samedi, avril 04, 2009
Ottawa menace de retirer ses troupes d’Afghanistan si Karzai n’abroge pas la loi machiste récemment adoptée, par Francis Chartrand

Citation du jour :
« Sayed Hossain Alemi Balkhi, un député chiite qui a été impliqué dans la rédaction de la loi, a défendu la loi en disant qu’elle donnait plus de droits aux femmes que n’en donnent même des pays comme la Grande-Bretagne ou les États-Unis ». — source : Times Online, 3 avril 2009
Selon le Times, le Canada, qui est le 3e plus grand contributeur de troupes pour l’OTAN en Afghanistan, a averti qu’il pourrait retirer ses troupes si la loi machiste n’était pas retirée.
Ottawa a raison. Pourquoi maintenir des troupes en Afghanistan pour soutenir un régime qui adopte des lois talibanesques ? Voir : Afghanistan - Karzai approuve une loi qui légalise le viol marital.
Rappelons que la Fédération canado-arabe recevra bientôt en grande pompe à Toronto un cheikh qui enseigne que le mari a le droit de violer sa femme... Il faut aussi dénoncer les talibans chez nous !
Le Canada a demandé vendredi au président afghan Hamid Karzaï de s’expliquer sur un projet de loi visant à limiter les droits des femmes en Afghanistan, avant un sommet de l’OTAN.
« C’est extrêmement inquiétant et troublant pour nombre d’alliés » de l’OTAN, a déclaré vendredi le chef de la diplomatie canadienne, Lawrence Cannon, qui s’exprimait à quelques heures de l’ouverture d’un sommet de l’OTAN à la frontière franco-allemande.
« Nous demandons au président Karzaï d’être en mesure de s’en expliquer », a-t-il ajouté.Jeudi, son ministère avait indiqué avoir convoqué l’ambassadeur d’Afghanistan à Ottawa, Omar Samad, pour lui faire part de leur « profonde préoccupation quant à la récente décision du gouvernement afghan d’adopter une loi qui (...) restreindrait sévèrement les droits des femmes afghanes chiites ».
Le texte législatif à l’étude, appelé « Nouvelle loi sur la famille afghane », interdirait aux femmes de refuser des rapports sexuels à leur mari ou de quitter le domicile familial et d’effectuer différentes démarches sans leur accord, selon les médias canadiens.
Une telle loi « serait injurieuse et offenserait » les femmes, a estimé le ministre canadien. « La politique du Canada est de soutenir les droits de l’Homme, c’est la raison pour laquelle je demande une clarification au président Karzaï », a-t-il dit.
Le Canada a déployé quelque 2.800 militaires dans le sud de l’Afghanistan. Depuis le début de ce déploiement en 2002, 116 soldats canadiens ont été tués dans ce pays.
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Libellés : Afghanistan, Canada, Francis Chartrand, Karzaï
Les talibans qui ont enlevé la canadienne pro-djihad de Vancouver disent qu’ils vont l’exécuter dimanche, par Marie-Êve Marineau

Les militants talibans qui détiennent la canadienne Khadija Abdul Qahaar dans la région tribale du Nord Waziristan ont distribué un flyer vendredi dans lequel ils menacent de la tuer si leur demande de rançon n’est pas satisfaite demain (dimanche).
Les militants avaient déjà donné jusqu’au 31 mars pour le paiement d’une raçon de 2 millions de dollars. Ils ont ensuite prolongé le délai jusqu’au 3 avril. Ils avertissent maintenant que la nouvelle date limite du 5 avril est définitive.
Dans un flyer manuscrit distribué dans certaines parties du Nord-Waziristan par une organisation inconnue « Gumnam Mujahideen-e-Islam » (combattants anonymes pour l’islam), les militants allèguent que la canadienne n’est pas une journaliste mais qu’elle a été envoyée par le gouvernement de Canada pour espionner les Talibans du Nord Waziristan.
« Nous demandons encore une fois aux gouvernements du Pakistan et du Canada d’accepter nos demandes d’ici le 5 avril, sinon nous allons tuer Khadija Abdul Qahaar parce qu’elle n’est pas un journaliste. Elle venue au Pakistan en mission d’espionnage pour le gouvernement canadien.
En vertu de la loi islamique, la sanction est la mort. Jusqu’à maintenant, pas un seul fonctionnaire du Pakistan ou du Canada ne nous a approchés. Le 5 avril est la date limite », dit le flyer mis à la disposition de The News.
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Libellés : Afghanistan, Marie-Êve Marineau, Pakistan, Religion et fanatisme
Une femme de Vancouver enlevée au Pakistan pleure pour sa vie sur une vidéo, par Noémie Cournoyer

Une canadienne prise en otage dans le nord du Pakistan dit que ses ravisseurs projettent de la décapiter à la fin du mois si une rançon de 2 millions $ n’est pas versée.
Dans une vidéo fournie au Globe and Mail et affichée sur le site Internet du journal, Qahaar Khadja Abdul, 52 ans, au visage pâle et hagard, se met à pleurer pendant qu’elle dit : « il reste peu de temps et ma vie prendra fin. »
« Je vais être tuée, comme vous pouvez le voir », dit Qahaar sur la vidéo, en pointant vers un long couteau suspendu derrière elle.
« Je vais être décapitée comme l’ingénieur polonais, probablement d’ici la fin du mois. La date limite est la fin de mars. »
Le géologue polonais Piotr Stanczak a été décapité par un groupe de talibans pakistanais le 7 février 2009.
