihadistes.
Farzana Hassan Shahid, la nouvelle présidente du Muslim Canadian Congress (MCC), est la dernière victime en date de ce phénomène.
Après que ses opinions libérales sur nombre de questions islamiquement « chaudes » aient commencé à être connues, elle s’est mise à recevoir des menaces émanant de musulmans partisans de la manière forte, qui voient dans ses prises de position des signes de sa désertion de l’islam. L’un d’entre eux l’appela « la petite sœur de Satan » ; un autre accosta son mari dans une mosquée en Ontario et exigea de lui qu’il « contrôle sa femme ».
Farzana Hassan Shahid expliqua elle-même, il y a une peur latente tout le temps…ce sentiment de malaise fait partie de ma vie quotidienne. J’ai été déclarée apostate par deux fois, pour m’être opposée à la charia (la loi islamique).
Hassan Shahid n’est pas la première représentante du MCC à être visée par les djihadistes. Jusque récemment, Tarek Fatah était le directeur de la communication du MCC.. Mais en août, il démissiona brusquement.
Fatah avait longtemps été l’un des principaux parte-parole musulmans au Canada. Et en tant que directeur de la communication du MCC, il n’avait jamais évité la polémique, adhérant à certaines vues quant aux droits des homosexuels et à d’autres questions qui dévient de l’orthodoxie islamique. Des vues que Hassan Shahid a maintenant reprises.
Fatah s’était même opposé à la campagne menée en 2005 pour introduire au Canada des chambres arbitrales basées sur la charia. Mais au lieu de recevoir des félicitations de la communauté musulmane canadienne, Fatah devint la cible d’une campagne de courriels initiée par un groupe d’étudians, le Canadian Islamic Congress (Le congrès islamique Canadien). Le CIC affirma que Fatah ne représentait PAS la majorité des musulmans canadiens.
Fatah commenta, « ceci, c’est ce que l’ont peut émettre de plus rapproché d’une menace de mor, puisque cela me classe comme apostat et blasphémateur. » Et Fatah, comme Farzana Hassan Shahid, a reçu des menaces de mort très claires.
Les voix de la modération ou de la réforme au sein de la communauté islamique sont en position nettement désavantageuse, parce que les djihadistes peuvent très efficacement utiliser le Coran et la Sunna contre eux. De plus, toutes les écoles juridiques de l’islam expliquent qu’un apostat DOIT être tué, un commandement enraciné dans les enseignements de Mahomet, qui déclara :
« Si quelqu’un (un musulman) abandonne sa religion, tuez-le. »
Ainsi, menacer de mort quelqu’un peut devenir un acte de piété.
C’est ironique que les observateurs occidentaux non-musulmans, qui ne savent rien ou très peu de l’islam, présument que les voix libérales ou réformatrices sont prédominantes dans les communautés islamiques d’Occident et d’ailleurs, alors que la réalité est que des gens comme Farzana Hassan Shahid et Tarek Fatah n’ont que très peu d’influence parmi les musulmans, et par-dessus tout, ce sont des gens traqués.
Les réformateurs musulmans méritent tout le soutien qu’on peut leur donner, mais nous devrions arrêter de nous faire des illusions en pensant qu’ils sont une majorité.
Et surtout, les représentants du gouvernement et de la loi devraient arrêter de concevoir des politiques basées sur l’hypothèse que les gens comme Farzana Hassan Shahid et Tarek Fatah constituent vraiment la majorité.
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jeudi, mai 22, 2008
Liste des 37 recommandations du rapport final de la commission Bouchard-Taylor
A1 Que l’État octroie beaucoup plus de moyens aux organismes dont le mandat est d’informer et de protéger les citoyens. Nous pensons en priorité à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et au Conseil des relations interculturelles.
A2 Que l’État encourage les projets et les initiatives permettant aux membres des minorités ethniques de se faire davantage voir et entendre devant le grand public (programmes de radio ou télé, journées thématiques, etc.).
A3 Que l’État accroisse le soutien financier à des organismes comme la Fondation de la tolérance, l’Institut du Nouveau Monde et Vision Diversité. Il devrait encourager également la création d’autres projets du même genre à l’échelle du Québec dans l’information, la formation, l’action intercommunautaire, le débat interculturel, la diffusion du pluralisme.
A4 Que l’État accroisse également son appui aux initiatives analogues, aussi prometteuses, déjà en cours ou en préparation dans le monde scolaire et dans le secteur de la santé.
