dimanche, mai 09, 2010
Le gouvernement propose d'ajouter 30 députés

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a déposé jeudi un projet de loi qui entraînerait l'ajout de 30 sièges à la Chambre des communes.
Le but du projet est d'assurer une représentation plus équitable des provinces qui ont connu, ces dernières années, une forte croissance démographique, a expliqué Steven Fletcher, le ministre de la Réforme démocratique.
L'Ontario obtiendrait donc 18 nouveaux députés fédéraux, tandis que la Colombie-Britannique en aurait 7 et l'Alberta, 5.
Quant aux autres provinces, elles conserveraient le nombre de sièges qu'elles détiennent actuellement. Le Québec est, par conséquent, assuré de garder ses 75 députés fédéraux.
« Le projet de loi garantit également au Québec et à l'ensemble des autres provinces le nombre actuel de sièges qu'elles détiennent, même si leur population ne le justifie pas », a précisé jeudi Steven Blaney, le député conservateur de Lévis-Bellechasse.
Reste que si ce projet est adopté, le nombre total de sièges passera de 308 à 338. Le poids relatif des provinces dont le nombre de sièges n'a pas augmenté diminuera donc mécaniquement : avec 75 sièges sur 338, la voix politique du Québec sera plus faible qu'avec 75 sièges sur 308.
La seule façon pour la province de reprendre du poids politique à la Chambre des communes serait de prendre du poids démographique grâce à une augmentation de la natalité ou de l'immigration, comme l'a laissé entendre Steven Blaney.
Le Bloc québécois a dénoncé la nouvelle tentative du gouvernement de modifier la composition de la Chambre des communes. Il s'agit, selon lui, d'un stratagème politique. La bloquiste Claude DeBellefeuille a parlé de cette réforme comme d'une manoeuvre partisane au détriment de la nation québécoise.
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vendredi, juillet 25, 2008
Élections partielles, c'est un rendez-vous, par Marie-Êve Marineau

Deux de ces élections complémentaires se tiendront dans la région de Montréal, soit dans Westmount-Ville-Marie et à Saint-Lambert. La troisième aura lieu à Guelph, en Ontario.
Dans Westmount-Ville-Marie, le Parti libéral jouira d'un candidat à la notoriété non négligeable, puisqu'il s'agit de l'ancien astronaute Marc Garneau. Celui-ci veut prendre le relais de Lucienne Robillard, qui a pris sa retraite. Son adversaire principal, l'ancienne animatrice de CBC radio Anne Lagacé-Dowson, est une recrue du Nouveau Parti démocratique, qui aimerait bien rééditer l'exploit qu'a constitué l'élection de Thomas Mulcair dans Outremont en 2007 .
Du côté de Saint-Lambert, la candidate bloquiste Josée Beaudin tentera de conserver dans le giron du parti le siège occupé depuis 2004 par Maka Kotto. Ses adversaires: la libérale Roxanne Stanners, le conservateur Patrick Clune et le néo-démocrate Richard Marois.
À Guelph, le Parti libéral règne en maître depuis des années et les autres partis auront une tâche ardue. En 2006, cependant, les conservateurs avaient réussi à réduire l'écart avec les libéraux à quelques milliers de voix.
Ces élections partielles sont un premier test électoral pour le Tournant vert du chef libéral Stéphane Dion.
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mercredi, mai 28, 2008
Démission du ministre des Affaires étrangères canadien
OTTAWA (Reuters) - Sous pression depuis trois semaines en raison de révélations sur le passé de son ex-compagne, le ministre canadien des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a remis lundi sa démission.
Le ministre a renoncé à sa charge après avoir reconnu avoir laissé des documents confidentiels dans un endroit non sécurisé, l'appartement de son ex-amie naguère liée à des figures du crime organisé.
"Le ministre Bernier a pris connaissance et m'a informé qu'il avait laissé des documents classifiés dans un endroit non sécurisé. C'est une erreur très sérieuse", a annoncé à la presse le Premier ministre, Stephen Harper, ajoutant que son chef de la diplomatie avait "accepté ses responsabilités en démissionnant".
Maxime Bernier, qui est âgé de 45 ans, était l'objet de pression depuis la publication par le quotidien Globe and Mail, au début du mois, de documents judiciaires datant de 2003 et établissant que Julie Couillard, aperçue à ses côtés lors de sa prestation de serment, en août dernier, avait été mariée à un membre d'une bande criminelle organisée.
Dans une interview diffusée tard lundi soir par la chaîne de télévision TVA, Julie Couillard a révélé que Bernier avait laissé ces documents confidentiels à l'origine de sa démission chez elle, en avril. "Il est venu chez moi, et il est reparti, et le document est resté chez moi", a-t-elle dit.