D’une voix chancelante, Mme Qahaar dit qu’elle est détenue par les talibans « quelque part près de la frontière afghane, au Pakistan ou en Afghanistan. Je ne sais pas où je suis. »
« Une vidéo précédente a été produite et distribuée à mon ambassade, au gouvernement pakistanais, à différents groupes et ONG afin d’essayer d’obtenir que leurs demandes soient satisfaites. »
L’ancien résidente de Vancouver Ouest a été enlevée en novembre avec trois guides alors qu’elle voyageait pour filmer.
Mme Qahaar, qui a changé son nom Beverly Giesbrecht après sa conversion à l’Islam à la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001, est la propriétaire et l’éditrice d’un web magazine pro-islamique controversé appelé Jihad Unspun, qui est enregistré sous une adresse de Vancouver West.
Le site de Mme Qahaara été critiqué par le Centre d’étude Simon Wiesenthal sur l’Holocauste, qui l’a signalé comme « un site canadien pro-terroriste ».
Lisa Monette, une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a déclaré à Canwest News Service jeudi soir que les fonctionnaires sont « au courant de cette vidéo, mais nous n’avons pas d’autre commentaire. »
Peu de temps après la diffusion de la vidéo, Les journalistes canadiens pour la liberté d’expression ont dit que les ravisseurs de Mme Qahaar demandent une rançon de 2 millions $.
« Il est évident que les ravisseurs intensifient la pression pour obtenir une rançon en échange de sa libération », a déclaré Arnold Amber, président du groupe, dans un communiqué.
Mme Qahaar voyageait dans les régions tribales du Pakistan près de la frontière afghane pour amasser du matériel documentaire pour le réseau Al-Jazeera au moment de son enlèvement, a indiqué le groupe dans une déclaration.
Le groupe s’est dit « extrêmement préoccupé par l’absence de progrès dans ce cas d’enlèvement, ainsi que dans le cas en Somalie où la journaliste canadienne Amanda Lindhout et le journaliste australien Nigel Brennan demeurent en captivité après presque sept mois. »
Jihad Unspun, qui publie des nouvelles du Proche-Orient depuis 2002, a posté une note sur son site Internet.
« Avec très peu de ressources, cette petite femme remarquable a haussé la barre du journalisme courageux », dit la note. « Elle savait que son intégrité serait attaquée par les deux parties. »
« Son principal objectif est le journalisme indépendant qui offre une autre voix que celle des médias occidentaux. Elle était consciente des risques associés à son dernier voyage, mais elle avait foi en ceux qui étaient censés la protéger. »
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mardi, novembre 25, 2008
Afghanistan: Libération du fixeur et du chauffeur de la chaîne canadienne CBC, par Anne Humphreys

Reporters sans frontières se réjouit de la libération, le 24 novembre 2008 des frères Shokoor Feroz et Qaem Feroz, respectivement fixeur et chauffeur de la chaîne canadienne Canadian Broadcast Corporation/Radio Canada (CBC). Ils étaient détenus par la National Directorate of Security (NDS, services secrets) depuis le 12 octobre, date à laquelle leur collègue Melissa Fung avait été kidnappée.
"Nous saluons l’intervention du président Hamid Karzai et de nombreuses personnalités afghanes et canadiennes en faveur de Shokoor Feroz et Qaem Feroz, qui étaient injustement emprisonnés. La mobilisation des journalistes et de la direction de la CBC a montré de manière exemplaire que la protection des employés locaux des médias étrangers doit être une priorité. Il serait bienvenu que les autorités afghanes accordent une compensation aux frères Feroz pour le préjudice subi", a affirmé l’organisation.
Lire le communiqué de Reporters sans frontières : http://www.rsf.org/article.php3 ?id_article=29369
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Libellés : Afghanistan, Anne Humphreys, Reporters sans frontières
samedi, novembre 15, 2008
Libération de Melissa Fung
mardi, septembre 30, 2008
Afghanistan: Les frappes aériennes font des victimes civiles, par Marie-Êve Marineau

Le nombre de civils tués en Afghanistan lors des bombardements aériens des forces des Etats-Unis et de l’OTAN a presque triplé entre 2006 et 2007, problème aggravé par les récentes frappes aériennes meurtrières qui ont alimenté un revirement de l’opinion publique, selon un nouveau rapport de Human Rights Watch publié aujourd’hui. Le rapport condamne aussi l’utilisation par les Talibans de «boucliers humains», qui constitue une violation des lois de la guerre.
Bien que depuis leur apparition en juillet 2007, des changements opérationnels préconisés par Human Rights Watch aient réduit le nombre de victimes civiles, des tragédies continuent à se produire, par exemple les frappes sur une fête de mariage le 6 juillet 2008 et le bombardement du 22 août 2008 sur Azizabad, qui ont nui gravement au soutien local des efforts des forces internationales pour assurer la sécurité en Afghanistan.
Le rapport de 43 pages, «‘Troops in Contact’: Airstrikes and Civilian Deaths in Afghanistan» («‘Troupes au contact’ : Frappes aériennes et mort de civils en Afghanistan»), analyse le recours aux frappes aériennes par les forces des Etats-Unis et de l’OTAN et les victimes civiles causées par ces frappes, en particulier quand elles sont effectuées pour pallier le manque de forces terrestres et dans des situations d’urgence. Human Rights Watch a observé que les frappes aériennes planifiées faisaient peu de victimes civiles, tandis que presque toutes les victimes avaient été causées par des bombardements non planifiés.