B Les pratiques d’harmonisation
B1 Que l’État s’emploie davantage à promouvoir le cadre civique commun ou ce que nous avons appelé les valeurs publiques communes au sein de diverses institutions et dans le public en général.
B2 Que les gestionnaires d’institutions publiques intensifient leurs efforts pour :
- Adapter à leur milieu et traduire en directives concrètes les grandes balises devant guider la gestion des demandes d’ajustement;
- Poursuivre l’implantation de l’approche dite contextuelle, délibérative et réflexive.
B3 En conformité avec l’objectif de déjudiciarisation des pratiques d’accommodement, que l’État favorise la responsabilisation des acteurs ou intervenants des milieux institutionnels en s’assurant qu’ils ont reçu une formation adéquate. Par exemple, modifier le programme de formation des futurs enseignants pour y ajouter un apprentissage des questions interculturelles, et organiser des sessions spécialisées à l’intention du personnel en exercice.
B4 Que l’État s’assure que les établissements de soins disposent d’un budget suffisant pour combler leurs besoins en services d’interprète.
B5 Que l’État veille à mettre sur pied les mécanismes nécessaires pour que :
- Se constitue au sein de chaque institution une expertise pratique en matière de traitement des demandes d’ajustement;
- Soit diffusé au sein de chaque établissement, en particulier auprès du nouveau personnel, le savoir accumulé par les intervenants;
- S’instituent des activités d’échange et de concertation entre les unités d’un même établissement ou entre établissements d’un même secteur ;
- Les parents nouveaux immigrants soient mieux informés sur les pratiques d’ajustement et sur le fonctionnement du système scolaire.
B6 Nous approuvons l’initiative en cours à l’Assemblée nationale pour insérer dans la charte québécoise une clause interprétative établissant l’égalité hommes-femmes comme une valeur fondamentale de notre société.
B7 Que l’État mette sur pied un Office d’harmonisation interculturelle prenant la forme d’une instance paragouvernementale relevant de l’actuel Conseil des relations interculturelles. Œuvrant en complémentarité avec d’autres organismes déjà existants dans des domaines connexes, cet Office remplirait notamment des fonctions d’information, de formation, d’animation, de conseil, de recherche, le tout centré sur les pratiques d’harmonisation interculturelle, y compris interconfessionnelle, dans notre société.
B8 En matière de congés religieux :
- Que l’État encourage les administrateurs publics et privés à s’orienter vers la formule dite des congés payés avec contrepartie, assortie de diverses possibilités d’aménagement;
- Que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse produise un avis établissant des repères pratiques à l’intention des gestionnaires de tous les milieux de travail : explication du cadre juridique, conception d’outils pour statuer sur les demandes de congés religieux et proposition d’un éventail de formules conformes aux jugements antérieurs des tribunaux et adaptables à chaque milieu de travail ;
- Concernant les problèmes liés au régime de congés religieux en vigueur dans les commissions scolaires (à savoir des congés supplémentaires payés), que l’État forme un comité d’experts mandaté pour trouver une solution équitable et conforme au cadre juridique actuel du régime des congés religieux et ce, après consultation des principaux acteurs intéressés.
B9 Que l’État valorise l’excellence en matière de pratiques d’harmonisation dans les milieux de travail :
- En incitant les grandes sociétés d’État à affirmer un leadership dans ce domaine ;
- En honorant publiquement les employeurs publics ou privés qui se sont signalés par leurs efforts d’intégration et d’harmonisation.
C L’intégration des immigrants
C1 En matière de planification des taux d’immigration, que l’État s’assure de maintenir en équilibre le nombre d’entrées avec les ressources disponibles pour l’accueil, notamment l’insertion à l’emploi et la francisation.
C2 Afin de combler une grave déficience qui se fait sentir présentement, que l’État hausse le financement consacré aux groupes communautaires et autres organismes de première ligne œuvrant à l’accueil et à l’intégration des immigrants, notamment pour consolider et développer le réseau d’organismes existants en évitant le saupoudrage.