L'opposition estimait que le passé de la jeune femme attestait d'un défaut de jugement préjudiciable aux fonctions ministérielles de Maxime Bernier.
"En tant que chef du corps diplomatique, comment peut-il expliquer qu'une relation avec une personne qui avait des liens avec le crime organisé serait sans conséquence", avait déclaré le député libéral Michael Ignatieff le 8 mai dernier au parlement.
L'affaire était venue s'ajouter à une série d'impairs commis par Bernier. Il avait notamment mis Ottawa dans l'embarras en suggérant publiquement au président afghan Hamid Karzaï de limoger le gouverneur de la province de Kandahar, dans le Sud afghan, où sont déployés 2.500 soldats canadiens.
"A l'évidence, M. Bernier a subi une accumulation de gaffes ces dernières semaines. Le sujet était arrivé à un point de rupture", a déclaré lundi le député libéral Ralph Goodale.
Le Premier ministre a précisé que la démission de Bernier n'avait rien à voir avec sa relation avec Couillard, ni avec les précédentes gaffes du ministre.
"C'est seulement cette erreur, c'est une erreur très grave pour n'importe quel ministre. Nous devons tout le temps accepter des responsabilités pour des documents classifiés et le ministre a reconnu immédiatement la gravité de cette erreur", a dit Harper.
"C'est une erreur très grave, quel que soit le ministre, quelle que soit sa vie privée", a-t-il insisté, le visage grave.
Bernier est le premier des ministres du cabinet Harper contraint à la démission dans ces conditions depuis la victoire électorale des conservateurs, en janvier 2006.
L'actuel ministre du Commerce, David Emerson, assumera à titre transitoire les responsabilités de ministre des Affaires étrangères, a précisé Harper.
Randall Palmer, version française Henri-Pierre André
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Un ministre canadien oublie ses dossiers chez sa maîtresse

Maxime Bernier et son «amie de cœur», Julie Couillard, qui recense deux gangsters parmi ses anciens amants, en août 2007 à Ottawa. Crédits photo : AP
Sa relation avec une jeune femme liée au crime organisé met fin à la carrière du ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, coutumier des impairs.
Le chef de la diplomatie canadienne, Maxime Bernier, n'est plus ministre des Affaires étrangères du Canada depuis lundi soir. Une calamiteuse affaire de mœurs a mis fin à la carrière du ministre conservateur et plonge dans l'embarras le chef du gouvernement, Stephen Harper.
«Le ministre Bernier m'a informé qu'il a laissé des dossiers classifiés dans un endroit non sécurisé. C'est une erreur très grave», a reconnu, lundi, Stephen Harper. Maxime Bernier a non seulement oublié des documents classés secret défense dans l'appartement de son ancienne maîtresse, Julie Couillard, mais il a aussi visiblement accordé sa confiance à une femme dont le quotidien Globe and Mail a révélé au début du mois un passé trouble.
Julie Couillard, jolie femme de 38 ans, dont la profondeur du décolleté avait mis le rouge aux joues des gendarmes royaux lors de la prestation de serment du ministre des Affaires étrangères en août dernier, a été «l'amie de cœur», pour reprendre une expression québécoise, d'un gangster proche des Hells Angels. Le corps du truand a été retrouvé criblé de balles. Un autre de ses amants a appartenu à un groupe criminel concurrent, les Rock Machines.
Julie Couillard est également une femme d'affaires, associée d'une société de transactions immobilières et présidente d'une entreprise de sécurité qui a répondu à des appels d'offres pour les aéroports canadiens.
«La gaffe de trop»
Depuis plusieurs semaines, l'opposition sommait Maxime Bernier de s'expliquer. Si celui-ci a, au cours de sa carrière, multiplié les bourdes, il a toujours été couvert par Stephen Harper. Mais pas cette fois. Selon le quotidien montréalais La Presse, le premier ministre n'aurait pas apprécié que Julie Couillard «assiste à des réunions et intervienne fréquemment dans les stratégies de communication du ministre des Affaires étrangères». Tout en précisant que la démission de Maxime Bernier n'avait rien à voir avec les aléas de sa vie privée, Stephen Harper n'a pas voulu passer outre cette «erreur très grave pour n'importe quel ministre».
«C'est la gaffe de trop», résume le chef du Parti néo-démocrate, Jack Layton. Si le ministre du Commerce international, David Emerson, remplace désormais Maxime Bernier aux Affaires étrangères, les atermoiements du gouvernement ont placé Ottawa dans l'embarras.