«Les frappes aériennes des forces de réaction rapide se sont traduites par un nombre plus élevé de victimes civiles, puisque chaque bombe lâchée sur des zones peuplées augmente la probabilité d’une erreur», a déclaré Brad Adams, directeur pour l’Asie à Human Rights Watch. «Les erreurs commises par les Etats-Unis et l’OTAN ont fait chuter de façon spectaculaire le soutien de la population au gouvernement afghan et à la présence des forces internationales censées apporter la sécurité aux Afghans.»
Le rapport décrit la façon dont les forces insurgées ont contribué aux pertes civiles causées par les frappes aériennes en déployant leurs forces dans des villages habités, parfois dans l’intention précise de se protéger elles-mêmes contre des représailles, ce qui constitue une grave violation des lois de la guerre. Human Rights Watch a relevé plusieurs cas où les forces des Talibans ont intentionnellement utilisé des civils comme boucliers pour empêcher des attaques de la part des forces sous commandement américain ou de l’OTAN.
En 2006, 929 civils afghans au moins ont été tués dans des combats liés au conflit armé. Parmi eux, 699 au moins sont morts au cours d’attaques menées par les Talibans (par exemple des attentats suicide et autres attaques illégitimes qui prennent des civils pour cible) et 230 au moins sont morts au cours d’attaques menées par les forces américaines ou de l’OTAN. Parmi ces derniers, 116 ont été tués par des frappes aériennes de l’OTAN ou des forces américaines. En 2007, 1633 civils afghans au moins ont péri lors de combats liés au conflit armé. Parmi eux, 950 environ ont péri au cours d’attaques menées par diverses forces insurgées, dont les Talibans et Al-Qaïda. Au moins 321 d’entre eux ont été tués par des frappes aériennes américaines ou de l’OTAN. Ainsi, les victimes civiles provoquées par les frappes aériennes des forces américaines et de l’OTAN ont presque triplé entre 2006 et 2007.
Au cours des sept premiers mois de 2008, 540 civils afghans au moins ont été tués dans des combats liés au conflit armé. Parmi eux, 367 au moins ont péri au cours des attaques menées par les diverses forces insurgées et 173 sont morts au cours des attaques des forces américaines ou de l’OTAN. Au moins 119 d’entre eux ont été tués par des frappes aériennes des forces américaines ou de l’OTAN. Pour toutes les périodes citées, Human Rights Watch a utilisé les chiffres disponibles les plus prudents.
Human Rights Watch a critiqué la faiblesse des réactions des autorités américaines lorsqu’il y a des victimes civiles. Avant même l’ouverture d’enquêtes sur les frappes aériennes ayant causé des pertes civiles, les autorités américaines nient souvent immédiatement toute responsabilité pour ces morts de civils ou bien en rejettent la faute sur les Talibans. Les enquêtes menées par les Etats-Unis ont été unilatérales, laborieuses, et elles ont manqué de transparence, affaiblissant au lieu de les améliorer les relations avec les populations locales et le gouvernement afghan. Un système défectueux de paiement de dédommagements n’a pas offert de compensation suffisante et opportune pour aider les civils affectés par les attaques américaines.
«Les Etats-Unis doivent mettre fin aux erreurs qui provoquent la mort de tant de civils», a insisté Adams. «Les Etats-Unis doivent aussi assumer leurs responsabilités, par exemple en offrant des dédommagements convenables, lorsque leurs frappes aériennes tuent des civils afghans. Si le fait que les Talibans utilisent des boucliers humains joue un rôle dans la mort de certains civils, les Etats-Unis ne devraient pas saisir ce prétexte alors qu’ils auraient pu prendre de meilleures précautions. Après tout, ce sont leurs bombes qui tuent.»
Human Rights Watch a constaté que peu de victimes civiles avaient été causées par des frappes aériennes planifiées contre des objectifs talibans présumés. Au contraire, la plupart des pertes civiles causées par des frappes aériennes se sont produites au cours des frappes instables exécutées en réaction rapide pour soutenir les «troupes au contact» – les forces terrestres attaquées par les insurgés. Ces frappes imprévues ont eu lieu dans des situations où des unités des forces spéciales sous commandement américain – normalement à effectifs réduits et dotés d’armes légères – ont été attaquées par les insurgés ; au cours d’attaques des forces américaines/de l’OTAN poursuivant des forces insurgées s’étant réfugiées dans des villages habités ; et lors d’attaques aériennes où s’appliquaient les règles d’engagement américaines «d’autodéfense préventive».
Les conséquences des frappes aériennes vont au delà des morts de civils. Par exemple, une enquête du gouvernement afghan a révélé que deux attaques sur une période de trois jours à partir du 30 avril 2007 dans le district de Shindand avaient entraîné la destruction de nombreuses maisons. Dans chacun des cas examinés par Human Rights Watch où des frappes aériennes avaient touché des villages, de nombreux civils ont du quitter le village à cause des dégâts subis par leurs maisons et de crainte de nouvelles frappes. Parfois, les habitants de villages voisins fuient aussi, craignant d’autres frappes sur leurs villages. Ceci a entraîné un grand nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays.