C3 Que l’État intensifie ses efforts en matière de francisation et d’intégration des immigrants par :
- Une meilleure coordination des programmes de francisation des immigrants entre les ministères concernés;
- La mise sur pied d’un groupe d’étude pour revoir toute la question de la sous-représentation des membres des minorités ethniques dans les postes de l’administration publique et concevoir une démarche plus efficace;
- Une gestion plus concertée des programmes et des mesures d’intégration au sein de l’appareil gouvernemental, plus particulièrement entre les ministères de l’Immigration, de l’Éducation, de la Santé et de l’Emploi;
- Une meilleure articulation des politiques d’immigration et d’intégration aux objectifs de développement économique et social de notre société;
- Un effort intensif pour réduire le taux de chômage extrêmement élevé parmi les Québécois nés en Afrique et établis au Québec depuis moins de cinq ans.
C4 Que l’État intensifie les mesures pour accélérer le processus de reconnaissance des compétences et des diplômes acquis à l’étranger. Parmi les mesures pressantes, nous recommandons :
- La mise sur pied d’un comité d’enquête indépendant mandaté pour faire la lumière sur les pratiques des ordres professionnels en matière de reconnaissance des diplômes;
- L’établissement d’une instance indépendante permettant aux immigrants de formuler des plaintes et de demander une révision des décisions prises par les ordres professionnels;
- La clarification des rapports entre, d’une part, le Conseil interprofessionnel du Québec, l’Office des professions du Québec et les ordres professionnels et, d’autre part, les universités, les cégeps et l’Office québécois de la langue française, afin de dénouer les impasses qui empêchent de donner suite aux exigences de formation d’appoint imposées aux immigrants.
C5 Que l’État intensifie ses efforts afin de stimuler la régionalisation de l’immigration. Dans cet esprit, il conviendrait de :
- Instituer des mesures incitatives pour les entreprises qui recrutent des immigrants (par exemple, des mesures fiscales) afin de stimuler la régionalisation de l’immigration;
- Accorder un financement ad hoc aux municipalités et aux nombreux organismes d’accueil et d’encadrement qui ont été mis sur pied hors de Montréal, afin de renforcer le réseau actuel;
- Accorder une attention particulière à la Capitale nationale de façon à en faire un deuxième pôle métropolitain d’accueil des nouveaux venus;
- Inviter les régions à faire connaître leurs besoins et à formuler des projets mettant à profit la main-d’œuvre immigrante;
- Encourager et donner de l’expansion aux ententes de stages et d’échanges d’étudiants comme celles qui existent présentement entre la France et le Québec et qui amènent dans nos régions des étudiants étrangers;
- Déléguer plus de responsabilités aux instances régionales.
C6 Pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants, que le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles crée à leur intention un portail interactif afin de centraliser toute l’information sur les ressources et les services institutionnels (incluant : municipaux et communautaires), qu’il s’agisse d’emploi, de logement, de santé, d’éducation, etc.
C7 Que l’État accroisse le soutien financier aux organismes d’appui aux femmes immigrantes.
C8 Que le ministère de l’Immigration prenne les mesures appropriées pour mettre à profit le bénévolat québécois aux fins de l’accueil et de l’intégration des immigrants, notamment pour leur donner accès aux réseaux sociaux.
C9 Que le ministère actuellement responsable de l’immigration s’appelle désormais le ministère de l’Immigration et des Relations interculturelles.
D L’interculturalisme
D1 Que l’État entreprenne une vigoureuse campagne afin de promouvoir l’interculturalisme au sein de notre société, afin qu’il soit davantage connu.
D2 Pour mieux établir l’interculturalisme comme modèle devant présider aux rapports interculturels au Québec, que l’État en fasse une loi, un énoncé de principe ou une déclaration en veillant à ce que cet exercice comporte des consultations publiques et un vote de l’Assemblée nationale.
D3 Que l’État encourage sous toutes sortes de formes les contacts interculturels comme moyens de réduire les stéréotypes et de favoriser la participation et l’intégration à la société québécoise. Dans cet esprit :
- Mettre en œuvre des programmes d’immersion, de mentorat et de tutorat ainsi que de parrainage ou de jumelage, notamment sur le modèle de l’ancien programme d’échange d’étudiants entre Montréal et les régions. Dans le même esprit, intensifier les pratiques scolaires interculturelles, les diverses initiatives municipales et les programmes déjà existants;
- Encourager sous toutes ses formes l’action intercommunautaire;
- Accentuer les efforts pour stimuler le tourisme régional auprès des membres des minorités ethniques montréalaises.
D4 Créer un Fonds d’histoires de vie des immigrants, placé sous la gestion de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
D5 Que l’État prête attention aux représentations qui ont été faites concernant les écoles dites ethnoconfessionnelles.