Lors de ce cloche-merle au pays des caribous, les limiers du gouvernement ont placé un micro sous le lit de Julie Couillard. La compagne du ministre a raillé l'amateurisme des pieds nickelés chargés de ce travail. «On ne m'a jamais autant manqué de respect», a-t-elle déploré lors d'une entrevue lundi soir à la chaîne de télévision montréalaise TVA. L'affaire Couillard est devenue une affaire d'État. Elle provoque les rires de l'opposition et des grincements de dents au sein du gouvernement.
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Julie Couillard: «J'ai eu un document chez moi»

Julie Couillard a accordé une entrevue à Paul Larocque à TVA.
Cyberpresse
Julie Couillard en veut à Maxime Bernier. «On ne m'a jamais autant manqué de respect», a-t-elle dit lors d'une entrevue diffusée à 21h à TVA. Au cours des trois dernières semaines, Julie Couillard dit que sa vie a été détruite.
«J'ai eu un document chez moi», a-t-elle révélé. Maxime Bernier aurait laissé ledit document à sa résidence.
Julie Couillard a remis récemment le document classifié au gouvernement, qui aurait été oublié à la mi-avril.
Un avocat l'aurait informée du fait que ce document était la propriété du gouvernement canadien, document dont elle n'a pas voulu préciser la nature.
Le système d'alarme aurait aussi connu des problèmes techniques au cours des dernières semaines, que Julie Couillard s'explique mal.
«J'étais écoutée, me disait mon instinct de femme», a-t-elle dit.
À la suite de l'inspection d'experts, on aurait découvert qu'un microphone avait été installé dans le sommier de son lit.
«Je n'ai rien fait de mal»
Julie Couillard se défend dans une entrevue diffusée à TVA d'avoir rien fait de mal.
L'ex-amie de coeur met la faute sur d'autres pour le choix de la robe qu'elle a portée lors de l'assermentation du ministre.
Elle a dit s'en vouloir de ne pas avoir écouté son instinct de femme pour le choix de cette robe.
Julie Couillard dit s'être sentie plus en sécurité alors qu'elle fréquentait d'ex-motards qu'au cours des trois dernières semaines.
Elle aurait également informé Maxime Bernier de son passé où elle a connu des motards criminalisés dès le début de sa relation.
Julie Couillard a rencontré Maxime Bernier lors d'un souper avec des amis.
La femme se défend de s'être jamais immiscée dans les affaires politiques de son ex-ami de coeur.
Lire aussi:
Affaire Julie Couillard: des liens douteux jusqu'en 2005 (16 mai 2008)
La relation sulfureuse de Maxime Bernier (8 mai 2008)
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Julie Couillard, «experte» en sécurité

L'entreprise de l'ex-amie du ministre Bernier s'intéresse aux aéroports
Ottawa -- Julie Couillard, l'ex-conjointe au passé trouble du ministre fédéral des Affaires étrangères Maxime Bernier, n'a pas seulement entretenu des liaisons amoureuses avec des personnes liées au crime organisé. Elle exploite également une entreprise spécialisée dans les systèmes de haute technologie de sécurité qui l'a amenée à s'intéresser à la sécurité dans les aéroports canadiens.
Selon les informations obtenues par Le Devoir au cours des derniers jours, Mme Couillard est à la tête d'Itek Solutions globales. Les documents obtenus auprès du Registraire des entreprises du Québec indiquent qu'elle est la présidente, secrétaire et trésorière de cette entreprise incorporée en février 2005. L'entreprise est toujours en activité.
Son intérêt pour les questions de sécurité semble lui venir d'un précédent conjoint. Julie Couillard a fréquenté en 2004-2005 Robert Pépin, un homme qui avait aussi son entreprise d'intégration de systèmes de sécurité, Agence d'investigations et de sécurité D.R.P. (Selon le quotidien La Presse, M. Pépin devait des sommes importantes à un prêteur des Hells Angels et aurait même déjà reçu des menaces à ce sujet. M. Pépin s'est depuis suicidé.) Graduellement, elle a joué du coude pour faire partie de l'entreprise, occupant de plus en plus de place. Robert Pépin, décrit par ses connaissances comme quelqu'un n'ayant pas beaucoup de volonté, l'a laissée faire.
C'est ainsi, selon nos informations, qu'elle a personnellement, avec M. Pépin, fait une présentation en 2004 auprès de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) pour offrir des services de sécurité. Leur soumission n'a pas été retenue. À l'époque, l'ACSTA avait lancé un appel d'offres pour implanter une carte d'accès aux zones réglementées destinée aux employés d'aéroports. Cette carte incluait des éléments de biométrie.