Pour répondre aux inquiétudes de la population et aux plaintes du Président Hamid Karzaï, en juillet 2007 la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) dirigée par l’OTAN a annoncé plusieurs changements dans sa tactique de sélection de cibles. Parmi ces changements, on relève l’emploi de munitions plus petites, le fait de différer des attaques contre des lieux où des civils peuvent être touchés, et le fait de transmettre les fouilles des maisons à l’Armée nationale afghane. L’examen des indices disponibles suggère que ces changements ont eu quelque impact, puisqu’il y a eu une chute significative du nombre de victimes civiles causées par des frappes aériennes dans la deuxième moitié de l’année 2007, alors même que la quantité globale de bombes lâchées avait augmenté.
Human Rights Watch a salué ces changements dans la sélection de cibles, mais est toujours préoccupé par les morts de civils qui continuent à être provoquées par les frappes aériennes, en particulier du fait que le nombre de frappes aériennes a augmenté de façon spectaculaire et que le nombre de morts et de blessés a bondi cet été.
Human Rights Watch a appelé les Etats-Unis et l’OTAN à répondre au bilan de plus en plus lourd de civils tués par des frappes aériennes non programmées, et à résoudre les problèmes persistants de l’évaluation des dommages collatéraux sur le terrain et l’application contradictoire de leurs Règles d’engagement.
«Les récentes frappes aériennes qui ont tué de très nombreux Afghans montrent clairement que le système est encore défectueux et que les civils continuent à payer le prix fort», a observé Adams. «Les morts de civils causées par les frappes aériennes sont un argument de recrutement pour les Talibans et risquent de détruire les efforts internationaux pour apporter une sécurité fondamentale au peuple d’Afghanistan.»
Libellés : Afghanistan, Human Rights Watch, Marie-Êve Marineau
jeudi, septembre 11, 2008
Afghanistan: Les frappes aériennes font des victimes civiles, par Anne Humphreys

(New York, le 8 septembre 2008) – Le nombre de civils tués en Afghanistan lors des bombardements aériens des forces des Etats-Unis et de l’OTAN a presque triplé entre 2006 et 2007, problème aggravé par les récentes frappes aériennes meurtrières qui ont alimenté un revirement de l’opinion publique, selon un nouveau rapport de Human Rights Watch publié aujourd’hui. Le rapport condamne aussi l’utilisation par les Talibans de «boucliers humains», qui constitue une violation des lois de la guerre.
Bien que depuis leur apparition en juillet 2007, des changements opérationnels préconisés par Human Rights Watch aient réduit le nombre de victimes civiles, des tragédies continuent à se produire, par exemple les frappes sur une fête de mariage le 6 juillet 2008 et le bombardement du 22 août 2008 sur Azizabad, qui ont nui gravement au soutien local des efforts des forces internationales pour assurer la sécurité en Afghanistan.
Le rapport de 43 pages, « ‘Troops in Contact’: Airstrikes and Civilian Deaths in Afghanistan » (« ‘Troupes au contact’ : Frappes aériennes et mort de civils en Afghanistan »), analyse le recours aux frappes aériennes par les forces des Etats-Unis et de l’OTAN et les victimes civiles causées par ces frappes, en particulier quand elles sont effectuées pour pallier le manque de forces terrestres et dans des situations d’urgence. Human Rights Watch a observé que les frappes aériennes planifiées faisaient peu de victimes civiles, tandis que presque toutes les victimes avaient été causées par des bombardements non planifiés.
«Les frappes aériennes des forces de réaction rapide se sont traduites par un nombre plus élevé de victimes civiles, puisque chaque bombe lâchée sur des zones peuplées augmente la probabilité d’une erreur», a déclaré Brad Adams, directeur pour l’Asie à Human Rights Watch. «Les erreurs commises par les Etats-Unis et l’OTAN ont fait chuter de façon spectaculaire le soutien de la population au gouvernement afghan et à la présence des forces internationales censées apporter la sécurité aux Afghans.»
Le rapport décrit la façon dont les forces insurgées ont contribué aux pertes civiles causées par les frappes aériennes en déployant leurs forces dans des villages habités, parfois dans l’intention précise de se protéger elles-mêmes contre des représailles, ce qui constitue une grave violation des lois de la guerre. Human Rights Watch a relevé plusieurs cas où les forces des Talibans ont intentionnellement utilisé des civils comme boucliers pour empêcher des attaques de la part des forces sous commandement américain ou de l’OTAN.
En 2006, 929 civils afghans au moins ont été tués dans des combats liés au conflit armé. Parmi eux, 699 au moins sont morts au cours d’attaques menées par les Talibans (par exemple des attentats suicide et autres attaques illégitimes qui prennent des civils pour cible) et 230 au moins sont morts au cours d’attaques menées par les forces américaines ou de l’OTAN. Parmi ces derniers, 116 ont été tués par des frappes aériennes de l’OTAN ou des forces américaines. En 2007, 1633 civils afghans au moins ont péri lors de combats liés au conflit armé. Parmi eux, 950 environ ont péri au cours d’attaques menées par diverses forces insurgées, dont les Talibans et Al-Qaïda. Au moins 321 d’entre eux ont été tués par des frappes aériennes américaines ou de l’OTAN. Ainsi, les victimes civiles provoquées par les frappes aériennes des forces américaines et de l’OTAN ont presque triplé entre 2006 et 2007.
Au cours des sept premiers mois de 2008, 540 civils afghans au moins ont été tués dans des combats liés au conflit armé. Parmi eux, 367 au moins ont péri au cours des attaques menées par les diverses forces insurgées et 173 sont morts au cours des attaques des forces américaines ou de l’OTAN. Au moins 119 d’entre eux ont été tués par des frappes aériennes des forces américaines ou de l’OTAN. Pour toutes les périodes citées, Human Rights Watch a utilisé les chiffres disponibles les plus prudents.