E Les inégalités et la discrimination
E1 Que l’État s’emploie à mieux connaître et combattre les diverses formes de racisme – en particulier l’ethnicisme – présentes dans notre société. Dans cet esprit :
- Qu’une attention particulière soit portée à la lutte contre les crimes haineux et à la protection de toutes les personnes sujettes à la discrimination multiple (homosexuels, handicapés, etc.);
- Que la charte québécoise interdise l’incitation publique à la discrimination;
- Que des initiatives exceptionnelles soient prises pour lutter contre l’islamophobie et l’antisémitisme et pour combattre la discrimination dont sont l’objet tous les groupes racisés, notamment les Noirs;
- Que plus de ressources et de moyens soient donnés à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
E2 Que les mandataires et les organismes de l’État soient imputables de leurs résultats en matière de lutte contre le racisme et la discrimination, et à cette fin, mettent en place des mécanismes de reddition de compte fondés sur des indicateurs de performance.
E3 Que l’Assemblée nationale donne suite à une recommandation de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse visant à renforcer les droits économiques et sociaux reconnus aux articles 39 à 48 de la charte québécoise :
« La Commission recommande que les droits économiques et sociaux reconnus aux articles 39 à 48 de la Charte soient renforcés en fonction des trois axes suivants :
- Ajout d’une disposition générale, avant l’article 39, prévoyant que la loi doit respecter le contenu essentiel des droits économiques et sociaux;
- Extension aux articles 39 à 48 de la primauté sur la législation, prévue par l’article 52 de la Charte;
- Entrée en vigueur graduelle de ladite primauté, limitée dans un premier temps aux lois postérieures, puis étendue aux lois existantes. »
F La langue française
Note. – Il n’y a aucune recommandation formelle dans le rapport puisque la CCPARDC a jugé que ce thème était à la limite de son mandat. Cela dit, les coprésidents ont procédé à une revue de la situation dans leur rapport.
G La laïcité
G1 Que le gouvernement produise un Livre blanc sur la laïcité, dont le but serait de :
- Définir ce qu’est la laïcité à partir de ses quatre principes (les deux premiers correspondant à ses finalités profondes et les deux autres se traduisant dans des structures institutionnelles essentielles);
- Rappeler les grands choix faits par le Québec en matière de laïcité ;
- Défendre la conception ouverte de la laïcité choisie et mise en œuvre par le Québec;
- Clarifier et soumettre au débat public les questions au sujet desquelles des consensus restent à construire.
G2 Concernant le port de signes religieux par les agents de l’État :
- Qu’il soit interdit aux magistrats et procureurs de la Couronne, aux policiers, aux gardiens de prison, aux président et vice-présidents de l’Assemblée nationale.
- Qu’il soit autorisé aux enseignants, aux fonctionnaires, aux professionnels de la santé et à tous les autres agents de l’État.
G3 Que des mesures soient prises afin de rendre certaines pratiques en cours dans nos institutions publiques conformes aux principes de la laïcité ouverte. En conséquence, au nom de la séparation entre l’État et les Églises et au nom de la neutralité de l’État, nous recommandons que :
- Le crucifix au-dessus du siège du président de l'Assemblée nationale soit retiré et replacé dans l’Hôtel du Parlement à un endroit qui puisse mettre en valeur sa signification patrimoniale;
- Les conseils municipaux abandonnent la récitation de la prière durant leurs séances publiques.
G4 Que le gouvernement fasse une promotion vigoureuse du nouveau cours d’Éthique et de culture religieuse qui doit entrer en vigueur en septembre 2008.
G5 Que l’État produise et diffuse chaque année auprès des gestionnaires d’institutions et d’organismes publics ou privés un calendrier multiconfessionnel indiquant les dates des diverses fêtes religieuses.
H Les recherches à mener
H1 Que l’État libère des fonds de recherche additionnels qui seraient consacrés, notamment, aux sujets suivants :
- La situation de l’interculturalisme;
- Le double rapport, chez l’immigrant, à la culture d’origine et à la culture de la société d’accueil;
- L’évolution des concentrations ethnoculturelles et leur signification en termes d’intégration ou de cloisonnement;
- L’état et l’effet intégrateur de l’action intercommunautaire;
- Le développement d’indicateurs permettant de mesurer l’effet des nombreux programmes gouvernementaux liés à l’accueil, à l’emploi, à la lutte contre la discrimination, à l’intégration sociale et culturelle;
- La situation et le parcours des sous-groupes défavorisés (jeunes issus de minorités racisées, femmes immigrantes, et autres);
- L’évolution du lien social dans les quartiers à forte concentration d’immigrants;
- Les formes de l’islamophobie et les correctifs à apporter;
- Les manifestations d’antisémitisme et les correctifs à apporter.