Selon une source très bien au fait du dossier, mais qui refuse d'être nommée, l'entreprise de M. Pépin a obtenu de l'ACSTA un cahier des charges complet précisant les besoins et les attentes de l'agence. Ce genre de cahier est remis aux soumissionnaires pour qu'ils puissent répondre aux besoins. «Elle a vu beaucoup de choses à propos de la sécurité des aéroports», confie notre source.
Ni Mme Couillard ni Robert Pépin n'avaient de qualifications particulières dans ce domaine: ils sont plutôt des «intégrateurs», c'est-à-dire qu'ils contactent des fournisseurs de services (informatique, caméra de surveillance, etc.) et concoctent ensuite leur solution maison.
Mme Couillard s'intéressait beaucoup à ce que M. Pépin faisait. Elle récoltait toutes les informations et les contacts qu'elle désirait jusqu'à ce qu'elle fonde, discrètement, son entreprise parallèle dans le même domaine. Elle a poussé l'audace jusqu'à utiliser, comme adresse officielle d'Itek Solutions globales, celle de l'entreprise D.R.P. qu'elle vampirisait. Sa rupture avec Robert Pépin est survenue dans les premiers mois de 2005, au moment de la fondation d'Itek.
Où travaille Mme Couillard?
Il a été impossible de contacter Itek Solutions Globales, dont l'adresse officielle est désormais la résidence de Mme Couillard à Laval. Une ancienne employée d'Itek, contactée par Le Devoir, a confirmé que l'entreprise était bel et bien versée dans «l'installation de systèmes de sécurité, de contrôles de passagers». «Mais on n'a jamais fait une cenne avec ça», a-t-elle précisé. Cette dame dit avoir depuis coupé tout lien avec les personnes liées à cette entreprise.
Officiellement, Mme Couillard est agente immobilière pour Investissements immobiliers Kevlar, situé à Montréal. C'est du moins ce qui figure au registre de l'Association des courtiers et agents immobiliers du Québec, mis à jour quotidiennement. Pourtant, chaque fois que des journalistes ont tenté de joindre Mme Couillard chez Kevlar, les réponses ont été évasives.
Ainsi, lorsqu'un journaliste de La Presse canadienne s'est rendu sur place pour la demander, trois employés se sont enfermés quelques minutes dans une pièce pour ensuite en ressortir et dire qu'il n'y avait pas de Julie Couillard. Lorsqu'un autre du Devoir s'est fait passer pour un acheteur éventuel de condos, la réceptionniste a répondu de manière quasi codée que Mme Couillard n'était pas sur les lieux et qu'il fallait comprendre la «nuance». Elle a renvoyé l'appel à une autre personne qui verrait ce qu'elle pourrait faire. Mme Couillard ne figure pas au répertoire téléphonique de Kevlar. Le propriétaire de Kevlar, René Bellerive, n'a pas répondu aux nombreux appels du Devoir.
Si l'on s'intéresse tant à une amie de coeur d'un ministre fédéral, c'est parce que les médias ont révélé que Julie Couillard avait dans le passé fréquenté des membres de gang de motards. Dans les années 1990, elle a eu pour conjoint Gilles Giguère, un partenaire d'affaires du motard Maurice «mom» Boucher. En 1995, Julie Couillard, son père, son conjoint et trois autres personnes ont été arrêtées relativement à un complot pour meurtre. Mme Couillard a été interrogée pendant 18 heures par l'escouade antimotards Carcajou. Elle a été relâchée et aucune accusation n'a été déposée contre elle. M. Giguère a été retrouvé criblé de balles dans un fossé de L'Épiphanie en 1996 à quelques semaines de l'ouverture de son procès pour possession de mitraillettes et de haschich. Tout de suite après, Mme Couillard a fréquenté Stéphane Sirois, un membre des Rockers. Il est par la suite devenu délateur. Ils ont divorcé en 1999.
Julie Couillard s'est retrouvée au bras du ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier à l'été 2007. Leur relation a été officialisée lorsqu'elle l'a accompagné à Rideau Hall, pour le remaniement ministériel. Le couple s'est fréquenté au moins jusqu'au 31 mars dernier, date à laquelle il a été vu soupant au restaurant Hy's d'Ottawa en compagnie du ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, et son épouse.
Mme Couillard a accompagné le ministre Maxime Bernier dans ses voyages à l'étranger, notamment en octobre pour l'ouverture de la séance des Nations unies, à New York. Elle a fait sourciller beaucoup de monde en exigeant de prendre part aux séances d'information du ministre et en essayant de modifier le discours qu'il allait livrer et sa stratégie de communication avec les médias.