Human Rights Watch a critiqué la faiblesse des réactions des autorités américaines lorsqu’il y a des victimes civiles. Avant même l’ouverture d’enquêtes sur les frappes aériennes ayant causé des pertes civiles, les autorités américaines nient souvent immédiatement toute responsabilité pour ces morts de civils ou bien en rejettent la faute sur les Talibans. Les enquêtes menées par les Etats-Unis ont été unilatérales, laborieuses, et elles ont manqué de transparence, affaiblissant au lieu de les améliorer les relations avec les populations locales et le gouvernement afghan. Un système défectueux de paiement de dédommagements n’a pas offert de compensation suffisante et opportune pour aider les civils affectés par les attaques américaines.
«Les Etats-Unis doivent mettre fin aux erreurs qui provoquent la mort de tant de civils», a insisté Adams. «Les Etats-Unis doivent aussi assumer leurs responsabilités, par exemple en offrant des dédommagements convenables, lorsque leurs frappes aériennes tuent des civils afghans. Si le fait que les Talibans utilisent des boucliers humains joue un rôle dans la mort de certains civils, les Etats-Unis ne devraient pas saisir ce prétexte alors qu’ils auraient pu prendre de meilleures précautions. Après tout, ce sont leurs bombes qui tuent.»
Human Rights Watch a constaté que peu de victimes civiles avaient été causées par des frappes aériennes planifiées contre des objectifs talibans présumés. Au contraire, la plupart des pertes civiles causées par des frappes aériennes se sont produites au cours des frappes instables exécutées en réaction rapide pour soutenir les «troupes au contact» – les forces terrestres attaquées par les insurgés. Ces frappes imprévues ont eu lieu dans des situations où des unités des forces spéciales sous commandement américain – normalement à effectifs réduits et dotés d’armes légères – ont été attaquées par les insurgés ; au cours d’attaques des forces américaines/de l’OTAN poursuivant des forces insurgées s’étant réfugiées dans des villages habités ; et lors d’attaques aériennes où s’appliquaient les règles d’engagement américaines «d’autodéfense préventive».
Les conséquences des frappes aériennes vont au delà des morts de civils. Par exemple, une enquête du gouvernement afghan a révélé que deux attaques sur une période de trois jours à partir du 30 avril 2007 dans le district de Shindand avaient entraîné la destruction de nombreuses maisons. Dans chacun des cas examinés par Human Rights Watch où des frappes aériennes avaient touché des villages, de nombreux civils ont du quitter le village à cause des dégâts subis par leurs maisons et de crainte de nouvelles frappes. Parfois, les habitants de villages voisins fuient aussi, craignant d’autres frappes sur leurs villages. Ceci a entraîné un grand nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays.
Pour répondre aux inquiétudes de la population et aux plaintes du Président Hamid Karzaï, en juillet 2007 la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) dirigée par l’OTAN a annoncé plusieurs changements dans sa tactique de sélection de cibles. Parmi ces changements, on relève l’emploi de munitions plus petites, le fait de différer des attaques contre des lieux où des civils peuvent être touchés, et le fait de transmettre les fouilles des maisons à l’Armée nationale afghane. L’examen des indices disponibles suggère que ces changements ont eu quelque impact, puisqu’il y a eu une chute significative du nombre de victimes civiles causées par des frappes aériennes dans la deuxième moitié de l’année 2007, alors même que la quantité globale de bombes lâchées avait augmenté.
Human Rights Watch a salué ces changements dans la sélection de cibles, mais est toujours préoccupé par les morts de civils qui continuent à être provoquées par les frappes aériennes, en particulier du fait que le nombre de frappes aériennes a augmenté de façon spectaculaire et que le nombre de morts et de blessés a bondi cet été.
Human Rights Watch a appelé les Etats-Unis et l’OTAN à répondre au bilan de plus en plus lourd de civils tués par des frappes aériennes non programmées, et à résoudre les problèmes persistants de l’évaluation des dommages collatéraux sur le terrain et l’application contradictoire de leurs Règles d’engagement.
«Les récentes frappes aériennes qui ont tué de très nombreux Afghans montrent clairement que le système est encore défectueux et que les civils continuent à payer le prix fort», a observé Adams. «Les morts de civils causées par les frappes aériennes sont un argument de recrutement pour les Talibans et risquent de détruire les efforts internationaux pour apporter une sécurité fondamentale au peuple d’Afghanistan.»
Libellés : Afghanistan, Anne Humphreys, Human Rights Watch
samedi, juillet 26, 2008
Omar Khadr rêve d’une vengeance, son frère rêve de 72 vierges (anglais), par Iba Bouramine


Assez ressemblant en effet même sous ce turban de moudjahidine. Et je crois même qu’il s’agirait d’une main et d’un pied amputés que ce jeune homme exibe tel un butin de guerre. Joli trophée que cet enfant, au sourire rayonnant d’épanouissement, grâce à la bonne éducation du modèle djihadiste mahométan, nous balance au bout des doigts. Oui, sa voie semble toute tracée et bien transmise de papa Khadr à fiston junior Khadr.... AH ! la charia...quelle charmante culture religieuse et un sens élevée de l’Éthique. Il ne faudrait pas que cette photo circule à l’école durant le cours sur l’éthique et la culture religieuse en plein islam 101 sur les bienfaits de la charia : la sourate 5 verset42 : v. 42 du coran :
« Quant au voleur et à la voleuse, coupez-leur les mains à tous deux comme rétribution de ce qu’ils ont acquis [en volant] : c’est le châtiment d’Allah… » . Vous avez aussi l’autre recette coranique tout aussi éthique pour les récidivistes : l’amputation de la jambe opposée de la main coupée.