H2 Que l’État crée un fonds spécial de subvention réservé aux universités et aux cégeps des région, pour des recherches appliquées sur la thématique générale de l’immigration et de l’intégration dans les régions.
La Commission
À la demande du premier ministre, M. Jean Charest, la CCPARDC a dressé un portrait des pratiques d’accommodement, mené une consultation publique dans l’ensemble du Québec et étudié les enjeux en cause.
Plus de 900 mémoires provenant de citoyens, de groupes et d’associations ont été déposés et 241 témoignages ont été entendus durant les 31 jours d’audiences. Un total de 3 423 personnes ont participé aux 22 forums régionaux et plus de 800 aux quatre forums nationaux. Treize recherches ont été commandées à des spécialistes de différentes universités québécoises et 31 groupes-sondes ont été organisés à travers le Québec avec des personnes de divers milieux.
Lorsqu’elle mettra fin à ses activités en juin, la CCPARDC aura dépensé un montant de 3,7 millions de dollars sur un budget total de 5,1 millions de dollars. Le rapport final et les autres documents afférents peuvent être consultés en ligne à l’adresse : www.accommodements.qc.ca.
Libellés : Bétise humaine, Bouchard-Taylor, Canada, Charia, Hidjab, Islam, Israël, Judaïsme, Laïcité, Monde Arabe, Palestine, Québec, Religion et fanatisme
Laïcité ouverte, interculturalisme, lutte contre la discrimination et balises des accommodements sont au cœur de la commission Bouchard-Taylor
Favoriser les ajustements concertés
En plus de la promotion de l’interculturalisme par une loi, une déclaration ou un énoncé de politique, ainsi que de la laïcité ouverte par un livre blanc, le gouvernement est invité à favoriser la responsabilisation des acteurs quant à la gestion des demandes d’ajustement. À cette fin, les coprésidents préconisent une formation accrue des intervenants et la conciliation en matière de pratiques d’harmonisation.
Cela dit, notre société a aussi des responsabilités éminentes sur le plan social et économique. Dans cet esprit, les coprésidents ont également souligné l’importance pour l’État québécois de combattre les diverses formes de racisme et de discrimination multiple présentes dans la société.
« Il faut insister à juste titre sur la laïcité et l’interculturalisme, mais nous devons prendre des mesures énergiques pour favoriser davantage l’intégration des immigrants et lutter contre la discrimination, » a déclaré M. Bouchard. « Il faudra retenir de nos consultations que les gens issus des minorités ont réclamé du travail bien plus que des accommodements. »
À cette fin, les coprésidents recommandent à l’État d’intensifier ses mesures pour accélérer le processus de reconnaissance des compétences et des diplômes acquis à l’étranger. Le rapport compte 37 recommandations sur une gamme de sujets allant du port de signes religieux par les agents de l’État à la régionalisation de l’immigration.
« Nos recommandations s’inscrivent dans ce qu’il est convenu d’appeler le « parcours québécois », a déclaré M. Taylor. « Nous ne proposons ni rupture, ni virage radical, seulement des mesures pour faciliter les rapports interculturels et l’évolution normale d’une société pluraliste et moderne.»
La Commission
Plus de 900 mémoires provenant de citoyens, de groupes et d’associations ont été déposés et 241 témoignages ont été entendus durant les 31 jours d’audience. Un total de 3 423 personnes ont participé aux 22 forums régionaux et plus de 800 aux quatre forums nationaux. Treize (13) recherches ont été commandées à des spécialistes de différentes universités québécoises et 31 groupes-sondes ont été organisés à travers le Québec avec des personnes de divers milieux.
Lorsqu’elle mettra fin à ses activités en juin, la CCPARDC aura dépensé un montant de 3,7 millions de dollars sur un budget total de 5,1 millions de dollars. Le rapport final et les autres documents afférents peuvent être consultés en ligne à l’adresse : www.accommodements.qc.ca.
Libellés : Bétise humaine, Bouchard-Taylor, Canada, Charia, Hidjab, Islam, Israël, Judaïsme, Laïcité, Monde Arabe, Québec, Religion et fanatisme, Sionnisme
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