Comme le révélait Le Devoir il y a dix jours, ces récriminations se sont rendues jusqu'aux oreilles du premier ministre Stephen Harper, qui a convoqué son ministre. Les deux hommes ont discuté en général de la stratégie de communication du ministre, mais aussi de Julie Couillard. M. Harper lui a rappelé qu'elle n'était pas sa directrice des communications.
Le gouvernement conservateur, qui répète -- sans préciser depuis quand -- que le couple n'est plus ensemble, estime que tout cela relève du domaine privé. Il affirme aussi qu'à aucun moment la sécurité nationale du pays n'a été menacée. Mme Couillard n'a pas de casier judiciaire. Elle a rencontré Maxime Bernier alors qu'il était ministre de l'Industrie.
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Canada: le ministre des affaires étrangères Maxime Bernier démissionne

Le chef de la diplomatie canadienne Maxime Bernier, le 12 avril 2008 à Kaboul
Shah Marai AFP/archives

Le chef de la diplomatie canadienne Maxime Bernier, dont l'opposition réclamait le départ depuis plusieurs semaines, a démissionné pour avoir laissé traîner des documents secrets, a annoncé lundi soir le Premier ministre Stephen Harper.
M. Bernier était en butte depuis plusieurs semaines aux critiques de l'opposition, qui lui reprochait plusieurs gaffes, ainsi qu'une relation passée avec une femme ayant eu des liens avec les milieux du crime organisé.
"M. Bernier s'est rendu compte qu'il avait laissé des documents classifiés du gouvernement dans un endroit non sécurisé. C'est une grave erreur", a déclaré M. Harper, ajoutant: "il m'a donné sa démission et je l'ai acceptée".
M. Harper, le visage tendu, a affirmé que le départ de M. Bernier n'avait rien à voir avec sa vie privée, lors d'un bref point de presse avant de s'envoler pour une tournée de trois jours en Europe. Il n'a pas précisé où ces documents avaient été laissés ni leur nature.
Des médias canadiens notaient cependant que la démission du ministre est intervenue le jour où son ancienne petite amie, Julie Couillard, devait faire des révélations à la télévision, indiquant que c'est chez elle qu'il avait laissé les papiers incriminés.
Mme Couillard a indiqué dans l'interview que M. Bernier avait effectivement laissé chez elle un document qui lui était adressé, mais n'a pas voulu donner d'autres détails. Elle a également laissé entendre qu'elle avait été placée sur écoutes.
M. Harper a annoncé que M. Bernier serait remplacé temporairement aux Affaires étrangères par le ministre du commerce international David Emerson. La ministre du Patrimoine canadien Josée Verner s'occupera quant à elle de la Francophonie.
M. Bernier, 45 ans, avait été nommé aux Affaires étrangères en août 2007, après avoir occupé le portefeuille de l'industrie.
Il avait rapidement été en butte aux railleries puis aux critiques de l'opposition qui ont culminé avec des révélations indiquant que Mme Couillard avec qui il avait rompu récemment, avait eu des liens étroits avec des membres d'un gang de motards.
Estimant qu'une telle relation pouvait présenter des risques pour la sécurité du pays, l'opposition demandait avec insistance de savoir si des vérifications avaient été faites à ce sujet. Le gouvernement refusait de répondre faisant valoir qu'il s'agissait d'une affaire purement privée et accusant l'opposition de colporter des ragots.
M. Harper avait encore répété lundi qu'il n'avait pas "l'intention de faire de commentaires sur une ancienne petite amie d'un ministre".
L'opposition avait déjà réclamé le départ de M. Bernier en avril après que celui-ci eut mis Ottawa dans l'embarras en déclarant publiquement que le président afghan Hamid karzaï devrait remplacer le gouverneur de la province de Kandahar, région où se trouve déployé le contingent de 2.500 soldats canadiens.
Tout récemment, il avait été critiqué pour avoir proposé au Programme alimentaire mondial (PAM) un avion de transport militaire canadien pour amener des hélicoptères en Birmanie.
Il s'était un peu avancé, car aucun de ces appareils n'était disponible, et Ottawa avait dû louer un avion pour tenir sa promesse.
Plusieurs responsables de l'opposition ont estimé que le départ de M. Bernier était devenu inévitable, reprochant au Premier ministre de l'avoir défendu trop longtemps et réclamant des précisions sur les documents que le ministre a laissé traîner.
"C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase après une accumulation d'incompétence", a lancé Jack Layton, chef du Nouveau parti démocratique (NPD, gauche).
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vendredi, mai 09, 2008
Maxime Bernier
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La blonde à Maxime Bernier liée au monde interloppe - Pourquoi est-il encore au Cabinet?
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