Ce verset a le mérite de la clarté. Plus explicite que ça tu meurs, câlisse!
Nos politiciens parlent de Omar Khadr comme d’un enfant soldat. Ils s’abstiennent de dire qu’il a été élevé et endoctrinné non pour être soldat mais pour déclarer le jihad violent contre tout ce qui n’est pas musulman. L’endoctrinnement est tel que son jeune frère, même en chaise roulante, rêve de se faire exploser pour rejoindre les 72 vièrges promises dont il perçoit déjà le parfum capiteux.
Et nos chers politiciens veulent rapatrier une telle bombe chez nous. Ils ne nous disent pas s’ils ont l’intention de surveiller Omar Khadr après son éventuel rapatriement et combien de millions de dollars cette surveillance coûtera au contribuable canadien.
Et qu’adviendra-t-il de Bob Rae et de Gilles Duceppe si Omar Khadr s’avisait de mettre en pratique le jihadisme qu’il a absorbé avec le lait maternel, en se faisant exploser quelque part, au Canada ou ailleurs, entraînant dans la mort des victimes innocentes ? Bob Rae cessera-t-il de dormir et Gilles Duceppe aurait-il l’air assez fou pour démissionner ? Probablement NON, les bien-pensants n’on jamais tort, même quand ils se rendent responsables de catastrophes.
On ne tarde pas à réaliser que la sécurité des innocents n’est pas la priorité de nos chers politiciens, ce qui les préoccupe c’est se montrer politiquement correct, leurs gesticulations devant les médias ne font qu’apporter de l’eau au moulin des islamistes et des prétendus défenseurs des droits humains.
D’ailleurs tout ce beau monde, politiciens compris, se montrent étrangement silencieux quand ils apprennent dans les nouvelles que tel ou tel ex-détenu de Guantanamo, retourné dans son pays et supposé y être surveillé étroitement, s’est fait exploser en Irak causant la mort de dizaines de gens, ou a été tué en Afghanistan en se battant contre les soldats de la force internationale.
Qu’il soit ici ou ailleurs, je ne souhaite pas la vengeance pour la vengeance. Après tout, Omar Khadr est doublement victime : De son père et de sa religion destructrice. Je ne pense pas qu’il représente une menace sérieuse pour le Canada, puisqu’il sera étroitement surveillé par la GRC, qui pourrait même profiter pour démasquer de futurs terroristes.
Mais à quels frais ? Un pays qui a des couilles (sûrement pas le Canada) l’aurait même jugé pour haute trahison, puisqu’il a combattu contre des alliés, dans une guerre approuvée par l’ONU qui impliquait son propre pays (mais ceci sans prendre en compte que son propre pays est l’Islam – le Canada ne sert qu’en cas de pépin).
Ce qui est amusant dans son cas c’est plutôt l’acharnement avec lequel les politiciens de l’opposition se battent pour le rapatrier, surtout que cette vidéo «sensationnelle» avec les agents de la GRC était filmée alors que les Libéraux étaient au pouvoir ! Quel grand cœur ce Stéphane Dion ! Quant à Duceppe et Layton, ca fait longtemps qu’on connaît leur monopole «humaniste» en tant que progressistes convaincus très rose bonbon.
Qu’est ce qu’ils ne feraient pas pour embarrasser ces méchants de l’administration américaine, ces «fondamentalistes-de-l’extrême-droite» ; même rapatrier à grands frais un membre d’une famille qui crache ouvertement sur la démocratie Occidentale et qui ne rêve que de réduire en esclavage - avec son modèle islamique - ceux-là même qui le défendent. Le plus ridicule est que j’ai lu quelque part qu’un Imam d’une mosquée serait prêt à le prendre en charge afin de lui montrer le «vrai Islam de paix» (qu’il commence par le montrer à son frère ici présent) !
Et en cas de pépin avec un Khadr vengeur, pas de problème : Ces mêmes politiciens s’empresseront alors pour blâmer Harper, l’Afghanistan, la politique conservatrice qui marginalise et offense les musulmans, etc.
Le cas Khadr-soldat pose les questions suivantes à nos chers gauchistes locaux :
Est-il légitime de tirer sur un enfant bourré d’explosifs qui s’apprête à se faire sauter dans un Centre d’achats comme en Israël ? (On aura droit à une tonne de bla bla, mais jamais la bonne réponse).
Combien s’intéresseraient au sort de Khadr, si ce dernier était un extrémiste chrétien accusé d‘avoir comploté pour faire sauter une clinique d’avortement aux É.U. ? (Ils auraient au contraire profité de sa présence là bas pour demander une punition exemplaire dans son cas, vu les sentences bonbon ici) !
Je veux bien voir que les Afghans se font envahir, je veux bien croire qu'ils veulent se défendre, mais je suis d’avis que ce jeune est irrécupérable. À 15 ans il savait ce qu’il faisait, il avait l’âge de raison, il doit donc être tenu responsable de ses actes, surtout quand lui et son frère veulent devenir des martyrs.
Que dire de plus... nous nous enterrons vivant avec notre «tolérance à marde» avec tous les tits amis de l'«arc-en-ciel» mu-mu-mu-multiculturel, qui dansent le Ô Canada en 420 langues pour rassurer tous les Canadiens et-les-Canadiennes, que tout le monde s'aime, avec leur beau sourire dans leur face d'hypocrite.
On a vu, hiver 2007, ce que c'était se dresser debout au Québec; et vlan on casse les jambes à Hérouxville. On y voit même des espèces «d'escouades ou de patrouilles pro-diversité faisant la propagande multiculturelle à grand coup de coran et de charia » par des «baiseux de cul de mollahs» qui sont des gogauches du Plateau-Mont-Royal, et ce, au plus profond des creux du Témiscamingue, câlisse, juste pour chier le monde de Ville-Marie et de Quyon, pour être sûr qu'un autre Hérouxville n'arrive jamais et pour faire comprendre aux Québécois «que le multiculturalisme est là pour rester et que notre folklore on se crisse dans le cul parce qu'il est contraire aux valeurs des Juifs de Boibriand et d'Outremont et des Islamistes de Parc-Extension, de Ville Saint-Laurent et de Ville LaSalle».
Oui, maintenant, il est mieux vu, pour le Conseil du Statut de la Femme du Québec, de porter le hidjab ou la birka, que de porter un g-string ou une camisole.
Soyons vigilants et cessons d’être aveuglés par des stupides droits de l’hommerie. Notre pays mérite mieux et plus : la sauvegarde de notre civilisation et notre protection civile.
Iba Bouramine,
21 ans
Née à Alger, c'est à Ahunstic que j'ai grandie
Libellés : Afghanistan, Iba Bouramine, Islam, Jeunesse, Laïcité, Monde Arabe
vendredi, juillet 25, 2008
Karzaï durement critiqué, par Anne Humphreys
Le papier est signé par Thomas Schweich, qui était chargé auprès de l'ambassade des États-Unis à Kaboul de lutter contre le trafic de la drogue en Afghanistan, de mars 2006 à juin 2008.
Selon M. Schweich, la narcocorruption aurait atteint le sommet du gouvernement afghan. Il allègue même que des membres du gouvernement Karzaï seraient impliqués dans le trafic de la drogue, mais que le président ferme les yeux.
Les narcotrafiquants achèteraient le silence de chefs de polices, de juges et d'autres responsables. De plus, lorsque les trafiquants sont arrêtés et condamnés, ils corromperaient les agents de prison, de sorte que leur emprisonnement est de courte durée.
L'Afghanistan produit 90 % de l'héroïne mondiale. En 2007, 880 tonnes de pavot, à l'origine de la fabrication de l'héroïne, auraient été produites dans le pays. Les régions de Helmand et de Kandahar, où se trouvent les troupes canadiennes, sont les deux provinces les plus touchées par la production d'opium. Selon des chiffres avancés par les Nations unies, la vente d'héroïne sur le marché noir aurait remporté 4 milliards de dollars (US) en 2007.
Thomas Schweich estime que la lutte au trafic de stupéfiants en Afghanistan est un échec. Selon lui, la culture du pavot aurait augmenté de 17 % en 2007 comparativement à 2006. De plus, cette année, l'éradication des cultures de pavot n'équivaudrait qu'au tiers des 20 000 hectares détruit en 2007, soit environ 6600 hectares.
L'ancien diplomate ne blâme pas uniquement le gouvernement Karzaï dans l'échec à la lutte contre le trafic de drogue. Selon lui, le Pentagone fait une erreur en attendant la fin de la guerre en Afghanistan pour mettre fin au trafic de stupéfiants, car l'argent empoché par la production d'héroïne entretient l'insurrection des talibans.
M. Schweich croit également que les pays membres de l'OTAN devraient s'impliquer davantage dans cette lutte.
Une étrange cabale d'Européens timorés, de médias aveugles, d'Afghans corrompus, d'officiers du Pentagone bornés, de démocrates aux motivations politiciennes et de talibans a empêché la mise en oeuvre d'un programme antidrogue efficace.
— Thomas Schweich
Plaidoyer de Karzaï
Le président afghan, Hamid Karzaï, a réfuté jeudi les allégations de Thomas Schweich. M. Karzaï estime que l'explosion du trafic de drogue dans son pays n'est pas uniquement imputable à l'Afghanistan. « Sans doute certains Afghans sont des trafiquants de drogue, mais la majorité [ des trafiquants] font partie de la mafia internationale qui ne vit pas en Afghanistan », a-t-il dit.
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Presse canadienne et Site du New York Times Magazine
Libellés : Afghanistan, Anne Humphreys, États-Unis, Islam, Karzaï, Monde Arabe
mardi, juillet 15, 2008
Afghanistan - 2 femmes brutalement assassinées par les Talibans pendant que AP filme. Et l’éthique ?, par Noémie Cournoyer

Dans la soirée du 12 juillet 2008, deux femmes afghanes non identifiées parlent entre elles quelques minutes avant d’être exécutées par les Talibans dans la province de Ghazni, en Afghanistan
(AP Photo / Rahmatullah Naikzad) (original ici)

Dimanche 13 juillet, les gens du coin regardent les deux femmes afghanes abattues par les Talibans
(AP Photo/Rahmatullah Naikzad) (original ici)
Cette page de l’AP semble suggérer que Rahmatullah Naikzad a également tourné un vidéo de l’assassinat des deux femmes. [Mise à jour : Oui, il l’a fait. Vidéo ajouté à la fin]
Nous souhaitons rappeler à AP que le fait pour les Talibans d’avoir invité un journaliste à l’assassinat signifie qu’ils voulaient que la nouvelle soit diffusée. AP a clairement été utilisé comme outil de propagande par les Talibans.
Est-ce que cela fait du photographe un complice ou seulement un témoin du crime ? Quand vous savez qu’un crime est sur le point d’être commis, n’avez-vous pas une obligation morale et éthique de tenter de prévenir ce crime ? Même si vous êtes journaliste ? Même si tout ce que vous faites est tenter d’alerter les autorités - dans le présent cas, quelqu’un dans le gouvernement afghan ou l’OTAN ?
Une recherche rapide de photos de Rahmatullah Naikzad sur Yahoo News semble indiquer qu’il est très amical avec les Talibans. La plupart des photos montrent des combattants talibans qui posent pour le photographe AP. Par exemple :
(AP Photo/Rahmatullah Naikzad) (original ici)
Naikzad semble avoir été intégré aux Talibans durant la journée, avant que les deux femmes soient assassinées. La photo ci-dessous, prise par Naikzad, a cette légende :
Des militants Talibans au visage couvert s’entraînent avant qu’ils aient exécuté deux femmes afghanes dans la province de Ghazni, en Afghanistan, samedi le 12 juillet, 2008 (original ici)
Vous remarquerez par la légende sous la première photo en haut de cette page qu’elle a clairement été prise de nuit quelques minutes avant que les deux femmes soient assassinées. La deuxième photo ci-dessus, montrant les corps des deux femmes, a clairement été prise le lendemain du meurtre des deux femmes. Cela signifie que Rahmatullah Naikzad a passé au moins 24 heures avec les Talibans !
Qu’a fait Rahmatullah Naikzad pour prévenir le meurtre des deux femmes ? Ou encore, que fait-il présentement pour aider à trouver les meurtriers ? Je serais surpris que la réponse soit autre chose que rien du tout.
Encore une fois, AP apporte aide et encouragement à l’ennemi. Cette fois-ci, à un groupe figurant sur la liste américaine des organisations terroristes étrangères et auquel plusieurs résolutions du Conseil de sécurité interdisent de fournir une quelconque assistance.
AP recevra-t-il un prix Pulitzer cette fois-ci ?
Merci à Phyllis Chessler pour avoir signalé la photo.
UPDATE : Si vous vous souvenez, AP avait tenté d’excuser les photos que Bilal Hussein avait prises de deux « insurgés » posant sur le corps de l’otage assassiné Salvatore Santoro en prétendant qu’il avait été pris de force par les terroristes qui lui ont montré le corps après que Santoro ait été tué. Cette fois, AP n’a pas une telle excuse.
Si nous acceptons la version de AP quant aux photos de Santoro par Bilal Hussein, alors les photos de Rahmatullah Naikzad sont clairement pires que celles de Hussein ! Il a été témoin de l’assassinat des deux femmes !
UPDATE II : Ça s’aggrave. Une vidéo a été réalisée par Naikzad (ci-dessous). C’est terrible. Les deux femmes ont été assassinées la nuit, alors ce n’est pas visuellement graphique, mais le son est terrible. Vous pouvez entendre l’une des femmes hurler après que les premières balles aient été tirées.
C’est officiel : l’AP a désormais remplacé al Jazeera comme média officiel pour diffuser les vidéos des terroristes.
UPDATE III : AllahP fait grand cas de la violation par AP de ses propres normes éthiques. Notez également son point de vue sur la différence entre les sites anti-djihad montrant ces images et le territoire « neutre » montré par AP.
Le point essentiel ici est le contexte dans lequel les photos/vidéos sont montrées.
Dans le contexte de ce blog, il est clair que les photos sont destinées à montrer ce terrible mal que nous combattons. Mais lorsque AP décide d’utiliser des termes neutres pour contextualiser les photos, une limite est franchie vers un relativisme moral qui est plus que simplement antipatriotique. C’est carrément dégoûtant !
Au lieu d’appeler les Talibans ce qu’ils sont – des criminels de guerre et des combattants illégaux primae faciea - ils les désignent simplement comme des « militants ». Pire, ils permettent aux Talibans de choisir les mots pour décrire l’horrible meurtre des deux femmes – une exécution.
Plus j’y pense, cela suggère que AP est pire que al-Jazira. Rappelez-vous quand nous avons tous été indignés par Al-Jazira montrant des vidéos produits par des terroristes ? Ce vidéo terroriste avait été filmé par l’AP.
UPDATE IV : Drew M : Pas un mot encore à savoir si AP poursuivra les Talibans s’ils utilisent les photos ou des extraits de son histoire sur leurs sites de recrutement djihadistes.
UPDATE V : Pirate’s Cove pose la question finale : Est-ce que tous ces groupes féministes de gauche que nous n’entendons jamais au sujet du sort des femmes dans l’islam dénonceront ce que le AP a fait ?
AVERTISSEMENT : Ce vidéo de l'AP (Associated Press) est explicite et montre le meurtre de deux femmes par des Talibans.
Voir en ligne : The Jawa Report, par Dr. Rusty Shackleford, le 14 juillet 2008
Libellés : Afghanistan, Charia, Islam, Laïcité, Noémie Cournoyer
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